Cette fois, ça y est, Hero Corp, c’est terminé

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je t’écris un billet nostalgique, car je t’écris sur une série qui vient de se terminer. Pour tout.e sériephlile, la fin d’une série est un moment très particulier, qu’il engendre satisfaction, frustration, colère ou et/ou tristesse infinie. La fin d’Hero Corp est encore d’une autre nature pour moi et ce, pour tout plein de raisons.

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The Flash saison 3 : l’enfer est pavé de bonnes intentions

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Tu le sais sans doute déjà, cher lecteur, chère lectrice, l’année dernière, je suis totalement tombée sous le charme de The Flash et de ses personnages. J’ai plongé avec délice dans les deux premières saisons et j’étais totalement excitée à l’idée de me plonger avec tout autant de délice dans la troisième saison qui vient de se terminer aux États-Unis. Mais je ne vais pas te mentir, cher lecteur, chère lectrice, le bilan de cette troisième saison est plus que mitigé, voire plutôt négatif. Et crois-moi, j’en suis la première désolée. Je vais donc tâcher de revenir sur ce qui a pêché durant ces 23 nouveaux épisodes, mais aussi crier mon espoir pour la saison 4 (car oui, en bonne monomaniaque obsessionnelle, je ne perds jamais espoir).

Attention, spoilers everywhere.

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13 Reasons Why : comment regarder un récit qui résonne autant avec soi ?

13ReasonsWhy [www.imagesplitter.net]

Je dois t’avouer une chose cher lecteur, chère lectrice : je me suis longtemps interrogée sur la façon d’écrire le billet que tu es en train de lire. Tout d’abord, j’ai pensé écrire un billet à chaud, à forte tendance analytique, mais sans vraiment de recul. Mais j’ai eu besoin de digérer cette minisérie de Netflix, adapté du roman éponyme, et j’ai commencé à lire de très bons papiers qui pointaient les faiblesses, voire danger d’un tel récit (je te recommande d’ailleurs chaudement le texte de ladyteruki). Du coup, je me suis dit qu’il n’était peut-être pas utile que j’écrive un billet, surtout que je risquais de ne pas réellement apporter grand-chose à l’analyse. Mais vois-tu, cher lecteur, chère lectrice, 13 Reasons Why m’a totalement bouleversée et comme peu de séries le font. 13 Reasons Why a résonné de manière très particulière avec mon histoire et son visionnage a à la fois été difficile et addictif. Alors plutôt que d’écrire une énième analyse sur cette série, je préfère te livrer un billet plus émotionnel.

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Sherlock : faire exploser les codes pour raconter deux trajectoires

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Et bien voilà, Sherlock, c’est fini. Enfin, au moins pour un bon moment, bien que scénaristes, acteurs et producteurs aimeraient que l’aventure continue, mais les emplois du temps de certains d’entre eux compliquent largement l’affaire.

Tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, Sherlock a une place toute particulière dans mon cœur. Et une place de taille. Sherlock est la série anglaise qui m’a donné le goût des séries anglaises. Sherlock est la série qui m’a fait découvrir Benedict Cumberbatch et m’a rendu dingue de cet acteur ô combien talentueux pour la vie. Sherlock est la série dont j’attendais chaque épisode avec fébrilité, dont j’ai été totalement folle durant presque sept ans et treize épisodes. Cet amour inconditionnel n’a pas été de tout repos et sans petites anicroches, mais une chose est sûre, Sherlock sera toujours à part dans mon univers de sériephile.

Et voilà qu’après presque sept ans et treize épisodes, une première ère de Sherlock se termine. Et forcément, cher lecteur, chère lectrice, je ne peux qu’écrire un ultime (enfin, je crois) billet sherlockien qui sera, je l’espère, à la hauteur de la relation particulière que j’entretiens avec ces personnages et ces histoires. Ce billet n’est pas le plus simple à écrire, loin de là, tant les idées virevoltent dans ma tête. Mais je me lance : « the game is on ! »

Attention, si vous n’avez pas encore vu la saison 4, ne lisez pas la suite car je spoile allègrement. Vous voilà prévenus.

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Bilan de Supergirl S2 à mi-saison : une dimension politique pleinement assumée

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En ce début décembre commence une terrible période pour les séripehiles fans de séries de network dont les saisons font plus de 20 épisodes : le hiatus de mi-saison qui dure quelques semaines. Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, que ces quelques semaines d’attente sont une torture, même si l’attente fait partie intégrante de la vie du sériephile (et de ma vie de sériephile en particulier). Et bien sûr, d’autre séries font leur apparition durant ce hiatus hivernal. Ce cher Lavoisier avait décidément raison : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Toutefois, ce hiatus est l’occasion de dresser un bilan de cette première moitié de saison. Cette saison 2 de Supergirl était attendue au tournant avec son passage de CBS sur la CW, et donc son intégration totale dans l’Arrowverse, composé d’Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, toutes trois diffusées sur la CW. De gros changements étaient annoncés d’un point de vue scénaristique et budgétaire (et oui, il y a moins de sous sur la CW) : départ de personnages dont l’immanquable Cat Grant, dû au refus de Calista Flockhart de tourner à Vancouver au lieu de Los Angeles, arrivée de nouveaux personnages permanents ou réguliers, dont Superman himself sous les traits sur parfait Tyler Hoeclin que j’avais beaucoup aimé dans Teen Wolf, nouvelles pistes et nouveaux développements des personnages principaux.

Sache, cher lecteur, chère lectrice, que je n’ai pas boudé mon plaisir durant ces huit premiers épisodes et que je peux même te l’écrire : j’ai adoré ces huit premiers épisodes. Après un double épisode d’ouverture particulièrement fun avec Superman, les choses sérieuses ont commencé très rapidement. Et parmi ces choses très sérieuses : une dimension politique. Je sais, je sais, a priori, une série comme Supergirl est à l’opposé d’une série comportant une dimension politique. Mais ce serait vraiment trop sous-estimer le sous-texte qui peut-être développé dans la pop culture. Et, toute proportion gardée, Buffy en est le parfait exemple. Certes, sur ce terrain, Supergirl fait figure d’exception aux côtés de ses camarades de la CW. En effet, aucune autre série de l’Arrowverse explicite aussi clairement un discours engagé (non, non, je n’ai pas peur d’utiliser ce mot). Arrow parle de rédemption. The Flash parle de l’entrée dans  l’âge adulte, d’apprendre de ses erreurs de la famille au sens large, de sang et de cœur. Legends of Tomorrow consiste essentiellement à s’éclater avec les voyages temporels (et cette saison 2, particulièrement fun, est à des années lumière de la précédente). Supergirl n’a bien sûr rien perdu de sa choupitude et de son ton très proche de celui de The Flash mais cette saison 2 promet d’explorer deux thèmes qui attisent les haines : l’origine et l’orientation sexuelle. Et qu’en 2016, une série vue par des enfants et des adolescents s’emparent sérieusement de ces thèmes est une très bonne chose.

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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