In the Flesh : un amour pour les personnages qu’il m’a fallu apprivoiser

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Et oui, cher lecteur, chère lectrice, me voilà enfin de retour en ce lieu. Je sais, je sais, un tel silence est on ne peut plus insupportable et il le fut autant pour toi que pour moi. Me voilà donc de retour pour un billet écrit à chaud, ce qui ne m’était encore jamais arrivé ici.

Je viens de terminer la première saison de la série anglaise In the Flesh et alors que des larmes sèchent sur mes joues, je ressens l’ultime besoin de coucher sur clavier les puissantes et contradictoires émotions que j’ai ressenties durant trois épisodes. Oui, trois épisodes. Trois putain d’épisodes.

Mon amour pour les séries se résume à un seul et unique élément narratif : les personnages. Ce sont eux qui me font épisode après épisode. Si la connexion a lieu, alors rien ne peut complètement me détourner d’eux : mauvais scénarios, réalisation plate, effets spéciaux à la ramasse, développement narratif ridicule (souviens-toi, j’ai pleuré devant le dernier épisode de Dexter).

La connexion aux personnages d’In the Flesh a été immédiate, mais elle a été d’une telle force qu’elle m’a empêchée d’aller au-delà du premier épisode durant de longs mois.

Je sais, cher lecteur, chère lectrice, tu te dis que mon état mental est encore plus chancelant que d’habitude. Je te rassure, il n’en est rien.

Mais avant toute chose, In the Flesh, de quoi ça parle ? Rien de mieux que le pitch signé Allociné pour se faire une idée : Quatre ans après sa mort, Kieren Walker reprend sa place au sein de sa famille et retrouve ses marques dans le village où il a toujours vécu. Personne ne pensait le revoir un jour. Seulement peu de temps après son décès, par une étrange nuit, des milliers de personnes décédées se sont réveillées. Après des mois de réadaptation et de médication, ces zombies sont aujourd’hui rendus à leurs familles…

Oui, une série de zombies, mais qui n’a absolument rien à voir avec The Walking Dead. Le thème des zombies n’est qu’un prétexte pour traiter de sujets ô combien complexes et passionnants : le deuil, la famille, l’amitié, le fanatisme, la différence, la culpabilité, l’appartenance.

Lors de sa diffusion sur BBC Three, l’enthousiasme est de mise auprès des sériephiles et c’est donc tout naturellement que je décide de découvrir cette nouvelle pépite venue d’outre-Manche. Et dès que je découvre Kieren (Luke Newberry), je suis en totale empathie, complètement plongée dans son univers et ses tourments. Et c’est bien là mon drame, car ses tourments sont particulièrement marqués lors de ce premier épisode d’In the Flesh. J’en ressors totalement brassée et assez déprimée. Je n’ai pas la force de poursuivre et laisse donc dormir Kieren de longs mois.

De longs mois plus tard, alors que j’ai moins de séries à regarder, le deuxième épisode d’In the Flesh, confortablement installé sur mon disque dur externe, me fait de l’œil. Je décide donc de réveiller Kieren, à mes risques et périls. À ma grande joie, mon empathie n’a en rien disparu et cette fois, ma connexion ne me terrasse point. Je me laisse emporter par tous ces personnages si intelligemment écrits et si finement interprétés. Car c’est bien là la force d’In the Flesh, et de toutes ces séries anglaises que j’aime tant : ne pas avoir peur de sonder l’âme humaine en toute simplicité, sans chercher le pathos à tout prix et le spectaculaire avant toute chose. L’objectif n’est pas de nous glacer le sang avec d’horribles images de zombies dévorant de pauvres humains. L’objectif de cette série est de nous montrer ce qui fait de nous des êtres humains, nos forces et nos faiblesses. Et bien évidemment, le tout teinté de gris.

Durant seulement trois épisodes, on explore tant de dimensions des relations humaines avec une justesse tellement désarmante. Durant seulement trois épisodes, on prend une claque. Durant seulement trois épisodes, on est touché en plein cœur par chacun des personnages. Et s’il vous fallait encore une preuve de la très grande qualité de cette série, je vous conseille plus que vivement de jeter un œil à l’article écrit par Nicolas Robert pour le Daily Mars.

Et maintenant, cher lecteur, chère lectrice, je suis joie : la deuxième saison de six épisodes me tend les bras !

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In the Flesh, écrit par Dominic Mitchell. Deux saisons (9 épisodes), BBC Three

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Une réponse sur “In the Flesh : un amour pour les personnages qu’il m’a fallu apprivoiser”

  1. Je suis entièrement d’accord : In the Flesh est une des séries les plus prenantes et surprenantes du moment. A regarder absolument et se laisser aller à des émotions vraiment très intenses…

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