1864 : raconter l’horreur de la guerre et des personnages

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Une fois n’est pas coutume, j’écris un billet en lien avec l’actualité séries (je sais, c’est dingue, j’en suis tout émue).

Ce soir, Arte diffuse les trois premiers épisodes de la minisérie danoise 1864 et sache-le, cher lecteur, chère lectrice, c’est un rendez-vous à ne pas manquer ! (même si soyons honnêtes, trois épisodes à la suite, vu le thème, c’est rude)

Ce n’est guère une surprise pour toi, lecteur et lectrice fidèle, j’aime les séries danoises (et pas seulement pour les beaux acteurs danois, surtout s’ils sont frères). Et après Forbrydelsen et Borgen, cette production scandinave m’a une nouvelle fois ravie.

1864 est une épopée historique à gros budget racontant la terrible débâcle des Danois face aux Prussiens menés par Bismarck. 1864 raconte cette terrible débâcle à travers les yeux d’un trio : les frères Peter et Laust et Inge, celle qu’ils aiment depuis l’enfance. 1864 raconte cette terrible débâcle à travers le journal d’Inge, lu en 2014 par une ado paumée qui vient de perdre son frère en Afghanistan et qui a l’obligation de s’occuper d’un vieil homme à moitié aveugle, perdu dans une maison habitée par ce passé.

La grande force de 1864 est de nous montrer cette terrible page de l’histoire sans fard, sans cacher l’horreur de ces combats, la vacuité de cette guerre, mais en s’attachant d’abord à celles et ceux qui l’ont vécue. En nous faisant ressentir ce qui est pourtant si loin de nous.

Cette guerre de 1864 rappelle bien sûr celle de 1914-1918. La folie nationaliste des élites, une vision romantique de la guerre, une jeunesse qui perd sa naïveté, une génération d’hommes sacrifiés par milliers. Et je ne peux m’empêcher de comparer 1864 à Ceux de 14, minisérie diffusée l’an dernier sur France3 et qui n’arrivait pas à nous impliquer autant avec les personnages.

1864 est avant tout une série d’atmosphère et quelques longueurs peuvent parfois s’installer. Oui, le récit prend son temps, mais il ne s’agit pas seulement de chercher un esthétisme. Il s’agit avant tout de nous plonger pleinement dans ce que vivent ces hommes et ces femmes. Le temps béni de l’insouciance où tout semble possible, l’amour, la trahison, la haine, l’horreur d’une bataille qui fait basculer en enfer.

Durant huit épisodes, on vibre au diapason de la lecture de ce journal intime et de ces lettres, on sourit, on a peur, on pleure aussi. Bref, on se sent vivant.

1864, minisérie de 8 épisodes. À partir du jeudi 11 juin sur Arte à 20 h 50

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