Being Human UK : la série aux persos tout choupis (saisons 1 à 3)

Dans ma vie de sériephile, il y a les séries qui m’emportent, qui résonnent en moi, qui me troublent, me font réfléchir, me prennent aux tripes et il y a les séries qui pourraient sembler moins fondamentales, mais qui le sont tout autant, vu mon attachement à leurs personnages. Et les personnages de Being Human (version anglaise) sont tout simplement irrésistibles.

Souviens-toi, cher lecteur, chère lectrice, je t’ai déjà brièvement parlé de Being Human ici. J’avais alors visionné la première saison sur France 4, mais bizarrement, je n’avais pas tout de suite enchaîné avec les saisons suivantes. La saison 2 m’a sagement attendu  de longs mois sur mon disque dur. Le temps a passé, les découvertes et coups de cœur se sont enchaînés et un jour, sans trop que j’en connaisse la cause, j’ai décidé de retrouver ces petits Anglais que j’avais trop longtemps négligés. La première très bonne impression s’est plus que confirmée et me voilà donc enchaînant les épisodes (toujours à un rythme raisonnable, n’oublie pas cher lecteur, chère lectrice que l’attente est l’un de mes petits plaisirs) et allant du rire, au « oh, ils sont trop choupis » sans oublier le « Mitchell is so sexy » (ok, ok, je m’égare…) et les inévitables larmes finales.

Mais qui sont donc ces personnages si attachants ?

Mitchell (Aidan Turner) a été transformé en vampire alors qu’il luttait dans les tranchées françaises lors de la Première Guerre mondiale. Après avoir vécu des décennies de débauche et de violence, il décide de se sevrer et de vivre parmi les humains en parfaite harmonie. Qui dit vampire, dit brun ténébreux et torturé (d’où le fameux « Mitchell is so sexy »), mais on ne peut décemment pas le réduire à ça. Mitchell n’est pas un Angel bis (mais si, vous savez, le vampire brun ténébreux et torturé des Buffy et Angel of course), il est loin d’être un héros, pétri de doutes, de faiblesse et de maladresse. Il a trouvé un job peinard de nettoyeur de surface à l’hôpital de Bristol (oui, je sais, le « Mitchell is so sexy » en prend un coup là) qui lui permet d’être invisible et de garder un œil sur les activités sanglantes de ses comparses vampires qui profitent d’une organisation bien huilée à tous les niveaux.

George (Russell Tovey) est un jeune homme plutôt complexé, en retrait, le contraire du type cool à la Mitchell. Il aurait pu avoir la vie la plus banale du monde, s’il n’avait croisé le chemin d’un loup-garou, qui lui laissera une griffure à vie. George fuit alors sa famille, perdu, ne sachant pas comment gérer cette “malédiction”. Il se retrouve brancardier à l’hôpital de Bristol et croise donc la route du vampire brun ténébreux et torturé qui n’aurait rien contre un compagnon de fortune. George croise la route de Nina (Sinead Keenan) dans ce même hôpital de Bristol (the place to be en somme) et cette rencontre changera leurs vies.

Annie (Lenora Crichlow) file le parfait amour avec son parfait petit ami. Elle est la petite amie modèle, toujours là pour son amoureux, toujours prête à le rendre heureux. Mais ce petit monde ne pouvait rester parfait si longtemps et voici donc Annie réduite à être un fantôme, hantant sa maison.

Mitchell et George, en bons compagnons de route, décident de partager un appart et c’est donc tout naturellement qu’ils s’installent chez Annie.

Trouver sa place dans le monde, un thème universel

Oui, Being Human parle d’un vampire, d’un loup-garou et d’une fantôme et oui, bien sûr, ils vont être confrontés à des enjeux qui les dépassent. Mais le parti pris de cette série est également de nous montrer de jeunes adultes (même si ok, techniquement, l’un des trois n’est plus si jeune, mais tâchons de ne pas nous focaliser sur de si petits détails) qui cherchent à savoir ce qu’ils vont faire de leur vie (ok, ok, deux d’entre eux sont morts, mais il me semble avoir déjà été claire en ce qui concerne les petits détails). Il est touchant de voir Mitchell, George et Annie courir avec naïveté et persévérance après un quotidien banal : les joies et agacements d’être colocataire, un rythme routinier, la fête des voisins, faire du thé, avoir une vie amoureuse, passer se soirées devant la télé… Et bien sûr, ces efforts sont toujours contrecarrés voire réduits à néant, mais ces petits moments de banalité sont réjouissants à souhait et me font autant rire qu’ils m’attendrissent (oui, c’est possible !!!).

Bien sûr, rien n’est jamais simple pour un vampire, un loup-garou et un fantôme, dans un monde où vampires et loup-garous sont en guerre depuis des siècles, où les vampires sont assoiffés de pouvoir, où les fantômes doivent tôt ou tard quitter ce monde sous peine de représailles, où les humains ne sont pas prêts à découvrir la vérité, où les hommes qui découvrent la vérité ont pour premier réflexe de mener une croisade contre ce mal inspiré par le Diable lui-même.

Les saisons 2 et 3 gagnent en noirceur et gravité. Mitchell, Annie, Georg et Nina ne peuvent plus se bercer de leurs douces illusions : la vie banale dont ils rêvent restera à jamais un rêve. Ils doivent également faire face à ce qu’ils sont et ce que cela implique. Est-on ce qu’on est ou ce que l’on fait ? Jusqu’où peut-on se mentir à nous-mêmes ? jusqu’où peut-on demander à nos amis d’aller pour nous ? Car oui, ce qui me touche le plus dans Being Human, c’est l’amitié et l’amour qui unit ces quatre personnages. Durant 18 épisodes, j’ai ri et pleuré avec Mitchell, Annie, George et Nina, j’ai eu le sentiment de faire partie de la bande. Et rien que pour ça, Being Human vaut vraiment le coup.

Image de prévisualisation YouTube

Being Human, diffusé sur BBC Three, 5 saisons de 6 épisodes (saison 5 en production). Diffusion  sur France4.

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Une réponse sur “Being Human UK : la série aux persos tout choupis (saisons 1 à 3)”

  1. Tout a fait d’accord avec toi sur cette série. Le virage de la Saison 4 par contre m’a complétement largué pendant presque toute la saison. Vers la fin c’est mieux, mais je n’y retrouve pas encore le plaisir des 3 premières. Je regarderai quand même la suivante 🙂

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