Le Visiteur du Futur saison 4 : « Montrer quelque chose qui n’existe pas en France »

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La 4e saison du Visiteur du futur, websérie créée par François Descraques, démarre dimanche 19 janvier. Une saison 4, coproduite par Ankhama et les Nouvelles Écritures de France4, qui aura prochainement droit à une diffusion télé sur cette même chaîne.

Cher lecteur, chère lectrice, si tu ne connais pas encore Le Visiteur du futur (ce que je ne peux croire évidemment), je te conseille fortement de cliquer ici pour tout savoir.

Les deux premiers épisodes de cette 4e saison ont été présentés en avant-première et elle promet de vous emmener dans un nouvel univers avec des personnages toujours aussi barrés. Une saison qui promet également de très hilarants moments entre Henry (Slimane-Baptiste Berhoun) et Michel (Simon Astier).

J’ai profité de cette avant-première pour rencontrer François Descraques, ravi de présenter une saison pensée pour évoluer et proposer de l’inédit au sein de notre cher paysage audiovisuel.

À quoi doit-on s’attendre dans cette saison 4 ?

François Descraques : On peut s’attendre à des costumes, un peu plus de décors, des filles en bustier, des gardes aux chapeaux chelous. Peut-être plus d’humour et une aventure qui se passe dans un univers à 90 % entièrement créé. En tout cas, j’espère quelque chose d’original en France.

D’où est venue l’idée d’explorer un nouvel univers ?

F. D. : En fait, lorsqu’on a créé la série, on s’était dit qu’on n’aura jamais à inventer le futur car on n’aura pas les moyens. Donc la blague était que tout se passait dans le présent et que le Visiteur raconte qu’il se passe des trucs incroyables dans le futur, mais qu’on ne montrera jamais parce qu’on n’aura pas les sous. Quatre ans plus tard, on arrive avec plus de moyens et plus d’ambitions et en plus on peut tout montrer maintenant. Donc on peut le faire et ça fait voyager, il y a un côté un peu western. On rentre dans une ville, on apprend à découvrir les rapports de force et ça, c’est un peu le rêve pour moi.

Quelles ont été les sources d’inspiration ?

F. D. : C’est un mélange entre la trilogie de Sergio Leone L’homme sans nom : le mec rentre dans une ville et soit il y a des problèmes, soit il créé des problèmes. Il y a aussi des jeux vidéo comme Fallout New Vegas, qui sont post-apocalyptiques et où l’on voit comment le monde est recréé après l’apocalypse.

Les nouveaux costumes ont-ils nécessité une nouvelle équipe ?

F. D. : C’est la même costumière que la saison 3, Cécile Auclair. Je l’avais déjà vu faire des choses steampunk, style rétro futur western. Dès que je lui ai dit que la saison 4 allait être steampunk, elle était trop trop contente. Tous les costumes ont été faits de A à Z, les robes ont été créées, rien n’était déjà fait.

Il y a une nouvelle identité visuelle, très ocre.

F. D. : Pour moi, chaque saison doit avoir sa couleur. La saison 3, c’était vraiment le bleu métallique, futuriste. Là, on voulait vraiment faire l’opposé dans des tons rouille, ocre, les couleurs du steampunk quoi.

Durant la saison 3, l’écriture était allée assez loin dans la construction des personnages et dans le drame aussi. Est-ce que cela va se retrouver dans cette saison 4 ?

F. D. : La saison 4 repose sur les conséquences de la saison 3. Tous les anciens personnages sont forcément un peu alourdis, blessés, un peu plus sombres à cause de ce qui s’est passé. Et ceci est contrasté par une dizaine de nouveaux personnages qui sont plus naïfs, dans leur bulle, ce qui permet de rajouter quand même de l’humour. Donc j’espère ajouter une dose de fraîcheur.

Est-ce que cela revient à écrire une nouvelle série ?

F. D. : C’est ce que tout le monde a dit, tous les acteurs ont eu l’impression de tourner une nouvelle série. On retrouve les mêmes personnages que dans les saisons précédentes, mais tout est nouveau. C’est ce qui est vraiment génial, ce qui permet qu’on ne s’ennuie pas et qu’on ait l’impression de faire un truc totalement différent.

Est-ce que cela implique une pression supplémentaire ?

F. D. : Tout à fait, mais en même temps, on a toujours pris ce risque depuis le début. Dans la saison 1, on a pris le risque de ne pas faire ce que les gens pensaient et on a jamais lâché ça. Et ce n’est pas parce qu’on a un peu plus de moyens qu’on va se dire que l’on va faire exactement ce que l’on est censé faire.

Quelles sont encore les ambitions pour la série ?

F. D. : Là, on a tout de même la chance d’avoir une diffusion télé, donc c’est une belle récompense pour une série venue d’Internet. On a plein de projets, plein d’idées, plein d’ambitions. Récemment, on a fait un jeu de plateau. Déjà, que la saison 4 existe, c’est une sacrée avancée de production, mais aussi créative, car on voulait vraiment donner un voir quelque chose qui n’existait pas en France.

Quelques mots pour donner envie de regarder cette saison 4 ?

F. D. : C’est marrant et il y a des belles filles, ça c’est le côté un peu basique (rires). On l’a vraiment fait comme un film d’aventure fait pour tout le monde, petits et grands. Et on a Katsuni !

Le Visiteur du Futur, saison 4 (10 x 13 minutes). Diffusion sur le Studio 4.0  à partir du 19 janvier. Un épisode tous les 15 jours.

http://www.dailymotion.com/video/x16m16s
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