Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré) ?

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Le tournage du premier film d’Alexandre Astier est bien sur les rails, la preuve !

Je n’ai pas pu résister à la tentation : à peine les premières photos du tournage du premier film d’Alexandre Astier sorties, il fallait que j’écrive un billet, aussi bref fut-il ! Et puis franchement, il n’est pas tout simplement irrésistible en réalisateur ? 😉

Midinette attitude mise à part, ces photos sont une très bonne nouvelle. Ce projet de film est dans les tuyaux depuis si longtemps et a connu de tels contretemps, qu’il est presque miraculeux qu’il ait enfin vu le jour.
Je m’explique.
À l’origine, ce film s’appelait Monsieur Karlsson et racontait le road movie d’un patient frappé d’une maladie affectant la mémoire (Alain Delon) et de son ergothérapeute (Alexandre Astier).  Mais voilà, 15 jours avant le début du tournage, Alain Delon abandonne le projet. Pas découragé pour un sou, mais bien énervé faut pas déconner non plus, Alexandre Astier a réécrit le scénario (oui, parce qu’il écrit aussi le scénario) pour une femme et intitule son film Madame Karlsson. Le rôle titre revient à Isabelle Adjani. Mais finalement, le film ne sera pas titré Madame Karlsson et il semblerait bien que le film n’ait pas encore de nom.

L’autre bonne nouvelle, au-delà de la joie immense de découvrir ce premier film et d’admirer Alexandre Astier sur grand écran, concerne Kaamelott of course. Et oui, la sortie de ce premier film conditionne le tournage du premier volet de la trilogie.

Et si on ajoute que Sébastien Lalanne, le merveilleux Doug d’Hero Corp, semble être au casting de ce film sans nom, ma joie n’a plus aucune limite !!

Vous pourrez découvrir d’autres photos du tournage ici.

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Les Showrunners sont dans la place (ou plutôt sur Orange Ciné Max)

Depuis début février, Orange Ciné Max propose de plonger dans l’univers fascinant des showrunners de séries US. Virginia Vosgimorukian (réalisatrice et auteur) et Anthony Dubé (coauteur) n’ont pas fait les choses à moitié : ils ont choisi 12 showrunners comptant parmi les plus talentueux et les plus respectés de ces 10 dernières années.

Jugez plutôt :
Alan Ball pour Six Feet Under et True Blood
Vince Gilligan pour Breaking Bad
Clyde Philipps pour Dexter
Meredith Stiehm pour Cold Case
Shawn Ryan pour The Shield
Jason Katims pour Friday Night Lights
Glenn Kessler, Todd A. Kessler, Daniel Zelman pour Damages
David Shore pour Dr House
David Simon pour The Wire
Ronald D. Moore pour Battlestar Galactica
Carlton Cuse pour Lost.

Le parti pris des auteurs est intéressant : avoir un entretien d’une heure et demie (condition sine qua none pour que l’interview se fasse) avec chaque intervenant et demander à chaque showrunner quels membres de son équipe devraient aussi être interviewés.

Comme je l’ai déjà écrit ici, je suis une fan des créateurs, et des showrunners en particulier. Cette série documentaire a donc largement aiguisé ma curiosité dès les premières infos sorties.
J’ai donc regardé les épisodes consacrés à Alan Ball et au trio de Damages avec attention. Mes attentes n’ont pas été déçues.
Bien sûr, on vit un peu au pays des Bisounours, où tout le monde s’aime. Mais si vous êtes un créateur et que vous travaillez en équipe, il vaut mieux avoir un minimum d’admiration pour son “boss” ou ses “collègues”. Seul petit regret : les 30 minutes du format vont bien trop vite !
Il est vraiment captivant d’entendre ces showrunners, auteurs, réalisateurs et même acteurs (s’ils ont leur place dans le processus créatif) parler de leurs séries. Si vous voulez vraiment savoir comment est née une série, les questions qu’elle soulève, la façon dont sont façonnés les personnages, ce sont eux qui vous donneront les réponses.
On en apprend également un peu plus sur chaque showrunner et leur manière de travailler. Il est très intéressant de voir qu’ils ne peuvent concevoir leur travail en dehors d’une équipe. L’un des trois showrunners de Damages est très clair : pour lui, il est impossible qu’une seule personne chapeaute un projet à la télévision. Va falloir qu’on lui présente Alexandre Astier 😉

Si vous avez Orange Ciné Max, ne manquez pas ce rendez-vous du mardi soir à 22 h 30. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas abonnés, ne sombrez pas dans l’abîme du désespoir : la chaîne les propose gratuitement sur sa page iTunes. Mais ne tardez pas trop avant de récupérer les épisodes car ils ne sont disponibles que pour une durée limitée (j’ai malheureusement manqué celui consacré à Clyde Philipps, mais j’ai assisté à l’une de ses conférences, donc je ne suis pas encore au bord du suicide). Je ne vous cache pas que la qualité de l’image n’est pas optimale sur iTunes et l’incrustation des intervenants sur les images de fond n’est pas toujours des plus réussies. Mais peu importe, ce qui compte, c’est ce qu’ils disent.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les coulisses de cette série documentaire, je vous conseille d’écouter cet épisode du podcast Season 1 où vous retrouverez une interview de la réalisatrice.

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Avec Les Beaux Mecs, France 2 mise enfin sur ses séries ?

Vous êtes peut-être passés à côté de l’info de la semaine : mercredi 16 mars, France 2 diffuse en prime time les deux premiers épisodes de sa série événement Les Beaux Mecs.
Là, vous vous dites que quelque chose cloche. France 2 et sa série événement dans la même phrase, c’est impossible. Il est vrai que ces dernières années, la chaîne (et le service public dans son ensemble) ont joué très discrètement la carte des séries : sujets et traitements conventionnels, promotion minimum.

Mais en cette année 2011, la donne semble avoir changé. Présentés au Festival international des programmes audiovisuels au début de l’année à Biarritz, Les Beaux Mecs ont fait forte impression. Et depuis, France 2 soigne sa communication.
Fini les simples bande-annonces, le service public utilise Internet ! Depuis quelque temps, la chaîne a mis les petits plats dans les grands sur son portail pour présenter les séries qu’elle diffuse. Le site consacré aux Beaux Mecs a de la gueule : animations, synopsis, interviews écrites et vidéos, bonus, quizz, guides des épisodes et des personnages, forum, rien ou presque ne manque.
Mais surtout, France 2 a choisi de faire le buzz en proposant de découvrir le premier épisode de la série une semaine avant sa diffusion. Le procédé n’est pas nouveau : Canal + proposait de regarder sur son site le premier épisode des dernières saisons d’Engrenages et de Mafiosa en même temps que sa diffusion. Le but est simple : appâter le téléspectateur et lui donner envie de s’abonner. Du côté de France 2, il s’agit plus de capter un public plus jeune qui n’aime plus devoir attendre une certaine heure pour regarder une série.

La communication a changé, mais le fond également. Les Beaux Mecs, ce n’est pas une série habituelle.
Elle raconte 50 ans de grand banditisme à travers l’histoire de Tony le Dingue. Tony le Dingue purge tranquillement sa peine de prison, mais le voilà qui profite de l’évasion de son compagnon de cellule, Kenz, petite frappe des cités sans envergure, pour se faire la malle. Les voilà également contraints de cavaler ensemble, eux qui n’ont rien en commun.
J’ai regardé le premier épisode. Bien sûr, ce n’est pas parfait, bien sûr, ce n’est ni Le Parrain, ni Les Sopranos. Mais les dialogues sont réussis, le personnage de Tony complexe et mystérieux à souhait. Et surtout, la mise en scène est subtile, amenant intelligemment les flash-backs en partant du principe que le téléspectateur est loin d’être bête. A priori, la série n’a pas été écrite pour avoir une deuxième saison et l’histoire trouvera sa conclusion au huitième épisode.

Je ne sais pas si le reste de la série est réussi, mais j’ai envie de le découvrir et ça, c’est déjà beaucoup.

Si vous voulez en savoir plus sur la série, je vous recommande le prochain dossier du site Le Village qui va sûrement valoir le coup.

Mais France 2 ne s’arrête pas là.

Je vous ai déjà parlé de Signature, dont la diffusion ne devrait pas tarder. Encore un sujet inhabituel et une mise en scène qui promet de l’être tout autant. Là encore, l’histoire se clôturera au dernier épisode.
Cette série bénéficiera-t-elle du même plan comm ? Seul l’avenir nous le dira.

Le vendredi 25 mars, c’est Empreintes criminelles qui débarque sur France 2. Le pitch est plutôt intéressant : la naissance de la police scientifique dans les années 20 à Paris. Je ne sais pas du tout ce que cela va donner, mais le générique fort réussi est bien loin des Brigades du Tigre 😉 (attention, j’étais très fan des Brigades du Tigre gamine).

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