Mes héroïnes préférées

Je dois bien le reconnaître cher lecteur, chère lectrice, j’écris peu sur les personnages féminins sur ce blog. Mais que veux-tu, mes monomanies obsessionnelles concernent principalement des héros, des acteurs et des créateurs. Et tu sais combien, cher lecteur, chère lectrice, mes monomanies obsessionnelles occupent ce lieu.

Mais voilà un moment déjà que je veux écrire un billet sur les héroïnes qui font battre mon cœur. Est-ce mon précédent billet sur la Meuf Team qui m’a incitée à sauter le pas de l’écrire. Peut-être. Une chose est sûre, des héroïnes font battre mon cœur de sériephile, qu’elles m’émeuvent, me fasse rire, me donne envie de leur ressembler ou d’être leur copine, que je m’y reconnaisse. Bref, qu’elles soient tout ce dont un personnage de fiction réussi doit être, qu’il soit féminin ou masculin.

Comme il m’est absolument impossible de choisir un ordre de préférence, j’ai lâchement opté pour la classification par ordre alphabétique. Basique certes, mais diablement efficace.

six feet underClaire Fisher : l’artiste qui se cherche (Six Feet Under)
Claire Fisher est une ado brillante et donc, forcément torturée. Il faut dire qu’elle a la chance d’appartenir à une famille totalement dysfonctionnelle incapable de la moindre communication et où exprimer ses émotions est bannie. Tel est le grand problème de Claire, elle est cernée par ses émotions et le cabinet de pompes funèbres familial, sur lequel plane le souvenir du père défunt et toutes les frustrations de ses frères et de sa mère, l’étouffe. Claire ne souhaite qu’une seule chose : avoir le droit d’être elle-même et être aimée, avoir le sentiment de vraiment appartenir à cette famille, alors qu’elle ne se voit que comme une erreur. Au fil des saisons, Claire va s’affirmer, devenir qui elle doit devenir, développer tout son potentiel artistique, sa fantaisie et, bien sûr, faire pas mal de conneries (comme craquer pour les mauvais gars à grosse tendance névrotique). Son âme torturée ne pouvait que me toucher (comme la quasi-totalité des personnages de cette série si particulière dans ma vie sériephilique).

Guenièvre : la romantique dont on a brisé le rêve (Kaamelott)LIVRE V - 2ème Partie
Il peut sembler étrange de parler de la Guenièvre de Kaamelott dans une liste de personnages féminins préférés. Car après tout, durant plusieurs saisons, elle semble plus tenir de la gourde qu’autre chose. Mais la Guenièvre de Kaamelott est bien plus que ça. Certes, elle ne remportera jamais aucun Prix Nobel, mais elle est incroyablement touchante. Elle n’avait qu’un rêve : épouser un homme dont elle serait éperdument amoureuse et qui l’emmènerait loin de ses parents sur un beau cheval blanc. Au lieu de cela, elle doit se contenter d’un mariage politique avec un homme dont le cœur ne lui sera jamais acquis. Au fil des saisons, Guenièvre gagne en profondeur et sa relation avec Arthur devient de plus en plus tendre. Voilà pourquoi la scène qui les réunit dans le dernier épisode du Livre VI me fera toujours pleurer.

mollyMolly Hooper : le syndrome Dirty Dancing (Sherlock)
J’avoue, cher lecteur, chère lectrice, cette analogie avec ce film hormonal cultissime pour la génération de trentenaires à laquelle j’appartiens, ne vient pas de moi, mais de Louise Brealey, l’actrice qui interprète Molly. Cette Molly si désespérément amoureuse de Sherlock, qui ne posera (presque) jamais un regard sur elle. Mais que voulez-vous, cette jeune femme intelligente, mais gauche (et franchement pas douée dès qu’il s’agit de ses choix amoureux il faut bien le reconnaître) espère en vain que Sherlock dise LA phrase : « on ne laisse pas Molly dans un coin. » Et moi aussi, je veux que Sherlock dise « on ne laisse pas Astiera dans un coin » (et qu’il se lance dans une danse pour le moins sexy au déhanché ravageur… oups, pardon, je m’égare…). Mais au-delà de cette façade, Molly va grandir et sera un élément central durant la saison 2. Toutes ses scènes avec Sherlock m’ont enchantée et émue. J’en veux encore plus durant la saison 3 !!!

Vala Mal Doran : la dure au grand cœur (Stargate SG-1)Maldoranvala
Après le départ de Richard Dean Anderson, Stargate SG-1 aurait pu perdre ce petit plus qui fait tout son charme. Et puis les scénaristes ont eu la superbe idée de créer Vala Mal Doran, voleuse, menteuse et ancien hôte de la Goau’ld Qetesh, le trio gagnant (si, si). Vala a pris la place d’O’Neill pour tourmenter Daniel Jackson en y ajoutant une dose de sex appeal, qui donne le sel qu’il faut à leur relation. Vala prend de plus en plus de place au sein de l’équipe et elle prend de plus en plus de place dans mon cœur. Et puis, elle finit par emballer Daniel Jackson !

alice-morgan_469193Alice Morgan : l’irrésistible psychopathe (Luther)
Dès les premières secondes, je suis irrémédiablement tombée sous le charme démoniaque d’Alice Morgan. Surdouée, magnétique, comment résister ? D’accord, d’accord, elle a tué ses parents sans aucun remord, mais franchement, ceci n’est qu’un détail. La série n’est jamais aussi haletante que lorsque Alice et Luther jouent au chat et à la souris, lorsqu’ils entament ce pas de deux si fascinant. Toutes les scènes de ce personnage féminin si particulier ont une force incroyable, elles m’ont littéralement scotchée à mon écran. Et franchement, une femme qui intrigue et attire autant John Luther, qui n’aurait pas envie de lui ressembler ?

Debra Morgan : l’émotive névrosée (Dexter)dexter-7-teaser2
J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici, j’ai toujours aimé Debra. Ses injures à répétition, son caractère, ses tentatives désespérées de masquer les émotions qui la submergent, tout chez elle me plaît. Une jeune femme qui veut absolument être la meilleure des flics pour prouver à son père disparu qu’elle vaut le coup, que même si elle n’est pas Dexter, elle vaut le coup. Une jeune femme qui a de fortes tendances autodestructrices. Une jeune femme qui devra accepter un amour presque interdit. Une jeune femme qui devra accepter d’aimer un tueur en série. Une jeune femme qui devra vivre avec ses choix (ok, ok, cette partie qui aurait pu être tellement intéressante a été massacrée durant la dernière saison, mais cela ne pourrait amoindrir mon amour pour elle). Fucking awesome !

Donna-Noble-doctor-who-for-whovians-28289811-640-352Donna Noble : la grande gueule qui vaut tellement plus que ça (Doctor Who)
Ah Donna, son fort caractère, son profond attachement à son grand-père, ses expressions, ses mimiques, sa si belle relation avec Ten, sa fin si déchirante. Comment aurais-je pu faire autrement que tomber en amour ? Elle est de loin, et pour longtemps, ma compagne préférée, car elle joue d’égale à égale avec le Doctor, car elle ne tombe pas amoureuse de lui, car elle reflète sa noirceur parfois. Donna Noble is my girl ! Je veux être la meilleure amie de Donna Noble ! Je veux être Donna Noble ! Je veux Donna Noble dans le 50th Anniversary Special à la place de Rose (ah, zut, je crois que je m’emballe encore…) !

River Song : la femme mystérieuse et diablement sexy (Doctor Who)tumblr_m4aolb0I0r1qbm00wo1_1280
Russell T Davies m’a offert Donna Noble, Steven Moffat m’a offert River Song. À la fois humaine et Time Lady, femme d’action, tourbillon qui remonte la time line du Doctor en sens inverse de la console du Tardis, et surtout, surtout, grand amour du Doctor. Car oui, cher lecteur, chère lectrice, je suis romantique, mais je ne goûte guère le cucul. Et entre River Song et le Doctor, c’est tout l’inverse du cucul. Entre eux, ce n’est qu’alchimie, sensualité et bien sûr, comme toute grande histoire d’amour qui se respecte, une fin tragique (même si pour Rose et le Doctor, la seule fin tragique n’a pas suffi à m’emporter, mais il faut vraiment que j’arrête de m’acharner sur cette pauvre Rose dès que j’écris sur Doctor Who. C’est vrai, la pauvre). Alors oui, River Song m’a faire rire. Alors oui, River Song m’a fait pleurer. Je veux River Song avec Donna Noble dans le 50th Anniversary Special à la place de Rose (mince, j’étais pas censée arrêter de m’acharner sur la pauvre Rose ? C’est vrai, la pauvre) !

16.-LixLix Storm : la journaliste rêvée (The Hour)
Je sais, je sais, lorsqu’il est question de The Hour et de ses personnages féminins, on pense tout de suite à Bel, l’ambitieuse productrice. Et oui, j’aime Bel. Mais je dois te l’écrire, cher lecteur, chère lectrice, j’aime encore plus Lix Storm. Lix est une journaliste d’expérience, grand reporter qui a couvert la guerre d’Espagne. Une journaliste d’envergure qui ne vibre que pour les crises internationales, qui a parcouru le monde, qui a des contacts partout. Qui a souffert aussi. Lorsque j’ai décidé d’être journaliste, j’ai bien sûr eu le rêve romantique de couvrir les grands événements qui marquent l’histoire. Dans mes rêves romantiques d’aspirante journaliste, j’étais Lix Storm.

Jaye Tyler : l’irrésistible misanthrope (Wonderfalls)wonderfalls7
Normalement, je n’aurais jamais dû tomber sous le charme de Jaye Tyler. Normalement, je n’aurais jamais dû regarder Wonderfalls. Car c’est une dramédie. Car c’est une série écrite par Bryan Fuller. Et tu sais, cher lecteur, chère lectrice, combien je suis difficile avec les comédies lorsqu’elles ne sont pas écrites par les frères Astier ou qui n’ont pas l’un de mes chouchous au générique. Et je n’accroche pas totalement à l’univers de Bryan Fuller. Enfin, jusqu’à Hannibal, je n’accrochais pas totalement à l’univers de Bryan Fuller. Après être tombée raide dingue de cette série, j’ai décidé de redonner une chance au scénariste et j’ai regardé Wonderfalls, dont l’actrice principale joue également dans Hannibal. Et là, sans que ne me sois préparée psychologiquement, le coup de foudre total. Le coup de foudre total pour Jaye, jeune femme qui se débat dans une famille de dingues, qui vit dans une caravane, qui n’a qu’une seule amie, qui s’ennuie à mourir dans le magasin de souvenirs dans lequel elle travaille, qui déteste plus que tout les touristes qui viennent acheter des souvenirs dans le si ennuyeux magasin de souvenirs dans lequel elle travaille. Et puis, elle perd le contrôle de sa vie. Et puis, elle évolue. Et puis, elle tombe amoureuse. Bon sang, cette Jaye m’a tant plu, m’a tant fait rire, m’a tant émue. Treize épisodes de pur bonheur passé à ses côtés.

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3 réflexions au sujet de « Mes héroïnes préférées »

    • Merci pour votre commentaire !

      J’avoue, dès qu’il s’agit de Rose Tyler, j’en rajoute un peu et je fais preuve de ma mauvaise foi légendaire. Mais voilà, je n’ai pas accroché à son personnage, je la trouve trop mignonne et je n’ai pas du tout accroché à son histoire d’amour avec le Doctor.

      • Chère Natalie, si tu es nouvelle par ici tu apprendras que notre géniale Astiera est parfois presque « dure ».
        Là ou nous nous émouvons tous devant une histoire d’amour sincère et belle, l’incroyable Astiera préfèrera les sinuosités troubles et torturés de la relation Dexter/Debra ou même les aléas dépressifs de la relation Arthur/Guenièvre.

        Pour ma part j’ai découvert Docteur Who, sous l’impulsion de la fabuleuse Astiera avec la saison 5. Puis je me suis replongé dans la saison 1 ou apparait Rose. Les premiers épisodes elle m’a agacé. Un peu bimbo, un peu vulgaire je me demandais ce que la relation avec ce seigneur du temps quasi millénaire allait devenir. Et puis l’actrice a su humaniser ce personnage et lui donner une vraie grâce (et un peu de poigne aussi) ce qui fait que lors du fameux Doomsday j’ai aussi pu, la gorge nouée, lacher un « F*** Russel T Davies » devant tant d’émotion. Et je fus heureux quand plus tard… Mais je n’en dis pas plus.
        Bref, j’ai aimé le personnage de Rose et sa relation amoureuse, certes classique et évidente, au point de me réjouir de son retour pour cinquantenaire de la série.

        Mais rassure toi Natalie, malgré cet « écart » la divine Astiera reste un phare à suivre dans le monde des sériephiles.

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