Rencontre avec le scénariste Cédric Salmon

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Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice,  je te propose de découvrir le scénariste Cédric Salmon. Fondateur de high concept, il propose une master classe intitulé Écrire une série tv. Ouvert à huit participants par session, il permet de bénéficier de la méthodologie high concept sur huit heures de cours de 9 h à 18 h (enseignement de techniques avec exemples associés de séries françaises et étrangères actuelles) dans une volonté d’interactivité. Les stagiaires peuvent également proposer leurs propres projets de série pour servir d’exemples et être discutés en séance. En prime, un buffet est fourni ainsi que des rafraîchissements et autres mignardises pendant la journée (Haribo à gogo) afin de maximiser les échanges dans le groupe et de favoriser la convivialité. Des sessions sont organisées toute l’année. Les locaux sont situés rue du Maréchal Foch à Versailles. Coût de la session : 330 €.

Cédric Salmon vous en dit plus  sur cette master classe et reviens sur la place du scénariste en France ainsi que sur le paysage des séries hexagonales.

Comment est née l’idée de cette master classe ?

À travers mes premières expériences professionnelles, j’ai souffert (comme tout scénariste français, je pense) des difficultés suivantes:

  1. La plupart des séries françaises ne sont pas conçues pour faciliter l’écriture de leurs épisodes;
  2. les scénaristes français utilisent paradoxalement trop d’outils (Truby, McKee, Seger, Vogler, Lavandier, Jean-Marie Roth et d’autres théoriciens) qui se contredisent et qui demandent au total une dizaine d’années d’apprentissage;
  3. cette multiplicité de techniques empêche par ailleurs le développement d’un langage commun. J’en sais quelque chose puisque que cela a été la difficulté principale à vaincre pour lancer l’atelier d’écriture de la série Un village français qui a pris quelques 3 ans pour pouvoir être opérationnel (ce qui est complètement impensable pour un scénariste US par exemple);
  4. j’ai constaté également qu’aucune méthode n’expliquait réellement la toute première étape d’un développement : c’est-à-dire le passage de la page blanche au tout premier jet;
  5. de même, beaucoup d’auteurs travaillent sans maîtriser les différents genres cinématographiques, ce qui les oblige à réinventer la roue à chaque projet au lieu de se concentrer sur les éléments originaux qu’ils doivent trouver;
  6. enfin, les méthodes actuelles ne sont pas adaptées aux créateurs de fictions originales. Elles se focalisent sur les détails d’une histoire plutôt que sur sa mécanique et entraînent des développements longs qui obligent l’auteur à devoir terminer son scénario pour juger de son travail.

Il m’a semblé ainsi qu’il manquait une formation en France pour répondre à ces difficultés.

Quel en est le but ?

L’objectif de la Master classe high concept est de partager une méthode d’écriture entièrement dédiée à la série TV (fruit d’une sélection personnelle des meilleures techniques aux différentes étapes de développement) et adaptée au marché français de la fiction. Chaque participant pourra acquérir ainsi des techniques pour travailler efficacement et rapidement sur son projet de série tout en engrangeant des clés de compréhension pour mieux gérer les échanges avec ses co-auteurs ou collègues d’atelier d’écriture, le cas échéant.

En détail, la master classe repose sur les 5 principes fondateurs de High concept :

  • Efficacité: les participants se concentrent sur le concept, un document fondateur et court de 2 à 5 pages, qui contient déjà les trois fonctions dramatiques nécessaires pour fonder une mécanique récurrente ;
  • Créativité: seul le concept permet d’avoir une vision globale du projet ;
  • Vente: la plupart des fictions se vendent aujourd’hui à l’oral et le concept est le seul document pitchable ;
  • Industrialisation: le concept est justement le pilier des méthodes d’écriture employées par les showrunners US qui leur permet d’écrire un premier jet d’épisode en une journée
  • Excellence: le concept oblige à travailler ce qui est le plus difficile à trouver — le cœur du récit et sa résolution — et à le faire souvent, ce qui permet ainsi d’exceller avec le temps.

 À qui s’adresse-t-elle ?

Aux créateurs de fictions de tous horizons, à tous ceux qui souhaitent créer une série originale, qu’ils aient déjà ecrit un premier jet, qu’ils en soient à une dernière version ou qu’ils ne sachent pas encore de quoi ils veulent parler. La master classe a été conçue pour permettre à des débutants mais aussi à des auteurs confirmés de travailler à partir d’une sélection de techniques que j’ai personnellement testées au cours de ma carrière. Je livre ma méthode de travail dans une pedagogie concrète: comment écrire toutes les étapes d’une serie tv, de la page blanche à la bible, en passant par le sujet d’un épisode jusqu’à son séquencier, et j’explique comment la vendre à un producteur.

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière de scénariste et réalisateur en 2001, lorsque je suis sorti diplômé de IIIS avec un court-métrage qui a fait une belle carrière en festival (La muse de M. Botibol). Sur cette lancée, je me suis spécialisé par goût dans la création de série tv, spécialité rare à l’époque et qui l’est toujours aujourd’hui quelques 10 ans plus tard, ce qui m’a permis de vendre plus d’une vingtaine de projets à des sociétés de production tels qu’Image et cie (ma première option date de 2004), Telfrance, Lagardère, Scarlett, etc. et des chaînes de télé comme TF1, France TV ou M6. En parallèle, j’ai participé à l’écriture de séries préexistantes telles que le spin off français de Law & Order : criminal intentParis Enquêtes CriminellesSection de recherches et Un village français jusqu’en 2009, ce qui m’a permis de récolter de multiples techniques d’écriture et d’élaborer ma sélection personnelle que je communique aujourd’hui sous la marque High concept. Je suis également intervenant au CEEA ou dans d’autres formations professionnelles en tant que spécialiste de l’écriture récurrente (Mille Sabords et d’autres). Je continue à développer mes projets de série (à différents stades de développement aujourd’hui) tout en revenant à mes premières amours de réalisateur en mettant en scène le pilote d’une sitcom (écrit par ma femme) pour Whac Media qui sera tourné en janvier prochain.

Quelle est votre vision de la place du scénariste dans le paysage des séries françaises ?

Ce qui manque aujourd’hui en France, c’est une systématisation des process d’écriture. Il y a autant de profils de scénaristes que de projets et personne n’utilise les mêmes méthodes de travail: en tant que consultant en dramaturgie j’ai ainsi passé plus d’un an dans l’atelier d’écriture d’un certain village francais (la série créée par E. Daucé et F. Krivine) pour assurer la cohérence de la dramaturgie.

Il y a aussi des disproportions de pouvoir importantes: quelques auteurs sont les patrons de leur série, je pense à Frédéric Krivine ou à Alexandre Astier. Ces stars privilégiées ne sont absolument pas représentatives du métier, elles éclipsent le désert français comme des arbres qui ne cachent aucune forêt. Car une réalité du marché de la fiction française est que 90% des scénaristes font de la commande. Ils ne peuvent exprimer aucune vision d’auteur, puisqu’ils sont éjectables au moindre désaccord avec le producteur ou le diffuseur, ce qui aboutit aux projets très formatés que nous connaissons tous.

La place du scénariste n’a jamais été enviable, que ce soit a Hollywood ou en France, mais ce qui s’est passé aux US (le développement d’une industrie tv compétitive qui repose sur l’écriture en flux tendu) a permis aux auteurs de prendre du pouvoir. Cela n’est pas encore arrivé en France. Pour l’instant les chaînes françaises ne se battent pas assez pour faire des séries innovantes en misant sur une vision d’auteur forte. Les seules qui ont pris le créneau sont Canal+ et ARTE / F4 mais elles ne représentent que 10% du marché (en heures de fiction produites j’entends). Je reste cependant optimiste, car avec la multiplication des chaînes de la TNT et la chute des audiences de la fiction française de papa, il y aura de plus en plus une prime à la qualité, et donc aux scénaristes.

Y a-t-il une exception culturelle des séries françaises (qu’elle soit positive ou négative) ?

Quand on parle d’exception culturelle, on parle d’art, de culture. Or, la culture c’est, par définition, un moyen d’exporter un point de vue. C’est le rayonnement d’un pays sur les autres. L’argument qui m’est souvent donné ces derniers temps est que certes, le marché de la fiction française n’est peut-être pas une industrie – notamment en séries – mais on peut, grâce à l’exception culturelle française sur le modèle cinématographique, faire des choses qui ne se font pas ailleurs. C’est le principe en tous les cas sur lequel est fondé notre exception culturelle.

Or, l’art qui ne s’exporte pas, qui est fait dans son placard (c’est-à-dire le point de vue français non partagé par les autres), ne sert à rien. Quand tout le monde se félicite des exportations audiovisuelles françaises (essentiellement des séries de Canal+ d’ailleurs) qui sont en fait d’une relative stabilité depuis dix ans, je me demande s’il existe une véritable spécialité française, à part celle d’être la seule grande puissance européenne qui n’exporte pas ses fictions nationales ou son cinéma.

D’après le CNC, en 2001, le montant total des exportations audiovisuelles françaises était de 126,7 M€. En 2012, il est de… 127M€. L’évolution est la même pour l’exportation de nos fictions : 22,5M€ (2001) / 22,8M€ (2012). 25 millions d’euros, c’est à peine le budget de 4 séries de 8 x 52′. La France exporte ses programmes audiovisuels dix fois moins que sa consœur anglaise et quinze fois moins que sa cousine germanique: que vaut une petite centaine de millions d’euros quand l’Angleterre et l’Allemagne engrangent plus d’un milliard chacune avec leur cinéma et leurs séries entre autres.

L’exception culturelle n’existe, finalement, que du point de vue du financement, du fait de cette “perfusion” dans nos séries et fictions TV mais elle n’est absolument pas, en tout cas en télévision, liée à une qualité artistique généralisée et reconnue comme telle à l’export même si quelques réussites sont à souligner (Les Revenants, Engrenages, Braquo, Le transporteur, Pigalle la nuit, Les hommes de l’ombre, Fais pas ci, fais pas ça et quelques formats courts essentiellement).

SeAssiste-t-on actuellement à un renouveau des séries françaises ?

Les deux tendances lourdes que j’ai observées sont la multiplication des coproductions internationales et des formats courts. Pour les premières: Canal+ (Tunnel, Borgia et beaucoup d’autres à venir) suivie de TF1 (Jo, Crossing lines, Taxi Brooklyn, etc.), FTV (Death in paradise), Arte (Parade’s end, Bloody daughter à venir), M6 (le transporteur, XIII) s’engouffrent sur des projets à budgets importants qui sont créés la plupart du temps a l’aide de savoirs faire étrangers (il y a très peu de scénaristes français engagés sur ces projets de langue anglaise). Pour les formats courts, c’est l’inverse: les chaînes se sont précipitées sur une fiction low cost exploitant une culture de sketchs qui ne permet pas non plus aux auteurs français d’exprimer une véritable vision du monde. Ces séries sont écrites par une multitude de petites mains (chapeautés par quelques confirmés) qui y font leurs armes tout en étant parfois exploités.

Dans le reste des séries qui ont marqué ces dernières années, on trouve essentiellement des séries de Canal+, faites et écrites par des scénaristes triés sur le volet avec des moyens de cinema (séries feuilletonnantes à peu de saisons possibles), quelques séries d’Arte (vues par moins de 5% de l’audience) et quelques séries de France 2 (qui ont eu bonne presse mais qui n’ont pas dépassé l’audience moyenne de la chaîne). Ce n’est pas moi qui le dis mais NPA conseil dans une de leur dernière étude: seules 4 séries ont réussi à s’imposer auprès du public en France ces dernières années: Fais pas ci, fais pas ca, Un village français, Profilage et Camping Paradis.

Alors s’agit-il d’un renouveau ? Certaines tentatives sont a saluer, mais je pense que nous pourrons dire que nous vivrons un renouveau quand les grandes chaînes du PAF investiront en masse sur des projets innovants, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. À titre d’exemple, le Fonds d’aide à l’innovation du CNC a primé plus d’une centaine de projets depuis sa création en 2008 dont au moins la moitié de séries, cependant un seul de ces projets primés à vu le jour, Tiger lily avec des résultats d’audience très décevants.

Ce n’est qu’en haussant leur niveau et en misant sur une écriture qui permette l’industrialisation avec une vision d’auteur forte que les scénaristes pourront prendre le pouvoir. Même s’il me parait ainsi prématuré de parler de renouveau, nous sommes clairement à la fin d’un cycle.

Ma démarche de formation va dans le sens de redonner aux scénaristes et créateurs des outils pour s’imposer en tant qu’experts de la dramaturgie et être ainsi incontournables, car ce n’est qu’en misant sur la création que le monde pourra changer (et les grandes chaînes le savent déjà même si pour l’instant, elles trainent un peu des pieds).

 

 

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7 réponses sur “Rencontre avec le scénariste Cédric Salmon”

  1. Je n’ai aucune raison de douter des qualités de dramaturge et de pédagogue de Cédric Salmon. Ce qui me pose problème, c’est les références qu’il utilise pour se vendre.

    D’abord, je suis très étonné que Frédéric Krivine ait besoin de quelqu’un pour « assurer la cohérence de la dramaturgie » sur Le Village français. Tout simplement parce que Krivine est probablement sinon le meilleur, en tous cas un des meilleurs scénaristes en activité, qu’il maîtrise la dramaturgie à la perfection et que je ne vois pas pour quelle raison il ferait appel à quelqu’un de bien moins expérimenté que lui pour l’assister.

    Mais soit, acceptons le fait que Krivine ait eu besoin de Cédric.

    Ce qui me pose le plus problème, c’est « ce qui m’a permis de vendre plus d’une vingtaine de projets à des sociétés de production « .

    Alors, le garçon est malin et il se garde bien de dire qu’il a créé une vingtaine de série. Mais lorsqu’on parcourt son site ou qu’on le lit en interview, il est évident que le lecteur ne voit pas la nuance et se dit « Wouah, il a créé 20 séries !!! » (soit 4 à 5 fois plus que les plus grosses stars du scénario US).

    Je vais être clair : je suis sceptique sur la démarche commerciale. Lavandier, pour parler de celui qui reste la référence en la matière en france, ne se vend que comme dramaturge et pédagogue, certainement pas comme l’auteur de je ne sais quels scénarios. Lorsque, comme Cédric, on annonce avoir vendu une vingtaine de projets, soit on espère créer la confusion chez le client (vendu vingt projets = créer 20 séries), soit on met en avant le fait que sur 20 projets optionnés, aucun n’est arrivé à l’écran. Ce qui pose problème sur la légitimité du formateur, non ?

    Je le répète, Cédric est surement un très bon pédagogue mais alors, qu’il se vende comme tel, sans rien exagérer et sans abuser quiconque.

    Robin Barataud

  2. Quitte à payer une formation de scénariste, autant en choisir une qui soit reconnue par la profession et (Fémis, CEEA, Cifap, Imca, Ina…), dispensée par de vraies pointures du métier et qui aura une vraie valeur sur un futur CV.

    A noter pour les petites bourses que l’association Séquences 7 propose régulièrement des masterclass de ce genre, et à prix ultra light.

  3. @Robin: Merci d’avoir pris le temps de commenter. Tu m’opposes les arguments classiques depuis que j’ai commencé à enseigner mes méthodes.

    1) Le grand Frédéric Krivine n’avait pas besoin non plus d’un atelier d’écriture. Il aurait pu, comme n’importe lequel de nos collègues, écrire seul ses 12 épisodes . Il m’a engagé comme les autres pour se dégager du temps. Je te renvoie à mon contrat, accessible au RPCA (http://www.cnc-rca.fr/Pages/PageAccueil.aspx), qui stipule bien mon rôle de garant de la « cohérence de la dramaturgie » dans la 1e saison.

    2) Sur la vingtaine de séries que j’ai créées ou co-créées puis vendues (qui me font vivre aujourd’hui), pour l’instant deux ont malheureusement été arrêtées par FTV et M6 avant la mise en prod, une a été diffusée (mais je ne figure pas au générique), et je suis en train de tourner le pilote du dernier projet en date.
    Peu de diffusions en effet, car je n’écris pas de la commande et tu sais à quel point il est difficile de faire diffuser sa série originale– surtout quand on est un créateur de 35 ans.

    Robin, puisque tu es un scénariste qui a pignon sur rue, je te prend aux mots et je t’invite à la prochaine session pour que tu puisses te faire un avis sur ma méthode avant de le partager ici ou ailleurs. (J’aime les échanges de techniques c’est pourquoi j’invite un VIP à chaque master classe. Qu’en dis-tu?)

    @Lilas: J’interviens justement au CEEA ou MiIles sabords en tant qu’expert sur la création de séries high concept. La master classe que j’ai créée est en fait un outil complémentaire à ces formations: c’est un atelier pratique pour travailler concrètement en petit comité sur des projets personnels (j’étais frustré du côté conférence « magistrale »).
    Mais peut-être n’ai-je pas été assez clair dans mon ITV, pardon: ma formation ne permet pas d’avoir un tampon sur le CV, c’est simplement un atelier d’écriture pro. (La formation régulière sur deux ans du CEEA est à ma connaissance la seule qui délivre un dipôme d’état de scénariste.)

    Créativement 🙂
    Cédric

  4. Bonjour,

    Je fais partie de ceux qui ont participé à la Master Class de Cédric Salmon sur la création de Série TV. Je n’ai jamais considéré qu’il suffisait d’une étiquette pour être en mesure de délivrer ou non un enseignement. De plus, si on ne parle de valeur du pédagogue (par ailleurs intervenant au CEEA) qu’en termes de « bénéfice pour le CV », c’est bien malheureux, et maladroit de surcroît, dans la mesure où je ne compte pas le nombre de gens qui sont sortis de la Femis et du CEEA et qui n’ont toujours pas de travail, ou cherché à vendre des projets sans succès. J’ajoute que la Femis et le CEEA font partie des concours les plus difficiles à obtenir, dans la mesure où il s’agit tout autant de savoir écrire un scénario que de séduire les critères spécifiques – pour ne pas dire les goûts – d’un corps de scénaristes. Au demeurant, on peut sortir du Conservatoire de Théâtre et être le plus mauvais pédagogue de théâtre au monde. Et je ne voudrais de ce pédagogue pour rien au monde comme référence sur un CV.

    En ce qui concerne mon ressenti sur la journée de Master-Classe, j’essaierai d’être concis : c’était riche, intense, dense, j’ai appris plus sur le milieu du scénario et sur le processus de création audiovisuelle, qu’en de nombreuses années à étudier le cinéma et la télévision. J’ai maintenant des idées bien plus claires, même si je sais qu’elles ne correspondent « qu’à » un point de vue, sur la manière dont je peux envisager la carrière de scénariste de série TV en France. Tant de choses, qui me paraissaient obscures ou propres à un certain cénacle, m’ont vraiment explosé à la tête, pour reprendre presque l’expression de Fabrice, comme des révélations. Pas de blabla abstrait, des infos concrètes, de l’interactivité, de la convivialité, des documents très bien conçus pour avoir une trace de tout ce qui a été dit, une vraie pédagogie dans la manière de parler du métier… Ça fait vraiment plaisir !

    Le principe de l’écriture 1-2-3, le breakdown, les idées reçues ou je dirais même les écarts entre ce qu’on dit, écrit, sur la fiction française en France, et sur la réalité économique, sur la distinction entre low et high concepts, sur le principe de récurrence qu’il faut instituer dans toute série sans se fonder sur les quelques OVNI télévisuels, sur le fait qu’on puisse vivre d’une série ou d’un film dont on a eu « seulement » l’idée sans le voir jamais, peut-être, réalisé… Autant d’informations fortes, de contraintes claires et fertiles.

    Je suis ravi de tout ce que j’ai appris au cours de cette journée, regrette qu’on n’ait même pas pu en faire une semaine non-stop ! Quitte peut-être à pouvoir écrire en essayant d’appliquer tous les principes d’écriture évoqués au cours de la conférence. J’attends vraiment avec impatience les autres sessions et je souhaite tout le succès possible au blog et aux activités de Julie et Cédric Salmon.

  5. Bonjour à tous,
    Au delà du début de polémique sur la légitimité ou pas de cet atelier, que je trouve sans objet et assez inélégante (quel auteur va sur le site d’un autre auteur pour remettre en cause sa compétence?) je voudrais aller plus loin sur votre principe de formation.
    J’imagine que vous y avez déjà réfléchi et un atelier d’une journée ne pouvant pas tout dire, je voudrais savoir si d’autres ateliers vont suivre, sur des thématiques spécifiques (complémentaires à l’atelier High concept). Un sujet me tiendrait particulièrement à coeur (et à ma connaissance il est peu exploité en formation scénaristique) ce serait une journée sur le développement des personnages, leur profondeur, leurs interactions, leur potentiel émotionnel : par exemple en s’appuyant sur cette spécificité de l’écriture série qu’est « l’opposition en quatre coins », mais en la développant plus précisément le temps d’une journée. Merci de me renseigner sur de possibles ateliers complémentaires en 2014 et bonne route à « High concept ».

  6. Une vraie formation, avec de la théorie, de la pratique et surtout de l’interactivité. Je félicite vivement les deux formateurs, Julie et Cédric pour la qualité de la formation et du contenu. L’atelier m’a permis de prendre confiance en moi en tant que jeune scénariste, simplement en apprenant une méthode d’écriture simple et efficace.. J’ai appris plus de choses en huit heures, qu’avec d’autres formations plus longues et ennuyeuses. Alors, on aime ou l’on n’aime pas, personnellement J’ADORE. C’est une méthode différente et qui gagnerait à être connu et reconnu. Si vous recherchez une formation de scénariste pratique et efficace pour travailler sur vos projets personnels, n’hésitez pas une seconde.

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