À nous les petites anglaises !

Je sais, je sais, ce titre est on ne peut plus attendu et flirte avec les clichés les plus inavouables. Mais voilà, qu’il est bon parfois de se plonger avec volupté dans la pire des facilités !

Comme ce merveilleux titre le laisse entendre, cette semaine je vous parle de séries anglaises. Série anglaises que j’ai longtemps laissé de côté. Non pas par sectarisme envers les Britanniques (même si en fan de rugby qui se respecte, mon amour pour les Anglais est tout relatif), mais plutôt par méconnaissance. Car il faut bien le reconnaître, ce sont surtout les productions made in outre-Atlantique qui ont la cote.

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Quand séries riment avec philospohie

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de livres. Mais, en tant que series addict, je ne vais pas vous parler du dernier roman de Marc Lévy (faut pas déconner non plus) ou de la biographie plagiée/non plagiée d’Hemingway de ce cher PPDA. Non, je vais vous parler des deux tomes de Philosophie en séries écrits par Thibaut de Saint Maurice.

Philosophie en séries, késako ?
Un vendredi après-midi, 16 h 40. Un professeur de philosophie tente désespérément d’expliquer à ses élèves le thème de l’expérience.  Mais en ce vendredi après-midi, les élèves sont bien plus intéressés par leurs projets du week-end. Là, le prof de philo se sent tel le Dr House tentant d’expliquer le pertinence d’une de ses hypothèses devant son tableau blanc. Et voilà que le prof de philo demande à ses élèves s’ils connaissent le Dr House et quelle est sa spécialité. Les élèves resteront consacrés jusqu’à la fin du cours.
Voilà comment Thibaut de Saint Maurice, le prof de philo en question, introduit le premier volume. De cette expérience est née un questionnement : peut-on philosopher devant un écran de télévision ? De ce questionnement est né le livre Philosophie en séries.
Le principe du livre est assez simple : mettre en rapport des séries avec des notions philosophiques. Un chapitre par série.

Vulgariser la philo : un pari risqué
En achetant ces livres, j’avais tout de même une petite crainte : que l’auteur fasse dans la philosophie de bas-étage et ne nous donne à voir que des poncifs bien simplistes.
Ma crainte a vite été balayée, le propos est fort intéressant et bien étayé. Et puis, l’auteur sait choisir des séries qui me parlent : Dexter, Six Feet Under, Mad Men, Dr House, Lost, Kaamelott, Fais pas ci fais pas ça, Un village français… Bref, que du bon ! Ok, je me dois d’être honnête, on y parle aussi de Grey’s Anatomy et de Desperate Housewives…
Je ne vais pas vous détailler les livres, cela n’aurait aucun intérêt, et si vous voulez aller plus loin, ben achetez-les ! En plus, ils ne sont pas cher 😉 Mais pour vous donner une petite idée, voilà quelques exemples des questions qui y sont posées :
– Dexter : Dexter Morgan est-il un justicier ou un meurtrier ?
– Mad Men :  Qu’est-ce qu’être une femme au milieu de tous des Mad Men ?
– Kaamelott : Comment gouverner des hommes bêtes ?
– Six Feet Under : Savoir qu’on va finir six pieds sous terre rend-il l’existence absurde ?
– Dr House : Greg House ou le problème de la recherche de vérité…
Bien sûr, les chapitres ne font pas des centaines de pages, mais les références ne manquent pas : Kant, Nietszche, Spinoza, Montaigne, Sartre, Kirkegaard, Arendt…

Les grandes séries, au-delà du simple divertissement de masse
Comme je l’expliquais dans un précédant billet, les séries qui me marquent sont bien plus que du divertissement. Bien sûr, les séries s’inscrivent dans un modèle économique et le premier objectif des diffuseurs est de gagner de l’argent et de vendre les espaces publicitaires à prix d’or (l’arrêt d’Hero Corp en est le meilleur exemple…).
Mais le but des bons créateurs de séries est tout autre : nous raconter des histoires, créer des personnages et des situations qui vont faire réfléchir le public. Et avec moi, ça marche : si je suis accro à une série, c’est bien parce qu’elle m’invite à me questionner, à mettre en perspective ce que je vis (bon, si le héros est cute, je vais pas cracher dessus non plus 😉 ).
Les séries télévisées peuvent être perçues comme de l’horrible culture de masse qui ne fait qu’abrutir ceux qui les regardent. Voilà bien un raisonnement réducteur et d’arrière-garde. Thibaut de Saint Maurice va même, dans le dernier chapitre de son premier opus, jusqu’à poser cette question  : les séries sont-elles des œuvres d’art ? Le débat est lancé !

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Cosmo, Cosmo, Cosmocats !!!!!

Cela fait déjà plusieurs mois que l’info circule sur le net : les studios Warner et Cartoon Network vont sortir au courant de l’année un reboot de Cosmocats. J’imagine bien que certains d’entre se demandent : « euh, Astiera, c’est quoi Cosmocats ? »

Sachez, chers amis lecteurs, que Cosmocats est l’un des dessins animés qui a bercé mon enfance. Il raconte les combats entre les Cosmocats, race de félins humanoïdes menée par le jeune et brave Starlion, et les Mutants, race de monstres diaboliques. Les Mutants ont chassé les Cosmocats de leur planète Thundera et les ont poursuivis jusque dans leur nouveau monde, la 3e terre où vit un ennemi redoutable : Mumm-Ra.

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Les créateurs, mes héros

Bien sûr, un series addict est fan des acteurs : que serait une bonne histoire si elle était mal jouée ? Mais un series addict ne s’arrête pas seulement à cette partie visible de l’iceberg (bon ok, je prends mon cas pour une généralité, mais faut bien se la péter un peu non ?). Ce qui me passionne, c’est le comment ça se passe.

Par le comment ça se passe, je ne parle pas du tournage, phase essentielle du processus bien sûr, mais qui ne m’intéresse pas plus que ça. J’ai vu plusieurs making of et il en ressort surtout un travail long, stressant et fastidieux.
Non, par le comment ça se passe, je parle du travail d’écriture. Aimant écrire, il est sans doute naturel que mon intérêt se porte sur ce domaine. Car soyons réalistes : les interviews d’acteurs au sujet de leurs personnages sont le plus souvent creuses et peu pertinentes (exception faite de Michael C Hall et Jon Hamm). Et pour cause, les acteurs n’ont aucune prise sur leurs personnages : même s’ils peuvent avoir leur mot à dire ponctuellement, ils jouent ce qui est écrit. Ceux qui connaissent le mieux les personnages, ce sont les auteurs et les scénaristes. Ce qui me touche le plus dans une série, ce sont ses personnages.

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