The Wrong Mans : des loosers si attachants

The Wrong Mans

Je sais cher lecteur, chère lectrice, les jours ont passé depuis mon dernier billet. Mais ne crois pas que je délaisse de bon gré ce lieu que j’aime tant. Je n’ai malheureusement pas de Tardis à ma disposition et le temps s’entête encore et encore à cruellement me faire défaut.

Mais sèche tes larmes, cher lecteur, chère lectrice, car me voilà de retour. Me voilà de retour pour écrire sur un autre de mes coups de cœur de la rentrée : The Wrong Mans. Ce coup de cœur n’a rien d’étonnant car il s’agit d’une série anglaise. Ce coup de cœur est absolument étonnant car il s’agit d’une comédie d’action composée d’épisodes de 30 minutes. Ce coup de cœur est tout simplement un miracle car il s’agit d’une comédie d’action composée d’épisodes de 30 minutes non écrite par l’un des frères Astier et qui ne comporte aucun de mes chouchous au générique (bon ok, j’avais adoré l’un des acteurs dans deux épisodes de Doctor Who…).

Le pitch by Allocine : Après avoir décroché un téléphone se trouvant sur les lieux d’un accident de voiture, deux employés de bureau se retrouvent pris dans un dangereux complot criminel.

Un univers complètement barré

The Wrong Mans est portée par ses deux cocréateurs et acteurs principaux James Corden (mon chouchou de Doctor Who) et Mathew Baynton. Deux créateurs complètement dingues des films d’action américains à la Jason Bourne et autres héros qui n’ont peur de rien. Deux créateurs avec leur grain de folie.

The Wrong Mans est donc une série d’action, où tout va très vite, où il y a des courses-poursuites, des espions, des agents doubles, des explosions, des fusillades, des enlèvements, des demandes de rançons, des ultimatums, des meurtres. Oui, oui, tout ceci en six épisodes de 30 minutes, on n’a point le temps de s’ennuyer dans The Wrong Mans. Les enjeux sont on ne peut plus sérieux, des vies sont en jeu, on est vraiment pas là pour rigoler, les moments de tension sont nombreux et réussis.

Mais The Wrong Mans, ce sont aussi, et surtout, des situations décalées, deux héros totalement paumés, embarqués dans une histoire qui les dépasse totalement, mais qui pourtant vont s’avérer à la hauteur. Car telle est la force de la série : proposer des loosers qui vont se révéler.

Des personnages totalement premier degré, une belle amitié

Il y a deux types de loosers : ceux dont on se moque et ceux auxquels on s’attache. Je ne suis absolument pas sensible à l’humour basé sur l’humiliation, il a même l’effet totalement inverse sur moi et me met mal à l’aise. Mais j’aime les loosers. J’aime les loosers qui, même s’ils ont parfois conscience de l’être, se donnent à fond, en toute sincérité. Voilà pourquoi j’aime tant les Perceval et Karadoc, Yvain et Gauvain de Kaamelott, voilà pourquoi j’aime tant les super héros à la ramasse d’Hero Corp, voilà pourquoi j’aime tant l’Arthur de Cabin Pressure.

En découvrant Phil Bourne (James Corden) et Sam Pinkett (Mathew Baynton), je suis tout de suite tombée sous leur charme, ils m’ont tout de suite attendrie, ils m’ont tout de suite fait rire, de la manière la plus simple qu’il soit, sans moquerie. Sam exerce un boulot de merde dans le seul but de voir tous les jours son ex-petite amie avec qui il a tout gâché et espère la reconquérir. Phil vit encore chez sa mère, tout le monde l’ignore, sa vie sentimentale est un néant abyssal. Phil et Sam auraient tellement pu être de vulgaires caricatures, voués à n’être que les archétypes des loosers à qui personne ne veut ressembler. Mais James Corden et Mathew Baynton aiment profondément Phil et Sam. Oui, ce sont des loosers, mais des loosers qui rêvent d’être des héros et qui vont devenir des héros. Non, ils ne sont pas voués à végéter dans la médiocrité ambiante qu’est leur vie. Même s’ils n’en ont pas conscience, ils méritent mieux que ça, ils peuvent se donner les moyens d’avoir mieux. Durant six épisodes, Phil et Sam vont courir pour sauver leurs peaux. Ils vont aussi découvrir qui ils sont. Ils vont aussi devenir amis. Cela peut paraître bien cucul, mais cela ne l’est pas une seconde. C’est tout simplement réjouissant.

Durant six épisodes, Phil et Sam m’ont entraînée dans leurs folles aventures et j’ai adoré les vivre à leurs côtés. N’attendez plus et faites le même voyage, vous en redemanderez tout comme moi !

The Wrong Mans, BBC Two et Hulu, saison 1 de 6×30 minutes

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