jan 31 2011

Quand séries riment avec philospohie

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de livres. Mais, en tant que series addict, je ne vais pas vous parler du dernier roman de Marc Lévy (faut pas déconner non plus) ou de la biographie plagiée/non plagiée d’Hemingway de ce cher PPDA. Non, je vais vous parler des deux tomes de Philosophie en séries écrits par Thibaut de Saint Maurice.

Philosophie en séries, késako ?
Un vendredi après-midi, 16 h 40. Un professeur de philosophie tente désespérément d’expliquer à ses élèves le thème de l’expérience.  Mais en ce vendredi après-midi, les élèves sont bien plus intéressés par leurs projets du week-end. Là, le prof de philo se sent tel le Dr House tentant d’expliquer le pertinence d’une de ses hypothèses devant son tableau blanc. Et voilà que le prof de philo demande à ses élèves s’ils connaissent le Dr House et quelle est sa spécialité. Les élèves resteront consacrés jusqu’à la fin du cours.
Voilà comment Thibaut de Saint Maurice, le prof de philo en question, introduit le premier volume. De cette expérience est née un questionnement : peut-on philosopher devant un écran de télévision ? De ce questionnement est né le livre Philosophie en séries.
Le principe du livre est assez simple : mettre en rapport des séries avec des notions philosophiques. Un chapitre par série.

Vulgariser la philo : un pari risqué
En achetant ces livres, j’avais tout de même une petite crainte : que l’auteur fasse dans la philosophie de bas-étage et ne nous donne à voir que des poncifs bien simplistes.
Ma crainte a vite été balayée, le propos est fort intéressant et bien étayé. Et puis, l’auteur sait choisir des séries qui me parlent : Dexter, Six Feet Under, Mad Men, Dr House, Lost, Kaamelott, Fais pas ci fais pas ça, Un village français… Bref, que du bon ! Ok, je me dois d’être honnête, on y parle aussi de Grey’s Anatomy et de Desperate Housewives…
Je ne vais pas vous détailler les livres, cela n’aurait aucun intérêt, et si vous voulez aller plus loin, ben achetez-les ! En plus, ils ne sont pas cher ;) Mais pour vous donner une petite idée, voilà quelques exemples des questions qui y sont posées :
- Dexter : Dexter Morgan est-il un justicier ou un meurtrier ?
- Mad Men :  Qu’est-ce qu’être une femme au milieu de tous des Mad Men ?
- Kaamelott : Comment gouverner des hommes bêtes ?
- Six Feet Under : Savoir qu’on va finir six pieds sous terre rend-il l’existence absurde ?
- Dr House : Greg House ou le problème de la recherche de vérité…
Bien sûr, les chapitres ne font pas des centaines de pages, mais les références ne manquent pas : Kant, Nietszche, Spinoza, Montaigne, Sartre, Kirkegaard, Arendt…

Les grandes séries, au-delà du simple divertissement de masse
Comme je l’expliquais dans un précédant billet, les séries qui me marquent sont bien plus que du divertissement. Bien sûr, les séries s’inscrivent dans un modèle économique et le premier objectif des diffuseurs est de gagner de l’argent et de vendre les espaces publicitaires à prix d’or (l’arrêt d’Hero Corp en est le meilleur exemple…).
Mais le but des bons créateurs de séries est tout autre : nous raconter des histoires, créer des personnages et des situations qui vont faire réfléchir le public. Et avec moi, ça marche : si je suis accro à une série, c’est bien parce qu’elle m’invite à me questionner, à mettre en perspective ce que je vis (bon, si le héros est cute, je vais pas cracher dessus non plus ;) ).
Les séries télévisées peuvent être perçues comme de l’horrible culture de masse qui ne fait qu’abrutir ceux qui les regardent. Voilà bien un raisonnement réducteur et d’arrière-garde. Thibaut de Saint Maurice va même, dans le dernier chapitre de son premier opus, jusqu’à poser cette question  : les séries sont-elles des œuvres d’art ? Le débat est lancé !

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jan 29 2011

Cosmo, Cosmo, Cosmocats !!!!!

Cela fait déjà plusieurs mois que l’info circule sur le net : les studios Warner et Cartoon Network vont sortir au courant de l’année un reboot de Cosmocats. J’imagine bien que certains d’entre se demandent : « euh, Astiera, c’est quoi Cosmocats ? »

Sachez, chers amis lecteurs, que Cosmocats est l’un des dessins animés qui a bercé mon enfance. Il raconte les combats entre les Cosmocats, race de félins humanoïdes menée par le jeune et brave Starlion, et les Mutants, race de monstres diaboliques. Les Mutants ont chassé les Cosmocats de leur planète Thundera et les ont poursuivis jusque dans leur nouveau monde, la 3e terre où vit un ennemi redoutable : Mumm-Ra.
Cosmocats était l’un de mes dessins animés préférés : des héros félins (j’adore les félins) dotés de super-pouvoirs ou d’armes trop trop cool. Et surtout, un leader qui a la super classe : Starlion, le jeune seigneur des Cosmocats porte toujours l’épée d’Omens sertie de l’Œil de Thundera, ainsi que son gant protecteur, qui renferme aussi un grappin. En cas de danger, l’épée lance un signal lumineux qui avertit les autres Cosmocats. Starlion a vieilli de dix ans en hibernation durant le voyage depuis Thundera, mais son esprit est resté plus jeune (franchement, c’est super classe non ?).
Autant vous dire que j’étais super fière de boire dans le verre/pot de moutarde Amora à leur effigie. Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Un temps où Amora éditait des pots de moutarde décorés avec les héros des dessins animés de l’époque (ils le font peut-être toujours d’ailleurs…).
Bien sûr, je suis tombée sur une rediffusion sur la TNT il y a quelque mois, et le dessin a quelque peu vieilli. Mais on ne peut rien faire contre les souvenirs d’enfance, ils sont plus forts que tout !

Si je vous parle du reboot de Cosmocats aujourd’hui, ce n’est pas totalement par hasard. Les studios viennent de sortir une première photo et voici ce que cela donne :

J’ai comme l’impression que Starlion n’est pas passé par la case hibernation lol Sur cette photo, on voit (de gauche à droite) : Félibelle, Tigro et Pantéro. Mais où sont Wilykat et Wilyki, des jumeaux adolescents, et Snarf, « nounou » de Starlion qui comprend le langage de tous les animaux ? Gageons qu’il ne seront pas oubliés et seront présentés plus tard.

MISE À JOUR

Un premier trailer vient de sortir et c’est plutôt pas mal !

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MISE À JOUR DU 4 AVRIL 2011

Un nouveau trailer a été présenté dans le cadre du Wondercon de San Fransisco. On en voit un peu plus et cela m’a l’air fort prometteur.

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Allez, pour les nostalgiques et les autres, voici le générique de l’original :

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jan 24 2011

Les créateurs, mes héros

Bien sûr, un series addict est fan des acteurs : que serait une bonne histoire si elle était mal jouée ? Mais un series addict ne s’arrête pas seulement à cette partie visible de l’iceberg (bon ok, je prends mon cas pour une généralité, mais faut bien se la péter un peu non ?). Ce qui me passionne, c’est le comment ça se passe.

Par le comment ça se passe, je ne parle pas du tournage, phase essentielle du processus bien sûr, mais qui ne m’intéresse pas plus que ça. J’ai vu plusieurs making of et il en ressort surtout un travail long, stressant et fastidieux.
Non, par le comment ça se passe, je parle du travail d’écriture. Aimant écrire, il est sans doute naturel que mon intérêt se porte sur ce domaine. Car soyons réalistes : les interviews d’acteurs au sujet de leurs personnages sont le plus souvent creuses et peu pertinentes (exception faite de Michael C Hall et Jon Hamm). Et pour cause, les acteurs n’ont aucune prise sur leurs personnages : même s’ils peuvent avoir leur mot à dire ponctuellement, ils jouent ce qui est écrit. Ceux qui connaissent le mieux les personnages, ce sont les auteurs et les scénaristes. Ce qui me touche le plus dans une série, ce sont ses personnages.

Aux États-Unis, les papes des créateurs de séries sont les showrunners. Ils chapeautent le travail des scénaristes, assurent le lien avec les producteurs, sont les garants de la cohérence de la série. Leur rôle est donc primordial et tout changement de showrunner en cours de route alimente craintes et spéculations.
Alors, lorsque j’ai appris que Clyde Philipps, showrunner des quatre premières saisons de Dexter donnait une conférence dans le cadre du festival Séries Mania à Paris, je n’ai pas hésité une seconde ! Et je n’ai pas été déçue ! J’ai surtout été ravie de regarder les séries US en VO car point de salut pour celui ou celle qui ne comprendrait pas l’english… Il était vraiment passionnant de l’entendre parler de Dexter, d’avoir sa vision du personnage et de comprendre un peu mieux ce que cela implique d’être un showrunner.
Pour celles et ceux que cela intéresse, une deuxième édition de ce festival est prévu du 11 au 17 avril, toujours au Forum des Images.

Mais une série, ce n’est pas seulement un scénario et des dialogues. C’est aussi un montage. On méconnaît trop souvent, et moi la première, ce travail. Fastidieux, il n’en est pas moins primordial : le montage est ce qui fait sens. Pour bien en comprendre l’importance, je vous recommande le chapitre 6 du journal de tournage de la prochaine série Signature, réalisé par Nowatch.tv.

Cette passion pour les créateurs explique également mon Astier addiction. Alexandre a écrit, réalisé et monté Kaamelott : on ne peut pas faire plus côté créateur absolu d’une série ! De son côté Simon, entouré de comparses, a lui aussi écrit, réalisé et monté Hero Corp. Il est toujours très intéressant de les entendre parler de leurs séries, de la manière dont ils voient les relations entre les personnages, de leurs évolutions. Si vous voulez avoir une idée de ce que cela donne, je vous conseille le très complet dossier du site Le Village consacré à Hero Corp où vous y découvrirez plusieurs interviews de Simon Astier.

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jan 17 2011

Ma déclaration d’amour à Six Feet Under

Cher lecteur, chère lectrice, aujourd’hui j’ai décidé de te parler d’une série qui a marqué ma vie de series addict. Cette série pas comme les autres, c’est Six Feet Under.

Et pourtant, je suis longtemps passée à côté de cette série dont j’avais entendu le plus grand bien. Faute d’abonnement, je ne l’ai vue ni sur Jimmy, ni sur Canal + et je l’ai également manquée lors de sa diffusion sur France 2 (à une heure très tardive et seules les 3 premières saisons ont été diffusées). Entretemps, j’ai plongé avec délice dans les abîmes de Dexter et j’ai littéralement craqué pour le talent de Michael C Hall, qui, comme par hasard, jouait dans Six Feet Under. Lorsque j’ai appris que France 4 rediffusait la série, je n’ai pas manqué le coche cette fois-ci et ce fut une révélation (non, je n’ai pas peur de m’enflammer le pistil !).

Six Feet Under, de quoi ça parle ?
Commençons donc par le commencement. Six Feet Under raconte la vie des Fisher père et fils qui dirigent une entreprise indépendante de pompes funèbres à Los Angeles. Alors qu’ils s’apprêtent à fêter Noël en famille, le père se prend un bus au volant de son corbillard, sur le chemin de l’aéroport où l’attend son fils aîné (vous suivez ?). Il meurt sur le coup.
La famille doit donc continuer à faire tourner l’affaire et à gérer le deuil et l’absence (ce qui n’est pas vraiment plus facile pour des croque-morts, contrairement aux apparences).

Des personnages totalement névrosés et émouvants
Amateurs de rythme haletant, de scènes d’action époustouflantes, d’effets spéciaux à vous couper le souffle, de ton léger, passez votre chemin. Ce qui fait la force de cette série, ce sont les personnages et les relations hautement complexes qu’ils entretiennent.

Ruth (Frances Conroy) est la mère de famille dévouée à son mari, à ses enfants, et apparemment parfaite. Mais on découvre bien vite que sa vie ressemble bien plus à une prison qu’à un conte de fées. Elle est incapable d’exprimer ses sentiments et vit en totale incompréhension avec ses chers enfants, qui la voient plus comme un élément du décor que comme un personne dotée de rêves et de désirs.
Nate (Peter Krause) est le fils aîné qui a choisi de fuir le destin qui lui était tracé et a quitté la maison pour s’installer à Seattle. Voilà bien ce qui définit Nate : la fuite et son incapacité à se prendre en main. Avec le décès de son père, il n’a d’autre choix que d’aider son frère à faire tourner la boutique. Le voici coincé là où il ne voulait absolument pas être, à devoir gérer ce qui est ingérable : la mort et des cadavres. Ajoutez à cela une relation chaotique et quelque peu destructrice avec Brenda (Rachel Griffiths), jeune femme totalement névrosée et au passé torturé, dotée d’une famille qui l’est tout autant.
David (Michael C Hall) semble être le fils prodigue : il assume ses responsabilités, fait ce que l’on attend de lui, reprend la charge de diacre anciennement tenue par son père. Mais les apparences sont une nouvelle fois bien trompeuses. David cache un secret qui le dévore chaque jour un peu plus : son homosexualité qu’il vit comme une honte et un châtiment. Sa relation avec Keith (Mathew St Patrick), un policier totalement à l’aise avec sa sexualité, mais non exempt de névroses, est tout aussi compliquée que touchante.
Claire (Lauren Ambrose) est la petite dernière. Cette lycéenne n’arrive pas à se faire sa place dans cette famille, elle a le sentiment de ne pas compter, de ne pas exister. Artiste dans l’âme, elle souffre de ne pouvoir exprimer ses sentiments et du manque total de communication qui règne dans cette maison. À fleur de peau, elle craque tout logiquement pour les garçons névrosés, bad boy, destructeurs.
Federico (Freddy Rodriguez) doit tout au père Fisher. Embauché et formé par ce dernier, il est devenu un thanatopracteur talentueux, capable de faire des miracles avec les cadavres les plus abîmés. Mais, aux yeux des fils Ficher, il reste un simple employé et ce manque de reconnaissance lui pèse.
Enfin, il y a Nathanel (Richard Jenkins) le père défunt. Et oui, malgré son décès dès le pilote, son personnage est présent tout au long de la série. Chaque personnage se l’imagine, telle une conscience, mais pas toujours bienveillante, vous vous en doutez.

Au fil des cinq saisons, on suit donc les tourments (mais aussi les joies, si, si, il y en a quelques-unes…) de ces personnages totalement perdus. On les voit prendre les mauvaises décisions, foncer irrémédiablement dans le mur, tomber, tenter de se relever et tomber encore. Voilà ce qui m’a profondément touchée et émue : suivant les situations, j’ai pu m’identifier à l’un ou à l’autre et je vivais toutes leurs épreuves avec eux. Les Fisher (and co) ont fait partie de ma vie et m’ont procuré beaucoup d’émotions. Tellement d’émotions que je n’ai pu m’empêcher de pleurer durant les trois derniers épisodes.

Une cohérence du premier au dernier épisode
Six Feet Under est une série à part. À part, car voir la mort du point de vue des pompes funèbres reste un sujet tabou. À part, car son écriture et sa narration sont uniques et lui appartiennent. Le parti-pris est clair : la mort est un personnage incontournable. Ainsi, chaque épisode débute par le décès (toujours teinté d’humour noir) du futur “cas” traité par les Fisher.
La série comporte cinq saisons et ne peut en comporter que cinq. Alors que Six Feet Under était un succès et récoltait moult récompenses, ses créateurs ont décidé d’une véritable fin, l’une des meilleures fins de série de l’histoire des séries (et je ne suis vraiment pas la seule à le penser). Alors qu’il arrive trop souvent que des séries soient usées jusqu’à la corde et perdent de leur intensité, ici ce n’est clairement pas le cas. Lors de ce dernier épisode, les personnages sont là où ils doivent être et les dernières minutes sont tout simplement magnifiques.

Une identité visuelle
Tous les éléments narratifs sont soignés et l’aspect visuel n’est pas oublié.

Le générique, si particulier, est un modèle du genre :

Mais Six Feet Under ne rime pas seulement avec tragédies, larmes et chaos, cela rime aussi instants de folie ! (attention, risque de spoiler. Les fausses pubs n’ont été utilisées que dans le pilote)


Six feet under Compilation
envoyé par mado88. – Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

Et que dire des trailers d’avant saison ? Ce sont de véritables bijoux ! (attention, risque de spoiler, again) :


Six Feet Under Promo saison 2
envoyé par Ofca. – Regardez les dernières vidéos d’actu.


Six Feet Under Promo saison 3
envoyé par Ofca. – L’info internationale vidéo.


Six Feet Under Season 5 Promo
envoyé par max1407. – Clip, interview et concert.

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jan 14 2011

Hero Corp, c’est fini ?

Je vous en parlais déjà dans mon précédent billet sur les séries françaises, la fin d’Hero Corp semble bien définitive sur Comédie! On doit cette info à John Plissken, qui nous explique les sombres raisons de cette terrible nouvelle.

Les sombres raisons sont bien évidemment pécuniaires : Simon Astier est un garçon formidable et bourré de talent, cela a été un bonheur de travailler avec lui, Hero Corp reste une fierté, mais très peu de monde regarde Hero Corp à l’antenne, donc Hero Corp ne fait pas gagner d’argent. On ne peut nier cette réalité : les fans d’Hero Corp n’ont pas joué le jeu des diffuseurs et ont préféré télécharger plutôt que de payer le sacro-saint abonnement. L’argument semble implacable : ça ne rapporte pas, donc on n’investit pas. Laissons donc de côté la promotion quasi inexistante de la série, sa programmation désastreuse et autres considérations qui semblent secondaires.
Heureusement, Comédie! a trouvé la série bankable qui va lui rapporter gros : Sois riche et tais toi. Quand je vous dis que la France est un pays maudit pour les series addicts, je n’exagère vraiment pas…

Et là, cher lecteur, chère lectrice, tu m’imagines déjà pleurant toutes les lames de mon corps, criant au désespoir, totalement perdue et déboussolée. Je te rassure tout de suite : il n’en est rien.
Il n’en est rien car cela fait un moment que l’avenir de la saison 3 est plus que menacé. Simon Astier ne disait pas autre chose lors des séances de dédicaces pour la sortie du coffret DVD de la saison 2.
Il n’en est rien, car non, Hero Corp, ce n’est pas encore fini. Une BD, façon comics, est prévue pour Noël prochain et racontera ce qui s’est passé 20 ans avant Hero Corp. Une websérie est également dans les tuyaux (bon, ok, ça fait déjà un bail qu’elle aurait dû voir le jour, mais on y croit !).
Il n’en est rien car Simon Astier a été très clair : par respect pour les fans, il compte bien terminer de raconter cette histoire d’une façon ou d’une autre. Certains vont me dire : « Astiera, il dit ça pour être gentil, mais pas sûr qu’il le fasse. » Détrompez-vous, sa reconnaissance et son respect pour les fans (en tant que fan de séries, il sait ce que cela représente pour nous) n’est pas feint.

Fans d’Hero Corp, ne cédez pas au découragement, continuer de soutenir cette série et surtout, achetez la BD !!!!!!!!!!!

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jan 12 2011

Spoiler or not spoiler ?

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jan 10 2011

La France, pays maudit pour les series addicts ?

Lorsqu’on est series addict, on est surtout fan de séries américaines. Mais qu’en est-il de la production hexagonale ? Autant vous dire tout de suite que c’est pas vraiment gagné…

La tradition de la série policière plan-plan
Pendant longtemps, TF1 et France Télévisions se sont cantonnées aux séries policières bien tranquilles, aux héros classiques et sans grand relief : Commissaire Moulin, Navarro, Julie Lescaut, Cordier juge et flic, Une femme d’honneur, Femmes de loi, Alice Nevers, le juge est une femme, PJ, La crim, Central Nuit, Avocats et associés, Boulevard du Palais, Central Nuit, Le groupe flag, Quai N°1…
Toutes ces séries n’étaient pas des catastrophes (j’ai regardé à plusieurs reprises PJ et La crim), mais le ton restait bien policé. La prime revient aux productions TF1, franchement pas enthousiasmantes, mais faisant des cartons d’audience : donc à quoi bon tenter d’améliorer la qualité puisque ça marche ?

Les séries familiales bien sous tout rapport et les remake qui rapportent gros
Ce que TF1 a bien compris, c’est que les bonnes séries familiales, pétries de bonnes intentions et de morale irréprochable (mais quelque peu cucul, si, si, j’ose !), et ben ça marche !
Chaque diffusion de Joséphine, ange gardien déchaîne les foules, Une famille formidable réalise également de très bons scores d’audience.
Et là, encore une fois, le piège de l’audimat se referme sur le series addict : si ces programmes sont regardés en masse (ce qui fait une masse de cerveaux disponibles), pourquoi se creuser la tête à trouver des concepts innovants ?

Le comble du manque d’imagination est atteint avec les remake des séries américaines qui cartonnent. TF1 se gave (et nous gave aussi au passage) avec des soirées interminables des Experts. Puisque les Experts cartonnent, ben pourquoi ne pas faire des Experts bien de chez nous ? Et voilà comment est né RIS, qui a les défauts des Experts (dialogues pas travaillés), sans en avoir les qualités (intrigues peu ficelées et surtout techniques d’investigation bien cheep). Mais là encore, carton d’audience.
Du coup, je m’interroge : le Français n’a-t-il donc aucun sens critique ? Comment peut-il à la fois aimer l’original et la pâle copie ? Il y a vraiment des choses qui m’échappent. Exception qui confirme la règle : TF1 a pris un four avec L’Hôpital, une série qui se voulait la version française de Grey’s Anatomy. Mais n’est pas Dr Mammour qui veut (en même temps, je comprends pas l’engouement pour Grey’s Anatomy, mais ceci est un autre débat).

Le cas Plus belle la vie
S’il y a bien un carton qui me laisse perplexe (voire qui me déprime totalement au choix), c’est bien le succès de Plus belle la vie. En lançant ce soap marseillais, France 3 n’imaginait sûrement pas un tel engouement.
Moi-même, je n’y comprends pas grand-chose : des dialogues désolants, un jeu qui l’est tout autant (sûrement plus la faute aux dialogues qu’aux acteurs), des péripéties hautement capillotractées, bref, l’incompréhension totale. Et pourtant rien ne semble arrêter ce succès : communauté de fans, diffusions en prime time, séances de dédicaces blindées et fans hystériques (je vous arrête tout de suite : je ne suis pas une fan hystérique, j’dois être trop vieille pour ça ;-) ).

Canal + entre dans la danse
Depuis quelques années, Canal + s’est lancée dans la production de séries ambitieuses : Engrenages (achetée par la BBC, fait très rare et plutôt bon signe), Mafiosa, Braquo, Pigalle la nuit, Maison Close…
J’ai suivi les saisons 2 et 3 d’Engrenages et j’ai beaucoup aimé : personnages à relief, bons dialogues, bon jeu, intrigues bien ficelées et, ce qui ne gâche rien pour moi, du glauque et du sanglant.
Maintenant, le risque, c’est de ne faire que dans la série glauque. Canal a tenté la version historique (et sulfureuse ?) avec Maison Close, mais d’après plusieurs critiques, cette série n’est pas une grande réussite.

Les formats courts : fausse bonne idée ?
S’il y a bien un format de séries qui réussit en France, c’est bien celui de la pastille. Par pastille, je ne vous parle pas du dernier médicament pour soigner le mal de gorge, mais bien des séries en format court.
Le précurseur du genre : Un gars une fille sur France 2. Il faut bien reconnaître que c’était une réussite : Chouchou et Loulou sont vite devenus incontournables dans beaucoup de foyers.
Caméra Café est ensuite apparu sur M6, succès également qui a même essayé de se faire une place au cinéma, avec moins de réussite cette fois-ci.
Une fois Caméra Café terminée, M6 a eu la très bonne idée de diffuser Kaamelott (bon, je vais pas vous refaire ma fan de base lol).

Et voilà, qu’inexorablement, le format court est victime de son succès : il faut en faire à tout prix, même si la qualité en pâtit.
France 2 a lancé les hostilités avec Samantha oups ! dont les gags, bien que faisant sourire, ne cassaient pas trois pattes à un canard.
M6 a ensuite décidé de relancer la machine avec Caméra Café 2 et… ils se sont bien plantés. Faut dire que niveau idée, ils avaient fait fort : la boîte de l’étage au-dessus se récupère la machine à café de la première version, fallait oser !
Mais M6 ne se laisse pas abattre pour autant et depuis peu, ils ont ressorti le vieux pot de France 2 avec Scènes de ménages : trois couples en plein conflits quotidiens, cela ne vous rappelle rien ? Ironie du sort, Audrey Lamy, sœur d’Alexandra (la Chouchou de la grande époque) joue l’un des personnages.  Mais là, M6 semble avoir fait le bon choix puisque Scènes de ménages n’arrête pas de battre des records d’audience. Et pourtant, navrée de casser l’ambiance, mais ces trois couples sont moins drôles que leurs glorieux prédécesseurs. Mais bon, les problèmes de couple, c’est bankable ! Dommage que la chaîne n’ait pas voulu innover un peu plus.

Ces exceptions qui donnent de l’espoir
Et oui, cher lecteur, chère lectrice, même si le paysage des séries françaises prête plus au spleen qu’à l’enthousiasme débridé, tout n’est pas (totalement) perdu.

Bien sûr, il y a Kaamelott et Hero Corp. Bon, pour Hero Corp, l’histoire ne se finit pas très bien car malheureusement, il est plus que probable que la saison 3 ne voie pas le jour (j’y reviendrai sûrement dans un prochain billet).

Mais il y a aussi Fais pas ci, fais pas ça diffusée sur France 2 et qui en est déjà à sa 3e saison. On y suit deux familles voisines qu’apparemment tout oppose : d’un côté la famille prout prout bien catho avec mère au foyer et 4 enfants et de l’autre, une famille recomposée avec mère névrosée, père en restructuration professionnelle, ado et préado. Tous les éléments sont réunis : des acteurs top (mention spéciale à Valérie Bonneton qui joue Fabienne Lepic, la mère au foyer complètement barrée), des dialogues réussis, des situations qui peuvent sembler banales, mais fort sympathiques, et des personnages attachants.

Autre série du service public qui vaut le détour, Un village français diffusée sur France 3 et qui en est elle aussi à sa 3e saison.
Cette série raconte l’occupation dans un village français ;) Tous les aspects sont réunis : la collaboration, la résistance, les Juifs, et surtout la complexité du choix qu’il a fallu faire à cette époque. J’étais passée à côté des deux premières saisons et j’ai regardé la 3e (bon, j’ai lamentablement manqué les deux derniers épisodes, shame on me…). Le ton est assez juste, crédible et une série traitant cette période trouble de notre histoire est toujours intéressante.


Générique Un Village Français
envoyé par momo1253. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

Autre série en costume qui a été une agréable surprise : Nicolas Le Floch. On peut parler de série, même si le format ne l’est pas totalement : des saisons (deux pour le moment) de deux épisodes d’une heure et demie chacun. Comme son nom l’indique, cette série est une adaptation des romans de Jean-François Parot. Pour ceux qui ne voient toujours pas qui est ce fameux Nicolas, il s’agit d’un inspecteur de police du temps de Louis XV.
Je sais, présenté ainsi, ça sent le plan naphtaline, mais détrompez-vous, on passe un bon moment devant les aventures de ce policier en perruque (ok, il n’a pas de perruque, mais ça faisait bien comme formule) fort bien interprété par Jérôme Robart. Les dialogues écrits “comme à l’époque” fonctionnent très bien et cerise sur le gâteau, l’humour se fait plus présent en saison 2. Bref, j’attends la 3e saison.

Mais il n’y a pas que le service public dans la vie, il y a aussi Arte et ses Invincibles. Adaptée d’une série canadienne, elle raconte les déboires de quatre trentenaires et amis d’enfance, qui décident de signer un pacte d’amitié totalement débile mais lourd de conséquence. Petite filiation avec Hero Corp : l’un des personnages dessine à ses heures perdues une BD dans laquelle lui et ses potos sont des super héros. Leurs aventures sont mêlées à celles des personnages. Ne vous fiez pas au générique au 1000e degré, ça vaut vraiment le coup (ne serait-ce que pour voir François Rollin en curé déjanté). Alors, ne manquez pas la deuxième saison qui doit débarquer en février.

Je terminerai avec une série que j’attends avec Signature qui sera bientôt diffusée sur France 2. Réalisée par Hervé Hadmar (Pigalle la nuit sur Canal +, encore elle), elle raconte l’histoire de Sandrine Bonnaire qui part à la Réunion sur les traces d’un homme disparu. Et pour cause, il a croisé la route de Sami Bouajila, tueur en série de son état. Rassurez-vous, je n’ai absolument rien spoilé. La première saison comportera 6 épisodes de 52 minutes. La teaser fait vraiment envie et je vous conseille les documents réalisés pour Nowatch TV.

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jan 3 2011

Le plein de bonnes résolutions… ou pas !

Et oui, la nouvelle n’a pas pu vous échapper : nous sommes en 2011 ! Chaque nouvelle année qui commence s’accompagne toujours de son lot de bonnes résolutions plus ou moins honnêtes et réalisables. Bien sûr, je n’échappe pas à la règle et voici celles que je me suis fixées.

Les résolutions que j’espère bien tenir :
- publier au moins un billet par semaine sur ce blog (car je sais, cher lecteur, chère lectrice, que tu trépignes chaque fois d’impatience) ;
- ne pas louper toutes les nouvelles bonnes séries de l’année.

Les résolutions que je suis sûre de ne pas tenir :
- rester calme dès que juillet s’annonce (car juillet = Comic Con de San Diego = premiers trailers et premières affiches de la nouvelle saison de Dexter = hystérie caractérisée) ;
- moins parler des frères Astier (et donc de Kaamelott et d’Hero Corp) ;
- ne pas me retrouver avec plein de séries en retard ;
- ne pas faire ma midinette dès que l’occasion se présentera ;
- faire preuve d’ouverture d’esprit envers ceux qui regardent les séries françaises bankable, mais tellement affligeantes ;
- tenter de ralentir ma series addict attitude (bon là, soyons honnêtes, c’est totalement impossible que j’y arrive ;-) ).

Je sens que 2011 va être un très bon cru !

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jan 1 2011

Bonne année by Thanandra !

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