Conventions : événements geeks ou pièges à midinettes ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, cette semaine j’ai décidé de m’attaquer à un sujet brûlant, de m’aventurer sur le terrain ô combien glissant du post engagé. Non, ne me félicite pas pour ce superbe acte de bravoure, je ne fais que mon boulot de blogueuse. Je sais, je sais, ton admiration, déjà sans borne, est maintenant sans faille !

Samedi dernier, je suis montée à la capitale pour assister à la Sci-Fi Convention qui avait lieu au Théâtre du gymnase. Mais pourquoi donc ? Et bien, pour rencontrer du people of course ! Et pas n’importe quels people : Michael Shanks, l’inoubliable Daniel Jackson de la franchise Stargate, John Noble, le merveilleux Walter de Fringe, Jasika Nicole, la non moins merveilleuse Astrid (ou Astro) de Fringe et Jordan Hinson, la sûrement très bien Zoé d’Eureka.

Mais finalement, une convention, comment ça marche et qui y va ?
C’est assez simple. Des acteurs se déplacent pour parler de leurs séries (et accessoirement toucher un petit cachet, tout se monnaye en ce bas monde). Les fans peuvent donc avoir la chance de les voir lors de panels, de poser avec eux pour une photo, d’avoir un autographe et d’assister à un cocktail en leur présence. Bien sûr, tout ceci, contre quelques dizaines (voire centaines parfois) d’euros.
Certains parmi vous doivent se dire : non mais ils sont pas malades de dépenser autant d’argent pour ce type d’événements ? C’est une question que me suis effectivement posée. J’avoue, je ne suis pas une fan ultime des conventions. Je n’en ai fait que deux et je ne joue pas le jeu à fond. Je ne prends qu’un billet pour une journée et je ne fais que des photos. Du coup, je dois sûrement me couper un peu de l’ambiance de l’événement. Le gros problème des conventions, à mon avis, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose durant les périodes où les invités sont en séances photos ou en dédicaces. Du coup, en tant que visiteur, on tue parfois un peu le temps.
Il faut dire que certains jouent le jeu à fond : cosplay, pass utlime… Et non, ce ne sont pas des décérébrés qui n’ont rien d’autre dans leur vie (ok, j’avoue, certains font un peu peur, mais ils sont une minorité). Ils en profitent simplement pour s’amuser, se retrouver entre fans du même univers, et accessoirement, rencontrer leurs acteurs/actrices préférés.

Mais bon, avec mon âme de midinette, je trouve mon compte. Ça vaut le coup d’avoir Micheal Shanks qui fait l’idiot à quelques centimètres pendant près d’une minute parce que la photographe n’a pas calculé qu’on était prêt pour la photo. Ça vaut le coup de voir John Noble se marrer lorsque je lui propose d’observer une minivache décorée à travers une loupe.

Donc oui, ces conventions sont sûrement un peu des pièges à midinettes, mais tant qu’on le sait et qu’on l’assume, c’est moins grave non ?

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Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré) ?

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Le tournage du premier film d’Alexandre Astier est bien sur les rails, la preuve !

Je n’ai pas pu résister à la tentation : à peine les premières photos du tournage du premier film d’Alexandre Astier sorties, il fallait que j’écrive un billet, aussi bref fut-il ! Et puis franchement, il n’est pas tout simplement irrésistible en réalisateur ? 😉

Midinette attitude mise à part, ces photos sont une très bonne nouvelle. Ce projet de film est dans les tuyaux depuis si longtemps et a connu de tels contretemps, qu’il est presque miraculeux qu’il ait enfin vu le jour.
Je m’explique.
À l’origine, ce film s’appelait Monsieur Karlsson et racontait le road movie d’un patient frappé d’une maladie affectant la mémoire (Alain Delon) et de son ergothérapeute (Alexandre Astier).  Mais voilà, 15 jours avant le début du tournage, Alain Delon abandonne le projet. Pas découragé pour un sou, mais bien énervé faut pas déconner non plus, Alexandre Astier a réécrit le scénario (oui, parce qu’il écrit aussi le scénario) pour une femme et intitule son film Madame Karlsson. Le rôle titre revient à Isabelle Adjani. Mais finalement, le film ne sera pas titré Madame Karlsson et il semblerait bien que le film n’ait pas encore de nom.

L’autre bonne nouvelle, au-delà de la joie immense de découvrir ce premier film et d’admirer Alexandre Astier sur grand écran, concerne Kaamelott of course. Et oui, la sortie de ce premier film conditionne le tournage du premier volet de la trilogie.

Et si on ajoute que Sébastien Lalanne, le merveilleux Doug d’Hero Corp, semble être au casting de ce film sans nom, ma joie n’a plus aucune limite !!

Vous pourrez découvrir d’autres photos du tournage ici.

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Les Showrunners sont dans la place (ou plutôt sur Orange Ciné Max)

Depuis début février, Orange Ciné Max propose de plonger dans l’univers fascinant des showrunners de séries US. Virginia Vosgimorukian (réalisatrice et auteur) et Anthony Dubé (coauteur) n’ont pas fait les choses à moitié : ils ont choisi 12 showrunners comptant parmi les plus talentueux et les plus respectés de ces 10 dernières années.

Jugez plutôt :
Alan Ball pour Six Feet Under et True Blood
Vince Gilligan pour Breaking Bad
Clyde Philipps pour Dexter
Meredith Stiehm pour Cold Case
Shawn Ryan pour The Shield
Jason Katims pour Friday Night Lights
Glenn Kessler, Todd A. Kessler, Daniel Zelman pour Damages
David Shore pour Dr House
David Simon pour The Wire
Ronald D. Moore pour Battlestar Galactica
Carlton Cuse pour Lost.

Le parti pris des auteurs est intéressant : avoir un entretien d’une heure et demie (condition sine qua none pour que l’interview se fasse) avec chaque intervenant et demander à chaque showrunner quels membres de son équipe devraient aussi être interviewés.

Comme je l’ai déjà écrit ici, je suis une fan des créateurs, et des showrunners en particulier. Cette série documentaire a donc largement aiguisé ma curiosité dès les premières infos sorties.
J’ai donc regardé les épisodes consacrés à Alan Ball et au trio de Damages avec attention. Mes attentes n’ont pas été déçues.
Bien sûr, on vit un peu au pays des Bisounours, où tout le monde s’aime. Mais si vous êtes un créateur et que vous travaillez en équipe, il vaut mieux avoir un minimum d’admiration pour son “boss” ou ses “collègues”. Seul petit regret : les 30 minutes du format vont bien trop vite !
Il est vraiment captivant d’entendre ces showrunners, auteurs, réalisateurs et même acteurs (s’ils ont leur place dans le processus créatif) parler de leurs séries. Si vous voulez vraiment savoir comment est née une série, les questions qu’elle soulève, la façon dont sont façonnés les personnages, ce sont eux qui vous donneront les réponses.
On en apprend également un peu plus sur chaque showrunner et leur manière de travailler. Il est très intéressant de voir qu’ils ne peuvent concevoir leur travail en dehors d’une équipe. L’un des trois showrunners de Damages est très clair : pour lui, il est impossible qu’une seule personne chapeaute un projet à la télévision. Va falloir qu’on lui présente Alexandre Astier 😉

Si vous avez Orange Ciné Max, ne manquez pas ce rendez-vous du mardi soir à 22 h 30. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas abonnés, ne sombrez pas dans l’abîme du désespoir : la chaîne les propose gratuitement sur sa page iTunes. Mais ne tardez pas trop avant de récupérer les épisodes car ils ne sont disponibles que pour une durée limitée (j’ai malheureusement manqué celui consacré à Clyde Philipps, mais j’ai assisté à l’une de ses conférences, donc je ne suis pas encore au bord du suicide). Je ne vous cache pas que la qualité de l’image n’est pas optimale sur iTunes et l’incrustation des intervenants sur les images de fond n’est pas toujours des plus réussies. Mais peu importe, ce qui compte, c’est ce qu’ils disent.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les coulisses de cette série documentaire, je vous conseille d’écouter cet épisode du podcast Season 1 où vous retrouverez une interview de la réalisatrice.

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