fév 22 2011

Vincent Cassel aurait fait un très bon Dexter

Non, non, non, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas encore devenue totalement folle. Mais alors, pourquoi parler de Vincent Cassel sur un blog consacré aux séries ?

La raison est toute simple : j’ai vu Black Swan la semaine dernière. Je sais, je sais, pourquoi parler d’un film sur un blog consacré aux séries ? Sachez que ce film m’a totalement transportée et m’a amenée à développer une « Vincent Cassel monomania » passagère. D’interview en interview, de réflexion en réflexion, j’en ai conclu que ce qui me fascine chez lui, c’est ce qui me fascine chez Michael C Hall : leur façon de bouger et d’occuper l’espace.

Un point commun : la danse
Hormis le fait qu’ils soient tous les deux fort bien structurés (et oui, désolée, parfois il m’arrive de faire ma fille de base), ces deux acteurs ont eu la danse dans leur parcours.
Avec un père comme Jean-Pierre Cassel, Vincent aurait eu du mal à y échapper. Durant ses jeunes années, il a intégré une école de cirque. École de cirque dont la formation l’a mené à intégrer le monde du ballet. On peut donc dire qu’il a de très bons restes, très bons restes qu’il continue d’exploiter en pratiquant la capoeira, art martial afro-brésilien très exigeant physiquement.

De son côté, Michael C Hall a lui aussi fait ses preuves en tant que danseur en interprétant la comédie musicale Cabaret à Broadway. Bien sûr, sa maîtrise est moins impressionnante que celle de mon cher frenchie, mais il a le sens du rythme.

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Une présence quasi féline à l’écran
Objectivement, Vincent Cassel et Michael C Hall ne répondent pas aux critères des canons de beauté à la Brad Pitt ou George Clooney. Et pourtant, dès qu’ils apparaissent à l’écran, ils captent toute l’attention. Leur présence, leur manière de bouger fait toujours mouche.

Dans ses interviews de promo pour Black Swan, Vincent Cassel explique que son parcours école de cirque/ballet a été très formateur et lui a appris à avoir du maintien, à prendre conscience de son corps. Un acteur, ce n’est pas qu’une interprétation de dialogues, c’est aussi habiter physiquement ses personnages.
Dans cette interview très intéressante, il explique que sur un tournage, il est toujours en quête de l’énergie permanente. Cela se ressent à l’écran.

Michael C Hall intègre parfaitement son corps dans son jeu. Dans Six Feet Under, on percevait immédiatement que David vivait dans un carcan, qu’il était emprisonné dans ses peurs et interdits.
C’est encore plus frappant avec Dexter. Lorsque mon tueur en série préféré (je sais, c’est typiquement le genre de phrase qui me fait passer pour une psychopathe) porte son masque en société, il est toujours en retrait, peu à l’aise, sur la défensive. En revanche, lorsqu’il enfile sa peau de tueur, ses gestes sont assurés, précis, il se déplace tel un chat sans un bruit et approche ses victimes avec un timing parfait (ça aussi, ça fait phrase de psychopathe, non ?).

Voilà, c’était le billet midinette du mois !

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fév 15 2011

J’ai les Mad Men dans la peau

Voilà un moment que je veux vous parler d’une série qui m’a époustouflée, j’ai nommé les magnifiques Mad Men. Aujourd’hui, c’est chose faite.

Cette série, cela fait plusieurs années que je me disais qu’il serait temps que je m’y mette : des critiques dithyrambiques, des récompenses en veux-tu, en voilà… Quelle était donc cette œuvre sublime ? Qui était ce Jon Hamm qui gagnait tous les Golden Globes du meilleur acteur à la place de Michael C Hall ?

L’été dernier, j’ai sauté le pas. Je ne m’en suis toujours pas remise.

Mad Men ou la recherche de l’esthétisme
Mad Man, voilà un nom de série qui claque. Mais pas seulement. Les Mad Men, ce sont les publicitaires en vogue sur Madison Avenue à New York dans les années 60. Oui, vous l’avez compris : Mad Men est made in sixties.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’esthétique est particulièrement soignée : décors, costumes, accessoires, dialogues, mise en scène… Pas une seule fausse note à déplorer. Cette esthétique a fait couler beaucoup d’encre et pas seulement dans les magazines télé. La presse féminine et les créateurs de mode se sont emparés du phénomène, glorifiant la moindre mèche gominée, robe à fleurs ou lampe de bureau.

 

Mais réduire Mad Men à une image parfaite sur papier glacé serait une regrettable erreur. Oui, l’esthétique constitue l’identité de la série, mais elle permet surtout de faire éclater les imperfections de tous les personnages.
Si Mad Men se passait à notre époque, elle ne pourrait pas être diffusée. Trop de violence ? Trop de sexe ? Non, pensez-vous, ce serait plutôt de bons arguments. Non, le gros problème de tous ces Mad Men, c’est qu’ils passent toute leur journée à fumer et à boire. Il est donc intéressant de voir à notre époque, où la chasse aux fumeurs se fait chaque jour un peu plus forte (je tiens à préciser que je ne suis pas fumeuse ;)), où la moindre cigarette est bannie des écrans ou sert à bien montrer aux spectateurs que celui qui fume est le méchant de l’histoire, tous les personnages de Mad Men avec une cigarette au bec : hommes, femmes, point de discrimination en la matière. Les paquets se vident à la vitesse de l’éclair sans que personne ne s’en émeuve. De même, il est totalement naturel de vider une bouteille de whisky au boulot et de picoler dès qu’on entre dans le bureau d’un collègue.

Des personnages prisonniers
Les lecteurs qui me suivent savent déjà que ce qui m’attire le plus dans une série, ce sont les personnages, leur psychologie (torturée de préférence) et les relations (complexes si possible) qu’ils entretiennent.
Avec Mad Men, je suis servie, tout est mis au service des personnages : le rythme est lent pour mieux s’attarder sur chacun d’eux, la construction narrative qui fonctionne par petites touches qui font sens au fil des épisodes et des saisons, la mise en scène jouant magnifiquement sur des regards, des gestes, des soupirs… Le paradis en somme
Le point commun des hommes et des femmes que l’on croise dans Mad Men ? Il sont tous prisonniers.


Don Draper (Jon Hamm) est le personnage central. Sa vie semble parfaite : directeur artistique de l’agence Sterling Cooper, marié à la sublime Betty, père de deux adorables enfants, amant à ses (nombreuses) heures perdues. Il suscite admiration, jalousie et toutes les femmes se pâment devant lui. Il résume à lui seul le rêve américain et pourrait être le héros d’un pub pour le bonheur. Et pourtant.
Pourtant, Don Draper est malheureux. Malheureux, car prisonnier d’un lourd secret qu’il cache depuis des années, prisonnier de ses mensonges, prisonnier de l’image qu’il renvoie et qui ne reflète en rien qui il est. Sa vie est une éternelle fuite en avant afin d’échapper aux démons qui le hantent. Et lorsque ces démons se rappellent à lui, sa seule réaction est le déni.
Au fond, Don Draper est profondément seul. Incapable de s’accepter tel qu’il est, de faire face à ses sentiments, il ne tombe jamais le masque et laisse les autres, en particulier les personnes qu’il aime, à distance. Je suis donc totalement folle de Don Draper !
Betty Draper (January Jones) devrait être comblée. Mannequin, elle rencontre le prince charmant et fonde avec lui une belle famille. Ils habitent dans une belle maison, dans une belle banlieue, le rêve de toute housewife qui se respecte. Mais comme ses consœurs de Wisteria Lane, Betty is desperate.
Betty s’ennuie. Sa belle maison, son bel intérieur, ses belles robe, ses beaux enfants, ses belles amies, tout l’ennuie. Elle croyait vivre un conte de fées, finalement c’est un cauchemar. Traînant des névroses, elle n’arrive pas à s’accomplir en tant que mère. Elle se rend compte qu’une partie de son mari lui échappe, qu’il la laisse sur le bord du chemin. Elle passe ses journées à se languir, regrettant le temps où elle courait les défilés. La voilà donc prisonnière de son rôle d’épouse modèle, simple faire-valoir de la réussite de son mari, une belle plante que l’on pose dans un coin, mais qui ne mérite aucune considération. Mais attention, Betty n’est pas une simple victime, elle peut même se comporter comme une insupportable enfant gâtée.
Roger Sterling (John Slattery) a hérité de son père : le voilà donc coactionnaire de l’agence Sterling Cooper. Son truc à Roger, c’est le relationnel ou plutôt le cocooning des gros clients. Son autre truc à Roger, c’est le whisky qu’il ingurgite comme un gamin du Coca. Ce quinquagénaire partage sa vie entre sa femme, sa fille rebelle et sa maîtresse. Rien ne semble l’atteindre ou compter, mais ce faux détachement cache surtout une totale désillusion.
Joan Harris (Christina Hendricks) chapeaute le staff de secrétaires de l’agence Sterling et Cooper et partage accessoirement le lit de Roger le temps d’un cinq à sept. Joan mise tout sur ses formes hautement avantageuses et pense ainsi avoir les hommes sous son contrôle. Mais dans ce monde où ce sont les hommes qui ont le pouvoir, elle n’a que très peu de crédit à leurs yeux et, bien que désirée, elle n’en est pas plus respectée.
Pete Campbell (Vincent Kartheiser) est un des jeunes commerciaux plein d’avenir de l’agence. Il semble incarner une jeunesse à qui tout sourit : famille fortunée, fiancée, boulot rempli de promesses. Mais voilà, Pete n’arrive pas à assumer le rôle social qu’il doit endosser. Il passe son temps à courir après une reconnaissance paternelle qui ne vient pas, une reconnaissance professionnelle auprès de Don Draper, autant admiré que jalousé, qui elle non plus ne vient pas. Se sentant obligé de répondre à ce que l’on attend de lui, il choisit un mariage de raison, plutôt que de tout envoyer valser et de vivre pleinement un amour.
Peggy Olson (Elisabeth Moss) est une jeune secrétaire qui débute dans l’agence. Elle a la place enviée de prendre les messages, le chapeau et le manteau de Don Draper. Peggy est naïve et se sent étrangère à ce Manhattan qui la fait rêver, elle qui rentre tous les soirs dans le lointain Brooklyn. Peggy découvre ce monde où les femmes ne sont bonnes qu’à apporter le café et à être l’objet de tous les regards.
Mais Peggy ne va pas rester cette gentille petite secrétaire. Elle incarne ces femmes qui ont décidé de changer la donne : elle refuse de se cantonner à ce qui l’attend, se marier et avoir des enfants. Elle a des ambitions, et chose complètement incongrue (et ce encore de nos jours, mais c’est une autre histoire…), elle aimerait être considérée à l’égal des hommes. La relation qu’elle tisse avec Don Draper est aussi intéressante que touchante.

Mad Men ou la fin d’une époque
La première saison de Mad Men se situe en 1961. Cette date n’a pas été choisie par hasard par les scénaristes : elle correspond à un tournant de l’histoire.
Mad Men nous parle surtout d’un monde qui est en train de changer et qui ne sera plus tout à fait le même. Les hommes blancs qui ont le pouvoir vont peut à peu chuter et perdre de leur superbe. C’est l’époque où les noirs se battent pour les droits civiques. C’est l’époque où la conscience féministe se fait plus forte. C’est l’époque où la jeunesse ne veut plus du modèle imposé par leurs parents et remettent en cause l’ordre établi. C’est l’époque où les États-Unis cessent d’être la seule puissance mondiale et doivent faire face à l’URSS.
Tous ces bouleversements ont toute leur place dans Mad Men et il est très intéressant de voir les personnages s’inscrire dans cette Histoire ou faire comme si rien ne se passait.

Le générique de la série illustre parfaitement cette rupture :


Pour terminer et vous aider à mieux vous rendre compte ce qui fait de Don Draper un homme si charismatique et un directeur artistique si doué, voici une de mes scènes préférées :

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fév 14 2011

Vive les fofolles !

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fév 8 2011

À nous les petites anglaises !

Je sais, je sais, ce titre est on ne peut plus attendu et flirte avec les clichés les plus inavouables. Mais voilà, qu’il est bon parfois de se plonger avec volupté dans la pire des facilités !

Comme ce merveilleux titre le laisse entendre, cette semaine je vous parle de séries anglaises. Série anglaises que j’ai longtemps laissé de côté. Non pas par sectarisme envers les Britanniques (même si en fan de rugby qui se respecte, mon amour pour les Anglais est tout relatif), mais plutôt par méconnaissance. Car il faut bien le reconnaître, ce sont surtout les productions made in outre-Atlantique qui ont la cote.

Des premiers essais peu concluants
Mais avec l’apparition de la TNT, les séries britanniques ont commencé à être plus diffusées sur nos chers petits écrans (si j’étais mauvaise langue, je dirais que c’est surtout parce que les séries british doivent être moins chères que les américaines, mais ce ne serait pas très sport de ma part ;)).

Voilà donc que le Docteur Who débarque sur France 4. Ce docteur n’a rien à voir avec le sexy Doug Ross ou l’attendrissant John Carter. Non, il s’agit tout bonnement d’un extraterrestre de 900 ans, aventurier dans l’âme, qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space). Cette série a de très nombreux fans, et est parfois même vénérée. Le changement d’acteur pour le rôle principal il y a peu, a failli causer une Troisième Guerre mondiale. Pourtant, je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans cet univers et n’ai pas vraiment persévéré.


Docteur who saison 3 generique
envoyé par defstef. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

Il y a peu, j’ai décidé de donner une nouvelle chance aux séries britanniques.
J’ai donc jeté un œil sur Torchwood, une autre série de science-fiction. La série se passe quelque temps après la fin de la deuxième saison de Doctor Who (en clair, c’est un spin-off du célèbre docteur). Elle suit la branche galloise d’une agence secrète intitulé l’Institut Torchwood. Ce fameux Institut Torchwood a été créé par la reine Victoria en 1879 pour lutter contre les ennemis extraterrestres de l’Empire britannique, enquêter sur les incidents impliquant des extraterrestres et récupérer des objets extraterrestres tombés entre les mains d’humains. Le capitaine Jack Harkness, qui chapeaute un petit peu tout, s’avère être immortel. A priori, ça n’avait pas l’air pas mal du tout. Mais là encore, je n’ai pas réussi à accrocher plus de quelques épisodes : des scénarios pas toujours très fouillés, des personnages plutôt sympathiques, mais une VF pas vraiment au top a fini de m’achever.


Torchwood – Générique
envoyé par solid-snake56. – Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Comme je suis du genre persévérante et que tout series addict qui se respecte est curieux, je me suis laissée tenter par Being Human, diffusée il y a peu toujours sur France 4. Mitchell et George, collègues et amis, décident de partager une colocation. Leur souhait : vivre la vie normale de tout jeune de 20 ans à Bristol. Leurs problèmes ? L’un est un vampire qui lutte contre ses pairs, l’autre est un loup-garou qui lutte contre sa nature et les voilà qui s’installent dans un appart hanté par Annie, fantôme de son état. Là encore, le pitch avait tout pour me plaire. Là encore, déception : les scénarios étaient assez légers et la VF était tout bonnement criminelle. Mais comme les personnages étaient plutôt attachants, j’ai regardé toute la saison 1. Et oui, ça frôle l’abnégation, la series addict attitude.

Enfin, la persévérance a fini par payer
Je pensais donc que le sort était jeté : malgré des idées sympathiques et une qualité supérieure à celle de la quasi-totalité des productions françaises, je n’arriverai pas à goûter aux charmes des séries anglaises. Mais le destin en a décidé autrement.

Août 2010 : je découvre sur le site du Village un article vantant les louanges de Sherlock, nouvelle série de la BBC One. Ni une ni deux, je demande de l’aide à mon cousin suédois qui obtempère dans la seconde !
Comme son nom l’indique, la série parle de Sherlock Holmes. Mais point de chapeau, d’imperméable ni de rocking chair, ce Sherlock est ancré dans notre présent.
J’ai tout de suite été emballée par le ton et les trouvailles visuelles. L’adaptation à notre époque est très réussie et surtout pas artificielle : Sherlock Holmes reste Sherlock Holmes. Il reste ce génie arrogant et qui s’ennuie dans ce monde peuplé d’imbéciles. Ses uniques distractions : traquer la vérité et écraser les autres de son impérieuse intelligence. Il est bien sûr accompagné de ce cher Watson, devenu médecin militaire revenu de la guerre d’Afghanistan avec quelques traumatismes. Traumatismes l’empêchant de nouer une relation normale avec qui que ce soit et le conduisant irrémédiablement dans les pas du super détective.
Et je ne le répèterai jamais assez : rien ne vaut la VO !!!!
La première saison ne compte malheureusement que 3 épisodes qui ont filé comme un éclair (même si je dois reconnaître que le scénario du 2e est quelque peu capillotracté). Il n’est pas utile de vous préciser que j’attends la saison 2 avec impatience.
Sa récente diffusion sur France 4 fut un succès, comme quoi, il y a peut-être un peu d’espoir concernant le public français ;)

Mon coup de cœur !
Et oui, il fallait bien que cela arrive : j’ai eu un coup de cœur pour une série anglaise !

Depuis quelques temps, je n’entendais parler que d’une série : Misfits. Les louanges n’en finissaient pas : drôle, addictif, réussite… bref, tout ce qu’il faut pour attirer mon attention. Un nouveau coup de fil à mon cousin suédois et me voilà tranquillement installée dans mon canapé pour découvrir cette petite pépite.
Misfits, ce sont cinq jeunes délinquants qui se retrouvent à effectuer leurs travaux d’intérêt général ensemble : Nathan, le petit con grande gueule, Kellie, la racaille, Simon, l’asocial, Alisha, la jolie fille et Curtis, un espoir de l’athlétisme qui a dérapé.
Tout se passait à peu près bien, jusqu’à ce qu’une tempête ne fasse rage et qu’ils ne soient frappés par la foudre avec leur éducateur. Les voici donc affublés de supers pouvoirs.
Jusque-là, le pitch n’a rien de révolutionnaire je vous l’accorde et certains se disent peut-être « voilà encore une série pour teenagers qui parle de supers héros ». Détrompez-vous, le pitch n’est pas à la hauteur de cette série.
Misfits prend le contre-pied du genre et les supers pouvoirs ne font que renforcer l’humanité des personnages : Kelly est obsédée par l’image qu’elle renvoie et ce que l’on peut dire d’elle, elle entend les pensées ; Simon a été ignoré toute sa vie, il est invisible ; Alisha mise tout sur sa beauté mais finit pas être prisonnière de son physique, elle suscite un désir incontrôlable dès qu’un homme la touche ; Curtis, le pro du sprint, aimerait tant revenir en arrière pour effacer ce qui lui est arrivé, il remonte donc le temps ; Nathan est un Gregory House en puissance, son pouvoir sera révélé plus tard, so no spoil.
Nos chers petits délinquants ne vont pas se transformer en justiciers défendant la veuve et l’orphelin, il vont surtout défendre leurs charmantes petites gueules face à leur éducateur, lui aussi frappé par la foudre, et qui se transforme en enragé démolisseur de petits délinquants. L’issue lui sera fatale. On suit donc nos apprentis Dexter couvrir leur méfait et apprendre à gérer leurs nouvelles aptitudes.

La force de Misfits, ce sont ses personnages. Hormis Curtis qui est malheureusement peu exploité, ils sont tous attachants. Ma préférence va à Nathan, un type à la gueule d’ange qui tient les autres à distance en ne prenant rien au sérieux et en abusant d’un langage vulgaire. Mais derrière ce masque, se cache quelqu’un de bien plus complexe. Bref, le genre de personnages que j’adore et qui me parle.
Je me suis donc laissée emporter dans cette histoire, prenant plaisir à retrouver ces cinq personnages tisser des liens, avancer et dépasser ce qu’ils étaient. Autre bon point de la série : la BO qui sert totalement la narration.
Je n’ai pas encore vu les deux derniers épisodes de la saison 2, qui semblent être moins bons et partir dans tous les sens selon certains, mais une chose est sûre :  I love Misfits and I want the season 3 very soon !!!!!!!


Misfits Trailer
envoyé par Gossip-girl17. – Les dernières bandes annonces en ligne.

Quand les Américains piquent tout aux Anglais
S’il vous fallait encore une preuve que les productions d’outre-Manche sont de qualité, je vous dirai que les producteurs américains l’ont bien compris. Le remake de Skins, une série montrant des adolescents en pleine débauche pour aller vite, est déjà sur les écrans. Celui de Being Human ne devrait pas tarder et il se pourrait bien que Misfits soit américanisé. Je fais toutefois partie de ceux qui regrettent ces remake à répétition qui ne sont pas la marque de la plus grande créativité.

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