13 Reasons Why : comment regarder un récit qui résonne autant avec soi ?

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Je dois t’avouer une chose cher lecteur, chère lectrice : je me suis longtemps interrogée sur la façon d’écrire le billet que tu es en train de lire. Tout d’abord, j’ai pensé écrire un billet à chaud, à forte tendance analytique, mais sans vraiment de recul. Mais j’ai eu besoin de digérer cette minisérie de Netflix, adapté du roman éponyme, et j’ai commencé à lire de très bons papiers qui pointaient les faiblesses, voire danger d’un tel récit (je te recommande d’ailleurs chaudement le texte de ladyteruki). Du coup, je me suis dit qu’il n’était peut-être pas utile que j’écrive un billet, surtout que je risquais de ne pas réellement apporter grand-chose à l’analyse. Mais vois-tu, cher lecteur, chère lectrice, 13 Reasons Why m’a totalement bouleversée et comme peu de séries le font. 13 Reasons Why a résonné de manière très particulière avec mon histoire et son visionnage a à la fois été difficile et addictif. Alors plutôt que d’écrire une énième analyse sur cette série, je préfère te livrer un billet plus émotionnel.

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Bilan de Supergirl S2 à mi-saison : une dimension politique pleinement assumée

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En ce début décembre commence une terrible période pour les séripehiles fans de séries de network dont les saisons font plus de 20 épisodes : le hiatus de mi-saison qui dure quelques semaines. Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, que ces quelques semaines d’attente sont une torture, même si l’attente fait partie intégrante de la vie du sériephile (et de ma vie de sériephile en particulier). Et bien sûr, d’autre séries font leur apparition durant ce hiatus hivernal. Ce cher Lavoisier avait décidément raison : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Toutefois, ce hiatus est l’occasion de dresser un bilan de cette première moitié de saison. Cette saison 2 de Supergirl était attendue au tournant avec son passage de CBS sur la CW, et donc son intégration totale dans l’Arrowverse, composé d’Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, toutes trois diffusées sur la CW. De gros changements étaient annoncés d’un point de vue scénaristique et budgétaire (et oui, il y a moins de sous sur la CW) : départ de personnages dont l’immanquable Cat Grant, dû au refus de Calista Flockhart de tourner à Vancouver au lieu de Los Angeles, arrivée de nouveaux personnages permanents ou réguliers, dont Superman himself sous les traits sur parfait Tyler Hoeclin que j’avais beaucoup aimé dans Teen Wolf, nouvelles pistes et nouveaux développements des personnages principaux.

Sache, cher lecteur, chère lectrice, que je n’ai pas boudé mon plaisir durant ces huit premiers épisodes et que je peux même te l’écrire : j’ai adoré ces huit premiers épisodes. Après un double épisode d’ouverture particulièrement fun avec Superman, les choses sérieuses ont commencé très rapidement. Et parmi ces choses très sérieuses : une dimension politique. Je sais, je sais, a priori, une série comme Supergirl est à l’opposé d’une série comportant une dimension politique. Mais ce serait vraiment trop sous-estimer le sous-texte qui peut-être développé dans la pop culture. Et, toute proportion gardée, Buffy en est le parfait exemple. Certes, sur ce terrain, Supergirl fait figure d’exception aux côtés de ses camarades de la CW. En effet, aucune autre série de l’Arrowverse explicite aussi clairement un discours engagé (non, non, je n’ai pas peur d’utiliser ce mot). Arrow parle de rédemption. The Flash parle de l’entrée dans  l’âge adulte, d’apprendre de ses erreurs de la famille au sens large, de sang et de cœur. Legends of Tomorrow consiste essentiellement à s’éclater avec les voyages temporels (et cette saison 2, particulièrement fun, est à des années lumière de la précédente). Supergirl n’a bien sûr rien perdu de sa choupitude et de son ton très proche de celui de The Flash mais cette saison 2 promet d’explorer deux thèmes qui attisent les haines : l’origine et l’orientation sexuelle. Et qu’en 2016, une série vue par des enfants et des adolescents s’emparent sérieusement de ces thèmes est une très bonne chose.

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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The Fall : prendre le temps de parler des victimes et des violences faites aux femmes

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En ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, il me semble plus qu’approprié, cher lecteur, chère lectrice, de t’écrire sur la série britannique The Fall, dont la troisième et dernière saison s’est achevée il y a peu.

Au premier abord, The Fall semble ressembler à une énième série policière qui traque un serial killer. Mais The Fall est bien plus que ça. Oui, il y a une traque, oui, il y a un serial killer, mais cette traque n’est absolument pas la finalité du récit, elle est le moyen de ce que ce récit veut nous dire sur notre société.

Mais au fait, The Fall, de quoi ça parle ? The pitch by Wikipedia : La série suit une enquête du Service de police d’Irlande du Nord (PSNI en anglais pour Police Service of Northem Ireland) sur une série de meurtres récents. Après 28 jours d’investigations sans résultats, la PSNI fait appel au Superintendant Stella Gibson (Gillian Anderson) de la Metropolitan Police Service pour réexaminer le dossier. Sous son commandement, la police locale doit traquer et arrêter un tueur en série, Paul Spector (Jamie Dornan), qui s’en prend à des jeunes femmes de Belfast, toutes brunes et jolies. L’une en réchappe mais ne se souvient de rien. 

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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Mr Robot 2.0 : la créature de Sam Esmail

 

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Et bien voilà, la tant attendue saison 2 de l’inattendue Mr Robot vient de se terminer outre-Atlantique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a fait s’échauffer les cerveaux et couler beaucoup d’entre. Et forcément, je n’échappe pas à la règle.

Tu t’en souviens sans doute, cher lecteur, chère lectrice, la première saison de Mr Robot avait été mon gros coup de cœur de l’été 2015. Et à mesure que cette deuxième saison approchait, mon impatience ne faisait que grandir.

Alors, quel est mon état après ces 12 nouveaux épisodes ? Je suis en train de l’analyser à mesure que j’écris ce billet ! Car il faut être honnête : cette deuxième saison a été tortueuse, exigeante et souvent (trop) déstabilisante. Cette deuxième saison a surtout été le prolongement de l’implication totale de Sam Esmail, son créateur. Créateur qui façonne sa créature sans compromis.

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Pourquoi j’aime tant les personnages de The Flash

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Non, non, tu ne rêves pas cher lecteur, chère lectrice, après Supergirl, voici un billet sur The Flash, série de super-héros issu de l’univers DC. Je t’avoue que je suis la première surprise de mon emballement pour ces univers. Car vois-tu cher lecteur, cher lectrice, cela fait deux ans que l’on me vante les mérites de The Flash, spin-off d’Arrow. Mais vois-tu, je n’avais pas accroché à Arrow que j’avais abandonné en début de saison 1 donc, mon a priori était négatif. Et puis, en cette saison 2015-2016, j’ai tenté Legends of Tomorrow (autre spin-off dont les personnages sont à la fois issus d’Arrow et de The Flash) pour la seule présence d’Arthur Darvill (mon Rory d’amour dans Doctor Who). Et je n’ai pas accroché des masses à ce pilot, Arthur Darvill ou pas Arthur Darvill, et n’ai donc pas poursuivi. J’étais donc absolument persuadée que les séries récentes tirées de l’univers DC made in CW n’étaient pas ma came (je suis une sériephile pétrie de préjugés et de certitudes). Et puis, comme tu le sais, j’ai succombé au charme de Supergirl. Et il se trouve que Barry Allen (aka The Flash) fait une apparition dans l’un des épisodes de cette première saison et j’ai tout de suite adoré ce personnage. Et alors que j’étais en manque des personnages de Supergirl, j’ai forcément commencé The Flash dans la foulée (et repris Legends of Tomorrow. Et regardé les épisodes d’Arrow dans lesquels apparaît Barry Allen et d’autres personnages de The Flash). Bref, dès le pilot, j’étais mordue.

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