Pourquoi j’aime tant les personnages de The Flash

flashdvd

Non, non, tu ne rêves pas cher lecteur, chère lectrice, après Supergirl, voici un billet sur The Flash, série de super-héros issu de l’univers DC. Je t’avoue que je suis la première surprise de mon emballement pour ces univers. Car vois-tu cher lecteur, cher lectrice, cela fait deux ans que l’on me vante les mérites de The Flash, spin-off d’Arrow. Mais vois-tu, je n’avais pas accroché à Arrow que j’avais abandonné en début de saison 1 donc, mon a priori était négatif. Et puis, en cette saison 2015-2016, j’ai tenté Legends of Tomorrow (autre spin-off dont les personnages sont à la fois issus d’Arrow et de The Flash) pour la seule présence d’Arthur Darvill (mon Rory d’amour dans Doctor Who). Et je n’ai pas accroché des masses à ce pilot, Arthur Darvill ou pas Arthur Darvill, et n’ai donc pas poursuivi. J’étais donc absolument persuadée que les séries récentes tirées de l’univers DC made in CW n’étaient pas ma came (je suis une sériephile pétrie de préjugés et de certitudes). Et puis, comme tu le sais, j’ai succombé au charme de Supergirl. Et il se trouve que Barry Allen (aka The Flash) fait une apparition dans l’un des épisodes de cette première saison et j’ai tout de suite adoré ce personnage. Et alors que j’étais en manque des personnages de Supergirl, j’ai forcément commencé The Flash dans la foulée (et repris Legends of Tomorrow. Et regardé les épisodes d’Arrow dans lesquels apparaît Barry Allen et d’autres personnages de The Flash). Bref, dès le pilot, j’étais mordue.

The pitch by Wikipedia : Barry Allen (Grant Gustin) est un jeune scientifique qui travaille pour la police de Central City. Témoin enfant du meurtre de sa mère par une entité mystérieuse, il croit aux phénomènes paranormaux et cherche le moyen de le prouver pour faire innocenter son père emprisonné. Touché par un éclair provoqué par l’explosion de l’accélérateur de particules dans les laboratoires de Harrison Wells (Tom Cavanagh), Barry va sombrer dans le coma pendant neuf mois. À son réveil, il découvre qu’il peut courir à une vitesse surhumaine et peut guérir de façon accélérée. Il va réaliser par la suite qu’il n’est pas le seul à avoir obtenu des facultés surhumaines.

The Flash -- "The Darkness and the Light" -- Image FLA205A_0167b.jpg -- Pictured (L-R): Carlos Valdes as Cisco Ramon, Grant Gustin as Barry Allen and Danielle Panabaker as Caitlin Snow -- Photo: Katie Yu/The CW -- © 2015 The CW Network, LLC. All rights reserved.

Des personnages funs, terriblement attachants et qui font du bien

Comme pour Supergirl, au-delà des super-pouvoirs et de l’univers comics (qui n’est vraiment pas mon univers à la base), tout mon amour pour la série repose sur les personnages et leurs relations.

D’une certaine manière, The Flash c’est l’anti-Arrow. Si j’ai lâché Arrow aussi vite, c’est parce que la série se prenait trop au sérieux et jouait la carte du “héros torturé et sombre à la Batman” de façon peu subtile. En voyant les personnages d’Arrow, j’avais plus l’impression de voir des archétypes et je n’ai jamais réussi à avoir de l’empathie pour eux et à m’intéresser à ce qui pouvait leur arriver. Avec The Flash, c’est totalement l’inverse : dès le pilot, la connexion émotionnelle aux personnages est immédiate. Barry Allen est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire (enfin presque) et adorable. Lorsqu’il devient The Flash, il ne perd rien de ce qu’il était avant d’acquérir ses super-pouvoirs. Barry Allen est un mec bien tout simplement. Et cela n’est  pas un défaut. Il n’est ni cucul, ni totalement naïf, ni insupportable de tant de bonté. Il est intelligent, aimant, doué, parfois maladroit. Bref, on ne peut qu’aimer Barry Allen. Et puis, Grant Gustin est vraiment trop choupi (choupi, pas sexy, car c’est un bébé).

L’autre grand atout de The Flash est le personnage de Cisco Ramon (Carlos Valdes). Cisco aurait pu être le nerd de service qui crée des inventions technologiques absolument géniales mais qui reste un nerd avant tout. Cisco est un nerd qui crée des inventions technologiques absolument géniales mais il est tellement plus que ça. Oui, il refuse de ressembler “à l’adulte de base”, oui, il créé des inventions absolument géniales, oui, il est comme un dingue devant toute technologie qui le fait rêver. Mais il n’est pas le cliché du nerd dont on se moque. Cisco Ramon a un immense sens de l’humour, il est l’élément central de la comédie dans la série. C’est de lui que viennent toutes les références à la pop culture d’aujourd’hui qui sont à chaque fois réjouissantes (comme avec Will dans Supergirl). Et attention, il plaît aux filles. Il est lui aussi l’âme de la série et en deux saisons, son personnage n’a cessé de prendre de l’ampleur. Tellement d’ampleur qu’il a eu droit en saison deux à une websérie en quatre épisodes intitulée Chronicles of Cisco.

Il y a beaucoup de second degré dans The Flash. On est clairement là pour être diverti, passer un bon moment en compagnie de personnages qui font du bien. Pas besoin de rajouter du drama et de la lourdeur là où il n’y en a pas besoin. Même les “méta-humains de la semaine” sont cool.

L’attachement à tous les personnages tient en grande partie à la complicité du cast qui crève l’écran. Complicité que l’on retrouve sur le tournage entre les scènes, dans les interviews, dans les échanges entre acteurs sur Twitter.

J’ai souri et/ou ri dans chaque épisode de The Flash. J’ai voulu faire des câlins à au moins l’un des personnages dans chaque épisode.

The Flash -- "The Sound and the Fury" -- Image FLA111B_0316b -- Pictured (L-R): Grant Gustin as Barry Allen and Jesse L. Martin as Detective Joe West -- Photo: Diyah Pera/The CW -- © 2015 The CW Network, LLC. All rights reserved.

Des personnages qui expriment leurs émotions (et ça fait du bien)

Je n’ai pas fait que rire et me divertir en regardant The Flash, j’ai aussi souvent pleuré.

Bien sûr, dans The Flash, il y a des scènes d’action, des effets spéciaux. Mais il y a aussi beaucoup de scènes toutes simples entre deux personnages qui se mettent à nu et expriment leurs sentiments. Car si The Flash est une série sur un super-héros, elle parle surtout de la famille et du lien très fort entre parent/enfant. Oui, je sais, d’habitude, j’ai un faible pour les familles dysfonctionnelles (Six Feet Under en tête et puis Flowers tout récemment). Mais même ces familles s’aiment, à leur façon. Dans The Flash, point de familles dysfonctionnelles bien sûr, mais point de relations simplistes non plus.

Le premier concerné est Barry Allen, à travers ses relations avec ses trois figures paternelles. Henry Allen (John Wesley Shipp, qui fut le Flash de la série éponyme en 1990 que j’ai regardée gamine. Car oui, j’ai l’âge d’avoir regardé gamine une série de 1990. Il fut aussi le père de Dawson, mais là je m’égare et cette parenthèse est beaucoup trop longue), son père emprisonné à tort pour le meurtre de sa mère. Joe West (Jesse L. Martin) son père d’adoption. Harrison Wells (Tom Cavanagh), son mentor. Les scènes réunissant Barry avec chacun de ces personnages sont toujours touchantes, sincères et me font pleurer. Parce que ces personnages se livrent, se disent des choses, expriment l’amour qu’ils se portent.

Le premier à pleinement exprimer ce qu’il ressent est Barry Allen. Le premier à ne pas retenir ses larmes est Barry Allen. Oui, cher lecteur, cher lectrice, Barry pleure souvent et cela n’est absolument pas contradictoire avec son statut de super-héros. Barry est avant tout un personnage pleinement humain et il est humain de pleurer. J’aime que cette série qui peut être regardée par des enfants, filles comme garçons, montrent un héros vulnérable. J’aime que cette série montre que tous les personnages, féminins comme masculins, sont vulnérables.

The Flash -- "The Man Who Saved Central City" -- Image FLA201b_0443b.jpg -- Pictured (L-R): Candice Patton as Iris West and Danielle Panabaker as Caitlin Snow  -- Photo: Cate Cameron /The CW -- © 2015 The CW Network, LLC. All rights reserved.

Les bémols

Alors bien sûr, tout n’est pas parfait dans The Flash et dans une série où la majorité du cast est masculin, il y a toujours le risque que les personnages féminins ne soient pas à la hauteur de leurs petits camarades. Et malheureusement, les deux personnages féminins principaux méritent d’être mieux développés.

Il y a tout d’abord Caitlin Snow (Danielle Panabaker), docteur en génétique qui travaille à S.T.A.R. Labs. Caitlin est présentée comme une jeune femme brillante et oui, elle réussit des prouesses médicales. Mais Caitlin est bien trop en retrait par rapport à Cisco et elle est beaucoup trop cantonnée au rôle du personnage féminin aimant. Mais surtout, Caitlin a peu d’existence par elle-même, on ne sait rien de son background et les scénaristes semblent s’en désintéresser totalement, elle est bien trop définie par son rôle dans l’équipe et par ses histoires d’amour maudites (elle va bientôt être aussi maudite en amour que Samantha Carter dans Stargate). Et lorsque les scénaristes exploitent enfin une facette différente, elle est de nouveau liée à un homme dont elle est amoureuse. Il y a peu, je suis tombée sur une citation de Lana Lang dans Smallville, que les scénaristes de The Flash devraient se répéter comme mantra en écrivant Caitlin Snow : «  Let’s define ourselves by what we do. Not who we date. Or don’t date.  »

L’autre personnage principal féminin de The Flash est Iris West (Candice Patton). Personnage ô combien iconique dans la mythologie de The Flash, puisqu’elle est la Lois Lane de Barry Allen. Dans la série, Iris est la fille de Joe et la meilleure amie de Barry. Ils ont été élevés ensemble, ils se connaissent mieux que quiconque, leur lien est très fort. Iris est une jeune femme intelligente, drôle, chaleureuse et qui sait ce qu’elle veut. Elle passe de serveuse dans un coffee shop/blogueuse à journaliste et elle est bien décidée à écrire des articles qui vont changer les choses. Mais comme pour Caitlin, Iris est encore trop définie par rapport à sa relation avec Barry ou son père. J’aimerais tellement la voir prendre son envol, la voir réellement enquêter en dehors de toute mission de The Flash. Les scénaristes ont commencé à le faire en saison 2, mais c’est encore bien timide. Et comme pour Caitlin, lorsque les scénaristes explorent une facette différente qu’on aimerait voir bien plus développée, cela dure peu. Toutefois, j’ai envie de leur faire confiance et j’ai l’espoir qu’elle ne cessera de grandir et d’exister (oui, j’ai envie d’être optimiste).

J’aimerais également prendre la défense d’Iris sur un point précis. Alors, attention, je vais parler d’un événement qui a lieu à la fin de la première saison, donc, cher lecteur, chère lectrice, si tu es allergique au moindre spoiler, passe directement au paragraphe suivant. Iris West est assez critiquée car on lui reproche d’être la crétine à qui personne ne dit que Barry est The Flash et qui ne le découvre qu’à la fin de la saison 1. Mais pour moi, le problème ne vient pas d’Iris. Il est totalement logique qu’elle n’imagine pas une seule seconde que la personne en qui elle a le plus confiance puisse lui mentir. Le problème vient du réflexe du “super-héros qui ment à son entourage et en particulier à la fille dont il est amoureux pour la protéger” (d’ailleurs, petite parenthèse, l’une des choses qui m’ont tout de suite plu chez Kara Danvers dans Supergirl : que la première chose qu’elle fasse lorsqu’elle utilise ses pouvoirs en public soit de tout avouer à son meilleur ami Winn, car elle a envie de partager ça avec lui, elle a besoin de lui). Toutefois, les scénaristes n’ont pas joué la carte de “la fille qui ne connaît pas le secret du super-héros” trop longtemps (genre cinq saisons comme pour Lois Lane dans Smallville…). Et surtout, ils se sont placés du côté d’Iris lorsqu’elle découvre la vérité. Lorsqu’Iris découvre par elle-même que Barry est The Flash, j’ai eu peur. Peur qu’elle ne soit qu’un peu en colère, mais qu’elle pardonne bien vite à Barry et son père de lui avoir menti car ils l’ont fait pour la protéger. Pour moi, il était évident qu’Iris allait se sentir trahie, qu’elle serait en colère. En colère d’avoir été mise de côté, d’avoir été placée dans la position de devoir être protégée, de ne pas avoir été jugée digne de confiance pour encaisser la nouvelle et ce que cela implique, de ne pas avoir été jugée digne de se défendre si elle devait être en danger. Et lorsque les scénaristes décident qu’Iris découvre la vérité, ils ont répondu à mes attentes. Iris est au coeur de la narration de l’épisode en question (1×21), c’est d’ailleurs sa voix-off qui débute l’épisode, alors que  les autres épisodes commencent traditionnellement par la voix-off de Barry. Et lorsqu’elle confronte son père, puis Barry, elle exprime totalement sa déception, sa colère et sa frustration. Donc oui, j’étais Team Iris !

Mon dernier regret concernant The Flash est que, comme pour Supergirl, elle présente un univers très hétéronormé. Alors bien sûr, l’un des personnages secondaires est gay, fiancé, cela ne pose de problème à personne et surtout son orientation sexuelle n’est pas ce qui le définit, ce qui est une très bonne chose. Toutefois, alors que tous les autres couples hétérosexuels ont droit à des signes d’affection dignes de tout couple (enfin, c’est une série familiale et on est sur la CW pas sur HBO, Starz ou Showtime, donc tout ceci reste très chaste), le seul couple homosexuel de la série doit faire exception à la règle.

Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, qu’après avoir rattrapé les deux premières saisons, je suis totalement en manque de ces personnages. Donc inutile de te préciser que YouTube est tout naturellement devenu mon meilleur ami. Et que j’attends le prochain Comic Con de San Diego à la fin du mois pour le panel. Et que j’attends avec encore plus d’impatience début octobre pour le début de la saison 3 à l’heure américaine.

Image de prévisualisation YouTube

 

The Flash, CW, 2 saisons de 23 épisodes, saison 3 en production. Saison 2 diffusée sur TF1 à partir du lundi 11 juillet à 23 h 25

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>