La France, pays maudit pour les series addicts ?

Lorsqu’on est series addict, on est surtout fan de séries américaines. Mais qu’en est-il de la production hexagonale ? Autant vous dire tout de suite que c’est pas vraiment gagné…

La tradition de la série policière plan-plan
Pendant longtemps, TF1 et France Télévisions se sont cantonnées aux séries policières bien tranquilles, aux héros classiques et sans grand relief : Commissaire Moulin, Navarro, Julie Lescaut, Cordier juge et flic, Une femme d’honneur, Femmes de loi, Alice Nevers, le juge est une femme, PJ, La crim, Central Nuit, Avocats et associés, Boulevard du Palais, Central Nuit, Le groupe flag, Quai N°1…
Toutes ces séries n’étaient pas des catastrophes (j’ai regardé à plusieurs reprises PJ et La crim), mais le ton restait bien policé. La prime revient aux productions TF1, franchement pas enthousiasmantes, mais faisant des cartons d’audience : donc à quoi bon tenter d’améliorer la qualité puisque ça marche ?

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Le plein de bonnes résolutions… ou pas !

Et oui, la nouvelle n’a pas pu vous échapper : nous sommes en 2011 ! Chaque nouvelle année qui commence s’accompagne toujours de son lot de bonnes résolutions plus ou moins honnêtes et réalisables. Bien sûr, je n’échappe pas à la règle et voici celles que je me suis fixées.

Les résolutions que j’espère bien tenir :
– publier au moins un billet par semaine sur ce blog (car je sais, cher lecteur, chère lectrice, que tu trépignes chaque fois d’impatience) ;
– ne pas louper toutes les nouvelles bonnes séries de l’année.

Les résolutions que je suis sûre de ne pas tenir :
– rester calme dès que juillet s’annonce (car juillet = Comic Con de San Diego = premiers trailers et premières affiches de la nouvelle saison de Dexter = hystérie caractérisée) ;
– moins parler des frères Astier (et donc de Kaamelott et d’Hero Corp) ;
– ne pas me retrouver avec plein de séries en retard ;
– ne pas faire ma midinette dès que l’occasion se présentera ;
– faire preuve d’ouverture d’esprit envers ceux qui regardent les séries françaises bankable, mais tellement affligeantes ;
– tenter de ralentir ma series addict attitude (bon là, soyons honnêtes, c’est totalement impossible que j’y arrive ;-)).

Je sens que 2011 va être un très bon cru !

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Dis Astiera, comment on devient series addict ?

Voilà plus d’un mois que chaque semaine Thanandra et moi vous invitons à découvrir le monde des merveilleux des series addicts. Cette semaine, je vais répondre à cette question qui vous taraude certainement : comment devient-on series addict ?

Cela commence de manière anodine presque sans prévenir. Au départ, j’étais un téléspectatrice lambda qui attendait bien sagement les diffusions sur mes cinq chaînes hertziennes. Puis, j’ai commencé à récupérer des VHS par-ci par-là, afin de découvrir les saisons inédites et parfois en VO qui passaient d’abord sur les chaînes du câble et du satellite.

Et puis, un jour, ce fut le drame : M6 a stoppé la diffusion de la saison 10 de Stargate SG-1 et de Stargate Atlantis sans crier gare. Là, mon sang de fan n’a fait qu’un tour : non mais c’est quoi ce bordel ? JE VEUX MES SÉRIES STARGATE !!!!!!!!!!! (quand je vous dis que la franchise a marqué ma vie de series addict, je raconte pas des blagues).
Quels choix me restaient-ils ? Attendre la sortie DVD (et accessoirement, m’acheter un lecteur DVD) ou me laisser tenter par le doux appel du fichier partagé ? Je vous laisse deviner quelle est l’option que j’ai privilégiée…

J’ai donc irrémédiablement glissé sur la pente très très raide de la series addict : un épisode en a entraîné un autre, de nouvelles séries à découvrir, les nouvelles saisons avant ces saletés de diffuseurs français, la VO devenue indispensable… Pauvre de moi, j’étais totalement piégée !

Mais au final, être series addict, ça apporte quoi ? En ce qui me concerne, au-delà du simple divertissement qui apporte déjà beaucoup, cela me permet de réfléchir sur ma vie. Je sais, dit comme ça, cela semble très pompeux et relever de la philosophie de bas étage.
Je ne vous parle pas des séries que l’on consomme comme du fast food, aussitôt vues, aussitôt oubliées. Non, je vous parle des séries qui vous marquent profondément, dont les personnages vous touchent. Pour moi, il s’agit essentiellement de Six Feet Under, Dexter et Mad Men. Quel est leur point commun ? Suivre des personnages incapables de faire face à leurs émotions, qui font ce qu’ils croient qu’on attend d’eux et qui sont profondément désœuvrés (pas super gai, je vous l’accorde, mais on ne peut pas nier que le désespoir est plus marquant que le bonheur).
Ces histoires résonnent en moi et me permettent de m’interroger sur moi-même. Voilà pourquoi je n’ai pas pu m’arrêter de pleurer devant les trois derniers épisodes de Six Feet Under. Et ressentir de telles émotions, cela nourrit.

Sinon, pour d’autres, être series addict, ça inspire !

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