Lisbeth Salander, personnage obsédant

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je te propose un nouveau billet hérétique. Je ne te parlerai donc point de série, mais n’arrête surtout pas ta lecture ici, car d’une part, tu es tellement fan de mon écriture que tu en est tout simplement incapable et d’autre part, Lisbeth Salander vaut le coup que l’on passe du temps en sa compagnie.

Pour celles et ceux qui ne savent absolument pas qui est cette fille au nom bizarre, pas d’inquiétude, je vais tout vous expliquer. Lisbeth Salander est l’héroïne de la trilogie Millenium écrite par le Suédois Stieg Larsson. Pour vous donner une petite idée de l’ambiance des livres, voici les titres français de chaque tome : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La reine dans le palais des courants d’air.
Cette trilogie a été un énorme succès mondial (50 millions d’exemplaires à fin janvier 2011 selon Wikipedia) et ce succès aurait pu continuer longtemps si l’auteur n’était pas malheureusement décédé en 2004.

UNE DÉCOUVERTE TARDIVE MAIS CRUCIALE

J’entends parler de cette trilogie depuis bien longtemps et toutes les personnes de mon entourage qui l’ont lue m’en ont toujours dit le plus grand bien. Et pourtant, j’ai beaucoup tardé à la découvrir. Lorsqu’une adaptation cinématographique suédoise est sortie sur les écrans, je ne suis pas allée la voir, voulant d’abord lire l’œuvre originale.
Les années ont passé et sans trop savoir pourquoi, j’ai commencé cette célèbre trilogie au printemps dernier pour la terminer cet été. Coup de foudre immédiat.

Violente, forte et fragile

Ces trois adjectifs vont à merveille avec Lisbeth Salander, mais sont également réducteurs. Cher lecteur, chère lectrice, tu le sais déjà, j’aime les personnages féminins forts. Autant dire qu’avec Lisbeth je suis servie.
J’ai tout de suite eu énormément d’empathie pour cette hackeuse surdouée, à la limite de l’autiste et de la psychopathe, qui s’est enfermée dans sa bulle et laisse tout le monde à des kilomètres de sa carapace.
Et puis Lisbeth a une grande qualité : elle exècre les hommes qui sont violents avec les femmes et gare à ceux qui croisent son chemin. D’ailleurs, il faut reconnaître que pour la féministe patentée que je suis, la trilogie de Stieg Larsson est un vrai régal. J’ai particulièrement aimé l’ouverture des différentes parties du premier tome avec des statistiques (particulièrement terrifiantes) des violences faites aux femmes en Suède.
Mais Lisbeth Salander, c’est au final un être humain comme les autres, une jeune femme qui dit se foutre de ce que les autres pensent d’elle, mais qui est complexée par son physique ou qui tombe amoureuse et souffre lorsqu’elle se sent rejetée, même si elle trouve cela débile.
Alors voilà, cher lecteur, chère lectrice, ce qui devait arriver arriva : je me suis identifiée à cette si attachante Lisbeth Salander (je vous rassure tout de suite, pas en ce qui concerne les tortures, meurtres et autres joyeusetés du genre dont elle est coutumière).

UNE PREMIÈRE ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE DÉCEVANTE

Un tel succès planétaire ne pouvait pas échapper à une adaptation ciné et ce fut le cas en Suède en 2009. Comme je n’ai jamais assez de Lisbeth Salander, j’ai bien sûr regardé le premier volet. Et là, grosse déception.
Bien sûr, il est impossible de retranscrire tous les détails d’un livre dans un film, mais là, les racourcis sont tels qu’on ne perçoit pas la profondeur des personnages.
Lisbeth Salander est interprétée par Noomi Rapace qui est physiquement crédible. Mais, malheureusement, j’ai une nouvelle fois été déçue. Je sais que mes attentes sont très certainement trop grandes et que j’en demande sûremenr trop, mais la partition donnée à Noomi Rapace m’a semblé trop légère. La Lisbeth filmée m’est apparu bien sage, pas assez animale, je n’ai pas retrouvé “l’âme” du personnage. Durant une scène en particulier, sa violence a été trop contenue, trop lisse.
J’ai tout de même voulu persévérer et j’ai regardé le deuxième volet, qui est encore pire : rythme lent à mourir, mise en scène plate à mourir, raccourcis réducteurs à mourir. Bref, je ne regarderai pas le troisième.
Le seul intérêt de ces films est d’entendre ces personnages parler suédois, d’entendre leurs noms prononcés comme ils doivent l’être.

UNE NOUVELLE ADAPTATION QUI ME DONNE BIEN PLUS ENVIE

Un tel succès planétaire ne pouvait pas échapper aux Américains. Ce sera chose faite en janvier 2012 sur les écrans français avec l’adaptation signée David Fincher. Ce remake fait quelque peu polémique  : il arrive trop tôt après la version suédoise, Daniel Craig (le dernier James Bond en date) dans le rôle titre masculin, ce n’est franchement pas crédible, Noomi Rapace n’a pas été choisie pour reprendre le rôle de Lisbeth Salander.
Je me fiche de ces polémiques. Cela ne me dérange pas qu’un remake soit fait. Cela ne me dérange pas que Daniel Craig ait eu le rôle. Cela ne me dérange pas que l’actrice change, surtout que d’après les premières images et vidéos, Rooney Mara est physiquement tout aussi crédible que Noomi Rapace.
Mais surtout, les premiers trailers ont fait vibrer la lectrice que je suis. J’y ai retrouvé l’ambiance des livres et cette Lisbeth Salander m’a l’air mieux cernée.
Oui, je peux me tromper. Oui, je risque fort d’être déçue. Mais j’ai d’ores et déjà rendez-vous avec Lisbeth Salander le 18 janvier 2012.

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4 réflexions au sujet de « Lisbeth Salander, personnage obsédant »

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  2. Pour avoir lu la trilogie, vu, ou plutôt survolé, le second épisode suédois, je dois dire que j’ai adoré l’adaptation américaine (surtout grâce a Rooney Mara) même si je lui trouve quelques défauts, mais c’est normal on ne peut pas adapter un livre de 800 pages en 2h30. Le personnage de Lisbeth est effectivement fascinant !
    Le film retranscrit bien la force extérieur de Lisbeth mais sa fragilité intérieur, puis il est sombre et c’est tant mieux.
    Pour ce qui est des livres ils sont très prenant mais (avis personnel) on remarque vraiment le style journalistique de Larsson (!) et avec du recul il n’a pas une plume excellente mais a su écrire une série formidable, quel dommage pour le quatrième livre en effet !

  3. j’ai adoree la trilogie jen ai mangee lolllll noomi rapace dans le role de lisbeth salander est en a en coupee le souflle j’adore jador jadore a quand la suite ???

  4. Pour ma part, j’ai tout simplement adoré la version américaine, je trouve qu’ils ont respectés la chronologie du livre PARFAITEMENT contrairement à la version suédoise ou plusieurs choses sont VRAIMENT mis de côté…
    J’adore le casting de la version américaine.
    La version suédoise Lisbeth est très bien mais Mickaël OH MON DIEU …. Dans le livre on le décrit comme un homme à femme qui couche avec toutes femmes…
    Dans la version suédoise, il a des cratères sur le visage c’est assez….. différent du Mickaël que je m’étais imaginé!!! heureusement, Daniel Craig remonte dans l’estime que j’avais de ce personnage! 🙂

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