août 29 2011

Splitscreen, le podcast audio à ne pas louper ! (et oui, c’est un ordre)

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais une nouvelle fois digresser et ne pas te parler de séries, mais d’un podcast qui, comble de l’hérésie, parle cinéma, j’ai nommé le magnifique Splitscreen. Je sais que certains vont crier au scandale, une sériephile qui titre son blog Series addict, so what ? doit parler exclusivement de séries. C’est pas faux. J’ai plein d’idées de billets relatifs à des séries dans ma besace (et d’autres sujets hérétiques, si, si) mais voilà,  aujourd’hui, j’ai décidé de me faire plaisir et de faire découvrir cette pépite à ceux qui ne la connaîtraient pas encore.

Bref, revenons en à Splitscreen. Un podcast audio, comment ça marche ? Et bien, c’est une émission audio (je sais, cette révélation est assez époustouflante, prenez bien le temps de la digérer) qui est exclusivement disponible sur Internet et qui grâce à la magie d’Internet, trouve très vite sa place dans tout iTunes qui se respecte.

Derrière Splitscreen se cachent les voix d’Hervé (aka Dieu), Gilles (aka Spotifyman) et Olivier (aka Intheblix ou the wookie). Ces trois compères sont des fous de cinéma : effets spéciaux, technique, mise en scène, tout les passionne. Bien sûr, le premier argument pour vous convaincre de les écouter est de vous dire que ce sont des gars en or (enfin, ne le répétez pas trop, surtout au wookie qui va sûrement se la raconter et puis, ils ont quand même un défaut majeur, ils n’accrochent pas à l’univers Stargate, mais passons, la perfection n’existe pas…). Enfin, être quelqu’un de bien, ne signifie pas toujours être talentueux. Et bien figurez-vous qu’ils le sont les bougres !

DES SUJETS PASSIONNANTS ET PARFAITEMENT MAÎTRISÉS

La force de Splitscreen réside dans son concept. Ne cherchez pas de la critique superficielle ou les derniers potins. Au pays des profanateurs de subculture, vous découvrirez des dossiers fournis qui parlent autant aux cinéphiles avertis qu’à tous les autres, seule la curiosité est obligatoire. Les dernières thématiques explorées : Pixar (en deux émissions, et ils auraient pu en faire trois ou quatre, je vous assure), la 3D, Black Swan.

Le résultat est toujours une réussite : un boulot préparatoire impressionnant (voire bluffant, non je n’ai pas peur de m’enflammer), un montage aux petits oignons d’une totale fluidité (et là, on s’incline devant Hervé qui y passe un temps fou), des informations qui fusent de tous les côtés, un bêtisier toujours poilant et surtout, surtout, une intro signée Hervé que tous les fidèles découvrent chaque fois avec délectation. Alors oui, ok, Gilles parle un peu trop et lorsqu’il tente une “certaine boisson qui donne des ailes”, il est tout surexcité (mais bon, c’est le plus jeune de la bande alors il est un peu fou fou, c’est normal).

Une seule chose à retenir de ce billet : foncez découvrir cette émission, vous passerez un très agréable moment en compagnie de ces trois loustics et vous apprendrez énormément de choses. Ce n’est plus si courant de nos jours.

Splitscreen, l’invasion des profanateurs de subculture

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août 22 2011

J’aime les séries de SF sans prétention, so what ?

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, ne cherche pas un billet réfléchi avec une thèse à argumenter. Je tiens seulement à te faire partager mon amour des petites séries de SF qui ne se prennent pas la tête.

La SF et moi, ça fait un petit moment que cela dure. Si tu me lis depuis un moment, tu connais ma passion pour Stargate et si tu découvres ma prose, en voici la preuve ici, ici et ici.

Les petites séries de SF sont légion, surtout sur la chaîne SyFy. Mais, attention, je ne suis pas fan de toutes les petites séries de SF. Celles que j’affectionne particulièrement mettent en scène une (ou plusieurs) héroïne(s) principale(s), misent sur le fun et l’humour. Ces figures féminines sont bien sûr loin de la potiche : indépendantes, elles manient armes, répartie et intelligence avec brio. Et si possible, elles ont un ou plusieurs cute guy(s) dans leur entourage proche :p

Ces séries ne sont pas exemptes de défauts : pas de gros budgets pour les effets spéciaux, des scénarios pas toujours fignolés, des premiers épisodes un peu léger, mais heureusement, tout se complexifie par la suite et la mythologie de la série peut se développer.

Je pourrai parler de  Sancturay, série fun s’il en est, mais je lui ai déjà  consacré un billet. Je vais donc te faire découvrir, cher lecteur, chère lectrice, deux séries qui remplissent mes critères : Haven et Lost Girl.

HAVEN, QUI L’AIR DE RIEN, EST ATTACHANTE

Le pitch

Au fin fond du Maine, aux Etats-Unis, Haven est une ville où les malédictions ont sévi pendant plusieurs décennies. L’agent du FBI Audrey Parker est chargé d’enquêter sur d’étranges phénomènes surnaturels qui ont refait surface récemment…(

Le fait que cela se passe dans le Maine n’a rien d’étonnant puisque la série est inspirée de The Colorado Kid de Stephen King, publié en 2005. Les aventures d’Audrey Parker en sont actuellement à leur deuxième saison et je croise les doigts pour qu’il y en ait une troisième.

Ce qui me plaît

Tout d’abord pour son atmosphère qui tient beaucoup au lieu de tournage situé à Halifax et ses environs au Canada. Les paysages sont typiques et la météo capricieuse, ce qui donne des scènes avec une ambiance bien particulière. (Source : Allociné Séries)

Le personnage d’Audrey (Emily Rose) me plaît : un flic qui suit son instinct et à qui le paranormal ne pose pas plus de problème que ça. Ballotée de foyer en foyer durant son enfance, elle a très vite appris à se gérer et a un petit problème de confiance. J’apprécie également Duke (Eric Balfour) et pas seulement parce qu’il est plus que convaincant torse nu. Cet escroc égoïste (mais pas tant que cela bien sûr) a toujours la petite réplique qui fait mouche. Côté cute guy, il y a aussi Nathan (Lucas Bryant), le partenaire d’Audrey qui connaît de très près ce qui agite Haven.

Petite promo de la saison 1 pour vous mettre dans l’ambiance

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LOST GIRL, DU FUN, DU FUN ET ENCORE DU FUN

Le pitch

Depuis trop longtemps, Bo est une succube qui s’ignore, aspirant l’énergie sexuelle de ses proies pour restaurer ses propres forces. Quand elle découvre sa vraie nature et l’existence d’une communauté secrète dont elle est issue, la jeune femme préfère garder son indépendance, refusant de se plier aux règles de ce monde composé de deux clans rivaux. Alors qu’elle apprend encore à maîtriser ses instincts meurtriers, Bo peut compter sur son amie Kenzi pour l’aider à s’adapter au mode de vie des humains. Ensemble, elles tentent de voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Bo ne perd pas pour autant de vue son objectif : découvrir le secret de ses origines. (Source : Allociné Séries).

Je suis totalement passée à côté de la diffusion de la première saison cette année. Mais disons que cette série canadienne m’a été chaudement, mais alors très chaudement recommandée. J’ai donc profité de l’été pour la découvrir et je suis accro ! Je ne suis pas la seule, car si la première saison comptait 13 épisodes, la seconde qui commence dans quelques jours en comptera 10 de plus.

Ce qui me plaît

Lost Girl est une série à petit budget et mise toute son efficacité sur ses personnages. Point de créatures surnaturelles aux pouvoirs bluffant, mais des personnages diablement attachant.

J’adore Kenzi (Ksenia Solo), l’amie humaine de Bo (Anna Silk). Elle fugue à 15 ans, vit d’abord dans la rue avant de survivre en volant et en mettant au point toutes sortes de petites escroqueries. Kenzi n’est pas du genre à se lamenter sur son sort et a toujours le chic de sortir une réflexion qui me fait rire. Elle se la joue gros bras, mais elle ne rêve que d’une chose : appartenir à une famille, ce qu’elle trouve avec Bo et cet étrange monde des Fae (terme générique qui regroupe toutes les espèces d’êtres surnaturels).

L’héroïne est une succube, les scénaristes ont donc décidé de jouer à fond la carte du sexy sans en faire trop (comme dans True Blood par exemple. Oui, les séries qui mettent du cul, du cul et encore du cul sans que cela apporte quelque chose commencent à m’agacer quelque peu, je le reconnais). Résultat : vêtements de cuir, décolletés, torses nus… Et cette chère Bo a la très bonne idée de guérir ses blessures dans les bras du beau Dyson (Kristen Holden-Reid) , wolfman de son état.

Chaque épisode est réjouissant, on ne s’ennuie pas une seule seconde, manie le second degré et fait du bien après une journée de boulot. Que du bon je vous dis !

Allez, quelques images pour la route

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août 15 2011

Cosmocats version 2011, ça donne quoi ?

Rappelle-toi fidèle lecteur, fidèle lectrice, il y a quelques mois, je te parlais du reboot du dessin animé Cosmocats. Je ne cachais pas mon enthousiasme, car comme toute trentenaire qui se respecte, j’ai passé tous mes mercredis après-midi et samedis matins devant Récré A2 puis Le Club Dorothée.

La diffusion a commencé il y a quelques semaines, et je suis plutôt agréablement surprise. Je ne m’étendrai pas sur le dessin, car je ne suis franchement pas une spécialiste. Certains pourront regretter que les personnage soient trop humains. Mais ce qu’ils perdent en félins, ils le gagnent en expression. Années 2000 oblige, les images de synthèses sont présentes, mais concernent peu de plans et ne sont pas trop en décalage avec le dessin classique.

Alors bien sûr, il y a quelques petites différences. Comme je le supposais, Lion-O (appelé Starlion dans la version française des années 80) n’est pas passé par la case hibernation. Le reboot prend clairement le parti du voyage initiatique de ce jeune prince rêveur et insouciant qui deviendra un homme et un roi au fil de son périple.

Mais les ingrédients essentiels sont bien là : l’épée des Thundercats, la petite troupe si chère à mon cœur d’enfant et bien sûr, les méchants lézards guidés par le terrifiant Mumm-Ra.

Je dois reconnaître, que contrairement à l’original, les scénarios et dialogues sont plus travaillés. Oui, tu as bien lu, cher lecteur, chère lectrice, j’ose critiquer ce dessin animé qui a bercé mes jeunes années. Mais que veux-tu, le temps est cruel. Il y a quelque temps, je suis tombée sur des épisodes diffusés sur la TNT. Et bien une chose est sûre : la nostalgie, c’est comme l’amour, ça aveugle pas mal ;) Ne vous emballez pas non plus, la psychologie complexe et les intrigues tarabiscotées ne sont pas au menu, les épisodes sont cousus de fil blanc et il y a toujours une petite morale (n’oublions pas que le public visé sont des gosses). Mais, cela reste tout de même agréable à regarder et je prends plaisir à découvrir un épisode chaque semaine.

J’ai tout de même un regret, et de taille : le reboot ne comporte pas de générique. Heureusement, les fans ont de la ressource !

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août 10 2011

Damages : le pouvoir est-il différent lorsqu’il est exercé par des femmes ?

New York, ses beaux quartiers, ses cabinets d’avocats puissants qui livrent des batailles sans merci face aux “puissants” de ce monde qui croient que l’argent leur garantit impunité et immunité.

Tel pourrait être le pitch de la série Damages qui attaque cet été sa 4e saison (ce qui ne se fit pas sans mal, le diffuseur d’origine ayant lâché la série après la saison 3 faute d’audiences suffisantes). Cher lecteur, chère lectrice, tu n’es peut-être pas fan des séries d’avocats où les scènes de tribunaux se suivent et se ressemblent. Je te rassure tout de suite, ce n’est absolument pas le sujet de Damages et il n’y a jamais de scènes de procès. Tout se joue dans de jolis bureaux qui n’ont de joli que la déco car ce qui s’y trame n’a rien de léger.

L’intérêt de Damages réside dans ses deux personnages principaux ou plutôt “principales” : Patty Hewes (Glenn Close) et Ellen Parsons (Rose Byrne).

PATTY HEWES, UNE MAIN DE FER DANS UN GANT D’ACIER

Patty Hewes est une femme qui a réussi. Elle dirige l’un des plus puissants cabinet d’avocats de New York, elle vit dans un luxueux appartement, son mari est haut placé et son chien fidèle.

Mais avant tout, Patty Hewes est une redoutable avocate. Son credo ? Gagner, gagner et gagner, et peu importe que le chemin soit pavé de manipulations, de mensonges et de vies détruites.

Ce qu’elle préfère par-dessus tout, ce sont les auditions avec la partie adverse où elle joue avec l’accusé en se délectant de sa mise à mort. Le terme peut sembler exagéré, mais c’est bien ce que Patty Hewes recherche : voir ces puissants perdre toute leur superbe, tomber et ne pas réussir à se relever. Ne vous méprenez pas, Patty n’a pas l’âme d’un Robin des Bois. Certes, grâce à elle, de simples hommes et femmes toucheront de larges indemnités. Certes, elle peut apparaître comme “l’avocate qui ose tenir tête à tous ces intouchables”. Mais la réalité est toute autre : Patty Hewes est attirée par le pouvoir et obnubilée par la volonté de prouver que c’est elle qui le détient, qu’elle possède le contrôle.

Je te rassure tout de suite, cher lecteur, chère lectrice, Patty Hewes a ses failles. Les scénaristes les distillent au fil des saisons, mais sans donner de réelles explications. Ils nous montrent aussi une Patty qui s’effondre, mais cela ne dure jamais très longtemps et surtout, cela ne suscite aucune remise en question. Elle a tracé son chemin et ne s’en éloignera jamais, quoi qu’il en coûte.

ELLEN PARSONS, L’AGNEAU QUI CACHE LA TIGRESSE

Ellen Parsons sort tout juste de l’école et cherche son premier job. La voilà dans le collimateur de Patty Hewes qui l’engage.

Au départ, Ellen semble bien fragile avec son visage d’ange, ses 30 kilos (bon ok, j’exagère un peu, mais je dois pas être loin) et sa naïve découverte des arcanes d’un cabinet d’avocats. Mais lorsqu’on côtoie Patty Hewes, la naïveté se fait vite la malle et Ellen l’apprendra à ses dépens.
Heureusement, Ellen Parsons ne se limite pas à cette oie blanche et se teinte très vite de gris, voire de noir. Elle fera siennes des armes de Patty et empruntera elle aussi le dangereux chemin de la soif de pouvoir.

Patty Hewes/Ellen Parsons : entre répulsion et fascination

Le destin de ces femmes aurait dû les séparer à jamais, et pourtant elles ne cessent de se retrouver. Patty a d’abord considéré Ellen comme une simple marionnette, mais au fil du temps, elle se reconnaît en elle. Elles ont toute deux voulu s’éloigner de leur modeste condition et ont l’ambition pour seul moteur.
Bien qu’Ellen ait souffert des méthodes de Patty, elle a fini par accepter le fait qu’elles seules donnaient des résultats et surtout qu’elle voulait être comme Patty. Ellen sait pertinemment ce qui l’attend. Ne cherchez pas de salut : ni l’une, ni l’autre n’empêchera l’autre de sombrer.

DAMAGES, UNE SÉRIE FÉMINISTE ?

La question peut sembler saugrenue et je dois admettre qu’elle est réductrice. Une série qui met en scène des femmes puissantes est-elle par définition féministe ?

Damages au moins un intérêt : ne pas montrer les femmes par le prisme de la douceur, de la maternité, de l’empathie, clichés tant de fois ressassés. Patty et Ellen sont tout sauf des archétypes de la femme habituellement dépeinte.

Mais avant d’être des femmes, Patty et Ellen sont des êtres humains. Et la première ambition des showrunners de Damages, Glenn Kessler, Todd A. Kessler, Daniel Zelman, est de parler de la quête de la réussite et du pouvoir. Ils l’expliquent très bien dans Showrunners la série de documentaires diffusée il y a quelques mois sur Orange Ciné Max. « C’était la question que l’on se posait : que sommes-nous prêts à sacrifier pour réussir ? « On s’intéressait aussi au pouvoir. Aux rapports de pouvoir au travail et dans la vie. Le système judiciaire semblait être un milieu où une femme pouvait obtenir un très grand pouvoir. « Il n’y avait pas de série sur une femme de pouvoir. Où une femme pouvait-elle acquérir le niveau de pouvoir d’un Tony Soprano, par exemple ? Donc la série a commencé à se préciser. »

Ce qui ressort de Damages, c’est que le pouvoir isole et détruit tout sur son passage. Une fois la machine infernale enclenchée, plus rien ne peut l’arrêter. La grande question est de savoir si cela vaut le coup.  Autre idée intéressante,  pour exercer le pouvoir à un tel niveau, il faut parfois frôler la limite du sociopathe. Là encore, ce questionnement est à l’origine de la série. « On est tombé sur un article dans The New York Times. Des psychologues avaient défini un nouveau type de personnalité. Deux groupes arrivaient en haut de l’échelle mesurant leur penchant à la manipulation, la cruauté, la paranoïa et l’angoisse. « Les psychopathes et les P.-D.G. avaient des résultats similaires. Nous sommes donc partis du principe qu’il faut avoir une personnalité limite, borderline, pour réussir au plus haut niveau. C’est vraiment difficile pour une personne “normale” avec une vie “normale” de réussir. » « On a mis tout ça dans une marmite et on a mélangé. C’est comme ça qu’on a inventé le personnage de Patty Hewes. »

Allez, pour finir ce billet en beauté, voici le générique.

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