nov 29 2011

Contre toute attente, j’aime Merlin

Je ne pensais pas écrire un jour billet un billet sur la série Merlin. Et encore moins un billet où je chante ses louanges. Et pourtant, ce jour est arrivé.

Merlin est une série anglaise apparue sur BBC One en 2008. Elle raconte l’épopée arthurienne par le prisme de la jeunesse de Merlin et d’Arthur, avant qu’ils ne deviennent légendaires. Le jeune Merlin (Colin Morgan) est envoyé par sa mère à Camelot pour travailler sous les ordres de Gaius (Richard Wilson), médecin du roi. Merlin n’est pas un jeune homme comme les autres : doté de pouvoirs dont il ne comprend ni la provenance, ni l’étendue, il est un peu perdu. Son arrivée à Camelot lui permettra de trouver les réponses qu’il cherche et d’embrasser sa destinée. Que les puristes de Chrétien de Troyes passent leur chemin : il s’agit d’une libre adaptation. Uther Pendragon (Anthony Head, le Giles de Buffy) est bien en vie, plus roi que jamais et met à mort quiconque utilise la magie, Arthur (Bradley James) ressemble à un jeune prince orgueilleux et superficiel qui aime malmener son serviteur Merlin, Morgane (Katie McGrath) est la pupille adorée d’Uther et Guenièvre (Angel Coulby) prend les traits de la servante de Morgane. Cette libre adaptation ne me dérange guère, car comme le disait souvent Alexandre Astier dans des interviews, la légendes arthurienne est un mythe, elle peut dont être adaptée de quelque manière que ce soit. Bien sûr, cela n’a rien à voir avec le point de vue français : ici, on retrouve les bases de la légende d’Arthur. Les chevaliers sont des hommes de grand honneur, qui donneraient leur vie pour leur roi sans aucune hésitation et sans remettre en question le bien-fondé de leur quête. En clair : aucun bras cassé à la cour des Pendragon.

TOUT AVAIT SI MAL COMMENCÉ

Ayant toujours eu un faible pour la légende arthurienne (et bien avant Kaamelott, si si, je vous jure), le pitch m’a tout de suite intéressée, de même que le parti pris qui me rappelait celui de Smallville. Donc, lorsque la première saison est sortie, j’étais au rendez-vous. Mais que je fus déçue : peu d’enjeux, des intrigues « faciles » et presque enfantines, des relations entre personnages qui me semblaient superficielles. Bref, je n’ai même pas terminé cette saison et pensais mettre la série aux oubliettes une bonne fois pour toutes.

Et puis arrive le Comic Con de juillet dernier. Une rencontre avec une partie du casting était organisée et par curiosité, j’y ai assisté. Là encore, déception : Colin Morgan et Bradley James avaient envie d’être ailleurs et le montraient ouvertement. Ils n’écoutaient pas les questions, y répondaient à peine et chahutaient le reste du temps. Ils ne faisaient même pas semblant (c’est pourtant leur boulot en tant qu’acteur, mais passons…). La pauvre Katie McGrath faisait son possible pour relever le niveau, ce qui n’était pas une mince affaire. Heureusement pour nos deux « stars », les jeunes femmes présentes (oui, le public était quasi exclusivement féminin) étaient tellement ravies de les voir qu’elles ne prêtaient pas attention à leur attitude pourtant si irrespectueuse. Cette rencontre ne faisait donc que me conforter dans mon rejet de la série lorsqu’ils ont diffusé un trailer (de la saison 3 ou 4, je ne me souviens pas exactement). Et là, surprise : un trailer fort alléchant qui nous promet du sombre, de l’épique, la légende qui se met enfin en place.

ME VOILÀ SOUS LE CHARME SANS CRIER GARE

Lorsque NRJ12 a diffusé la saison 2 en septembre, j’ai décidé d’y jeter un oeil plus attentif, histoire de vérifier si les promesses du trailer alléchant étaient déjà en marche.

Bien sûr, ce ne fut pas tout de suite la révélation. Les stand-alone (histoire qui se conclut à la fin des épisodes pour les non series addicts, mais va falloir vous mettre au niveau les amis) sont encore nombreux et ont un canevas assez similaire. Mais petit à petit, les éléments se mettent en place, les périls se font plus menaçants et les personnages plus attachants. La relation Merlin/Arthur qui reprend le schéma classique du doué/maladroit fonctionne très bien et la complicité entre les deux acteurs semble réelle. ET puis, je ne suis pas insensible aux parcours de ces deux jeunes héros qui apprennent à être des hommes, et pas n’importe lesquels. La saison 3 monte encore en puissance et la 4 démarre sous les meilleurs auspices. Me voilà donc piégée, attendant chaque soir avec impatience pour avoir ma dose de magie, de cottes de mailles et de petites joutes verbales.

Donc, si vous tombez sur les aventures de Merlin, il se peut fort qu’il vous ensorcèle.

Image de prévisualisation YouTube

Merlin, 48 épisodes. Saison 4 en cours de diffusion sur BBC One.

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nov 18 2011

Ces nouvelles séries tant attendues, joie ou déception ?

Rappelle-toi, cher lecteur, chère lectrice, je te parlais ici de la fébrilité qui s’empare de tout sériephile à la rentrée. Je te présentais également les nouvelles séries qui me tentaient particulièrement. Plusieurs semaines ont passé, il est temps de faire un petit bilan.

Ringer, depuis le 13 septembre sur CW

Le pitch : Bridget et Siobhan sont deux sœurs jumelles qui ne sont plus en contact. Alors qu’elles se retrouvent, Siobhan disparaît et Bridget décide de prendre sa place. Ce n’est certainement pas une très bonne idée.

Joie ou déception ? L’histoire et le trailer m’avaient bien intriguée et je reconnais que l’histoire m’embarque. Sarah Michelle Gellar est tout aussi crédible en femme riche et manipulatrice qu’en junkie paumée qui rêve de s’en sortir. Bien sûr, les trois premiers épisodes sont un peu longs à se mettre en place, mais par la suite, les choses s’accélèrent. Ce qui me plaît particulièrement, ce sont toutes les fausses pistes qui troublent le spectateur. Seul petit  bémol : les affres de la belle-fille de Siobhan/Bridget, paumée et droguée dont le mal-être ne me touche guère. Mais la série est diffusée sur CW, alors il faut bien que des ados traînent dans le coin. Non, ce n’est pas un chef-d’œuvre, non, cela ne va pas révolutionner l’histoire des séries télé, mais j’ai envie de voir comment Bridget va se sortir de ce joli merdier et cela me va bien.

American Horror Story, depuis le 5 octobre sur FX

Le pitch : une famille déménage de Boston et se retrouve dans une belle demeure qui n’a qu’un seul petit défaut, elle est hantée.

Joie ou déception ? American Horror Story est le type même de la série qui divise : soit on adhère, soit on exècre, soit on passe de l’un à l’autre (si, si, je vous jure que c’est possible !). Je dois bien avouer que je fais partie de la première catégorie et je sais que certains en sont horrifiés. Je ne nie pas les défauts : clichés de tous les films d’horreur possibles et imaginables, arcs narratifs qui partent dans tous les sens, jeu de l’acteur principal pas toujours convaincant. Mais voilà, je suis happée par l’ambiance (bien plus malsaine que terrifiante) et puis, j’aime retrouver Frances Conroy, la magnifique Ruth Fisher de Six Feet Under. Petit à petit, les éléments prennent leur place et j’ai envie de savoir ce qui relie cette famille à cette maison.

Grimm, depuis le 21 octobre sur NBC

Le pitch : un jeune flic est confronté à des meurtres étranges et apprend cette étrange vérité : les personnages de contes de fées existent et il est un grimm, seul humain capable de percevoir leur vraie nature.

Joie ou déception ? Le trailer du pilot semblait le raconter en entier et ce fut bien le cas. Pour le moment, je n’ai regardé que ce premier épisode et je dois reconnaître que ce n’est pas le coup de cœur. La série est avant tout un cop show (c’est-à-dire qu’on suit des flics durant leurs enquêtes, pour les non avertis) et malgré tout l’aspect fantastique de l’intrigue, cela reste assez classique. Mais je n’enterre pas la série pour autant, car elle n’est pas désagréable à suivre.

Once Upon A Time, depuis le 23 octobre sur ABC

Le pitch : une jeune femme, retrouvée par son fils qu’elle avait abandonné, s’installe dans une petite ville du Maine. Mais comme toujours, dès qu’il s’agit d’une petite ville du Maine, il s’y passe des choses étranges. En clair : les habitants sont les héros des contes de fées (qui sont tout sauf des contes de fées), mais ils l’ignorent.

Joie ou déception ? Mon coup de cœur de la rentrée. J’avais la crainte que cette série soit bien mièvre, surtout de la part d’un grand network, je fus rassurée. Ne vous méprenez pas, ça reste une série de grande chaîne, ne vous attendez pas à y voir une ambiance malsaine à la American Horror Story. Mais les scénaristes assument complètement l’univers des contes de fées en le modernisant. Les flashbacks nous plongent au cœur de cet imaginaire qui nous est si familier de manière fort réussi. Ils évitent d’être trop chronologiques et permettent de cerner et de faire avancer les enjeux de chaque épisode.

 

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nov 7 2011

Un an, déjà !

Tout le monde vous le dira : les anniveraires, ça se fête ! Et un premier anniversaire, ça marque.

Et oui, cher lecteur, cher lectrice, il y a un an jour pour jour, je décidais de me lancer dans le monde fourni de la blogosphère en lançant à la mer virtuelle mes bouteilles sériephiliques. Ok, ok, mon premier billet était déjà quelque peu hérétique puisque j’y causais du projet d’adaptation ciné de Cobra, l’un de mes dessins animés préférés alors que j’étais une petite fille bien sage (d’accord, personne n’y croit, mais c’est le premier anniversaire de mon blog alors j’écris ce que j’ai envie d’écrire et pis c’est tout).

52 articles, 45 mots-clés et 183 commentaires plus tard, je suis toujours présente sur cette chère blogosphère, même si je ne le suis pas autant que je le souhaiterais. Ah, comme j’étais naïve de penser qu’il me serait facile de poster un billet minimum par semaine. Que voulez-vous, la jeunesse n’est qu’envolées et enflammage de pistil. Mais rassure-toi, cher lecteur, chère lectrice, je ne m’avoue pas vaincue pour autant !

Un premier bilan ? Si j’en crois l’outil wordpressien des mots-clés, je vous ai beaucoup parlé d’Hero Corp, de Kaamelott, de Simon Astier, de Stargate et de la fan attitude (ce qui est difficile à croire, je le reconnais volontiers). En mai dernier, j’ai décidé de changer la tête de ce blog en devenir en passant du côté obscur de WordPress et le résulat n’est pas si mal. Un jour, je prendrai sûrement le temps de le personnaliser plus encore, mais chaque chose en son temps, il n’a qu’un an tout de même !

Parce qu’un billet d’anniversaire n’est pas totalement complet sans quelques remerciements, je me lance. Tout d’abord, merci Thanandra d’avoir été présente lors des premiers pas avec ses strips et dessins qui font toujours mouche. Elle n’a malheureusement plus le temps de s’y concacrer, mais je ne désespère pas de lui redonner toute sa place un jour, et je sais que je ne suis pas la seule !

Et puis, bien sûr, un grand merci à toi cher lecteur, chère lectrice, de lire mes petites bafouilles, d’être parfois fidèle (j’en connais deux trois qui se reconnaîtront) et de me laisser des commentaires toujours agréables à découvrir.

Il ne me reste plus qu’une seule chose à écrire : c’est reparti pour un tour !

 

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