nov 28 2010

Fan absolue de Dexter : c’est grave docteur ?

S’il y a bien une série qui m’a fait l’effet d’un choc dès les premières scènes et qui me plonge irrémédiablement dans un abyssal état de manque à chaque fin de saison, c’est Dexter. Pour ceux qui oseraient ignorer de quoi parle Dexter, je vais vous faire un rapide résumé (mais autant vous dire qu’il va falloir vous mettre au niveau et très vite, car ce genre de lacune frise l’irresponsabilité. Enfin, pour cette fois, je vais faire preuve de mansuétude, mais prenez garde à ne pas vous y habituer).

Le jour, Dexter est un analyste de traces de sang sur les scènes de crime pour la police de Miami et, soyons réalistes, il est le meilleur.

La nuit, Dexter laisse place à son dark passenger (son côté obscur en clair) et parcourt les rues à la recherche de sa prochaine proie (un horrible criminel passé entre les mailles du filet de la justice) pour mettre en place son rituel : une salle plastifiée du sol au plafond pour ne pas laisser une seule trace, une victime saucissonnée sur une table à l’aide de film étirable, confrontée à ses crimes, à qui Dexter entaille la joue pour prélever un échantillon et le conserver précieusement dans sa boîte à échantillons, qui meurt par un coup de poignard dans le cœur, la tête tranchée à la scie, puis finit découpée avant d’être jetée à la mer dans plein de sacs poubelles. Et une chose est sûre : Dexter est beau lorsqu’il tue.

Oui, vous avez bien lu, je fantasme sur un tueur en série. Je peux imaginer vos regards horrifiés, vous vous dites sûrement que je suis une psychopathe en puissance, comparable à ces femmes qui envoient des lettres d’amour enflammées aux pires criminels incarcérés.
Ok, j’ai toujours été attirée par l’univers du crime, j’ai rêvé de bosser au 36, quai des Orfèvres ou d’être détective privé, j’ai commencé à écrire un polar à l’âge de 10 ans, j’ai décapité toutes mes Barbie (mais est-ce vraiment de ma faute si les cheveux en nylon, ça fait des tonnes de nœuds une fois mouillés et que dès qu’on veut les démêler, la tête part avec le peigne ? Bon d’accord, pourquoi refaire la même erreur avec toutes mes Barbie ?), j’ai été ravie de suivre lors de mon stage de 3e le procès en assises d’un meurtre particulièrement glauque (un homme découpé à la scie et dont les morceaux ont été jetés en forêt), je dévore chaque livre de Jean-Christophe Grangé qui ne manque pas d’imagination dès qu’il s’agit de meurtre ou de torture.

Mon cas est-il donc si grave ? Suis-je une tueuse sanguinaire en puissance, prête à dégainer le film étirable et le sac poubelle dès que quelqu’un me pousse à bout ? Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien. Je vais vous dire un secret : Dexter n’est pas un psychopathe.

Non, non, je ne suis pas tombée sur la tête, je dispose bien de toutes mes facultés mentales. À première vue pourtant il en a toutes les caractéristiques : incapable de ressentir le moindre sentiment, il porte un masque en société, il doit assouvir un besoin de tuer plus fort que lui et il n’a aucun regret. Et pourtant, je persiste et signe, Dexter n’est pas un psychopathe.
Dexter a connu un événement tragique qui l’a profondément traumatisé. Son père adoptif, flic de Miami, sentant bien que son fiston n’a pas des réactions tout a fait normales, décide de le prendre en main. Non pas en l’amenant voir un psy, mais en le confortant dans l’idée qu’il est un montre et qu’il n’a qu’un seul choix : faire semblant d’être comme tout le monde et utiliser ses pulsions pour faire le bien. Dexter est un garçon obéissant et fait tout comme lui dit papa : ne tuer que des coupables. Et contrairement à tout psychopathe qui tue sans réel discernement, Dexter est profondément ébranlé s’il ne suit pas bien le code et s’il tue un innocent. Au fil des saisons, il doit se confronter à ses émotions, il se met éprouver de l’empathie pour l’autre, bref, il devient presque un homme comme les autres.

Dexter, ce n’est pas seulement un homme en proie à ses démons, qui débarrasse les rues de Miami des pires raclures. C’est bien plus que ça. Cette série explore le thème universel de la quête d’identité et c’est ce que j’aime avant tout (mais rassurez-vous, je ne crache absolument pas sur les scènes de meurtre). Au fil des épisodes, Dexter cherche à comprendre qui il est réellement et chaque saison s’arrête sur un aspect psychologique. On le voit peu à peu perdre ses certitudes et en être déboussolé. Et la magnifique interprétation de Micheal C. Hall, qui m’avait déjà bouleversée dans Six Feet Under, me touche particulièrement. La vidéo qui suit (extrait de la saison 2), en est le parfait exemple.

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Et puis, je rappellerai une seule chose : les séries, ben c’est pas la réalité, hein ! On a beau être fan de séries violentes, où le sang coule à flot, où les morts et monstres sont légion, et bien, quand la violence ou le sang apparaissent dans la vie réelle, ben on fait pas les fiers ! La preuve ;-)

 

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nov 21 2010

Robert Carlyle primé pour Stargate Universe (enfin, c’est surtout une bonne excuse pour parler de l’univers Stargate)

La dernière-née de la franchise Stargate a été une nouvelle fois récompensée. Lors des Gemini Awards, Robert Carlyle a reçu le prix du meilleur acteur dans une série dramatique pour son rôle dans Stargate Universe. En tant qu’amatrice de la franchise Stargate, j’en suis ravie car, contrairement à de nombreux fans, j’aime bien Stargate Universe (SGU). Bien plus sombre et lente que Stargate SG-1 (SG-1) et Stargate Atlantis (SGA), ses audiences sont quelque peu à la peine. Pourtant, son approche est intéressante et plus adulte : les créateurs s’attachent plus aux relations entre personnages bloqués sur un vaisseau spatial perdu au confins de l’univers. Ce huit-clos est propice à toutes les situations et les héros sont loin d’être irréprochables.

Vous avez bien lu, je suis fan de la franchise Stargate. Vi vi, celle qui parle de la porte des étoiles permettant de voyager sur d’autres planètes en quelques secondes.

On y croise des Goa’ulds (parasites aimant prendre des humains comme hôtes et se faisant passer pour des dieux égyptiens pour semer le chaos, ce qui est, pour la fan d’Égypte antique que je suis, un gros point positif), des Jaffas (gardes desdits Goa’ulds portant les larves jusqu’à leur maturité), des réplicateurs (intelligence artificielle et ô combien envahissante passant de l’insecte métallique à l’humanoïde), des Asgards (les petits hommes gris de Roswell), des puissances supérieures plus ou moins bien disposées, des Wraiths (insectes ayant muté en sortes de vampires gothiques se nourrissant exclusivement de la force vitale des êtres humains) et bien d’autres encore. Franchement, ça donne envie, non ?

 

Alors oui, lors du lancement de SG-1, il y a plus d’une dizaine d’années, les effets spéciaux étaient assez kitsch, les batailles spatiales balbutiantes et les mimiques de Teal’c un peu trop appuyées. Et pourtant, dès les premiers épisodes, j’ai adoré ! SG-1, c’est avant tout l’équipe SG-1 : O’Neill, Carter, Teal’c et Daniel Jackson.

Comment voulez-vous résister au colonel O’Neill (passé général en fin de carrière, faut pas déconner non plus), à son humour et son irrévérence ? Comment voulez-vous résister à Richard Dean Anderson, qui restera pour toujours le pacifique MacGyver, sa nuque longue, son jean trop court, ses baskets et son fameux couteau suisse ?

Pour être tout à fait honnête, au fil des saisons, mon intérêt s’est porté plus précisément sur Daniel Jackson (joué par Michael Shanks) troquant ses lunettes d’intello et sa coupe d’enfant sage pour un look bien plus sexy et des biceps on ne peut plus sympathiques.

Rassurez-vous, mon goût pour cette série n’est pas seulement liée aux seuls cute guys. J’aime SG-1, car les personnages sont attachants. Ils fonctionnent souvent en duos et ces duos sont très souvent irrésistibles : O’Neill/Jackson et durant les deux dernières saisons Daniel/Vala (une criminelle sans foi, ni loi, mais au grand cœur, avec un caractère bien trempé, bref une gonzesse bien loin de la potiche). Ce dernier duo, jouant sur le je t’aime moi non plus, a vite fait oublier l’absence d’O'Neill, suite au départ de Richard Dean Anderson, et a renouvelé la série.

Stargate Atlantis a continué sur la lancée de SG-1 et tenu 5 saisons. Les personnages étaient toujours autant attachants, et j’avoue une petite préférence pour le docteur McKay, un génie imbu de sa personne, trouillard, ne pensant qu’à manger et allergique aux citrons. Et pour ne rien gâcher, les producteurs ont eu la bonne idée de glisser un nouveau cute guy dans la distribution, histoire de ne pas trop perturber nos habitudes : le personnage de Ronan, joué par Jason Momoa, le futur Konan le barbare.

Ce billet vous a peut-être laissé perplexe et peut-être que vous ne comprenez toujours pas mon engouement pour cette franchise. Et bien tant pis, je n’ai pas peur d’assumer ce choix ! J’en suis même tellement fière qu’avec Thanandra (qui, comme vous avez dû vous en rendre compte, participe depuis peu à ce blog), nous avons traversé un océan pour aller à une convention Stargate à Chicago et faire des photos avec Michael Shanks (oui, nous avons une âme de midinette, j’en parlerai plus longuement dans un prochain billet).
Je rappellerai que SG-1 a duré 10 saisons, ce qui lui a valu d’obtenir le record du nombre d’épisodes sans interruption pour une série de SF (record perdu il y a peu au profit de Smallville, série qui traite de la jeunesse de Superman avant qu’il ne devienne Superman). Je rappellerai que même si M6 n’a plus cru dans la franchise en stoppant honteusement la diffusion de SG-1 et de SGA, NRJ12 fait de très bonnes audiences en diffusant l’intégralité des deux séries (rediffusions que je ne manque sous aucun prétexte, cela va sans dire).

Enfin, et pour faire le lien avec les deux précédents billets, Stargate a eu sa place dans Kaamelott le temps de 2 épisodes, tout simplement intitulés Stargate et Stargate II (ok pour le coup, c’est surtout un clin d’œil à Star Wars, mais on va pas chipoter non plus). Alors, si c’est pas la consécration ultime, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

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nov 21 2010

De Kaamelott à Stargate, il n’y a…. qu’une blague

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nov 11 2010

Famille Astier, je vous aime ! Ode à Alexandre

Je ne peux décemment pas tenir un blog relatif à ma passion pour les séries et signer mes billets Astiera, sans vous faire part de mon admiration pour les artistes qui composent cette belle famille. Et je ne peux décemment pas ne pas commencer par Alexandre, celui par qui tout est arrivé.

Alexandre Astier, c’est avant tout Kaamelott (le mythe du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde revisité, pour ceux qui auraient vécu dans une grotte ou sur une autre planète ces cinq dernières années). Disons surtout que sans Kaamelott, il me serait resté inconnu, ce qui, avouez-le, aurait été fort regrettable. Je pourrais même dire que Kaamelott, c’est avant tout Alexandre Astier : il écrit, réalise, joue, monte, compose la bande originale, scénarise les bandes dessinées et le tout avec talent (si, si, je vous jure que je suis totalement objective).

Je me souviens encore de cette soirée comme les autres où j’étais tranquillement postée devant M6 en attendant d’aller manger (anecdote passionnante, n’est-ce pas ?), quand tout à coup, trois sonneries résonnent et là, le choc ! Des dialogues ciselés et hilarants, des acteurs parfaits, des personnages attachants. Bref, je fus vite accro et ces quelques minutes sont vite devenues incontournables.
Mais Kaamelott, ce n’est pas seulement des situations et des dialogues. Au fil des années, et les audiences aidant, Alexandre Astier a pu faire ce qu’il voulait : raconter des histoires. D’abord en feuilletonnant les épisodes, puis en poussant les murs du format, pour arriver à un Livre V sombre et à un Livre VI d’une tout autre envergure, mais où les situations absurdes ont toujours leur place. Après m’avoir fait hurler de rire, Kaamelott m’a émue.

Alexandre Astier est bien plus que le roi Arthur. Il nous transporte avec délice dans le monde impitoyable de la pysique quantique, il incarne un Jean-Sébastien Bach plus vrai que nature (un spectacle est en préparation pour l’automne 2011 au Théâtre du Rond-Point à Paris) ou nous offre une interview dans un lit magnifiquement absurde avec son compère François Rollin. Et ses projets semblent sans fin : le rôle du méchant dans Philibert (film de cape et d’épée dans l’esprit OSS 117), projet de film avec Isabelle Adjani dont le tournage est prévu en mars, comptines pour enfants, projet de série sur la « mafia » italienne à Lyon, scénariste et coréalisateur du prochain dessin animé Astérix Le Domaine des dieux et bien sûr, celui que j’attends avec une impérieuse impatience, le premier volet de la trilogie Kaamelott au cinéma. Bref, un homme bien occupé !

Alexandre Astier est bien plus qu’un simple artiste talentueux. Il est aussi un artiste qui mène une véritable réflexion sur son métier et qui jette un regard sans concession sur « l’industrie » des séries en France. Ses interviews sont toujours passionnantes (lorsque les questions ne sont pas trop futiles ou répétitives of course) et je les découvre à chaque fois avec un plaisir non dissimulé. En cadeau, une interview fort réussie, réalisée par Philippe Guedj (mieux connu sur la toile sous le nom de johnplissken et qui officie dans certains podcasts Nowatch) lors du festival Scénaristes en séries.

Voilà donc pourquoi je voue une admiration sans borne à Alexandre Astier. Et puis, un homme qui a inventé un personnage dont la nourriture est une nécessité, qui n’aime que la bouffe de qualité et qui a pour précepte le gras, c’est la vie, ne peut que me plaire !

To be continued…

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nov 7 2010

Cobra bientôt au cinéma en 3D ?

Alors que sort en DVD l’intégrale de Cobra Animation éditée par Kaze, on apprend qu’Alexandre Aja (La Colline a des yeux, Piranha 3D) a pour projet d’adapter au cinéma, en 3D et pas en anim, les folles aventures de ce cher héros. Et là je dis, super bonne idée car je kiffe grave Cobra !!!

Certains vont me dire : c’est qui Cobra ? Comment, vous ne connaissez pas le plus cool pirate de l’espace que la galaxie ait jamais connu ? Vous ne connaissez pas ce héros mythique qui a marqué au rayon delta toute une génération de trentenaires attardés ?
Parce qu’il ne faut jamais mourir idiot, voici le pitch de ce dessin animé, made in Japan of course. Lors d’une séance de rêve artificiel, un homme nommé Johnson retrouve la mémoire : il est en fait un aventurier redoutable supposé mort. Il découvre ensuite que son bras gauche dissimule une arme redoutable, le rayon delta (le psychogun en VO). Après avoir retrouvé son identité, Cobra décide qu’il est temps de reprendre sa vie de flibustier galactique en affrontant de nouveau la terrible Guilde des Pirates de l’Espace. Le robot à la personnalité féminine du nom d’Armanoïde (Lady en VO) qui l’accompagnait autrefois accepte de l’assister dans sa tâche.

Vous êtes encore sceptiques ? Gamine, j’étais totalement fan de Cobra, j’avais même l’album Panini, c’est vous dire ! Mais pourquoi une telle adoration ? Qu’a-t-il donc de plus ce pirate de l’espace ? Cobra c’est avant tout une attitude, la décontraction faite homme, un cigare vissé aux lèvres. Mais c’est surtout un antihéros : égoïste, à la recherche du profit, coureur de jupons (mais quand même moins benêt que Nicky Larson), bref l’anti-Albator (qui me plaisait lui aussi, mais là, c’est l’éternel problème du brun ténébreux et torturé, impossible d’y résister). Mais bon, il a quand même un cœur et adore donner une raclée à la méchante Guilde des Pirates de l’Espace, faut pas déconner non plus.
Les membres de la gent masculine ont surtout été marqués par Cobra car Armanoïde et toutes les filles étaient particulièrement bien foutues et fort sexy.
Petite anecdote en passant : le physique et l’esprit du personnage de Cobra, de l’aveu même de l’auteur, sont inspirés de l’acteur Jean-Paul Belmondo.

Bref, le film n’est pas encore signé, pas sûr que cela soit une réussite, mais grâce à cette petite actu, je me suis replongée dans l’univers de Cobra et rien que pour ça, ça vaut le coup !

En bonus, une petite interview du créateur de Cobra.

Pour les nostalgiques, voici le générique non moins culte. Souvenirs, souvenirs…

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