Mon année sérielle 2014 (Épisode 2/2)

Précédemment sur Series addict, so what ? : en cette période marronniesque où l’on tire le bilan de cette année 2014, je fais le point sur les séries et personnages qui ont marqué mon année. Deuxième (et dernière) partie de ce coup d’œil dans le rétro.

Ces séries coup de cœur découvertes “mieux vaut tard que jamais”

my-mad-fat-diary-poster

 

Il m’en aura fallu du temps pour redonner une chance à My Mad Fat Diary, dont j’avais abandonné le pilot lors d’un premier visionnage. Oui, il m’en aura fallu du temps, mais quel bonheur !!! Une série qui parle avec simplicité de l’adolescence, de ses joies et de ses souffrance. Une série qui m’a autant fait rire que pleurer. Une série qui alors qu’on la pensait terminer va être de retour. Et cette fois, je serai au rendez-vous en temps et en heure !!!

Autre coup de cœur à retardement, celui pour In the Flesh. Mais comme pour My Mad Fat Diary, il fut total et particulièrement traumatisant pour mes glandes lacrymales. Encore une série anglaise (qui puis-je si les Anglais sont parfaits ?) qui parle à sa manière de l’adolescence avec intelligence, finesse et des personnages qui vous transpercent l’âme. La saison 2 nous a laissés sur notre faim et pour le moment, une saison 3 est plus qu’illusoire. Mais les fans ne cessent de se mobiliser alors qui sait ? Les fans ont sauvé Hero Corp, alors, il est toujours permis de rêver !

Restons de ce côté-ci de la Manche avec Boy Meets Girl, minisérie de quatre épisodes sans prétention, mais fort sympathique. A boy (Martin Freeman) et a girl (Rachael Sterling) ont des vies diamétralement opposées. Un soir d’orage, ils se retrouvent par le plus grand des hasards réunis sous des lignes à haute tension, sont frappés par la foudre et l’une et l’autre se retrouve dans le corps de l’autre. Le pitch pourrait sembler bien ridicule et on peut craindre des situations bien vulgaires. Mais il n’en est rien, le duo d’acteurs est parfait et le propos dépasse largement la simple question du genre. Encore un grand merci à @JuliaGypsy, membre émérite du duo non moins émérite composant @LesShowrunners, qui a crié tout son amour pour cette minisérie dans un pitch dont elle a le secret !

Cette année, j’ai également tenté de redonner une chance à The Good Wife car les éloges ne cesses de grandir à mesure que les saisons avancent et l’un de mes chouchous (l’Anglais Matthew Goode) est au générique de la toute nouvelle saison 6. Je n’ai malheureusement pas réussi à dépasser le troisième épisode, n’ayant aucune empathie et pas le moindre intérêt pour les personnages et m’ennuyant fortement devant les enquêtes de la semaine franchement pas inspirées au début. Et l’idée de rattraper cinq saisons de plus de 20 épisodes est absolument au-dessus de mes forces !

Ces saisons qui m’ont déçue

RUMJ1HmuR4BNQOHOpIxxh7jNW3ziTKuHZ0jajJKooF0XxcLdoyBZPvh97cysPOqy2ko3=w1264

La vie de tout sériephile est remplie de joie, de découvertes, d’attente masochiste, mais aussi de déceptions. Et cette année 2014 m’en a malheureusement donné quelques-unes.

La première saison de Sleepy Hollow avait été une réelle bonne surprise. Fun, une mythologie qui se met rapidement en place, un duo réjouissant et basé sur une profonde amitié à des années-lumière de toute tension sexuelle (tellement cliché) porté par deux acteurs dont la complicité hors caméra explose à l’écran. C’était donc avec un enthousiasme non dissimulé que j’ai entamé la deuxième saison à la rentrée. Et là, ce fut le drame. Si le duo Ichabod/Abbie fonctionne toujours à merveille, si les perruques en mode “cheveux longs“ portées par Tom Mison lui vont à merveille, les scénarios ne font aucune merveille. Que cette deuxième saison a été brouillonne, déséquilibrée, manquant de rythme et un réel gâchis pour les seconds rôles, littéralement sacrifiés. Je croise très fort les doigts pour que la troisième saison retrouve son panache !

C’est un euphémisme d’écrire que j’avais adoré la saison 4 de Haven, du premier au dernier épisode. C’est un euphémisme d’écrire que je n’ai pas aimé la saison 5 de Haven, du premier au dernier épisode. La disparition d’un personnage que j’adore, une mythologie qui se prend les pieds dans le tapis, une intrigue qui patauge dans la semoule gluante et qui fait du sur-place, un twist qui n’apporte rien, un Nathan et une Audrey à qui on a envie de donner des claques, bref, une belle cata ! Un seul personnage suscite encore mon intérêt : Duke. Je demande donc aux scénaristes de totalement se concentrer sur lui durant la saison 6.

Autre petite déception : la saison 3 d’Elementary. Ok, ok, je suis un peu de mauvaise foi car elle vient de débuter et n’en est qu’à son 8e épisode. La grande force d’Elementary réside dans le duo Sherlock/Watson, leur relation, la manière dont chacun influence l’autre, met l’autre face à lui-même. Cette saison 3 change la donne en faisant de ce duo un trio. Je n’ai rien contre le nouveau personnage que j’apprécie et  qui est intéressant. Malheureusement, les scénaristes ont peiné au départ à trouver la dynamique propre à ce trio. Ils ont surtout mis Sherlock quelque peu en retrait, en simple “miroir”, cantonnant Jonny Lee Miller à user et abuser de gimmicks pour donner du corps à un Sherlock qui en manque cruellement dans les scénarios. Mais je ne perds pas totalement espoir car le 8e épisode a enfin placé Sherlock face à lui-même et je ne peux que croire qu’il retrouvera pleinement sa place par la suite.

Pour finir en beauté, quoi de mieux que la saison 2 de Witches of East End, véritable catastrophe télévisuelle ? Je sais, cher lecteur, chère lectrice, tu vas me rétorquer que par définition, Witches of East End est une catastrophe télévisuelle. Mais j’ai aimé la première saison, digne héritière de Charmed (et j’ai kiffé Charmed), qui ne se prenait pas au sérieux, qui mettait en place une mythologie sympathique et qui montrait de cute guys souvent torse nu (je suis faible). Manque de pot, tout ceci n’a pas réussi à sortir la saison 2 des limbes dans lesquelles elle a inexorablement sombré et malgré une fin avec cliifhangers à tiroir, il n’y aura pas de saison 3 (parfois, les diffuseurs font les bons choix).

Twelve, ce Doctor qui devait me faire oublier Eleven

doctor-who-season-8-premiere

Je ne peux décemment pas écrire un billet sur mon année sérielle 2014 sans évoquer the Doctor, revenu sur les écrans anglais sous les traits de Peter Capaldi.

Tu le sais si tu es fidèle, Eleven (Matt Smith) est mon Doctor. Et en bonne hérétique, c’était donc la première fois que je disais adieu à mon Doctor et que je devais faire une place dans mon cœur à son remplaçant. Si la saison 8 est indéniablement meilleure que la saison 7 (d’un autre côté, ce n’était pas très difficile j’en conviens), si la nouvelle identité du Doctor l’emmène sur un terrain intéressant, si la relation Doctor/Clara promet beaucoup pour la suite et sauve la compagne du naufrage, Twelve n’a pas encore réussi à me faire oublier Eleven. Mais c’est avec plaisir que je suivrai leurs aventures en 2015 en espérant être enfin totalement emportée.

Ces séries bien de chez nous

01

 

Non, non, cher lecteur, chère lectrice, dans ma vie de sériephile, il n’y a pas que des séries anglaises ou américaines, il y a aussi des séries françaises. Et oui, tout à fait. Même si je regrette le retard que nous avons pris et la frilosité du service public à bouger les lignes de son paysage fictionnel, je ne jette pas les séries françaises en pâture. Mieux : j’aime en regarder.

Celle que j’attendais le plus en cette année 2014 a été la saison 2 d’Ainsi soient-ils. Deux ans d’attente depuis mon coup de cœur pour cette série d’Arte qui suit le cheminement et les errements de cinq séminaristes. La première saison ne manquait ni de maladresses, ni de défauts, mais elle avait réussi à me faire aimer ces personnages et à vouloir les retrouver. Cette saison 2, bien plus aboutie, moins éparpillée, m’a tout simplement enchantée et émue. Et il se pourrait bien que je n’attendent pas deux ans pour profiter de la saison 3. Amen.

Autre saison qui s’était fait attendre, le 5e opus d’Engrenages. Et qu’elle m’a fait plaisir cette saison 5, qu’elle m’a touchée, qu’elle m’a tenue en haleine, qu’elle m’a encore plus fait aimer ces flics, juges et avocats, leur gouaille, leurs joies, leurs peines, leurs erreurs, leur beauté. J’y ai retrouvé toute la force et la maîtrise de la saison 2, meilleure série jusqu’ici à mes yeux.

Restons chez les flics avec la saison 2 de Falco. Et oui, une série made in TF1. La saison 2 est encore plus feuilletonnante, les enjeux se font plus intenses, Sagamore Stevenin encore plus charismatique. Et c’est toujours un plaisir de retrouver un des séminaristes d’Ainsi soient-ils (alias Guillaume alias Clément Manuel).

Et si je continuais sur ma lancée avec la saison 5 de Profilage ? Oui, encore une série policière de TF1, rien ne m’arrête en ce dernier jour de 2014 !!!! Bon, j’avoue, j’ai fait mon hérétique, je n’avais encore jamais regardé Profilage, mais les échos positifs autour de cette saison 5 m’ont donné envie de la découvrir enfin. On ne va pas se mentir : la série n’est pas parfaite, le personnage principal borderline pourrait être casse-gueule, mais la série réussit à brosser des personnages attachants dont les relations sont explorées et développées. Certains épisodes ne manquent pas d’audace, que ce soit dans leur parti pris narratif et dans leur mise en scène visuelle. Je me suis donc prise au jeu avec un plaisir certain.

Autre joie, celle de retrouver les Lepic et les Bouley, nos chers héros de Fais pas ci, fais pas ça. La saison 6 avait été quelque peu brouillonne et m’avait franchement fait détester les Bouley. Durant cette saison 7, avec moins d’épisodes donc plus resserrée, les scénaristes n’ont pas hésité à amener leurs personnages encore plus loin, à les ancrer encore plus dans la réalité de la France d’aujourd’hui (une chose encore si difficile dans la fiction française hélas). Cette saison 7 m’a réconciliée avec les Bouley, j’ai encore plus aimé les Lepic. Bon, il faut bien reconnaître que Christophe, Tiphaine et Soline sont assez pénibles durant cette saison. Et mention spéciale à Denis qui m’a émue comme jamais durant la série. Et deuxième mention spéciale à la présence d’un autre des séminaristes d’Ainsi soient-ils (alias José, alias Samuel Jouy).

Il est maintenant temps d’évoquer première partie de la saison 6 d’Un village français. Je suis définitivement tombée sous le charme de cette série durant la saison 5 centrée sur les réfractaires et la naissance du maquis. Une saison aux enjeux particulièrement forts. Et en cette année 1944, quelques semaines après le débarquement allié en Normandie, les enjeux le sont encore plus. La débâcle allemande et de la milice, l’organisation politique des résistants, le sort réservé aux collaborateurs ainsi qu’aux femmes ayant partagé le lit de l’ennemi, rien n’est occulté. Ces six premiers épisodes ont été chargés d’émotion et les six prochains le seront très certainement également.

Je termine ce billet avec la saison 4 d’Hero Corp qui vient tout juste de débuter. Et oui, une saison 4 un an après la saison 3, c’est déjà un petit miracle en soi ! Cette saison 3, tant attendue par les fans, avait quelque peu désarçonné et déçu, de part son format (épisodes de 7 minutes) et son inégalité. On part donc sur de nouvelles bases avec cette saison 4, désormais composée d’épisodes de 13 minutes et une narration plus maîtrisée, qui avance, qui évite de partir dans tous les sens et qui promet d’emmener ces super héros là où on n’aurait jamais imaginé les trouver.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *