Contre toute attente, j’aime Merlin
Je ne pensais pas écrire un jour billet un billet sur la série Merlin. Et encore moins un billet où je chante ses louanges. Et pourtant, ce jour est arrivé.
Merlin est une série anglaise apparue sur BBC One en 2008. Elle raconte l’épopée arthurienne par le prisme de la jeunesse de Merlin et d’Arthur, avant qu’ils ne deviennent légendaires. Le jeune Merlin (Colin Morgan) est envoyé par sa mère à Camelot pour travailler sous les ordres de Gaius (Richard Wilson), médecin du roi. Merlin n’est pas un jeune homme comme les autres : doté de pouvoirs dont il ne comprend ni la provenance, ni l’étendue, il est un peu perdu. Son arrivée à Camelot lui permettra de trouver les réponses qu’il cherche et d’embrasser sa destinée. Que les puristes de Chrétien de Troyes passent leur chemin : il s’agit d’une libre adaptation. Uther Pendragon (Anthony Head, le Giles de Buffy) est bien en vie, plus roi que jamais et met à mort quiconque utilise la magie, Arthur (Bradley James) ressemble à un jeune prince orgueilleux et superficiel qui aime malmener son serviteur Merlin, Morgane (Katie McGrath) est la pupille adorée d’Uther et Guenièvre (Angel Coulby) prend les traits de la servante de Morgane. Cette libre adaptation ne me dérange guère, car comme le disait souvent Alexandre Astier dans des interviews, la légendes arthurienne est un mythe, elle peut dont être adaptée de quelque manière que ce soit. Bien sûr, cela n’a rien à voir avec le point de vue français : ici, on retrouve les bases de la légende d’Arthur. Les chevaliers sont des hommes de grand honneur, qui donneraient leur vie pour leur roi sans aucune hésitation et sans remettre en question le bien-fondé de leur quête. En clair : aucun bras cassé à la cour des Pendragon.
TOUT AVAIT SI MAL COMMENCÉ
Ayant toujours eu un faible pour la légende arthurienne (et bien avant Kaamelott, si si, je vous jure), le pitch m’a tout de suite intéressée, de même que le parti pris qui me rappelait celui de Smallville. Donc, lorsque la première saison est sortie, j’étais au rendez-vous. Mais que je fus déçue : peu d’enjeux, des intrigues « faciles » et presque enfantines, des relations entre personnages qui me semblaient superficielles. Bref, je n’ai même pas terminé cette saison et pensais mettre la série aux oubliettes une bonne fois pour toutes.
Et puis arrive le Comic Con de juillet dernier. Une rencontre avec une partie du casting était organisée et par curiosité, j’y ai assisté. Là encore, déception : Colin Morgan et Bradley James avaient envie d’être ailleurs et le montraient ouvertement. Ils n’écoutaient pas les questions, y répondaient à peine et chahutaient le reste du temps. Ils ne faisaient même pas semblant (c’est pourtant leur boulot en tant qu’acteur, mais passons…). La pauvre Katie McGrath faisait son possible pour relever le niveau, ce qui n’était pas une mince affaire. Heureusement pour nos deux « stars », les jeunes femmes présentes (oui, le public était quasi exclusivement féminin) étaient tellement ravies de les voir qu’elles ne prêtaient pas attention à leur attitude pourtant si irrespectueuse. Cette rencontre ne faisait donc que me conforter dans mon rejet de la série lorsqu’ils ont diffusé un trailer (de la saison 3 ou 4, je ne me souviens pas exactement). Et là, surprise : un trailer fort alléchant qui nous promet du sombre, de l’épique, la légende qui se met enfin en place.
ME VOILÀ SOUS LE CHARME SANS CRIER GARE
Lorsque NRJ12 a diffusé la saison 2 en septembre, j’ai décidé d’y jeter un oeil plus attentif, histoire de vérifier si les promesses du trailer alléchant étaient déjà en marche.
Bien sûr, ce ne fut pas tout de suite la révélation. Les stand-alone (histoire qui se conclut à la fin des épisodes pour les non series addicts, mais va falloir vous mettre au niveau les amis) sont encore nombreux et ont un canevas assez similaire. Mais petit à petit, les éléments se mettent en place, les périls se font plus menaçants et les personnages plus attachants. La relation Merlin/Arthur qui reprend le schéma classique du doué/maladroit fonctionne très bien et la complicité entre les deux acteurs semble réelle. ET puis, je ne suis pas insensible aux parcours de ces deux jeunes héros qui apprennent à être des hommes, et pas n’importe lesquels. La saison 3 monte encore en puissance et la 4 démarre sous les meilleurs auspices. Me voilà donc piégée, attendant chaque soir avec impatience pour avoir ma dose de magie, de cottes de mailles et de petites joutes verbales.
Donc, si vous tombez sur les aventures de Merlin, il se peut fort qu’il vous ensorcèle.
Merlin, 48 épisodes. Saison 4 en cours de diffusion sur BBC One.




