Third Star, le film qui m’a mise KO pour la première fois

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, c’est encore un billet hérétique que je te propose aujourd’hui. Comment pourrait-il en être étonnant après l’expérience émotionnelle que je viens de vivre ? Ces mots sont forts, mais en aucun cas exagérés car Third Star est un film rare. Le pitch ? James (Benedict Cumberbatch) est atteint d’un cancer en phase terminale. À sa demande, ses trois meilleurs amis, Davy (Tom Burke), Bill (Adam Robertson) et Miles (JJ Feild) l’emmènent camper sur son lieu préféré sur Terre, Barafundle Bay.

Je me dois d’être honnête : si Benedict Cumberbatch (le Sherlock de la BBC si cher à mon cœur) n’avait pas été au casting, je n’aurais jamais regardé ce film. Je n’en aurais même jamais entendu parler. Tout petite production indépendante, il a certes été présenté dans plusieurs festivals en Europe et dans le monde, mais n’a été distribué que dans peu de salles au Royaume-Uni et dans très très peu de salles aux États-Unis.

Que les choses soient claires : ce n’est pas, mais alors pas du tout mon genre de pleurer devant un film. Et encore moins lorsque le sujet (genre un héros cancéreux) est labellisé “larmes garanties”. Et lorsque cela m’arrive (la scène du pick-up dans Sur la route de Madison est imparable), l’émotion s’en va comme elle est venue.

Donc, lorsque je me suis tranquillement installée sur mon canapé pour regarder Third Star, je pensais admirer le talent de mon acteur préféré du moment et découvrir une histoire touchante. Terrible erreur. Lentement, mais inexorablement, la force de ce récit m’a totalement happée. Toutes les barrières sont tombées : c’est mon meilleur ami qui est mourant, c’est moi qui suis pétrifiée à l’idée de le perdre. Le générique terminé, je suis en état de choc, incapable de retenir mes larmes durant de nombreuses minutes. Retournée comme jamais auparavant, je ressens une terrible tristesse, presque douloureuse. Le lendemain, je suis encore hantée par ces personnages, ces images, ces émotions. Une semaine après, je garde encore des traces.

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Le prince Arthur (Merlin) vs le roi Arthur (Kaamelott)

J’avoue, cher lecteur, chère lectrice, cet intitulé de billet peut surprendre. Comparer Merlin et Kaamelott, est-ce bien raisonnable ? À brûle-pourpoint, je te répondrai qu’effectivement, c’est une pure folie seulement motivée par mes monomanies. Mais, tu vas voir cher lecteur, chère lectrice, que je ne suis pas si illuminée que ça (et je ne veux voir personne ricaner, merci).

Merlin et Kaamelott revisitent la légende arthurienne chacune à leur manière et dans des styles diamétralement opposés. Toutefois, ces deux séries se basent sur un même mythe en conservant ses fondamentaux. On peut s’y appuyer pour comparer ces deux personnages, et même, leur trouver des points communs.

Si vous n’avez jamais vu Kaamelott ou Merlin, les spoilers seront légion. D’un autre ôté, quelle idée de n’avoir jamais vu Kaamelott ou Merlin ?

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Hero Corp, symptôme d’un système dépassé ?

Non, cher lecteur, chère lectrice, tu ne rêves pas, un deuxième billet dans la même semaine ! Je sais, c’est tout bonnement incroyable. Et oui, je vais une nouvelle fois parler d’Hero Corp.

Mais comment ne pas faire autrement, alors que Simon Astier était présent au Comic Con le jeudi pour un commentaire audio d’un épisode de la saison 2 (l »épisode 12 pour être précis) et le dimanche en tant que membre du jury du Cosplay show (Cosplay show qui a réservé une belle surprise : la présence d’Alexandre Astier avec un costume on ne peut plus travaillé…) et pour une séance de dédicaces. Et qui dit présence au Comic Con, dit interviews et annonces.

La principale annonce qui a ravi la fan que je suis : la porte s’entrouvre pour une saison 3, saison, qui aux dernières nouvelles, était morte et enterrée. Mais ce possible sauvetage est suspendu à un seul impératif, celui des audiences. En effet, Comédie! va rediffuser la série en septembre et si les audiences sont suffisantes, alors une troisième saison sera peut-être produite. En marge, France4 a profité du Comic Con pour programmer deux nuits-marathon Hero Corp (l’intégralité de la saison 1 le 2 juillet et l’intégralité de la saison 2 le 9 juillet). Mais Simon Astier le dit lui-même (il me l’a d’ailleurs confirmé au détour d’un stand) : ces nuits Hero Corp ne servent à rien et France4, qui ne s’est jamais vraiment investie pour la série, s’est désengagée depuis. Le salut viendra donc de Comédie!

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L’art de gouverner au pays de Kaamelott

Non, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas en train de faire une crise d’Astierite aigüe (je crois d’ailleurs qu’il serait plus juste de parler d’Astierite chronique dans mon cas). Et puis, j’écris bien ce dont j’ai envie sur mon blog, sacrebleu !

Plus sérieusement, en ces temps où des peuples crient leur soif de liberté et en meurent, où des symboles du terrorisme tombent, où nos femmes et nos hommes politiques ont leurs yeux et leurs sondages rivés sur 2012, il me semblait intéressant d’explorer l’exercice du pouvoir grâce au prisme kaamelottien.

Kaamelott, pour beaucoup, ce sont de sympathiques pastilles de 3 minutes présentant des personnages aussi attachants qu’irrésistiblement drôles. Certes, on peut s’arrêter à cette simple lecture. Mais Kaamelott, c’est bien plus que ça. Alexandre Astier a reconnu à de nombreuses reprises que cette série, parce qu’elle s’inscrit dans un passé imaginaire, permet de poser des questions sur le monde d’aujourd’hui. Et parce qu’il est question de royaume, c’est tout naturellement la question de l’exercice du pouvoir qui est particulièrement mis en lumière.

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Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré) ?

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