One Mississippi : faire le plein d’humanité

Je sais, cher lecteur, chère lectrice, publier deux billets à la suite en si peu de temps peut te sembler inquiétant. Mais rassure-toi, c’est avant tout une bonne nouvelle !

Et cette fois-ci, point d’hérésie, puisque j’écris sur une série, la série One Mississippi, création originale de la plateforme vidéo d’Amazon. Je te l’avoue cher lecteur, chère lectrice, j’aurais parfaitement pu passer totalement à côté de cette série, noyée dans l’offre abyssale des fictions télé américaines ou autres, diffusées sur les grandes chaînes, les chaînes du câble et les plateformes telles que Netflix, Amazon et Hulu. Mais vois-tu, cher lecteur, chère lectrice, je dispose d’un abonnement Prime chez Amazon, abonnement qui me donne droit d’office à l’offre vidéo. Et durant mes trois semaines de vacances cet été, ayant très peu de séries à suivre dans ma besace, je me suis dit qu’il serait temps de jeter un œil à l’offre vidéo d’Amazon. C’est ainsi que j’ai découvert la première saison de The Tick, série méta et à tendance parodique dans l’univers des super héros, avec des persos super attachants (donc, en clair, cher lecteur, cher lectrice, je te conseille de regarder cette première saison de The Tick). Et au hasard des affiches des séries proposées, voilà que celle de One Mississippi me tape dans l’œil, alors que je ne sais absolument pas de quoi ça parle, du format, des créateurs, du cast. Bref, je lance le pilot totalement à l’aveugle. Et je binge les six épisodes de la première saison (je sais, je sais, je déteste binger d’habitude, mais franchement, six épisodes d’une demi-heure, ça se binge très très bien. Et puis, j’ai su être raisonnable pour les six épisodes de la saison 2).

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The Flash saison 3 : l’enfer est pavé de bonnes intentions

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Tu le sais sans doute déjà, cher lecteur, chère lectrice, l’année dernière, je suis totalement tombée sous le charme de The Flash et de ses personnages. J’ai plongé avec délice dans les deux premières saisons et j’étais totalement excitée à l’idée de me plonger avec tout autant de délice dans la troisième saison qui vient de se terminer aux États-Unis. Mais je ne vais pas te mentir, cher lecteur, chère lectrice, le bilan de cette troisième saison est plus que mitigé, voire plutôt négatif. Et crois-moi, j’en suis la première désolée. Je vais donc tâcher de revenir sur ce qui a pêché durant ces 23 nouveaux épisodes, mais aussi crier mon espoir pour la saison 4 (car oui, en bonne monomaniaque obsessionnelle, je ne perds jamais espoir).

Attention, spoilers everywhere.

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13 Reasons Why : comment regarder un récit qui résonne autant avec soi ?

13ReasonsWhy [www.imagesplitter.net]

Je dois t’avouer une chose cher lecteur, chère lectrice : je me suis longtemps interrogée sur la façon d’écrire le billet que tu es en train de lire. Tout d’abord, j’ai pensé écrire un billet à chaud, à forte tendance analytique, mais sans vraiment de recul. Mais j’ai eu besoin de digérer cette minisérie de Netflix, adapté du roman éponyme, et j’ai commencé à lire de très bons papiers qui pointaient les faiblesses, voire danger d’un tel récit (je te recommande d’ailleurs chaudement le texte de ladyteruki). Du coup, je me suis dit qu’il n’était peut-être pas utile que j’écrive un billet, surtout que je risquais de ne pas réellement apporter grand-chose à l’analyse. Mais vois-tu, cher lecteur, chère lectrice, 13 Reasons Why m’a totalement bouleversée et comme peu de séries le font. 13 Reasons Why a résonné de manière très particulière avec mon histoire et son visionnage a à la fois été difficile et addictif. Alors plutôt que d’écrire une énième analyse sur cette série, je préfère te livrer un billet plus émotionnel.

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Bilan de Supergirl S2 à mi-saison : une dimension politique pleinement assumée

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En ce début décembre commence une terrible période pour les séripehiles fans de séries de network dont les saisons font plus de 20 épisodes : le hiatus de mi-saison qui dure quelques semaines. Inutile de te préciser cher lecteur, chère lectrice, que ces quelques semaines d’attente sont une torture, même si l’attente fait partie intégrante de la vie du sériephile (et de ma vie de sériephile en particulier). Et bien sûr, d’autre séries font leur apparition durant ce hiatus hivernal. Ce cher Lavoisier avait décidément raison : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Toutefois, ce hiatus est l’occasion de dresser un bilan de cette première moitié de saison. Cette saison 2 de Supergirl était attendue au tournant avec son passage de CBS sur la CW, et donc son intégration totale dans l’Arrowverse, composé d’Arrow, The Flash et Legends of Tomorrow, toutes trois diffusées sur la CW. De gros changements étaient annoncés d’un point de vue scénaristique et budgétaire (et oui, il y a moins de sous sur la CW) : départ de personnages dont l’immanquable Cat Grant, dû au refus de Calista Flockhart de tourner à Vancouver au lieu de Los Angeles, arrivée de nouveaux personnages permanents ou réguliers, dont Superman himself sous les traits sur parfait Tyler Hoeclin que j’avais beaucoup aimé dans Teen Wolf, nouvelles pistes et nouveaux développements des personnages principaux.

Sache, cher lecteur, chère lectrice, que je n’ai pas boudé mon plaisir durant ces huit premiers épisodes et que je peux même te l’écrire : j’ai adoré ces huit premiers épisodes. Après un double épisode d’ouverture particulièrement fun avec Superman, les choses sérieuses ont commencé très rapidement. Et parmi ces choses très sérieuses : une dimension politique. Je sais, je sais, a priori, une série comme Supergirl est à l’opposé d’une série comportant une dimension politique. Mais ce serait vraiment trop sous-estimer le sous-texte qui peut-être développé dans la pop culture. Et, toute proportion gardée, Buffy en est le parfait exemple. Certes, sur ce terrain, Supergirl fait figure d’exception aux côtés de ses camarades de la CW. En effet, aucune autre série de l’Arrowverse explicite aussi clairement un discours engagé (non, non, je n’ai pas peur d’utiliser ce mot). Arrow parle de rédemption. The Flash parle de l’entrée dans  l’âge adulte, d’apprendre de ses erreurs de la famille au sens large, de sang et de cœur. Legends of Tomorrow consiste essentiellement à s’éclater avec les voyages temporels (et cette saison 2, particulièrement fun, est à des années lumière de la précédente). Supergirl n’a bien sûr rien perdu de sa choupitude et de son ton très proche de celui de The Flash mais cette saison 2 promet d’explorer deux thèmes qui attisent les haines : l’origine et l’orientation sexuelle. Et qu’en 2016, une série vue par des enfants et des adolescents s’emparent sérieusement de ces thèmes est une très bonne chose.

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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The Fall : prendre le temps de parler des victimes et des violences faites aux femmes

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En ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, il me semble plus qu’approprié, cher lecteur, chère lectrice, de t’écrire sur la série britannique The Fall, dont la troisième et dernière saison s’est achevée il y a peu.

Au premier abord, The Fall semble ressembler à une énième série policière qui traque un serial killer. Mais The Fall est bien plus que ça. Oui, il y a une traque, oui, il y a un serial killer, mais cette traque n’est absolument pas la finalité du récit, elle est le moyen de ce que ce récit veut nous dire sur notre société.

Mais au fait, The Fall, de quoi ça parle ? The pitch by Wikipedia : La série suit une enquête du Service de police d’Irlande du Nord (PSNI en anglais pour Police Service of Northem Ireland) sur une série de meurtres récents. Après 28 jours d’investigations sans résultats, la PSNI fait appel au Superintendant Stella Gibson (Gillian Anderson) de la Metropolitan Police Service pour réexaminer le dossier. Sous son commandement, la police locale doit traquer et arrêter un tueur en série, Paul Spector (Jamie Dornan), qui s’en prend à des jeunes femmes de Belfast, toutes brunes et jolies. L’une en réchappe mais ne se souvient de rien. 

Attention, ce billet comprend de gros spoilers.

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