X-Men First Class, le film de super héros que j’ai aimé

Je sais, je sais, ce billet peut laisser perplexe. Tout d’abord publier deux billets si rapprochés, cela ne m’était encore jamais arrivé (heu enfin, je crois…). Ensuite, oui, je sais qu’X-Men First Class est un film et que mon blog parle de série. Vous me prenez pour un quiche ou quoi ? Et puis, je n’ai pas à me justifier, la ligne éditoriale ne regarde que moi, sacrebleu. Mais comme j’ai un forte tendance à la psychorigidité chronique, je vais vous prouver que ce billet a toute sa place ici !

DES ACTEURS DE SÉRIES À LA PELLE

La fan de séries que je suis adore découvrir dans les films les têtes connues des shows que je regarde. Et avec X-Men First Class, j’ai été servie.

Rôles principaux

  • January Jones la froide et sexy Emma Frost :  Betty Draper dans Mad Men.
  • Rose Byrne l’agent de la CIA au grand cœur : Ellen Parsons dans Damages.
  • Jennifer Lawrence la bleue Mystique que l’on a pu voir dans Medium.

Apparitions marquantes ou totalement furtives

  • Glenn Morshower un colonel américain qui n’a pas les meilleures fréquentations du monde : Aaron Pierce dans 24 (et aussi Chad Clarke dans Friday Night Lights que je ne regarde pas, mais bon, soyons précis)
  • Matt Craven un directeur de la CIA, à l’ouverture d’esprit quelque peu étroite et misogyne patenté (mais rien de bien étonnant à la fin des années 60) : Gordon Price dans Urgences et plein d’apparitions dans pléthore d’autres séries.
  • James Remar dont l’apparition furtive m’a comblée : Harry Morgan dans Dexter (d’où ma joie de l’apercevoir).
  • Michael Ironside capitaine d’un navire américain : l’inoubliable Ham Tyler de V et plus récemment le père de Lois Lane dans Smallville. Mais son nombre d’appartitions dans des séries est tout bonnement impressionnant.
  • Ray Wise secrétaire d’État. Alors, Ray Wise, comme Michael Ironside est le Monsieur séries. Ces dernières années, on l’a vu dans 24, Mad Men, How I Met Your Mother, Hawaï 5-0 et Chuck.
  • Brendan Fehr un militaire américain apparaissant lui aussi de manière furtive : Michael Guerin dans Roswell, Dan Cooper dans Les Experts Miami et Jared Booth dans Bones.

Bon, maintenant que je me sens en phase avec moi-même, je peux rentrer dans le vif du sujet et en venir au fait : pourquoi j’ai aimé X-Men First Class. Mais je vais commencer par vous expliquer pourquoi cela relève du miracle (je maîtrise totalement l’art de ménager ses effets et de tenir mes lecteurs, lectrices en haleine).

LES FILMS DE SUPER HÉROS ET MOI, À LA BASE, CE N’EST VRAIMENT PAS GAGNÉ D’AVANCE

Je ne suis pas amatrice de comics et l’univers des super héros n’est pas à proprement parlé ma tasse de thé (en dehors de la vision si attachante de Simon Astier, mais ceci est une autre histoire).

Enfant, j’ai vu les Batman de Burton à la télé et je me souviens avoir bien aimé sa version bien noire et quelque peu malsaine (la transformation de Catwoman m’avait particulièrement marquée dans Batman Returns), mais pas de coup de foudre pour le genre. Et les Batman de Nolan me direz-vous ? Batman Begins m’a ennuyée (première fois que je met une scène de course-poursuite en avance rapide…) et bien sûr, The Dark Knight était bien plus sympa, mais là encore pas de réel coup de foudre.

Je pense avoir vu les trois films X-Men à la télé lorsqu’ils passaient le dimanche soir. Oui, vous connaissez tous ce terrible blues du dimanche soir qui nous pousse aux pires folies, regarder des films de super héros en l’occurrence. Je ne peux pas dire que je les avais trouvés inintéressants, mais il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard boiteux.

Je n’ai vu qu’un seul film de super héros au cinéma : Spiderman 3… Autant vous dire qu’après ça, je m’étais jurée de ne plus aller voir de films de super héros au cinéma. D’ailleurs, les bande-annonces de Transformers 3 et de Green Lantern diffusées avant X-Men First Class, ne m’ont pas emballée, mais alors pas emballée du tout. Un scénario qui semble tenir sur 1 page recto, des acteurs pas vraiment top, des scènes d’action à répétition et où il se passe tellement de choses à l’écran que l’on ne sait même plus ce que l’on voit. Bref, je ne suis pas dans le cœur de cible.

ET PUIS, LES TRAILERS D’X-MEN FIRST CLASS SONT APPARUS

En entendant parler de ce nouveau film de la franchise, je me suis dit, ça y est, et encore un film de super héros que je vais me faire une joie d’ignorer.

À la sortie des premiers trailers, l’enthousiasme a gagné la blogosphère et les réseaux sociaux. Comme je suis curieuse par nature, j’y ai jeté un coup d’œil et là, ce fut le drame.

http://www.dailymotion.com/video/xgzdk5

Image de prévisualisation YouTube

Oui, je peux parler de drame, car les mois passant, je devais me rendre à l’évidence : j’attendais avec impatience la sortie d’X-Men First Class.

PLUS QU’UN FILM DE SUPER HÉROS, UN FILM SUR LE CHOIX

Bon, je ne parlerai ni de génie, ni de chef-d’œuvre, mais mon attente n’a pas été déçue et j’ai passé un très agréable moment devant ce film.

Ce que je pressentais dans les trailers s’est confirmé : le film ne dégorge pas de scènes d’action survitaminées, mais met l’accent sur les personnages et leurs destins.

Tout l’intérêt d’un prequel est de voir comment des personnages en sont arrivés où ils sont arrivés. Et pour le coup, le contrat est parfaitement rempli. Bien sûr, les codes du film de super héros sont respectés : des super pouvoirs super cool, des jeunes un peu paumés qui doivent apprendre à accepter qui ils sont et maîtriser leurs capacités, des hommes de main qui ont très très très peu voire pas de dialogues, un super vilain fascisant à souhait et aux délires mégalomaniaques fort bien interprété par Kevin Bacon, acteur que j’aime beaucoup.

Deux hommes, deux histoires, deux destinées

Le film repose essentiellement sur la relation entre Charles/Professeur X (James McAvoy) et Erik/Magneto (Michael Fassbender) qui fonde l’univers des X-Men.

Tout l’intérêt d’X-Men First Class est de prendre quelque peu le spectateur à contre-pied : le gentil de l’histoire n’est pas totalement reluisant et le terrible super vilain est attachant.

Charles-Xavier a eu une enfance de gosse de riches, certes solitaire, même s’il a été accompagné par Raven, mais agréable. Son apprentissage de son pouvoir s’est faite dans la sérénité et la soif de connaissances. Thésard en pleine ascension, rien ne semble pouvoir l’arrêter. À l’inverse, Erik n’a connu que la douleur. Habité par la haine et la soif de vengeance, sa vie n’a qu’un seul but : tuer celui qui a tué sa mère. Sur le papier, le premier semble être le bien et le deuxième le mal.

Mais voilà, Charle-Xavier a un peu de mal avec les sentiments. À force de sonder les esprits des autres et de ressentir leurs émotions à travers eux, il ne prend pas vraiment le temps d’écouter ses proches, de faire vraiment attention à eux. De son côté, Erik, porté par un Michael Fassbender diablement charismatique, est en empathie avec la douleur lorsqu’il la perçoit, car la souffrance, il connaît.

Cette différence entre ces deux frères ennemis est particulièrement mise en lumière par leur relation avec Raven. Charles est incapable de comprendre son mal-être et le minimise, voire le dénigre. À l’opposé, Erik devine tout de suite sa douleur et devient celui que Raven aurait aimé que Charles soit.

Au final, un film plutôt adulte pour un film de super héros, voilà sans doute pourquoi il m’a plu. En revanche, pas sûr que les teenagers, premiers ciblés par les rois du marketing, y trouvent totalement leur compte. Mais après tout, qu’est-ce qu’on en a à faire des rois du marketing ?

 

 

 

 

 

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3 réflexions au sujet de « X-Men First Class, le film de super héros que j’ai aimé »

  1. Ah je suis content de voir que plein de gens aiment ce film, dont l’histoire ne colle peut être pas du tout au comics, mais bon.
    A part quelques lenteurs, j’ai trouvé ca pas mal du tout! Bienvenue dans l’univers des superhéros, Astiera!

  2. Je suis bien d’accord avec ton analyse. Pour un marvel, il manque de scènes d’action bêtes et méchantes, mais comme toi, je suis restée chamboulée/reflexionnée par le fait que magneto ne soit pas celui que j’imaginais.
    il a morflé quand même !!

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