Le cas Fringe (ou comment arrêter une série, la reprendre et finir junkie)

Cher lecteur, chère lectrice, aujourd’hui, je vais te parler d’une série qui a une place un peu particulière dans mon cœur de series addict, j’ai nommé Fringe (au cas où tu n’aurais lu, ni le titre du billet, ni l’image ci-dessus).

Être series addict, c’est aussi parfois faire le tri dans tout ce qu’on regarde. Lors de la rentrée 2010-2011, j’ai décidé d’arrêter pas mal de séries que je me contentais de consommer afin de me donner plus de temps pour faire autre chose (dont écrire les merveilleux billets que tu lis cher lecteur, chère lectrice). Fringe a fait partie de cet écrémage après la première moitié de la saison 2 et je ne pensais pas y revenir. Mais voilà, plusieurs personnes autour de moi n’ont pas arrêté d’être dithyrambiques concernant la fin de saison 2 et la saison 3. Ajoutez à cela la venue de John Noble (Walter Bishop) et de Jasika Nicole Astrid “Astro” Farnsworth) à la Sci-Fi Convention à Paris, où ils ont parlé avec un enthousiasme communicatif de la série, et me voilà reprenant le fil là où je l’avais arrêté.

POURQUOI J’AI COMMENCÉ ET APPRÉCIÉ FRINGE

Le pitch Et oui, en ancienne fan d’X-Files, je ne pouvais pas passer à côté de cette série qui ne cache être inspirée de cette belle référence. La série met en scène la Fringe Division Team, une section du FBI basée à Boston dans le Massachusetts (États-Unis) et chapeautée par la NSA. Cette équipe a recours à ce qu’on appelle en anglais la fringe science – littéralement, les sciences marginales – pour enquêter sur des phénomènes étranges et inexpliqués à travers le pays. Ces phénomènes sont désignés comme faisant partie du Projet. Bref, du bizarre, de l’inexpliqué, du pas beau, tout ce que j’aime quoi !

Joshua Jackson (Peter Bishop) J’avoue, c’est la midinette qui parle. Comme pas mal de filles de mon âge, j’ai regardé et aimé la série Dawson. Et mon personnage préféré était ce cher torturé Pacey, interprété par Joshua Jackson of course. Et en plus, ce charmant Joshua ne manque pas d’humour comme il l’a démontré lors du dernier Pacey-Con.

Walter Bishop La série repose essentiellement sur ce personnage, ce savant génial qui a passé 18 ans dans un asile et qui comment dire, est quelque peu excentrique. Disons, pour faire simple, que la nourriture est l’une de ses plus grandes préoccupations, mais peut-on vraiment l’en blâmer ? Certes, il abuse un peu trop de substances pour le moins illicites, mais il sauve des innocents à longueur d’épisodes, alors on ne vas pas être trop pointilleux sur la légalité. Mais Walter, c’est bien plus que cela. C’est avant tout un personnage attachant et contrairement à toute attente, d’une très grande empathie. Son amour pour son fils Peter est toujours touchant, comme sa relation avec Astrid. J’ajouterai simplement que ce personnage est porté par un John Noble tout simplement bluffant à la classe folle.

Un fil rouge mystérieux et tarabiscoté Série créée par JJ Abrams oblige, les scénarios comprennent du fantastique, de l’inexpliqué, des personnages étranges et des indices placés ci et là et semblant au premier abord bien confus. Et le confus, ça me plaît bien.

POURQUOI J’AI ARRÊTÉ FRINGE

Une narration trop étirée Fringe est diffusée sur la Fox. Comme tout bon network américain qui se respecte, cela signifie des saisons d’une vingtaine d’épisodes. Comme tout bon network américain qui se respecte, cela signifie une série pas trop feuilletonnante pour ne pas perdre les téléspectateurs qui arriveraient en cours de route. Mais voilà, c’est bien là que le bât blesse. Autant pour X-Files, je préférais les petites histoires au fil rouge, autant dans Fringe, je préfère le fil rouge aux petites histoires. Et jusqu’à la première moitié de la saison 2, j’étais assez frustrée de ne pas voir avancer le fil rouge aussi vite que je l’aurais souhaité.

Olivia Dunham Ce qui fait qu’on suit une série ou pas, ce sont avant tout ses personnages. Autant j’adore Walter, Peter et Astrid, autant j’avais du mal avec Olivia, personnage ô combien central de la série. Ce n’est pas tant le fait qu’elle soit froide et qu’elle ne laisse personne approcher qui me posait problème. C’est surtout qu’aucune faille dans sa carapace ne semblait voir le jour. Et un personnage figé est, pour moi, un personnage inintéressant. Or, suivre une série alors que j’ai du mal avec l’un des personnages principaux équivaut à Mission Impossible.

MAIS ALORS POURQUOI JE SUIS DEVENUE ACCRO À FRINGE ?

Olivia Dunham Je sais, cher lecteur, chère lectrice, tu es en train de te dire que ça ne tourne plus très rond dans ma petite tête. À partir de la deuxième moitié de la saison 2, et surtout dans la saison 3, Olivia prend enfin de l’épaisseur et laisse entrevoir sa vulnérabilité. Alors que jusqu’alors, il y avait toujours un petit quelque chose qui me dérangeait dans ce personnage, je me suis mis à l’apprécier de plus en plus et à m’attacher à elle. Le piège commençait lentement à se refermer sur moi, mais je ne le savais pas encore.

Une narration qui assume plus le feuilletonnant et hautement addictive Enfin, le fil rouge prend toute sa place à la fin de la saison 2 (avec un vrai cliffhanger) et durant toute la saison 3. Des scénarios qui tiennent le spectateur en haleine du début à la fin et d’un épisode à l’autre et avec un cliffhanger qui m’a laissée désœuvrée. Me voilà donc totalement immergée, incapable de m’empêcher d’enchaîner les épisodes. Car oui, cher lecteur, chère lectrice, enchaîner les épisodes, ce n’est pas dans mes habitudes. Certains qualifieraient mon attitude de masochisme, je préfère la qualifier de philosophie. Je ne fais jamais de marathon série, j’aime par-dessus tout l’attente entre les épisodes qui fait aussi le charme des diffusions. Donc, lorsque j’ai toute une série en magasin, je prends un malin plaisir de ne la regarder que par tranches de deux épisodes maximum. Et avec cette 3e saison de Fringe, je suis allée jusqu’à 4 épisodes à la fois, ce qui est tout bonnement inimaginable. Junkie, je vous dis. D’ailleurs, Benoît Lagane et Éric Vérat glorifient eux aussi la salutaire attente dans leur très bonne émission Séries télé, chroniques sur canapé diffusée cet été sur France Culture.

Cher lecteur, chère lectrice, je te le dis : si tu décides d’attaquer Fringe, prépare-toi bien psychologiquement car tu n’en sortiras pas indemne !

Petit tour du côté du générique pour se mettre dans l’ambiance.

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Une réponse sur “Le cas Fringe (ou comment arrêter une série, la reprendre et finir junkie)”

  1. ATTENTION, SPOILER

    Très bonne série! Même si certains épisodes m’ont fait très peur dans l’angle qu’ils faisaient prendre à l’histoire (par exemple celui ou la conclusion était que l’amour de Peter pour Olivia devait sauver le monde, blah blaah blaaah…), un épisode incroyable arrivait juste après pour relever le niveau.

    Be seeing you,
    Mentine

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