John Luther et Alice Morgan, deux êtres aimantés qui m’ont enchantée

Et bien voilà, cher lecteur, chère lectrice, ce qui devait arriver est arrivé : la magnifique série Luther vient de se terminer après 14 épisodes à l’ambiance si luthérienne.

Dans un précédent billet où je déclarais mon amour à cette série après avoir vu une première saison de toute beauté, j’écrivais déjà combien la relation entre le borderline John Luther et la tueuse psychopathe Alice Morgan était sexy et fascinante. Après avoir fini la troisième et dernière saison, je peux écrire que cette relation est le cœur même des enjeux. Et pourtant, Alice Morgan est absente de la saison 2, si ce n’est quelques scènes durant le premier épisode. Et pourtant, Alice Morgan n’est présente que dans le dernier épisode de la saison 3 et donc de la série.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas terminé la saison 3, lire la suite de ce billet peut s’avérer risqué.

La présence, de même que l’absence, d’Alice Morgan fait à chaque fois sens et éclaire le destin de John Luther. Dans la première saison, Luther est sur la brèche, tentant désespérément de se raccrocher à son passé, de ne pas devenir celui qu’il est voué à devenir. Il croise alors la dangereuse et attirante Alice Morgan qui reconnaît en cet homme un alter ego, qui sait que les efforts de cet homme sont vains, qui lui offre d’embrasser sa nature et de tirer un trait sur le passé, ce que Luther n’est pas prêt à faire. Dans la deuxième saison, la plus sombre, Luther est perdu, au fond du gouffre, tentant désespérément de se sauver en sauvant les autres, tout en étant persuadé que cela est vain. Alice n’est pas dans le paysage, mais ce n’est pas ce dont Luther a besoin. Luther a besoin de toucher le fond. Dans la troisième et dernière saison, les démons de Luther sont apaisés (si tant est qu’ils puissent s’apaiser) et l’inspecteur borderline doit choisir. Choisir quel sera son chemin. Choisir qui il veut être : le flic qui essaye désespérément de faire le bien, mais qui voit ses êtres chers lui être arraché ou bien tout envoyer valser. Pour moi, cette série ne pouvait avoir que deux fins possibles : soit Luther meurt, soit il s’enfuit avec Alice. Heureusement, Neil Cross, le créateur et scénariste, a opté pour le second choix. Et il l’a fait le plus naturellement du monde. Car cette décision est naturelle pour Luther. L’ultime scène est d’une belle simplicité faisant écho à tout ce qui a pu se passer entre ces deux êtres qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Les voilà sur un pont. Les voilà sur un pont, de la même manière qu’ils étaient sur un pont lors de leur “vraie” première confrontation. À ce moment-là, Luther jette à l’eau un objet cher au cœur d’Alice, qui lui rappelle qui elle est. Lors de l’ultime scène de la série, sous les conseils d’Alice, Luther jette à l’eau son manteau. Ce manteau qui définissait celui qu’il était. Ce manteau qui est tout sauf celui qu’il est.

L’alchimie entre Idris Elba et Ruth Wilson crève l’écran offrant des scènes électriques et d’une intensité folle. Lorsqu’Alice est absente de l’histoire, celle-ci perd un petit quelque chose indéfinissable. Mais dès qu’elle entre en scène, tout prend une tout autre dimension.

Voilà pourquoi je suis irrémédiablement et passionnément tombée sous le charme de John Luther et Alice Morgan.

 

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2 réponses sur “John Luther et Alice Morgan, deux êtres aimantés qui m’ont enchantée”

  1. Je suis entièrement d’accord !
    La série sans Alice Morgan ne serait vraiment pas la même .
    Et évidemment , j’aime énormément la relation entre elle et Luther .

    Tout ça pour dire , que cette fin , je l’appelais de tous mes voeux , et ce depuis le premier épisode !

    Les voilà enfin ensemble , justice est faite 🙂

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