Oui, j’ai commencé Doctor Who par la saison 5 et oui, j’en suis devenue dingue !

L’heure est grave, cher lecteur, chère lectrice, car je m’apprête à écrire un billet sur une série, que dis-je, un monument de la culture britannique, j’ai nommé Doctor Who. L’heure est grave car cette série, lorsqu’elle est aimée, l’est de manière totale, inconditionnelle. Les fans connaissent les moindres détails, des millions d’encyclopédies galopantes à travers le monde. Alors oui, cher lecteur, chère lectrice, je prends un risque. Risque encore plus inconsidéré que ma découverte débute par une hérésie.

Durant des années, Doctor Who est resté une série que je trouvais kitsch à souhait lorsque je tombais par accident dessus sur France4. Durant des années, Doctor Who est resté une série dont on me vantait les mérites encore et encore avec force et attachement, en me disant que cela devrait me plaire. Durant des années, j’ai laissé Doctor Who de côté.

Mais voilà, janvier 2012, la saison 2 de Sherlock débarque et fidèle lecteur, fidèle lectrice, tu sais déjà combien cette saison a transformé ma vie de sériephile. Fin janvier, me voilà donc dans un état de manque et en pleine crise de Moffatmania : il me faut ma dose de Steven Moffat et en grande quantité ! J’ai donc retracé le fil de ses frasques télévisées : Coupling (bon, j’avais besoin de ma dose, mais cela reste une sitcom, donc je ne suis pas allée au-delà de la première saison), Jekyll (une réussite) et bien sûr Doctor Who. Mais avec Doctor Who, me voilà face à un dilemme : la série compte déjà six saisons et la septième arrivera à la rentrée. Je suis certes une sériephile monomaniaque obsessionnelle, mais je ne suis pas une sérievore acharnée :  regarder des saisons entières me prend un minimum de temps. Et ce fieffé Moffat n’a écrit que quelques scénarios des quatre premières saisons. Et ce fieffé Moffat est scénariste en chef depuis la saison 5. Saison 5 qui voit l’arrivée d’un nouveau Doctor (Matt Smith) et d’un nouvel arc narratif. La décision n’a donc pas été très difficile à prendre : je découvrirai Doctor Who par la saison 5.

Cette décision hérétique ne s’est pas faite sans heurts et récriminations : mais enfin, comment peut-on faire l’impasse sur quatre saisons en toute conscience ? Comment peut-on seulement comprendre tous les enjeux sans avoir la mythologie en tête ? Mais, c’est avec la conviction que mon état de manque est plus fort que toute rationalité chevillée au corps que j’ai donc commencé mon visionnage. Résultat : une nouvelle addiction est née.

Mais en fait, Doctor Who, de quoi ça parle ? La série est apparue sur les écrans britanniques en 1963 (le cinquantenaire sera fêté comme il se doit en 2013) et a duré jusqu’en 1989, avant de renaître de ses cendres sous la houlette de Russel T Davies en 2005. La série raconte les aventures du Doctor, extraterrestre et maître du temps plusieurs fois centenaires qui parcourt le temps et l’espace dans son Tardis (Time And Relative Dimension(s) In Space). Particularité du Tardis : il s’agit d’une Police Box (cabine téléphonique bleue reliée à un poste de police qui existait au Royaume-Uni dans les années 50) qui, comme le sac de Mary Poppins, est plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur. Voyager seul n’a guère de sens, le Docteur prend donc le soin de choisir des compagnons humains. Comme tout seigneur du temps qui se respecte, le Doctor se régénère dans un nouveau corps dès que l’ancien est mortellement blessé (ce qui est tout de même fort pratique pour les changements d’acteurs).

La saison 5 débute par un Doctor régénéré dont le Tardis atterrit tant bien que mal dans le jardin de la maison où vit la petite Amelia Pond (interprétée par Karen Gillian une fois devenue adulte). L’ouverture de cet épisode m’a totalement cueillie et me voilà plongeant avec délice dans cet univers si particulier. L’attachement aux personnages a été immédiat, le plaisir de découvrir ces histoires tout autant. J’adore l’interprétation de Matt Smith qui me fait penser à un farfadet : il ne tient jamais en place, toujours en suspension, sa pensée filant à toute allure et capable de porter sur son visage la frénésie, la joie, la mélancolie et la tristesse avec une sincérité désarmante. Oui, oui, je sais, je m’enflamme sans connaître les glorieuses heures de David Tennant (le Doctor des saisons 2 à 4 et qui a marqué les esprits et les cœurs des fans). Je ne suis pas vraiment du genre fleur bleue, mais le couple Amy/Rory (son ami d’enfance interprété par Arthur Darvill) est touchant et écrit de façon très romantique. Ok, ok, il y a tout de même un élément de l’univers de Doctor Who auquel je n’arroche pas : les Daleks. Alors là, cher lecteur, chère lectrice, je ne sais pas si tu te rends totalement compte à quel point je m’expose au danger en écrivant une phrase pareille. Les Daleks sont les méchants les plus mythiques de Doctor Who et ont une place capitale pour tous les Whovians (petit nom donné aux fans de la série). Mais voilà, la voix artifcielle de ces robots sortis de l’enfer qui répètent à l’envie EXTERMINATE me fait saigner les oreilles, rien que ça.

Durant ces saisons 5 et 6, j’ai ri (mention spéciale aux The Lodger 5×11 et Closing Time 6×12), j’ai pleuré (mention spéciale à The Girl Who Waited 6×10), j’ai stressé en adorant ça (mention spéciale aux The Time of Angels 5×04 et Flesh and Stone 5×05). Bien sûr, certains épisodes sont moins réussis, mais peu importe, la magie opère toujours. Le Doctor est toujours le Doctor.

Fan de Doctor Who ou de Steven Moffat ?

Puis-je vraiment dire que je suis fan de Doctor Who alors que je n’en ai vu que deux saisons ? Puis-je vraiment dire que je suis fan de Doctor Who alors que je l’ai découverte avec la patte Steven Moffat ? Car même si le scénariste en chef maîtrise la mythologie et respecte les fondamentaux de la série, the Moffat Touch est partout. Les arcs narratifs sont complexes, mais surtout, les épisodes qui ouvrent et qui clôturent les saisons, chasse gardée du scénariste en chef, vont à toute vitesse et fourmillent d’informations qu’il faut attraper au vol sans attendre. Certains fans ne goûtent pas tant que ça cette virtuosité affichée, mais étant touchée par la Moffatmania, c’est bien ce que je préfère ! Mention spéciale aux The Pandorica Opens et The Big Bang 2 qui terminent la saison 5, dont l’écriture en écho à tout ce qui s’est passé durant la saison m’a enchantée. J’ai rarement éprouvé un tel plaisir remettre les pièces d’un puzzle dans l’ordre. L’écriture de Moffat colle parfaitement au jeu de Matt Smith et nous offre de petites pépites.

Heureusement, les personnages ne sont pas oubliés au profit de la narration. La relation entre Amy et le Doctor née de leur rencontre alors qu’elle n’était qu’une petite fille est tout aussi particulière qu’émouvante et drôle. Le lien qui unit Amy et Rory s’étoffe petit à petit et devient tout aussi évident que nécessaire. Amy est une jeune femme très intéressante, drôle, décidée, aimant l’aventure. Et que dire de River Song (Alex Kingston) dont chacune des apparitions me ravit ? Elle fait partie de ces personnages féminins que l’on n’oublie pas et que l’on aimerait voir plus souvent.

Je te rassure cher lecteur, chère lectrice, j’ai l’intention de regarder les quatre premières saisons de Doctor Who. Mais vu la vitesse à laquelle j’aime regarder des séries et que la rentrée va vite arriver avec son lot de retour et de nouveautés, le challenge ne manque pas de piquant. Je ne dirai qu’une seule chose face à cette lourde tâche qui m’attend : Geronimo !!!!!!!

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Doctor Who, 6 saisons. Diffusé sur BBC One. Diffusion de la saison 7 à la rentrée 2012. Diffusion française sur France4.

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11 réponses sur “Oui, j’ai commencé Doctor Who par la saison 5 et oui, j’en suis devenue dingue !”

  1. Salut,

    J’ai aussi commencé à regarder il y a quelques années à partir de la 3ème saison. Ca m’a plu alors j’ai recommencé par la première.
    Et quelque part tu as peut-être bien fait de commencer par cette cinquième saison. Tu ne seras pas déçue des premières, bien au contraire.

    En réalité pour ma part j’ai un peu décroché depuis que Matt Smith est arrivé. Je compte m’y remettre mais quand David Tennant est parti c’était dur ^^. Dur de se passer du dit meilleur docteur de tous les temps.
    Mais bon de toute façon le choc post traumatique après chaque régénération est dur à supporter 😀
    La première saison est vraiment excellente avec Christopher Eccleston dans un très bon Docteur. Puis ça monte vraiment en puissance avec David Tennant, pour vraiment atteindre des sommets. Notamment grâce à ses compagnons.
    Ces saisons sont d’autant plus importantes pour comprendre les spin off de Docteur Who, en particulier en ce qui concerne Torchwood.

    Ca serait cool que tu nous fasse un mini retour d’expérience pour nous dire quelles saison tu as préféré. 🙂

    Au fait: Au courant que Benedict Cumberbatch devait à la base être le onzième Docteur ? 🙂

  2. Je suis en plein visionnage de la saison 1 et oui, je compte rédiger un billet une fois le quatre premières saison vues.

    Je peux comprendre le traumatisme du changement de Doctor que je vivrai très certainement lors du départ ineluctable, un jour, de Matt Smith.

    En ce qui concerne Benedict Cumberbatch en Doctor, je ne suis pas certaine qu’il était vraiment pressenti car le casting avait lieu en même temps que celui de Watson pour Sherlock (Matt Smith a d’ailleurs participé aux deux auditions à quelques jours d’intervalle). Et puis, Cumberbatch a dit à de nombreuses reprises que le rôle ne l’intéressait pas avec tout ce que cela suppose en notoriété et en implication sur du long terme en dehors de la série (oui, oui, je me tiens au courant de tout :p)

  3. Salut,

    Je découvre ton blog avec cet article que j’ai beaucoup apprécié. J’ai découvert Doctor Who il y a 2 mois et après avoir dévoré les 6 saisons je suis définitivement fan. Contrairement à toi j’ai découvert Steven Moffat grâce à cette série et je me suis aperçu que les épisodes qui m’ont le plus marqué dans les 1ères saisons ont été écrit par lui.
    Concernant les acteurs j’ai apprécié les 3 docteurs mais j’avoue que Matt Smith avait fort à faire en prenant la suite de David Tennant, ce qu’il a superbement réussi. Chaque compagnon apporte également sa touche personnelle.

    J’espère que tu apprécieras les 1ères saisons et j’attends de lire ton article sur le sujet. De mon côté je vais continuer mon parcours inverse du tien en regardant Sherlock.

  4. Je pense qu’il est tout à fait possible de découvrir Dr Who à partir de la saison 5 sans trop de difficultés.
    Je l’ai découvert grace à une amie qui m’a poussé à regarder (c’était lors de la diffusion de la saison 3).La saison 1 m’a paru très sympa mais certains épisodes étaient un peu poussifs et je ne comprenais pas tout le boucan fait autour de cette série. Puis est venu la saison 2 et David Tennant et petit à petit,je suis devenu accro.Ma saison préférée est sans doute la 4 avec la fantastique Donna même si j’ai des épisodes préférés dans chaques saisons.
    Mais voilà,j’ai beau adoré Moffat, trouvé Matt Smith brillant, aimé les personnages d’Amy et Rory, depuis la saison 5, et malgré de très bons épisodes, il me manque quelque chose. Je n’ai plus le coeur qui se serre autant qu’avant. Je ne sais pas vraiment comment définir ce qui manque mais je préférais quand Moffat n’était pas aux commandes. J’espère que ça va s’arranger parce que j’ai un amour tout particulier pour Dr Who.
    Puisque tu commences seulement à suivre les anciennes saisons,j’espère que tu pourras nous donner ton avis!

  5. Moi aussi j’ai commencé par la 5, par hasard, moi aussi je suis tombée raide de cette série sur le champ, c’était mi-2011 et je le suis toujours. THE best série, of course !
    En fait j’ai été capturée (terrifiée en fait, ok) par les anges, à la télé une nuit d’insomnie. Dès le lendemain je me renseignais sur cette série bizarre avec un mec si jeune qu’on appelle docteur et qui pourtant semble en même temps si vieux… 2 mois plus tard j’étais tombée dans la bassine, bien comme il faut.
    Je n’ai enchaîné avec les 1ères saisons qu’après avoir vu les 5 et 6, j’ai peu accroché avec Nine si froid et des aliens un peu kitsh aux débuts, et puis je suis tombée sous le charme de Ten, forcément… et j’ai TOUT re-regardé avant de pouvoir découvrir la saison 7.
    Alors oui, on peut commencer une série par la saison 5, c’est même ce que je conseille à ceux qui veulent tenter de comprendre mon addiction, Prisonnier Zéro est un épisode absolument parfait pour découvrir l’esprit de cette série.
    Tennant était … super, Smith est parfait en Eleven !
    Manque le temps pour me lancer dans les épisodes de 1963… ça viendra, je suis un peu rigide sur « j’aime une série, je regarde TOUT » !

  6. C’est egalement ce qui m’est arrive…. J’ai commence a regarder la saison 5 (je vis aux Etats-Unis) et j’ai ete completement « accro ». J’ai continue avec la saison 6 et 7 et ensuite j’ai regarder les saisons 1,2,3 et 4. Je dois dire que je prefere Matt Smith en Doctor Who !!! Et me voila devenue une BIG BIG FAN de Doctor Who !

  7. Bonjour,
    Je me permet d’exprimer mon avis sur Steven Moffat que tu semble beaucoup apprécier. Pour ma part, je trouve qu’il a prit la grosse tête. Ouah ! BBC America me finance ! Plein de boum, d’explosions, et d’effets speciaux. Pour ma part, je pense profondément qu’il est triste de commencer par la saison 5 car passer de 11 à 10, c’est fade. Passer de 10 à 11, c’est l’osmose. Tennant est à mes yeux le meilleur doctor de la nouvele ère et Matt Smith est trop « moderne » (non pas que je reste engoncée dans mes principes). J’adore profondément Matt Smith (je hurle à chacune de ses apparitions) mais pour moi, quand on a vu que Matt Smith, on a pas vu Doctor Who.
    Alors, regarder 9, 10, et tous les autres avant (si vous etes des fans, ca passera vite, sinon, allez regarder twilight).

    1. Merci pour ce commentaire !

      Ah, mais j’ai totalement conscience de l’hérésie de ma démarche ! Et fort heureusement, j’ai également rattrapé les 4 premières saisons et je suis bien sûr tombée sous le charme de Ten (la preuve ici http://www.seriesaddict-sowhat.fr/2012/10/25/celle-qui-a-enfin-vu-toutes-les-dernieres-saisons-de-doctor-who-part-one/ et ici http://www.seriesaddict-sowhat.fr/2012/11/01/celle-qui-est-definitivement-dingue-du-doctor-part-two/).

      Et même si je suis fan de Moffat, je sais reconnaître ses travers et j’admets volontiers qu’il a raté la saison 7 (la preuve ici http://www.seriesaddict-sowhat.fr/2013/05/21/doctor-who-saison-7%C2%A0-une-saison-ratee-qui-me-donne-envie-de-voir-la-suite/).

  8. doctor who je taime beaucoup ma soeur celia aussi et elle me fait chier lol elle et moi adoron tes episodee avec rori et emy et on tatent cher nous en esperent que tu vienne aussi en aventur bisous lina 11 ans celia 7ans dana4ans jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjeeeeeeeeeeeeeee ttttttttttttttttttttttttttaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmmmmmeeeeeee
    bis doctor passe la bis a emy et rori

  9. Salut, mes saisons préféré sont toutes celle avec Amy et Rory et Clara qui sont mes compagnons préféré. J’aime beaucoup avec Martha et donna et je déteste les aison avec rose , que je ne supporte pas . doctor who est ma série préfèré.

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