Comment Benedict Cumberbatch m’a fait connaître la drôle, intelligente et féministe Caitlin Moran

Cher lecteur, chère lectrice, je l’écris haut et fort : on peut être une monomaniaque obsessionnelle et curieuse ! Bon, si je voulais être totalement honnête, j’ajouterais que la curiosité en question est souvent à géométrie variable et conditionnée par des goûts déjà bien prononcés. Mais à quoi bon être totalement honnête ? Donc, je persiste et signe : être une monomaniaque obsessionnelle peut mener à de belles découvertes.

Comme tu le sais déjà si tu me lis régulièrement ou comme le titre de ce billet te le laisse penser si tu me lis pour la première fois, l’une de mes monomanies obsessionnelles (l’une des plus obsessionnelles, je dois bien l’admettre) concerne l’acteur anglais Benedict Cumberbatch, obsession qui ne me quitte plus depuis la saison 2 de Sherlock, voilà… bientôt deux ans (je t’avais prévenu (e), l’une des plus obsessionnelles).

Et s’il y a bien un temps béni pour tout monomaniaque obsessionnel digne de ce nom, c’est celui de la promo. À moins que tu ne vives au fond d’une caverne ou que tu sois passé(e) maître dans l’art d’échapper à la culture de masse, tu n’es pas sans savoir, cher lecteur, chère lectrice, que Star Trek Into Darkness va bientôt sortir sur nos écrans et qu’il est déjà sorti sur les écrans anglo-saxons. Et tu n’es pas sans savoir, cher lecteur, chère lectrice, que Benedict Cumberbatch y joue le rôle central du méchant. Le voilà donc, aux côtés de toute l’équipe, lancé dans un marathon promotionnel. Et en bonne monomaniaque obsessionnelle, me voilà moi aussi lancée dans un même marathon : aucune interview vidéo ou papier ne doit m’échapper !

C’est ainsi que j’apprends qu’une longue interview est prévue dans le prestigieux Times Magazine tout simplement intitulé Caitlin Moran meets Benedict Cumberbatch (in his bedroom) en couverture. Les fans ne manquant pas de ressources, la retranscription de cette interview est disponible sur Tumblr. Et bien entendu, je m’empresse de la lire.

Bien sûr, mon premier réflexe est d’être bassement envieuse. Car la journaliste en question n’a pas seulement interviewé ce cher Benedict Cumberbatch, elle a passé presque toute une journée en sa compagnie et celle de ses parents dans la maison de campagne de ces derniers. Mais ne te méprends pas, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas seulement envieuse parce que « oh mon Dieu, elle a vraiment trop de chance, il est trop trop trop trop bô », mais surtout parce que je suis toujours un peu (ok, beaucoup) envieuse des journalistes qui ont la chance de vivre de longs échanges avec des artistes, des créateurs et de sortir de l’interview promo stéréotypée.

Mais je passe bien vite de l’envie à l’enchantement car ce papier est une totale réussite. Caitlin Moran sait planter un décor, une ambiance, faire ressortir les citations qui racontent celles et ceux qu’elle interviewe. Mais surtout Caitlin Moran, bien que très admirative du talent de Benedict Cumberbatch (comment en être autrement?), n’a absolument pas l’âme d’une midinette. Car s’il y a bien une chose que je déteste, ce sont les journalistes en mode midinette. Mais surtout, surtout, je découvre une écriture intelligente et drôle. Et j’en redemande. Je découvre cet article consacré à Sherlock du temps de la saison 2. Mais cela ne me suffit pas. Je dois savoir qui est cette Caitlin Moran.

Une recherche Google plus tard, je découvre que cette Caitlin Moran est une journaliste/auteure féministe. Et qu’elle a une bonne bouille. Quelques recherches Youtube plus tard, je découvre qu’elle est aussi drôle et barrée que ces écrits le laissent supposer.

Ni une, ni deux, voilà que j’achète son livre How to be a Woman. Que je suis en train de lire. Que je suis en train de lire le sourire aux lèvres, voire avec l’éclat de rire facile (et sache, cher lecteur, chère lectrice que tout écrit ne me déclenche pas l’éclat de rire facile). Son écriture est une pure réjouissance et sa pensée, que je partage pour beaucoup, l’est tout autant. Caitlin Moran écrit sur ce qu’elle connaît le mieux : elle-même. Elle raconte l’adolescente obèse qu’elle fut dans les années 80 au sein d’une famille aussi pauvre que nombreuse. Elle raconte la femme trentenaire bien dans sa tête, son corps, sa vie qu’elle est devenue. Elle raconte les rites de passage qu’elle a dû affronter pour y arriver, ses colères, ses errements, en toute honnêteté. Elle crie haut et fort qu’elle est féministe et fière de l’être depuis ses 15 ans. Sans haïr les hommes. Sans aigreur. En étant une hétérosexuelle mariée, mère de deux enfant et  qui a une femme de ménage. Mais surtout, surtout, l’écriture de Caitlin Moran drôle, irrésistiblement drôle.

Vive les monomanies obsessionnelles !

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2 réponses sur “Comment Benedict Cumberbatch m’a fait connaître la drôle, intelligente et féministe Caitlin Moran”

  1. Cette Caitlin m’intrigue et comme je te fais confiance… Tu ne le laisses pas le choix, hop dans le panier livre!

    Tu prévois de lever des fonds pour aider tes lecteurs influençables à se refaire une biblio? Non? Revois ta copie! :p

    Poulpement vôtre,
    P

    1. Merci ma belle ! J’aime quand mes lecteurs fidèles sont influençables ! Et oui, il va falloir envisager un Astierathon 😉

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