L’empereur, c’est moi, magnifique plongée dans l’âme d’un enfant autiste

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Je sais, cher lecteur, chère lectrice, tu étais absolument persuadé(e), en ce début janvier et au vu de ma nouvelle bannière, que mon premier billet de l’année serait consacré à la saison 3 de Sherlock. Mais rassure-toi, j’en parlerai ici même très très vite.

Non, aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je ne vais même pas t’écrire sur une série. Je vais t’écrire sur un livre qui m’a bouleversée : L’empereur, c’est moi signé Hugo Horiot.

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Michael Kolhaas, fable qui sublime son héros

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, voici en ce lieu un nouveau billet hérétique. Hérétique car je vais te parler d’un film, Michael Kalhaas. Mais enfin, pourquoi cette subite envie d’écrire sur un objet cinématographique ? Tout d’abord parce que le rôle titre est tenu par Mads Mikkelsen, objet de ma monomanie obsessionnelle du moment, après être tombée dans la marmite d’Hannibal. Mais surtout, surtout, car ce film propose une figure du héros magnifiée de la plus belle des façons.
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Comment Benedict Cumberbatch m’a fait connaître la drôle, intelligente et féministe Caitlin Moran

Cher lecteur, chère lectrice, je l’écris haut et fort : on peut être une monomaniaque obsessionnelle et curieuse ! Bon, si je voulais être totalement honnête, j’ajouterais que la curiosité en question est souvent à géométrie variable et conditionnée par des goûts déjà bien prononcés. Mais à quoi bon être totalement honnête ? Donc, je persiste et signe : être une monomaniaque obsessionnelle peut mener à de belles découvertes.

Comme tu le sais déjà si tu me lis régulièrement ou comme le titre de ce billet te le laisse penser si tu me lis pour la première fois, l’une de mes monomanies obsessionnelles (l’une des plus obsessionnelles, je dois bien l’admettre) concerne l’acteur anglais Benedict Cumberbatch, obsession qui ne me quitte plus depuis la saison 2 de Sherlock, voilà… bientôt deux ans (je t’avais prévenu (e), l’une des plus obsessionnelles).

Et s’il y a bien un temps béni pour tout monomaniaque obsessionnel digne de ce nom, c’est celui de la promo. À moins que tu ne vives au fond d’une caverne ou que tu sois passé(e) maître dans l’art d’échapper à la culture de masse, tu n’es pas sans savoir, cher lecteur, chère lectrice, que Star Trek Into Darkness va bientôt sortir sur nos écrans et qu’il est déjà sorti sur les écrans anglo-saxons. Et tu n’es pas sans savoir, cher lecteur, chère lectrice, que Benedict Cumberbatch y joue le rôle central du méchant. Le voilà donc, aux côtés de toute l’équipe, lancé dans un marathon promotionnel. Et en bonne monomaniaque obsessionnelle, me voilà moi aussi lancée dans un même marathon : aucune interview vidéo ou papier ne doit m’échapper !

C’est ainsi que j’apprends qu’une longue interview est prévue dans le prestigieux Times Magazine tout simplement intitulé Caitlin Moran meets Benedict Cumberbatch (in his bedroom) en couverture. Les fans ne manquant pas de ressources, la retranscription de cette interview est disponible sur Tumblr. Et bien entendu, je m’empresse de la lire.

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7 femmes, le destin de 7 insoumises à l’écriture chevillée au corps

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, il ne va être nullement question de séries ou de l’une des monomanies obsessionnelles qui rythment ma vie de sériephile. Non, aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais t’écrire sur toute autre chose. Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, il sera question de littérature. Et de femmes.

Je dois bien l’avouer, ma culture littéraire n’est pas aussi fournie que je le souhaiterais et beaucoup de classiques m’ont échappé. Alors, lorsque j’attrape en cours de route le Grand entretien de France Inter avec Lydie Salvayre pour invitée pour son livre 7 femmes, c’est la totale découverte. Je l’entends parler avec passion de femmes au destin incroyable, et donc souvent tragique. Je bois ses paroles, je veux en savoir plus sur ces femmes dont je connais de loin l’œuvre ou dont j’entends le nom pour la première fois : Emily Brontë, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Colette, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes. Le lendemain, le livre est commandé.

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Le spectacle vivant : la création en marche sous nos yeux

Au menu aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, un article hérétique. Mais cette fois, il ne sera pas question d’un film au générique duquel on retrouve l’une des cibles de mes monomanies obsessionnelles. Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais te parler d’un autre des grands plaisirs de ma vie : le spectacle vivant.

Et oui, je suis certes monomaniaque obsessionnelle, mais point monolithique. J’aime me perdre au fil des séries que j’aime tant et de leurs personnages qui m’emportent, m’attendrissent ou me parlent. J’aime tout autant être emportée par des artistes dont j’admire le talent sur scène. Les sensations et émotions ressenties alors n’ont guère d’égales. Et lorsque la magie opère totalement, cela vaut tout l’or du monde.

Que ce soit en concert ou au théâtre, il est une condition impérative à mon emballement : être prise par la main pour entrer dans un univers. Il ne suffit pas que le jeu soit bon, les musiciens virtuoses et la voix juste sur chaque note. Il n’est point besoin non plus absolument d’une mise en scène flamboyante, à grand renfort de moyens pyrotechniques. Il suffit simplement de voir un ou une artiste, pleinement là, avec sa sensibilité, sa présence, sa générosité. Si tout ceci est réuni, je plonge avec délice dans une bulle d’émotions, coupée du temps, je ressens ce moment présent dont il est si difficile de profiter. C’est encore plus palpable en concert. J’oublie tout, je n’ai presque plus conscience de l’environnement qui m’entoure. Mon corps se laisse totalement porter, je ferme les yeux, je bouge, je danse sans me soucier du reste du monde. Ces moments magiques sont presque comme une drogue, à peine une représentation terminée, je n’ai qu’une envie : recommencer ! Voilà pourquoi j’ai vu la première tournée de Thomas Dutronc cinq fois (en plusieurs années, je préfère préciser). Voilà pourquoi les concerts de M m’enthousiasment, voire me mettent en transe et voilà pourquoi je prends mes places à peine la billetterie ouverte. Voilà pourquoi la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah m’a émue aux larmes en reprenant Avec le temps de Léo Ferré un après-midi de juin. Voilà pourquoi, mon premier concert de Camille a été une révélation, un moment fort.

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