Fan absolue de Dexter : c’est grave docteur ?

S’il y a bien une série qui m’a fait l’effet d’un choc dès les premières scènes et qui me plonge irrémédiablement dans un abyssal état de manque à chaque fin de saison, c’est Dexter. Pour ceux qui oseraient ignorer de quoi parle Dexter, je vais vous faire un rapide résumé (mais autant vous dire qu’il va falloir vous mettre au niveau et très vite, car ce genre de lacune frise l’irresponsabilité. Enfin, pour cette fois, je vais faire preuve de mansuétude, mais prenez garde à ne pas vous y habituer).

Le jour, Dexter est un analyste de traces de sang sur les scènes de crime pour la police de Miami et, soyons réalistes, il est le meilleur.

La nuit, Dexter laisse place à son dark passenger (son côté obscur en clair) et parcourt les rues à la recherche de sa prochaine proie (un horrible criminel passé entre les mailles du filet de la justice) pour mettre en place son rituel : une salle plastifiée du sol au plafond pour ne pas laisser une seule trace, une victime saucissonnée sur une table à l’aide de film étirable, confrontée à ses crimes, à qui Dexter entaille la joue pour prélever un échantillon et le conserver précieusement dans sa boîte à échantillons, qui meurt par un coup de poignard dans le cœur, la tête tranchée à la scie, puis finit découpée avant d’être jetée à la mer dans plein de sacs poubelles. Et une chose est sûre : Dexter est beau lorsqu’il tue.

Oui, vous avez bien lu, je fantasme sur un tueur en série. Je peux imaginer vos regards horrifiés, vous vous dites sûrement que je suis une psychopathe en puissance, comparable à ces femmes qui envoient des lettres d’amour enflammées aux pires criminels incarcérés.
Ok, j’ai toujours été attirée par l’univers du crime, j’ai rêvé de bosser au 36, quai des Orfèvres ou d’être détective privé, j’ai commencé à écrire un polar à l’âge de 10 ans, j’ai décapité toutes mes Barbie (mais est-ce vraiment de ma faute si les cheveux en nylon, ça fait des tonnes de nœuds une fois mouillés et que dès qu’on veut les démêler, la tête part avec le peigne ? Bon d’accord, pourquoi refaire la même erreur avec toutes mes Barbie ?), j’ai été ravie de suivre lors de mon stage de 3e le procès en assises d’un meurtre particulièrement glauque (un homme découpé à la scie et dont les morceaux ont été jetés en forêt), je dévore chaque livre de Jean-Christophe Grangé qui ne manque pas d’imagination dès qu’il s’agit de meurtre ou de torture.

Mon cas est-il donc si grave ? Suis-je une tueuse sanguinaire en puissance, prête à dégainer le film étirable et le sac poubelle dès que quelqu’un me pousse à bout ? Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien. Je vais vous dire un secret : Dexter n’est pas un psychopathe.

Non, non, je ne suis pas tombée sur la tête, je dispose bien de toutes mes facultés mentales. À première vue pourtant il en a toutes les caractéristiques : incapable de ressentir le moindre sentiment, il porte un masque en société, il doit assouvir un besoin de tuer plus fort que lui et il n’a aucun regret. Et pourtant, je persiste et signe, Dexter n’est pas un psychopathe.
Dexter a connu un événement tragique qui l’a profondément traumatisé. Son père adoptif, flic de Miami, sentant bien que son fiston n’a pas des réactions tout a fait normales, décide de le prendre en main. Non pas en l’amenant voir un psy, mais en le confortant dans l’idée qu’il est un montre et qu’il n’a qu’un seul choix : faire semblant d’être comme tout le monde et utiliser ses pulsions pour faire le bien. Dexter est un garçon obéissant et fait tout comme lui dit papa : ne tuer que des coupables. Et contrairement à tout psychopathe qui tue sans réel discernement, Dexter est profondément ébranlé s’il ne suit pas bien le code et s’il tue un innocent. Au fil des saisons, il doit se confronter à ses émotions, il se met éprouver de l’empathie pour l’autre, bref, il devient presque un homme comme les autres.

Dexter, ce n’est pas seulement un homme en proie à ses démons, qui débarrasse les rues de Miami des pires raclures. C’est bien plus que ça. Cette série explore le thème universel de la quête d’identité et c’est ce que j’aime avant tout (mais rassurez-vous, je ne crache absolument pas sur les scènes de meurtre). Au fil des épisodes, Dexter cherche à comprendre qui il est réellement et chaque saison s’arrête sur un aspect psychologique. On le voit peu à peu perdre ses certitudes et en être déboussolé. Et la magnifique interprétation de Micheal C. Hall, qui m’avait déjà bouleversée dans Six Feet Under, me touche particulièrement. La vidéo qui suit (extrait de la saison 2), en est le parfait exemple.

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Et puis, je rappellerai une seule chose : les séries, ben c’est pas la réalité, hein ! On a beau être fan de séries violentes, où le sang coule à flot, où les morts et monstres sont légion, et bien, quand la violence ou le sang apparaissent dans la vie réelle, ben on fait pas les fiers ! La preuve 😉

 

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5 réflexions au sujet de « Fan absolue de Dexter : c’est grave docteur ? »

  1. Fan de tes billets ! continue comme ça 😉
    Et bravo a Thanandra pour les ptits strips !
    Beau boulot !!

    Farquaal une loutre qui vous veut du bien…

  2. Excellent résumé.. Et merci pour l'avertissement, le jour où l'on se croise, je serai sur mes gardes 😛

    Le strip : que du bonheur :p

  3. …aussi attirante que Dext. J’aime les deux personnages inquiétants attirants curiosité de l’esprit attraction du fantasme 😉 vivement la suite

  4. Oui, tu n’es pas la seule à être totalement fan… Bien que j’ai 12 ans, je dévore les séries entières.. Mes deux personnages préféré sont évidement Dexter mais aussi Debra, elle est magnifique, impressionnante, malgré son langage familier (que j’apprécie) ! La fin est triste, j’aurais aimé une suite… Ou une fin différente… En tout cas Dexter est une série à voir d’urgence, sur ce je vous laisse je dois regarder Dexter !

    PS : J’ai appelé mon chiot (Yorshire)  » Dexter  » ! Non je suis pas fan hein… !

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