mai 8 2012

Steven Moffat et Alexandre Astier : deux virtuoses de la même espèce

Cher lecteur, chère lectrice, dans ma vie de blogueuse, il y a deux sortes de billets : ceux que j’ai envie d’écrire, qui me demandent un temps de maturation, de mettre en ordre mes arguments, de faire quelques recherches, et ceux, plus rares, que j’ai besoin d’écrire, pour lesquels les idées virevoltent dans ma tête et qui me demandent de canaliser cette énergie. Le billet que tu es en train de lire, cher lecteur, chère lectrice, fait clairement partie de la seconde catégorie.

Si tu es fidèle parmi les fidèles, tu connais déjà ma grande admiration pour Alexandre Astier et notamment mon amour pour son petit bijou Kaamelott. Tu sais également que depuis la fin de la saison 2 de Sherlock, série cocréée et coréalisée par Steven Moffat, je suis en pleine Moffatmania, me poussant à découvrir son œuvre de scénariste, Jekyll et Doctor Who depuis la saison 5 (saison à partir de laquelle il est devenu scénariste en chef, et oui, je sais pertinemment que c’est une totale hérésie de commencer Doctor Who par la saison 5) en tête. Cela fait déjà un petit moment que je veux écrire un billet sur Steven Moffat. Et puis, je suis allée voir Que ma joie demeure, spectacle écrit et joué par Alexandre Astier qui donne vie à un Jean-Sébastien Bach drôle, émouvant et poétique. Il m’est alors apparu que ces deux créateurs avaient beaucoup de points communs. Dimanche 6 mai (dimanche ô combien épique), j’ai entendu Alexandre Astier au micro de Rebecca Manzoni dans Eclectik, très bonne émission de France Inter soit dit en passant, et ce que je pressentais s’est confirmé : Alexandre Astier et Steven Moffat ont définitivement des points communs (pour information, les citations concernant Alexandre Astier présentes dans ce billet sont tirées de cette émission).

Des personnages plus intelligents que ceux qui les entourent

L’Arthur de Kaamelott, le physicien expliquant les limites de la physique quantique, le Bach donnant une masterclass ont tous la même qualité : ils sont intelligents. Mais pour leur plus grand malheur, ils sont le plus souvent, voire exclusivement, les plus intelligents de la pièce. Résultat : ils ne sont pas toujours patients face aux manquements intellectuels de ceux qui les entourent, s’ennuient et ne sont donc pas toujours des plus agréables. Alexandre Astier le répète volontiers à longueur d’interviews : il a été bercé au Louis de Funès, à ses personnages intelligents qui se désespèrent de voir que cela ne suit pas à côté d’eux et qui sont plutôt dans la catégorie colériques et ignobles. Le sieur Astier a aussi une autre ambition : proposer au public des créations intelligentes où l’on peut apprendre des choses. « C’est mon caractère d’expliquer. J’aime bien expliquer je crois. (…) Finalement, au bout du compte, la chose qui me rend le plus fier, de tout le reste, c’est d’avoir fait comprendre bien modestement, à n’importe qui, et n’importe quoi à quelqu’un. (…) Je ne serai jamais aussi reconnaissant à qui que ce soit de m’avoir fait comprendre un truc. »

Du côté de Steven Moffat, cela peut sembler un peu différent car ses trois personnages phares (Jekyll, Doctor Who et Sherlock) ne sont pas ses inventions. Alors oui, le matériau original est déjà bien marqué et oui, ces figures le sont tout autant. Mais il faut tout de même reconnaître que Steven Moffat les réinvente avec brio et réussit parfaitement à mettre en lumière leur intelligence, et à les rendre, souvent, délicieusement insupportables.

Mais ne vous y trompez pas, Alexandre Astier et Steven Moffat ne nous dépeignent pas que des êtres imbus d’eux-mêmes, à la limite de l’abject. Car que serait l’intelligence sans l’émotion ? Que serait une série réussie sans nuances ?

Dans Kaamelott, Arthur est profondément touchant, a ses fêlures, ses moments de désespoir. Dans Kaamelott, tous les personnages sont attachants, on sent la tendresse du créateur pour chacun d’eux. Au fil des saisons et des changements de format, donc de narration, les relations se font plus subtiles et plus vraies. Alexandre Astier nous parle aussi bien du désespoir d’un roi qui baisse les bras, renonçant à exercer son pouvoir, persuadé de ne pas le mériter, d’amitié, d’amour, de trahison, d’absurdité. Dans Que ma joie demeure, le Bach que l’on voit devant nous a lui aussi ses faiblesses et ses doutes. S’il y a bien une question chère au cœur d’Alexandre Astier, c’est celui de la paternité (il a quatre enfants). Comme il l’a souvent dit en interview, il a toujours voulu être père et ses enfants ont une place capitale dans sa vie. Cette question de la paternité est l’un des enjeux centraux du Livre V de Kaamelott, le plus sombre et le plus réussi à mon goût. Arthur se morfond de ne pas avoir de descendance et décide de parcourir le royaume de Logres afin de trouver ses hypothétiques enfants. L’échec de cette quête et l’idée de ne pouvoir jamais être père l’achèveront. Bach a eu beaucoup d’enfants et il en aussi beaucoup perdus. Une phrase de la deuxième femme du compositeur a particulièrement marqué Alexandre Astier : « C’est bizarre, il n’arrive pas à s’y faire ». Voici donc un homme qui n’arrive pas à se faire à l’idée de perdre des nourrissons ou des enfants en bas âge, alors que l’époque veut que cette mortalité infantile soit la règle. Voici donc un homme rongé par une tristesse qu’il ne peut s’autoriser à éprouver. Voilà pourquoi le Bach d’Alexandre Astier nous emporte.

Dans Jekyll, Doctor Who et Sherlock, la dynamique est assez similaire. Hyde est donc le double maléfique du Dr Jackman. Le Dr Jackman, marié et père de deux enfants, fait tout pour cacher leur existence à cet animal qui sommeille en lui. Mais lorsque la vérité éclate enfin, Hyde ne leur fera pas de mal, il sera même protecteur, à sa façon bien sûr (enfin, pour le moment, je n’ai vu que les trois premiers épisodes, tout peut encore changer…). Pour Doctor Who, on ne peut pas dire que le personnage est insupportable. Il est même tout le contraire. En fait, même si à première vue, le Doctor et Sherlock semblent similaires car intelligents, ils ne le sont pas du tout. C’est d’ailleurs ce que Steven Moffat a expliqué au site L’Internaute à l’occasion de Comic Con l’année dernière, où il était l’invité d’honneur : « Sherlock est fait de longues séquences, le personnage principal est très froid, cruel, désagréable alors que le Docteur est charmant et adorable. Ils ont un point commun, c’est qu’ils sont obsédés par l’intelligence. Ils sont tous deux extrêmement brillants, mais Sherlock est tout le temps en train de dire aux gens qu’il est intelligent alors que le Docteur semble ne pas s’intéresser à sa propre intelligence. Sherlock a un cerveau tellement grand qu’il est incapable de traverser la rue sans clamer à quel point il est plus malin que tout le monde. Pour moi, c’est radicalement différent mais je comprends que d’un point de vue extérieur ils aient l’air similaires. » Oui, dans la première saison, Sherlock est le plus souvent insupportable (mais ce que je l’aime lorsqu’il est insupportable, heu, pardon, je m’égare). Mais dans la deuxième saison, cet autiste asocial grandit, gagne en humanité, apprend à prendre en compte ce que le commun des mortels appelle les émotions. Watson prend de plus en plus de place, et leur très belle amitié éclate à l’écran. Dans A Scandal in Belgravia (S02E01), Steven Moffat place Sherlock face à l’amour en la personne de l’irrésistible Irene Adler. Leurs scènes sont d’une sensualité folle et prouvent que oui, Moffat peut parler d’amour. Il fait d’ailleurs cet aveu à L’Internaute, au sujet d’un épisode de la saison 2 de Doctor Who où ce dernier tombe sous le charme de la dame de Pompadour : « C’est devenu une de ces mini histoires d’amour que j’aime bien écrire. (Sur le ton de la confidence) j’adore les histoires d’amour. » Dans ce même épisode, une scène entre Sherlock et Molly, jeune femme effacée désespérément amoureuse de Sherlock alors que celui-ci n’a presque aucun regard pour elle, est terriblement touchante. Et comme l’ont parfaitement dit mes petits camarades du Village dans leur très bon podcast, consacré à la saison 2 de Sherlock, Steven Moffat n’est pas qu’un Écossais bourru, c’est aussi un grand romantique.

Deux écritures similaires ?

« Je suis un musicien qui fait tout le reste. (…) Je fais tout, tout, tout, comme un musicien. (…) Surtout la direction d’acteur. » Alexandre Astier le répète aussi souvent : il écrit ses dialogues comme une musique et demande aux comédiens de respecter parfaitement cette musique. Et c’est ce qui fait qu’ils sont aussi réussis. Le rythme, voilà ce qui fait tout, qu’il soit lent ou rapide d’ailleurs. Un scénariste qui a son tempo et qui  le garde jusqu’au bout proposera une création de qualité. Les épisodes de Doctor Who et de Sherlock écrits par Steven Moffat ont un rythme endiablé qui scotche le spectateur. Les informations fusent de tous les côtés, les déductions des deux héros vont à une vitesse folle, tous les éléments de l’histoire s’imbriquent et se répondent. Les détracteurs de Moffat diront qu’il en fait un peu trop et qu’il se regarde écrire. C’est peut-être vrai. Mais c’est un tel bonheur à chaque fois, que je l’encourage fortement à manquer de modestie (ce qu’il fait d’ailleurs très bien sans moi).

Autre élément capital des écritures d’Astier et Moffat : les dialogues. « Moi je fais partie des gens qui aiment faire parler, souvent je les fais parler pour rien dire. Parce que ça aussi, c’est vrai. Ce que j’arrive pas à comprendre, c’est que tout le monde s’accorde à dire que le dialogue, ça sert à s’identifier soi-même d’abord. On dit pas ce qu’on veut expliquer, on dit qui on est. Donc pour moi parler, ça explique jamais rien. Alors des fois c’est bizarre, parce que dans le script il y a des scènes qui ne servent strictement à rien d’un point de vue du scénario, à rien, à rien du tout. On pourrait l’enlever cela ne change rien. Mais moi je crois que tout est un prétexte à faire parler, voire même à faire parler pour rien dire ». On retrouve cet amour du dialogue chez Steven Moffat. Lorsque le Doctor est entre ses mains, il n’arrête pas une seconde, part dans des digressions. C’est encore plus flagrant dans Sherlock. Bien sûr, il y a les scènes de déduction, mais elles sont quasiment tout le temps nécessaires à l’intrigue. Ce qui fait tout le sel de Sherlock, ce sont ses scènes du quotidiens ou ces rencontres entre personnages qui, comme le dit Alexandre Astier, ne font pas avancer l’histoire, mais disent qui sont les personnages que l’on découvre. D’ailleurs, si le pilot de 60 minutes non diffusé de Sherlock m’a moins plus, c’est justement parce que toutes ces scènes non nécessaires à l’histoire n’existaient pas.

Alexandre Astier a une autre caractéristique : il aime écrire dans l’urgence. « Pour Kaamelott, j’écrivais toujours la veille pour le lendemain, donc du coup, j’écrivais fatigué. (…) Il y a des trucs complètement débiles dans Kaamelott qui sont dus à la fatigue. J’aime bien écrire épuisé parce qu’il sort des trucs qui sont pas aussi surveillés que quand je le suis pas. (…) L’épuisement, c’est ce qui enlève l’autocritique et surtout l’autocensure. » Outre-Manche, Mr Moffat ne chôme pas lui non plus avec deux séries dans les tuyaux. Et pour ces deux scénarios de Sherlock, il les a toujours rendus en retard. « Ce qui a changé dans mon travail ? Ah ! Il y en a énormément plus, déjà ! C’est vraiment non-stop, chaque mois de l’année, chaque semaine de chaque mois et chaque jour de la semaine, c’est un travail continu, en permanence. Le travail de scénariste est toujours le même, écrire un épisode pour Russell (ndlr : Russell T. Davis, scénariste principal de 2005 à 2009) c’est le même processus que d’écrire un épisode pour moi. Je m’installe dans une pièce et je n’arrive plus à penser à rien ! Mais actuellement, le fait de devoir travailler non sur un épisode mais sur la série dans sa totalité, c’est le travail le plus exigeant du monde. Quand on a ce travail, on ne devrait surtout pas travailler sur une autre série en parallèle… Mais je l’ai fait avec Sherlock ! Quel idiot. » (L’Internaute).

Autre caractéristique de sieur Astier : il aime le travail en solo. Il écrit seul, il dirige seul, il compose la musique de ses créations seul, il monte seul. On peut lui reprocher de ne pas faire confiance, de ne pas savoir déléguer, mais puisqu’il sait le faire et qu’il sait exactement l’histoire qu’il veut raconter et comment il veut la raconter, cela va de soi. Steven Moffat écrit lui aussi en solo. Bien qu’il soit coscénariste sur Sherlock, il écrit de son côté. Bien sûr, il discute longuement avec Mark Gatiss, cocréateur et aussi coscénariste et aussi Mycroft Holmes, de la direction dans laquelle il veulent aller, mais cela s’arrête là. Lors de l’avant-première Sherlock dans les locaux de France4 en février dernier, il a même avoué qu’il n’avait de coscénariste que le nom !

Ce qui me plaît le plus chez Alexandre Astier et Steven Moffat, c’est qu’ils aiment profondément ce qu’ils font et qu’ils ne le font que pour ça. Deux hommes qui s’éclatent à créer, à donner vie aux personnages qui leur plaisent, à raconter les histoires qu’ils ont envie de voir. Steven Moffat le dit et le répète : écrire Doctor Who et Sherlock se résume à un seul mot, le fun.

Deux hommes talentueux

Pour Alexandre Astier, les virtuoses sont ceux qui ont une parfaite maîtrise de leur art, parfaite maîtrise qui leur permet d’en être détachés. J’imagine qu’il n’aimerait pas être qualifié de virtuose, mais enfin, voici un homme qui écrit, joue, réalise, compose, joue de plusieurs instruments, se met à la viole de gambe pour un spectacle et vous donne des frissons, et le tout avec une incroyable décontraction et impression de facilité. Et que dire de Steven Moffat dont les scénarios sont toujours un enchantement et une claque ?

Alexandre Astier ne sait pas d’où sortent Jean-Sébastien Bach et Isabelle Adjani. Moi, je ne sais pas d’où sortent Steven Moffat et Alexandre Astier.

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mar 29 2011

Le tournage du premier film d’Alexandre Astier est bien sur les rails, la preuve !

Je n’ai pas pu résister à la tentation : à peine les premières photos du tournage du premier film d’Alexandre Astier sorties, il fallait que j’écrive un billet, aussi bref fut-il ! Et puis franchement, il n’est pas tout simplement irrésistible en réalisateur ? ;)

Midinette attitude mise à part, ces photos sont une très bonne nouvelle. Ce projet de film est dans les tuyaux depuis si longtemps et a connu de tels contretemps, qu’il est presque miraculeux qu’il ait enfin vu le jour.
Je m’explique.
À l’origine, ce film s’appelait Monsieur Karlsson et racontait le road movie d’un patient frappé d’une maladie affectant la mémoire (Alain Delon) et de son ergothérapeute (Alexandre Astier).  Mais voilà, 15 jours avant le début du tournage, Alain Delon abandonne le projet. Pas découragé pour un sou, mais bien énervé faut pas déconner non plus, Alexandre Astier a réécrit le scénario (oui, parce qu’il écrit aussi le scénario) pour une femme et intitule son film Madame Karlsson. Le rôle titre revient à Isabelle Adjani. Mais finalement, le film ne sera pas titré Madame Karlsson et il semblerait bien que le film n’ait pas encore de nom.

L’autre bonne nouvelle, au-delà de la joie immense de découvrir ce premier film et d’admirer Alexandre Astier sur grand écran, concerne Kaamelott of course. Et oui, la sortie de ce premier film conditionne le tournage du premier volet de la trilogie.

Et si on ajoute que Sébastien Lalanne, le merveilleux Doug d’Hero Corp, semble être au casting de ce film sans nom, ma joie n’a plus aucune limite !!

Vous pourrez découvrir d’autres photos du tournage ici.

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nov 11 2010

Famille Astier, je vous aime ! Ode à Alexandre

Je ne peux décemment pas tenir un blog relatif à ma passion pour les séries et signer mes billets Astiera, sans vous faire part de mon admiration pour les artistes qui composent cette belle famille. Et je ne peux décemment pas ne pas commencer par Alexandre, celui par qui tout est arrivé.

Alexandre Astier, c’est avant tout Kaamelott (le mythe du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde revisité, pour ceux qui auraient vécu dans une grotte ou sur une autre planète ces cinq dernières années). Disons surtout que sans Kaamelott, il me serait resté inconnu, ce qui, avouez-le, aurait été fort regrettable. Je pourrais même dire que Kaamelott, c’est avant tout Alexandre Astier : il écrit, réalise, joue, monte, compose la bande originale, scénarise les bandes dessinées et le tout avec talent (si, si, je vous jure que je suis totalement objective).

Je me souviens encore de cette soirée comme les autres où j’étais tranquillement postée devant M6 en attendant d’aller manger (anecdote passionnante, n’est-ce pas ?), quand tout à coup, trois sonneries résonnent et là, le choc ! Des dialogues ciselés et hilarants, des acteurs parfaits, des personnages attachants. Bref, je fus vite accro et ces quelques minutes sont vite devenues incontournables.
Mais Kaamelott, ce n’est pas seulement des situations et des dialogues. Au fil des années, et les audiences aidant, Alexandre Astier a pu faire ce qu’il voulait : raconter des histoires. D’abord en feuilletonnant les épisodes, puis en poussant les murs du format, pour arriver à un Livre V sombre et à un Livre VI d’une tout autre envergure, mais où les situations absurdes ont toujours leur place. Après m’avoir fait hurler de rire, Kaamelott m’a émue.

Alexandre Astier est bien plus que le roi Arthur. Il nous transporte avec délice dans le monde impitoyable de la pysique quantique, il incarne un Jean-Sébastien Bach plus vrai que nature (un spectacle est en préparation pour l’automne 2011 au Théâtre du Rond-Point à Paris) ou nous offre une interview dans un lit magnifiquement absurde avec son compère François Rollin. Et ses projets semblent sans fin : le rôle du méchant dans Philibert (film de cape et d’épée dans l’esprit OSS 117), projet de film avec Isabelle Adjani dont le tournage est prévu en mars, comptines pour enfants, projet de série sur la « mafia » italienne à Lyon, scénariste et coréalisateur du prochain dessin animé Astérix Le Domaine des dieux et bien sûr, celui que j’attends avec une impérieuse impatience, le premier volet de la trilogie Kaamelott au cinéma. Bref, un homme bien occupé !

Alexandre Astier est bien plus qu’un simple artiste talentueux. Il est aussi un artiste qui mène une véritable réflexion sur son métier et qui jette un regard sans concession sur « l’industrie » des séries en France. Ses interviews sont toujours passionnantes (lorsque les questions ne sont pas trop futiles ou répétitives of course) et je les découvre à chaque fois avec un plaisir non dissimulé. En cadeau, une interview fort réussie, réalisée par Philippe Guedj (mieux connu sur la toile sous le nom de johnplissken et qui officie dans certains podcasts Nowatch) lors du festival Scénaristes en séries.

Voilà donc pourquoi je voue une admiration sans borne à Alexandre Astier. Et puis, un homme qui a inventé un personnage dont la nourriture est une nécessité, qui n’aime que la bouffe de qualité et qui a pour précepte le gras, c’est la vie, ne peut que me plaire !

To be continued…

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