Les personnages féminins et leur sexualité

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Tu n’as pas pu y échapper cher lecteur, chère lectrice, le samedi 8 mars était consacré aux droits des Femmes avec un grand F. Bien que je trouve que cette journée hypocrite et montrant surtout tout le chemin qu’il reste encore à faire, elle me donne une bonne raison de m’atteler à l’écriture d’un billet qui me trotte dans la tête depuis un bon moment déjà : la représentation de la sexualité des personnages féminins. Je sais, cher lecteur, chère lectrice, il s’agit d’un sujet aussi abyssal que casse-gueule. Mais que veux-tu, en bonne féministe, c’est une question qui m’interpelle.

N’ayant pas la prétention d’avoir vu toutes les séries du monde, d’avoir une parfaite connaissance de l’histoire de la représentation de la sexualité des personnages féminins et de fournir une analyse exhaustive, je m’appuie sur ce que je connais le mieux : les séries que j’ai vues et ce qui m’a dérangée ou non en découvrant le représentation de la sexualité de certains personnages féminins.

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L’année 2013 de Series addict, so what ?

Et oui, chère lecteur, chère lectrice, voici un billet de saison. En cette fin d’année, les tops sont légion dans les journaux et sur la toile. Je me plie moi aussi au billet de fin d’année, mais point de top pour moi, car en bonne monomaniaque obsessionnelle, il ne serait guère fourni. Je te propose donc, cher lecteur, chère lectrice, de remonter le fil des billets que j’ai écrits ici même en 2013. Geronimo !!!!

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Alexandre Astier et Benedict Cumberbatch : oui, les esprits brillants me fascinent et m’attirent

Non, non, tu ne rêves pas cher lecteur, chère lectrice, tu lis bien un énième billet sur Alexandre Astier et Benedict Cumberbatch. Mais depuis le temps, tu devrais le savoir : une monomaniaque obsessionnelle peut écrire encore et encore et encore sur ses monomanies sans jamais s’arrêter. Mais comme j’ai un tant soit peu de conscience professionnelle (si, si, j’en ai une), j’ai une bonne raison d’écrire ce billet aujourd’hui. Je viens de terminer de lire Benedict Cumberbatch, An Actor in Transition : An Unauthorised Performance Biograhphy signée de l’auteure et universitaire Lynnette Porter. Et cette lecture m’a confirmé ce que je pressentais déjà depuis un moment : Alexandre Astier et Benedict Cumberbatch ont beaucoup de points communs.

Je sais déjà ce que tu penses : une biographie, bien qu’artistique, sur un acteur qui n’a même pas 40 ans, est-ce bien raisonnable ? Ne serait-ce pas surtout le moyen facile de se faire de l’argent tout aussi facile en surfant sur la Cumberbatchmania qui secoue la Grande-Bretagne et Hollywood ? Je t’avoue cher lecteur, chère lectrice que ce fut ma première pensée en découvrant la nouvelle de la sortie de ce livre. Puis, je me suis renseignée sur l’auteure. Puis, je me suis renseignée sur l’angle choisi. Puis, un quart d’heure plus tard, je précommandais le livre sur Amazon (ne jamais, ô grand jamais, sous-estimer la force de la Cumberbatchmania). Et alors que j’ai dévoré ce travail de fourmi (le boulot de recherche documentaire abattu par Lynnette Porter est hallucinant, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une universitaire), il devient de plus en plus évident que je ne pouvais pas ne pas être fascinée par Benedict Cumberbatch. Et pourtant, contrairement à Alexandre Astier, je n’aurais pas dû être fascinée par Benedict Cumberbatch.

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Ces compositeurs de BO qui me transportent

Plonger de tout son être dans un univers rempli de personnages et d’histoires qui nous parlent, nous émeuvent et nous font rire, est l’une des plus belles choses qui soient. Cela tient bien sûr aux scénarios, aux acteurs et actrices, aux images. Mais pas seulement. Un élément fondamental pour emporter plus encore celui ou celle qui regarde un film ou une série est la musique. Dès l’invention du cinéma, la musique est présente. À l’époque du muet, elle est même jouée en direct par des musiciens placés derrière l’écran. Dès le départ, la musique n’est pas seulement là pour habiller des images, elle est un élément narratif indissociable du récit. Que serait une scène de terreur, de course-poursuite ou de pure comédie sans ce petit supplément d’âme musical ? Russell T Davies (le scénariste en chef des quatre premières saisons de la nouvelle ère de Doctor Who) exprime parfaitement cette importance capitale de la musique dans The Writer’s Tale The Final Chapter (passionnant livre que je dévore dès que j’en ai le temps et qui fera, à n’en pas douter, l’objet d’un billet). Voici sa citation p. 257 (soyons précis) : « Le plus horrible visionnage a été la première version de The Runaway Bride (l’épisode de Noël qui suit la deuxième saison et dans lequel apparaît pour la première fois Catherine Tate, NDLR) car le réalisateur, Euros Lyn, n’avait pas eu le temps d’ajouter la moindre musique. C’était de très loin l’heure la moins flatteuse de Doctor Who, particulièrement lorsque c’est censé être un grand épisode de Noël. La musique est tellement vitale pour cette version de la série. Mon dieu, que cela fut décevant ! J’étais dépité. C’était comme regarder un épisode où David (David Tennant, le Doctor des saisons 2 à 4 NDLR) a un sac sur la tête. »

Bien sûr, dès que l’on pense compositeurs de bandes originales, on pense immédiatement aux grands noms qui ont marqué et qui marquent encore le 7e art : Michel Legrand, Ennio Morricone , John Williams, Howard Shore et bien d’autres que j’oublie ou que j’ose ne pas connaître. Et s’il semble naturel de connaître ses grands noms associés à des films mythiques, la série télévisée, de prime abord, ne semble pas être le lieu de bandes originales exaltantes. Non pas que les séries délaissent totalement cette narration, mais souvent, les budgets alloués aux musiques ne sont pas mirobolants et la musique n’a pas tout à fait la même importance que sur grand écran. Mais heureusement, cette règle n’est en aucun cas universelle.

N’aie crainte, cher lecteur, chère lectrice, je ne vais pas t’écrire sur tous les compositeurs qui ont marqué l’histoire des séries car 1) je n’ai pas le temps de me pencher aussi intensément sur la question si je veux publier ce billet avant fin 2012 et 2) je pense que tu n’as pas vraiment envie que je trouve le temps de me pencher aussi intensément sur la question si je veux publier ce billet avant fin 2012. Je vais me contenter de t’écrire au sujet de ces bandes originales qui me marquent en tant que sériephile (et en tant que monomaniaque obsessionnelle accessoirement, car comme tu vas vite le comprendre, ce billet est une très bonne excuse pour traiter de mes monomanies).

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David et Madame Hansen ou la force des personnages

Ce moment tant attendu est enfin arrivé. Ce moment tant attendu de la sortie du premier film d’Alexandre Astier en tant que scénariste, réalisateur, acteur, monteur et compositeur. Un long moment que je l’attends ce premier film, attente mêlée d’impatience et de crainte. Crainte que le projet soit rejeté des critiques et boudé du public, ce qui mettrait en péril les projets futurs de messire Astier redevenu Arthur. Mais par-dessus tout, cette crainte ultime : et si je ne l’aimais pas ce premier film ?

Voici donc que la date fatidique du 29 août arrive. L’accueil presse est en grande majorité positif, le film fait le meilleur démarrage à Paris le jour de sa sortie. Première crainte plutôt rassurée. Restait la crainte ultime à laquelle je me suis confrontée ce week-end. Et j’ai la joie de t’annoncer, cher lecteur, chère lectrice, que cette crainte ultime fait partie du passé.

Comme tout créateur qui se respecte, Alexandre Astier fait ce qu’il sait faire le mieux, à savoir du Alexandre Astier. Sa grande force est d’installer des personnages, de leur donner toute la place. On a tout d’abord Madame Hansen (Isabelle Adjani), patiente d’une clinique suisse, donc huppée, souffrant de troubles de la mémoire suite à un choc émotionnel. Choc émotionnel dont elle se protège en l’oubliant consciencieusement. Comme elle, on ignore ce qui l’a amenée à construire cette barrière psychique. Comme elle, on ne sait pas qui l’a amenée à cette clinique. Comme elle, on ne sait pas pourquoi elle n’a pas de visites. Mais ce qui compte avant tout, c’est de découvrir la relation qui va se nouer avec David (Alexandre Astier), ergothérapeute fraîchement débarqué à la clinique et qui se retrouve avec Madame Hansen sur les bras pour une sortie shopping alors qu’il avait d’autres projets. Comme Madame Hansen, David se cache. Il se cache dans son métier en faisant tout ce qu’on lui dit, en respectant les règles, en obéissant bien sagement à ses supérieurs, en plaquant la même méthode quel que soit le patient. Il se cache aussi dans sa vie privée, en s’accommodant d’une routine, en supportant l’état émotionnel de sa fiancée Clémence (Julie-Anne Roth), en pleine crise familiale, et en faisant tout pour que l’anniversaire si spécial de son beau-frère Hugo (Victor Chambon) se passe comme prévu.

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