Sherlock : faire exploser les codes pour raconter deux trajectoires

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Et bien voilà, Sherlock, c’est fini. Enfin, au moins pour un bon moment, bien que scénaristes, acteurs et producteurs aimeraient que l’aventure continue, mais les emplois du temps de certains d’entre eux compliquent largement l’affaire.

Tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, Sherlock a une place toute particulière dans mon cœur. Et une place de taille. Sherlock est la série anglaise qui m’a donné le goût des séries anglaises. Sherlock est la série qui m’a fait découvrir Benedict Cumberbatch et m’a rendu dingue de cet acteur ô combien talentueux pour la vie. Sherlock est la série dont j’attendais chaque épisode avec fébrilité, dont j’ai été totalement folle durant presque sept ans et treize épisodes. Cet amour inconditionnel n’a pas été de tout repos et sans petites anicroches, mais une chose est sûre, Sherlock sera toujours à part dans mon univers de sériephile.

Et voilà qu’après presque sept ans et treize épisodes, une première ère de Sherlock se termine. Et forcément, cher lecteur, chère lectrice, je ne peux qu’écrire un ultime (enfin, je crois) billet sherlockien qui sera, je l’espère, à la hauteur de la relation particulière que j’entretiens avec ces personnages et ces histoires. Ce billet n’est pas le plus simple à écrire, loin de là, tant les idées virevoltent dans ma tête. Mais je me lance : « the game is on ! »

Attention, si vous n’avez pas encore vu la saison 4, ne lisez pas la suite car je spoile allègrement. Vous voilà prévenus.

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Bilan de Supergirl S2 à mi-saison : une dimension politique pleinement assumée

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En ce début décembre commence une terrible période pour les séripehiles fans de séries de network dont les saisons font plus de 20 épisodes : le hiatus de mi-saison qui dure quelques semaines. Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, que ces quelques semaines d’attente sont une torture, même si l’attente fait partie intégrante de la vie du sériephile (et de ma vie de sériephile en particulier). Et bien sûr, d’autre séries font leur apparition durant ce hiatus hivernal. Ce cher Lavoisier avait décidément raison : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Toutefois, ce hiatus est l’occasion de dresser un bilan de cette première moitié de saison. Cette saison 2 de Supergirl était attendue au tournant avec son passage de CBS sur la CW, et donc son intégration totale dans l’Arrowverse, composé d’Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, toutes trois diffusées sur la CW. De gros changements étaient annoncés d’un point de vue scénaristique et budgétaire (et oui, il y a moins de sous sur la CW) : départ de personnages dont l’immanquable Cat Grant, dû au refus de Calista Flockhart de tourner à Vancouver au lieu de Los Angeles, arrivée de nouveaux personnages permanents ou réguliers, dont Superman himself sous les traits sur parfait Tyler Hoeclin que j’avais beaucoup aimé dans Teen Wolf, nouvelles pistes et nouveaux développements des personnages principaux.

Sache, cher lecteur, chère lectrice, que je n’ai pas boudé mon plaisir durant ces huit premiers épisodes et que je peux même te l’écrire : j’ai adoré ces huit premiers épisodes. Après un double épisode d’ouverture particulièrement fun avec Superman, les choses sérieuses ont commencé très rapidement. Et parmi ces choses très sérieuses : une dimension politique. Je sais, je sais, a priori, une série comme Supergirl est à l’opposé d’une série comportant une dimension politique. Mais ce serait vraiment trop sous-estimer le sous-texte qui peut-être développé dans la pop culture. Et, toute proportion gardée, Buffy en est le parfait exemple. Certes, sur ce terrain, Supergirl fait figure d’exception aux côtés de ses camarades de la CW. En effet, aucune autre série de l’Arrowverse explicite aussi clairement un discours engagé (non, non, je n’ai pas peur d’utiliser ce mot). Arrow parle de rédemption. The Flash parle de l’entrée dans  l’âge adulte, d’apprendre de ses erreurs de la famille au sens large, de sang et de cœur. Legends of Tomorrow consiste essentiellement à s’éclater avec les voyages temporels (et cette saison 2, particulièrement fun, est à des années lumière de la précédente). Supergirl n’a bien sûr rien perdu de sa choupitude et de son ton très proche de celui de The Flash mais cette saison 2 promet d’explorer deux thèmes qui attisent les haines : l’origine et l’orientation sexuelle. Et qu’en 2016, une série vue par des enfants et des adolescents s’emparent sérieusement de ces thèmes est une très bonne chose.

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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The Fall : prendre le temps de parler des victimes et des violences faites aux femmes

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En ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, il me semble plus qu’approprié, cher lecteur, chère lectrice, de t’écrire sur la série britannique The Fall, dont la troisième et dernière saison s’est achevée il y a peu.

Au premier abord, The Fall semble ressembler à une énième série policière qui traque un serial killer. Mais The Fall est bien plus que ça. Oui, il y a une traque, oui, il y a un serial killer, mais cette traque n’est absolument pas la finalité du récit, elle est le moyen de ce que ce récit veut nous dire sur notre société.

Mais au fait, The Fall, de quoi ça parle ? The pitch by Wikipedia : La série suit une enquête du Service de police d’Irlande du Nord (PSNI en anglais pour Police Service of Northem Ireland) sur une série de meurtres récents. Après 28 jours d’investigations sans résultats, la PSNI fait appel au Superintendant Stella Gibson (Gillian Anderson) de la Metropolitan Police Service pour réexaminer le dossier. Sous son commandement, la police locale doit traquer et arrêter un tueur en série, Paul Spector (Jamie Dornan), qui s’en prend à des jeunes femmes de Belfast, toutes brunes et jolies. L’une en réchappe mais ne se souvient de rien. 

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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Mr Robot 2.0 : la créature de Sam Esmail

 

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Et bien voilà, la tant attendue saison 2 de l’inattendue Mr Robot vient de se terminer outre-Atlantique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a fait s’échauffer les cerveaux et couler beaucoup d’entre. Et forcément, je n’échappe pas à la règle.

Tu t’en souviens sans doute, cher lecteur, chère lectrice, la première saison de Mr Robot avait été mon gros coup de cœur de l’été 2015. Et à mesure que cette deuxième saison approchait, mon impatience ne faisait que grandir.

Alors, quel est mon état après ces 12 nouveaux épisodes ? Je suis en train de l’analyser à mesure que j’écris ce billet ! Car il faut être honnête : cette deuxième saison a été tortueuse, exigeante et souvent (trop) déstabilisante. Cette deuxième saison a surtout été le prolongement de l’implication totale de Sam Esmail, son créateur. Créateur qui façonne sa créature sans compromis.

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La couleur de l’ombre de Nathalie Lenoir : un premier roman à ne pas manquer

41g63lo0orL._SX195_Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je ne vais pas t’écrire sur une série mais sur un livre que j’ai dévoré il y a peu. Il s’agit de La couleur de l’ombre, premier roman signé de la scénariste Nathalie Lenoir.

Alors, si tu es un(e) fidèle de ce blog et si tu me suis également sur Twitter, le nom de Nathalie Lenoir ne t’es pas étranger. J’ai déjà écrit un billet à son sujet, elle fait partie des fondatrices du #MidinettePowa du vendredi sur pigeon vole, j’ai déjà eu la chance de boire un verre en sa compagnie et j’ai eu le grand honneur de découvrir mon nom cité dans les remerciements de ce fameux premier roman.

Bien sûr, tout ceci peut t’amener à penser, cher lecteur, chère lectrice, que ce billet va cruellement manquer d’objectivité et qu’il s’agit de copinage. Mais si tu es un(e) fidèle de ce blog, tu sais que je revendique haut et fort mon absence totale d’objectivité. Tu sais également que, portée par mon enthousiasme débordant, je n’écris qu’au sujet d’œuvres que j’ai aimées. Coupine ou pas coupine, si je n’avais pas aimé La couleur de l’ombre, je ne lui aurais pas consacré un billet. Et est-ce de ma faute si j’ai la chance de connaître des personnes talentueuses ?

Le synopsis officiel : Septembre 1989. Mathilda fait son entrée en cinquième. Handicapée par un bras cassé et son absence de poitrine, elle désespère d’échapper à la caste des ni cools ni nazes. Comme tous les élèves, mâles et femelles, du collège Arthur Rimbaud, elle est obsédée par Rose Hamilton, quinze ans, la fille la plus populaire de l’établissement. Elle va accéder à son idole par le biais de Libby, sa sœur cadette, une gamine surdouée, fantasque, et gravement malade. Celle que tout le monde traite en fille invisible. Leur amitié insolite, et l’espionnage intensif de Rose, ouvrent à Mathilda les portes d’un monde exaltant, jusqu’à ce qu’une rencontre amoureuse, et un drame, bouleversent le destin des trois adolescentes…

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