Il était une fois, dans le monde totalement barré de Flowers

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Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais te conter une histoire. Celle de la famille Flowers. L’histoire de la famille Flowers n’est pas tout à fait comme les autres, et si tu décides de me suivre dans cette aventure, prépare-toi à voir un OVNI télévisuel aussi barré que réjouissant et émouvant.

J’avais entendu parler de cette série lors de sa diffusion en avril sur Channel 4 (diffusion atypique à raison d’un épisode par jour durant une semaine). Et puis, j’ai appris qu’elle serait présentée à Série Series fin juin et ai donc attendu de la découvrir sur grand écran en présence d’une partie de l’équipe (et à cinq minutes à pied de chez moi). J’ai ri devant ce premier épisode de 26 minutes et j’ai ensuite dévoré les cinq suivants tranquillement installée sur mon canapé. M’immerger dans le monde des Flowers a été une réelle expérience.

Il était une fois la famille Flowers. Le père, Maurice (Julian Barratt), est l’auteur des livres pour enfants The Grubbs. Maurice ne va pas bien. Il manque d’inspiration, il souffre de dépression, il passe ses journées (et ses nuits) enfermé dans sa cabane d’écriture. Il ouvre la série en tentant de se pendre à un arbre et en foirant sa tentative, sous les yeux de sa mère sénile qui l’observe depuis la fenêtre de sa chambre. La mère, Deborah (Olivia Colman), est professeure de trombone à coulisse, elle sait que quelque chose cloche avec Maurice, elle aimerait retrouver une intimité avec Maurice, elle est un peu trop mère poule avec ses enfants. Le fils, Donald (Daniel Rigby), invente des inventions qui ne fonctionnent pas depuis sa plus tendre enfance. Il passe tout son temps dans son atelier. Il déteste sa sœur jumelle Amy. Il est amoureux de sa voisine Abigail. La sœur, Amy (Sophia Di Martino), est une musicienne torturée. Elle fait du vélo avec des petites roues. Elle est obsédée par Penelope, jeune fille au centre d’une légende du coin. Elle déteste son frère Donald. Elle est amoureuse de sa voisine Abigail. La famille Flowers accueille Shun (Will Sharpe, créateur, auteur et réalisateur de la série), un illustrateur japonais venu aider Maurice pour son prochain tome de The Grubbs. La famille Flowers est entourée de voisins tout aussi hauts en couleur.

Tous les éléments du conte sont réunis dans Flowers. On ne sait pas vraiment à quelle époque se déroule l’histoire, on ne sait pas vraiment dans quel endroit se déroule l’histoire. Il y a une forêt, des personnages étranges. Et avec Flowers, on est clairement du côté du conte non édulcoré pour les enfants. La sexualité est très présente (mais seulement deux scènes de sexe. L’une est fortement suggérée, l’autre est bien plus explicite). L’atmosphère et le ton sont très étranges, rendus à la fois par la mise en scène, les dialogues, le jeu des acteurs tous parfaits (Olivia Colman est magique). Il est assez difficile de se raccrocher à quelque chose dans ce récit si particulier. Il faut accepter de lâcher prise, de faire confiance au conteur et de laisser emmener dans son monde.

Flowers traite de la dépression, de la famille, de la difficulté de communiquer, de se trouver. Flowers parle aussi beaucoup d’amour.

Pensée au départ comme une minisérie, Will Sharpe et la productrice, présents lors de la projection à Série Series, ont indiqué qu’une deuxième saison devrait être commandée par Channel 4. Mais rien n’est encore signé.

Une chose est sûre : Flowers ne vous laissera pas indifférent.

Image de prévisualisation YouTube

Flowers, Channel 4, saison 1 de 6 épisodes de 26 minutes

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