In the Flesh saison 2 : lorsque l’intime doit céder du terrain face à l’intrigue

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Tu ne rêves pas cher lecteur, chère lectrice. Deux billets publiés à moins d’un mois d’intervalle. Deux billets consacrés à la même série, mon dernier coup de coeur du moment : In the Flesh, la série anglaise de zombies made in BBC3.

Mais tu finis sans doute par me connaître et tu sais que lorsque j’aime une série et des personnages, je le fais de façon totalement inconditionnelle. Et tu sais combien j’aime partager mon enthousiasme débordant avec toi.

Résumé de l’épisode précédent. Après avoir vécu trop intensément les tourments de Kieren Walker dans la saison 1 d’In the Flesh, je l’avais laissé dormir de longs mois avant de trouver le courage de le réveiller et de totalement succomber. Et alors que je terminais en larmes le 3e et dernier épisode de cette première saison, la deuxième de six épisodes me tendait les bras.

Après avoir vécu de telles émotions, je n’attendais qu’une chose, les revivre aussi intensément une nouvelle fois. Ce fut le cas, sans être tout à fait le cas. Cette deuxième saison, comptant deux fois plus d’épisodes, a laissé plus de place à l’intrigue, mettant les enjeux émotionnels au second plan (du moins jusqu’à l’épisode final). Non, cher lecteur, chère lectrice, la saison 2 d’In the Flesh n’est pas ratée, loin de là, elle est cohérente avec l’histoire qu’elle raconte.

La première saison d’In the Flesh, limitée à trois épisodes, ne se concentrait que sur une seule chose : le retour de Kieren Walker dans sa famille et dans son village. Une famille et un village fortement traumatisés par sa mort et son réveil. L’enjeu de ces trois épisodes était aussi simple que profond : explorer de manière rapprochée les émotions et contradictions de quelques personnages, tous intimement reliés à Kieren.

Avec une saison 2 comptant le double d’épisodes, la loupe ne peut pas être aussi resserrée. In the Flesh n’est pas uniquement une série qui sonde l’âme humaine. C’est avant tout une série à concept, celui du retour de zombies parmi les vivants. Les questions qui étaient au second plan durant la première saison deviennent logiquement l’axe central. Comment intégrer les zombies ? Comment gérer le risque qu’ils représentent ? Comment trouver sa place dans un monde dans lequel on n’en a plus ? Doit-on choisir un camp ? Comment le traitement a été réalisé ?

Autre enjeu de taille : Kieren. Alors qu’il pouvait totalement être un personnage exceptionnel en tant que tel sans pour autant devoir l’être pour l’intrigue générale durant la première saison, cela ne peut plus vraiment être la même chose durant cette saison 2. Comme toute série à concept qui construit sa mythologie, son personnage central se doit d’être exceptionnel pour l’intrigue générale. Ce développement de Kieren m’a fait un peu peur, craignant qu’il perde de son authenticité pour endosser un rôle trop lourd à porter. Mais Kieren Walker restera toujours Kieren Walker, ce jeune homme sensible, qui se cherche, qui rêve d’un avenir meilleur et qui veut trouver sa place entre deux mondes auxquels il a le sentiment de ne pas tout à fait appartenir.

Beaucoup de questions et d’enjeux pour seulement six épisodes et si les premiers ont quelque peu du mal à s’installer, intrigue et personnages trouvent leur place et leur équilibre à mesure que l’histoire avance. Je ne te cache pas cher lecteur, chère lectrice que la mise au second plan des enjeux émotionnels m’a toujours un peu chiffonnée durant cette deuxième saison, impression renforcée par le fait d’enchaîner si rapidement après la claque de la première saison. Mais In the Flesh reste In the Flesh et à chaque fois que l’auteur prend le temps de s’attarder sur les personnages, cela sonne toujours aussi juste et cela m’emporte toujours autant. Le dernier épisode réussit parfaitement à mêler la montée en puissance des enjeux narratifs et émotionnels et à ma grande joie, j’ai une nouvelle fois essuyé des larmes sur mes joues.

Et maintenant ? Maintenant, me voilà dans le même état que tous les fans de la série alors que la saison 2 s’achève en fermant des portes tout en ouvrant d’autres et qu’une troisième saison est plus que peu probable : je chéris ces personnages tant aimés dans mon cœur.

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In the Flesh, écrit par Dominic Mitchell. Deux saisons (9 épisodes), BBC Three

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