Teen Wolf, mon crush de l’été

Cher lecteur, chère lectrice, nous voici au milieu de l’été et qui dit été, dit vacances, mer, farniente, mais aussi, pour les sériephiles, séries à découvrir. Cet été, j’ai donc décidé de me pencher sur le cas de Teen Wolf qui en est à sa deuxième saison (une troisième de 24 épisodes a déjà été commandée pour 2013). J’avais déjà entendu beaucoup de bien de cette série, mais beaucoup de préjugés m’avaient empêchée d’y jeter un œil. Premier problème : Teen Wolf est un teen show. Et voyez-vous, j’ai passé l’âge du teen show, des adolescents qui découvrent que leur corps n’est qu’un bouillon d’hormones, des lycées avec leurs longs couloirs, leurs casiers, leurs bals de promo, des jeunes filles toutes mignonnes avec des brushings parfaits et des bouclettes parfaitement bouclées, des éphèbes qui se mettent torse nu à la moindre occasion (bon ok, ce n’est peut-être pas un si grand handicap). Deuxième problème : la série est diffusée sur MTV et dans mon esprit borné, MTV se résume à des clips et des émissions de télé-réalité poubelles. Mais voilà, la série était au menu du Season One enregistré en public lors du 4e Comic Con (interview de Tyler Hoechlin, l’un des acteurs, à partir de la 22e minute de l’émission). En grande professionnelle, je me devais d’en voir quelques épisodes pour pouvoir m’en faire une idée. Contre toute attente, cette découverte fut loin d’être ennuyeuse, ce fut même un coup de cœur !

Teen Wolf raconte l’histoire de Scott (Tyler Posey), toujours accompagné de son meilleur ami Stiles (Dylan O’Brian), qui lors de l’une de leurs virées nocturnes interdites croise un loup-garou dont la morsure change son destin. Les soucis ne venant jamais seuls, le jeune garçon tombe amoureux de la petite nouvelle, Allison (Crystal Reed), dont le père (JR Bourne, l’attachant Martouf dans Stargate SG-1) est spécialisé dans la chasse des… loups-garous. Les soucis ne venant décidément jamais seuls, Scott doit gérer sa nouvelle condition sous le regard pas vraiment bienveillant de Derek (Tyler Hoechlin), loup-garou de son état, qui prend le gamin sous ses griffes. Les soucis ayant vraiment décidé de ne jamais venir seuls, Scott est l’objet de toutes les attentions du chef de meute responsable de son état, qui tue avec toute la sauvagerie dont un chef de meute est capable et qui n’a qu’une idée en tête : faire de Scott son nouveau fidèle louveteau.

SPOILER ALERT : pour celles et ceux qui n’auraient pas vu la saison 1 et qui ne veulent absolument rien savoir, ce qui suit risque de vous spoiler. Vous voici prévenu(e)s.

Des codes revisités

Teen Wolf est bien sûr un teen show et comporte tous les ingrédients nécessaires : des ados en pleine révolution hormonale, un lycée américain tout ce qu’il y a de plus classique, les populaires, ceux qui le sont moins, rien ne manque. Mais la série a la bonne idée de faire autre chose avec ces codes bien rigides. Tout lycée américain qui se respecte a son équipe de foot et son quaterback qui sort avec la chef des cheerleaders. Mais à Beacon Hills, on ne joue pas au foot, mais à la crosse (un genre de hockey sur gazon mais dont le jeu se passe en l’air et non au sol. Oui, je sais, cette explication ne vous avance pas des masses, mais c’est la seule dont je suis capable, il faudra donc vous en contenter). Jackson (Colton Haynes), le capitaine de l’équipe sort bien sûr avec Lydia (Holland Roden), la fille la plus populaire du lycée. A priori, Jackson a tout du capitaine populaire et insupportable de vanité, mais il est avant tout un garçon effrayé et obsédé par la volonté d’être le meilleur. A priori, Lydia a tout de la pimbêche insupportable de mépris, mais elle est avant tout une jeune fille extrêmement intelligente qui joue son rôle sans en retirer une immense satisfaction. A priori, Allison a tout de l’oie blanche sans défense, toute mignonette, amoureuse, mais elle est avant tout une jeune fille qui cherche sa place et qui ne veut surtout pas être réduite à une oie blanche sans défense et toute mignonette. Et que dire du coach, un type totalement barré avec une morale plus qu’approximative, mais qui me fait beaucoup rire.

Teen Wolf est bien sûr une série qui parle de loups-garous. Et dès que l’on parle de loups-garous, on pense à la pleine lune, à la transformation, à la morsure qui change un simple humain qui n’a rien demandé en créature du diable, aux balles en argent. Tous ces éléments se retrouvent dans Teen Wolf, tout en intégrant une mythologie propre à la série. Tout d’abord, on peut naître loup-garou et non pas simplement le devenir. La transformation entraîne des changements au-delà de la pleine lune et améliore grandement les capacités humaines. Cette transformation n’est pas seulement déterminée par le cycle de la lune, mais est totalement liée aux émotions, ou plutôt aux hormones qui s’affolent lorsque l’on est en colère ou que le désir se fait plus présent, ce qui occupe pas mal de temps dans la vie d’un adolescent et qui compliquera bien vite la vie du jeune Scott. Bien sûr, lors de la pleine lune, la transformation est quasiment inévitable et se fait de manière plus intense. Autre détail qui peut sembler anecdotique, mais plutôt bien trouvé : la transformation étant liée au cycle de la lune, les loups-garous femelles se transforment deux fois par mois (comme quoi, cela sera toujours pénible d’être une femme quelle que soit l’espèce…). J’aime aussi tout l’aspect meute et pouvoir qui est développé dans la série. Finalement, ces loups-garous ressembleraient presque à des vampires (et j’adore les vampires) : séduction, soif de pouvoir, crocs qui sortent à la moindre occasion.

Des personnages attachants

La grande force de Teen Wolf, comme toute série qui se respecte, ce sont ses personnages. Pourtant, ils ont vraiment de quoi être casse-gueule. Le principal souci avec les teen shows au héros fortement identifié est que ce héros principal soit peu subtil et serve surtout à faire avancer la narration sans être vraiment creusé. Scott n’échappe pas totalement à la règle, mais parfois, il a certaines scènes qui ne servent pas nécessairement le récit, mais qui le montrent comme un adolescent comme un autre, paumé par ce qui l’attend, amoureux et maladroit. Sa relation avec sa mère l’élevant seule est certes souvent cliché, mais parfois touchante. Autre relation parent/enfant très touchante, celle qui lie Stiles à son sherif de père, l’élevant lui aussi seul suite au décès de sa femme plusieurs années auparavant. J’aime beaucoup voir cet ado et ce père tenter de masquer que chacun s’inquiète pour l’autre et qui font tout pour se protéger. LE personnage qui vaut le coup, qui me ravit à chaque instant, qui me fait rire et m’attendrit à la fois est Stiles. Il est ce meilleur pote, intelligent, fanfaron mais absolument pas sûr de lui, parlant à 10 000  l’heure, à l’opposé du mec populaire, amoureux fou de la fille la plus populaire du lycée depuis l’école primaire alors que celle-ci ignore même son nom. Ce type de personnage vous dit quelque chose ? Rien de plus normal, puisqu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au Seth de Newport Beach que j’aimais tant. Stiles apporte cette touche d’humour, mais aussi une profondeur à Scott et son décalage avec Derek est absolument réjouissant.

À l’heure où j’écris ce billet, je débute la saison 2 qui tient toutes ses promesses. Tout se développe : les persos, les dangers, les enjeux. L’heure du choix approche et les lignes bougent. La mythologie évolue. Heureusement, Stiles reste le Stiles que j’aime.Une jolie manière d’accompagner mon été.

Image de prévisualisation YouTube

Teen Wolf, 3 saisons, diffusée sur MTV. Diffusion en France sur France4

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *