Outlander : le charme ravageur et inattendu des Highlands

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Non, cher lecteur, chère lectrice, tu n’es pas victime d’une hallucination : tu es bien en train de lire un billet tout nouveau tout beau après de si longues semaines d’absence.

Et aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais t’écrire sur Outlander, une série qui, a priori, n’aurait pas dû m’intéresser.

Je dois l’avouer, je suis pétrie de préjugés et ai de fortes tendances psychorigides. Lorsque j’ai décrété qu’un genre, un showrunner ou un diffuseur ne me plaisaient pas, il y a peu de chance que j’ai la curiosité de jeter un œil à des projets catalogués “j’aime pas”.

Mais tout d’abord, Outlander, de quoi ça parle ? En 1945, Claire Randall, infirmière ayant exercé sur le front, part en Écosse avec son mari au sortir de la guerre, sur la trace des ancêtres de son cher et tendre. Mais alors qu’elle touche les pierres de Craigh na Dun, la voilà propulsée dans l’Écosse du XVIIIe siècle en pleine guerre civile entre la couronne d’Angleterre et les Highlanders. Claire est alors contrainte de partager la vie du clan MacKenzie et croise la route du jeune et beau Jamie Fraser. Mais elle n’a qu’une idée en tête : retrouver le monde d’où elle vient et l’homme qu’elle aime.

Au premier abord, Outlander, adaptée des best-sellers éponymes (l’auteure Diana Gabaldon est impliquée dans la production de la série) avait à mes yeux de sérieux handicaps. Tout d’abord, je m’étais focalisée sur l’aspect romance de l’intrigue et tu sais combien, cher lecteur, chère lectrice, la romance n’est pas mon genre de prédilection et combien la crainte du cucul me fait frémir. Deuxièmement, la série est diffusée sur Starz. Et pour moi, Starz se résume à Spartacus et Camelot. Et dans mon esprit, Spartacus (dont je n’ai vu que le pilot) se résume à du sexe et du sang mais n’a aucun intérêt, et Camelot (dont je n’ai pas vu la première et unique saison en entier) se résume à un cast et un scénario limités. Bref, tout était réuni pour que je laisse Outlander loin de mon radar.

Mais c’était sans compter sur cette chère @skyefleur qui connaît bien mes goûts et n’a de cesse de me conseiller des séries avec un flair hors pair. Elle m’a donc amplement vanté les mérites d’Outlander et j’ai décidé de tenter le coup.

Je te l’avoue, cher lecteur, chère lectrice, les trois premiers épisodes ne m’ont pas transportée outre mesure, mais j’ai tout de suite vu qu’on était à mille lieues de Spartacus ou de Camelot. J’ai donc continué et dès le quatrième épisode, j’étais totalement sous le charme des Highlands et attendais fébrilement l’épisode suivant.

Oui, Outlander est une romance. Mais c’est bien plus que cela. C’est aussi une série historique revisitant une période dont je ne sais absolument rien. C’est aussi une série dont les personnages sont très bien écrits et vous emportent. De ce point de vue, elle me fait penser à Vikings, série qui nous plonge dans l’univers de ce peuple guerrier sans nous faire un soporifique cours d’histoire (j’avoue, je n’aime pas les séries dites historiques) grâce à des personnages forts et intéressants.

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Mais c’est surtout une série diablement moderne dans sa manière de montrer les relations hommes/femmes et en particulier la sexualité. Oui, oui, je te vois venir cher lecteur, chère lectrice, tu te dis : « on est sur Starz, donc forcément, il y a du cul ». Mais s’il ne s’agissait que de cul, tu sais cher lecteur, chère lectrice, combien cela m’agacerait.

Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent billet, montrer des personnages féminins sexués ne me pose pas de problème si cela ne réduit pas les femmes en question à n’être que des êtres sexués et si leur désir ainsi que leur sexualité leur appartient pleinement. Et dans Outlander, c’est entièrement le cas et d’une manière dont c’est encore trop rarement le cas dans les séries.

Claire Randall était déjà une femme moderne en 1945 et vivait déjà une relation moderne avec son époux. Relation dans laquelle ils sont égaux, notamment lorsqu’il est question de plaisir. C’est donc une femme doublement moderne qui atterrit dans l’Écosse du XVIIIe siècle. Il aurait été facile de montrer une Claire moderne entourée de frustres Highlanders pour accentuer le décalage d’époque. Heureusement, il n’est jamais question de facilité dans cette série. Certes, les Highlanders semblent frustres, mais ils ne se réduisent pas à n’être que des arriérés. Et Claire n’est certainement pas la seule femme moderne du récit. La grande force d’Outlander est de ne pas  chercher à absolument montrer des femmes fortes face à des hommes faibles, mais à considérer chaque personnage comme fort sans prendre en compte son sexe comme critère premier. Il en va donc de même pour les scènes de sexe. Il ne s’agit pas de montrer de belles femmes et de beaux hommes nus (même si bien sûr, le cast a été bien choisi). Il ne s’agit pas de montrer l’un ou l’autre assouvissant son désir avant tout. Il s’agit de montrer deux être traités sur un pied d’égalité assouvissant leur désir dans le respect de celui de l’autre. Et mine de rien, c’est une petite révolution.

Voilà pourquoi j’ai succombé à Outlander. Voilà pourquoi après seulement huit épisodes, je suis comme une dingue en attendant la suite de la première saison qui ne revient pas avant le 4 avril prochain.

Pour te mettre dans l’ambiance, cher lecteur, chère lectrice, voici deux vidéos : un trailer et le générique. Bon voyage !

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Outlander, Starz. Première saison de 16 épisodes

 

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