Killjoys, Dark Matter : deux séries de SF faites pour moi

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Tu ne le sais peut-être pas, cher lecteur, chère lectrice, mais j’ai une tendresse toute particulière pour les séries de SF. Notamment, celles sans prétention qui suivent une équipe qui vit tout plein d’aventures dans l’univers, sur un vaisseau ou une planète.

Si tu es un(e) fidèle parmi les fidèles, tu connais mon amour pour toute la franchise Stargate et pour Sanctuary. Et pour Lost Girl (même si ce n’est plus une série fantastique que de SF, et du moins les première saisons, même si j’ia bien sûr regardé jusqu’à la fin).

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas regardé de série de SF comme je les aime et lorsque Killjoys et Dark Matter ont été diffusées en 2015, j’étais totalement passée à côté. Mais à plusieurs reprises, j’ai vu passer des tweets sur Killjoys et ayant terminé le visionnage de plusieurs saisons, je me suis dit qu’il serait temps de me pencher sur son cas. Et alors que je partageais sur Twitter la joie de cette découverte, on m’a gentiment glissé de jeter un œil à Dark Matter. Morale de l’histoire ? Vive les réseaux sociaux !

Le point Killjoys : série canadienne créée par Michelle Lovretta (à qui l’on doit Lost Girl, tout s’explique) et produite par les producteurs d’Orphan Black (autre série de SF bien connue des sériephile mais à laquelle je n’ai pas accroché. Le pitch by Wikipédia : Une équipe de chasseurs de primes – Dutch, John, et D’avin – appelés Killjoys, opérant dans le système planétaire nommé Quad, a pour mission de chasser et de capturer des criminels. Ils ont juré entre eux de rester neutres lors d’une guerre sanglante de classes sociales qui menace de détruire le Quad. Le bonus : la totale surprise de voir Amanda Tapping (aka Samantha Carter dans la franchise Stargate, aka Helen Magnus dans Sanctuary, aka the Imperatrice of SF) le temps d’un épisode.

Le point Dark Matter : série canadienne créé et produite par Joseph Mallozi et Paul Mullie (aka les créateurs de la franchise Stargate, tout s’explique une nouvelle fois) et adaptée du comic du même nom (que je ne connaissais pas of course). Le pitch by Wikipédia : Six personnes se réveillent à bord d’un vaisseau livré à lui-même. Elles n’ont aucun souvenir de leur passé, ni de leur identité. Aidés par un Androïde, ces six nouveaux membres d’équipage vont tenter de survivre à travers l’espace et de comprendre pourquoi ils sont là et surtout, connaître qui ils sont. Les bonus : le cameo de David Hewlett (aka Rodney McKay dans la franchise Stargate) dans quelques épisodes, la présence de Torri Higginson (aka Elisabeth Weir dans la franchise Stargate) dans quelques épisodes.

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La construction narrative de Killjoys et Dark Matter est similaire : un fil rouge feuilletonnant qui court sur toute la saison et une histoire bouclée par épisode qui, pour certaines, sont liées au fil rouge. Les intrigues (feuilletonnantes et bouclées) sont bien fichues, sans être révolutionnaires, et les rebondissements sont nombreux, sans être trop outranciers. J’ai été tout de suite embarquée dans ces deux histoires et univers et à raison d’un épisode par jour (en sachant que j’ai attendu d’avoir terminé Killjoys avant d’entamer Dark Matter), je prends tout de même un peu le temps de m’y plonger. Et j’attends avec impatience de rentrer du boulot pour ces quarante minutes d’évasion intergalactique, même s’il ne me reste plus que trois épisodes de la première saison de Dark Matter en stock.

L’autre similitude entre ces deux séries canadiennes est l’équilibre entre les personnages masculins et féminins. Premièrement, leur nombre. Dans Killjoys : 2 personnages masculins forts pour 2 personnages féminins forts (même si, effectivement, l’un des personnages féminins et moins fort que l’autre et n’est pas au générique). Dans Dark Matter : 3 personnages masculins forts pour 3 personnages féminins forts. Deuxièmement, leurs caractéristiques. Que ce soit dans Killjoys ou Dark Matter, hommes et femmes sont sur un pied d’égalité en terme de position de force, avec même un petit avantage pour les femmes à travers les personnages de Dutch (Killjoys) et Two (Dark Matter) qui sont les leaders de leur équipe respective. Leadership qui vient naturellement et qui n’est pas remis en cause parce que ce sont de femmes. Mais que ce soient des hommes ou des femmes, tous les personnages sont multiples : badass, fort caractère, émotifs… En ce qui concerne leur sexualité, là encore, elle est également répartie entre personnages féminins et masculins et dans les deux séries, les sexualités féminine et masculine ne sont pas traitées de manière différente. Autre bon point pour les personnages de Dark Matter : leur diversité.

Alors bien sûr, Killjoys et Dark Matter ne révolutionnent pas le genre, elles ne posent pas de questions existentielles, les personnages ne sont pas d’une profondeur aussi infinie que l’espace intergalactique dans lequel ils évoluent. Mais ça tombe bien, car toutes les séries ne doivent pas avoir pour but de révolutionner le genre, de poser des questions existentielles et de proposer des personnages d’une profondeur infinie. Le premier but d’une série, en tout cas à mes yeux, est de donner envie de se plonger dans un univers  et de faire un bout de chemin avec des personnages qui nous plaisent. Killjoys et Dark Matter remplissent parfaitement ce contrat.

Killjoys, en production. Saison 1 de 10 épisodes. Saison 2 été 2016 sur Space et Syfy

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Dark Matter, en production. Saison 1 de 13 épisodes. Saison 2 été 2016 sur Space et Syfy

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Une réflexion au sujet de « Killjoys, Dark Matter : deux séries de SF faites pour moi »

  1. Regarde « Firefly », la série space opera un poil rétro-futuriste mâtiné de western (pour l’aspect rétro-futuriste). cette série de Joss Whedon (« Buffy », « Dollhouse », etc.) n’a pas marché (à peine une douzaine d’épisodes) mais elle a fédéré une solide base de fans, ce qui a même permis de tourner un film pour boucler la boucle. Si tu ne connais pas, tu risques d’adorer… et de pleurer sur le fait qu’elle n’ait pas marché.

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