Famille Astier, je vous aime ! Ode à Alexandre

Je ne peux décemment pas tenir un blog relatif à ma passion pour les séries et signer mes billets Astiera, sans vous faire part de mon admiration pour les artistes qui composent cette belle famille. Et je ne peux décemment pas ne pas commencer par Alexandre, celui par qui tout est arrivé.

Alexandre Astier, c’est avant tout Kaamelott (le mythe du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde revisité, pour ceux qui auraient vécu dans une grotte ou sur une autre planète ces cinq dernières années). Disons surtout que sans Kaamelott, il me serait resté inconnu, ce qui, avouez-le, aurait été fort regrettable. Je pourrais même dire que Kaamelott, c’est avant tout Alexandre Astier : il écrit, réalise, joue, monte, compose la bande originale, scénarise les bandes dessinées et le tout avec talent (si, si, je vous jure que je suis totalement objective).

Je me souviens encore de cette soirée comme les autres où j’étais tranquillement postée devant M6 en attendant d’aller manger (anecdote passionnante, n’est-ce pas ?), quand tout à coup, trois sonneries résonnent et là, le choc ! Des dialogues ciselés et hilarants, des acteurs parfaits, des personnages attachants. Bref, je fus vite accro et ces quelques minutes sont vite devenues incontournables.
Mais Kaamelott, ce n’est pas seulement des situations et des dialogues. Au fil des années, et les audiences aidant, Alexandre Astier a pu faire ce qu’il voulait : raconter des histoires. D’abord en feuilletonnant les épisodes, puis en poussant les murs du format, pour arriver à un Livre V sombre et à un Livre VI d’une tout autre envergure, mais où les situations absurdes ont toujours leur place. Après m’avoir fait hurler de rire, Kaamelott m’a émue.

Alexandre Astier est bien plus que le roi Arthur. Il nous transporte avec délice dans le monde impitoyable de la pysique quantique, il incarne un Jean-Sébastien Bach plus vrai que nature (un spectacle est en préparation pour l’automne 2011 au Théâtre du Rond-Point à Paris) ou nous offre une interview dans un lit magnifiquement absurde avec son compère François Rollin. Et ses projets semblent sans fin : le rôle du méchant dans Philibert (film de cape et d’épée dans l’esprit OSS 117), projet de film avec Isabelle Adjani dont le tournage est prévu en mars, comptines pour enfants, projet de série sur la « mafia » italienne à Lyon, scénariste et coréalisateur du prochain dessin animé Astérix Le Domaine des dieux et bien sûr, celui que j’attends avec une impérieuse impatience, le premier volet de la trilogie Kaamelott au cinéma. Bref, un homme bien occupé !

Alexandre Astier est bien plus qu’un simple artiste talentueux. Il est aussi un artiste qui mène une véritable réflexion sur son métier et qui jette un regard sans concession sur « l’industrie » des séries en France. Ses interviews sont toujours passionnantes (lorsque les questions ne sont pas trop futiles ou répétitives of course) et je les découvre à chaque fois avec un plaisir non dissimulé. En cadeau, une interview fort réussie, réalisée par Philippe Guedj (mieux connu sur la toile sous le nom de johnplissken et qui officie dans certains podcasts Nowatch) lors du festival Scénaristes en séries.

Voilà donc pourquoi je voue une admiration sans borne à Alexandre Astier. Et puis, un homme qui a inventé un personnage dont la nourriture est une nécessité, qui n’aime que la bouffe de qualité et qui a pour précepte le gras, c’est la vie, ne peut que me plaire !

To be continued…

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5 réponses sur “Famille Astier, je vous aime ! Ode à Alexandre”

  1. Je n'ai qu'une chose à dire : "+1"!!!!!! 😉
    Non, en fait j'ai d'autres choses à dire. Pour moi, Kaamelott, ça a été une bouffée d'air frais dans la création française! Même si nous autres, grace au décrochage régional d'M6 (un comble!) n'avons pu suivre aussi facilement que les non-régionaux de l'étape, ça a été un vrai coup de foudre.
    Pour le reste, grace à toi je découvre peu à peu, et j'apprécie! Ce gars, c'est un "millefeuilles" avec plein d'épaisseurs et de surprises dans ce qu'il fait (P… je suis un vrai poète! Je voulais pas reprendre l'image de la boîte de chocolat, pleine de surprises, mais je voulais rester dans la nourriture… OK je sors…)

  2. Un peu comme Lolotte, mais pas pour les mêmes raisons (question d'horaires de proggrammation), j'ai découvert Kaamelott par petits bouts, mais à chaque fois scotchée. Vivement que je puisse me faire une bonne intégrale digne de ce nom.
    Vas-y Alex, continue à avoir des idées de génie.

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