mar 10 2011

Pauvre de moi

La vie de blogueuse n’est pas toujours facile. Lorsque j’ai créé ce blog en novembre dernier, j’étais remplie d’enthousiasme et pensais déjà à tous les billets que j’allais écrire. En janvier, je notais ici même que j’espérais tenir la résolution suivante : publier au moins un billet par semaine. M’installant dans un joyeux rythme, j’étais persuadée que rien de fâcheux ne pouvait m’arriver.

Et puis patatras, voilà que mes certitudes, qui me semblaient pourtant si solides, se sont effondrées sans crier gare le dimanche 27 février : aucun billet ne serait publié dans la semaine. Et s’il n’y avait pas eu le Flash TOM, actualité aussi impérieuse qu’essentielle, l’attente d’un nouveau billet aurait été encore plus grande.

Je sais, cher lecteur, chère lectrice, cette affirmation cruelle n’es pas digne d’une series addict. Et j’avoue qu’il ne m’a pas été aisé de me regarder dans la glace, après avoir tant failli à ma mission. Mais n’aie crainte, cet écart de conduite saura me servir de leçon et me voilà déjà avec des idées de billet plein la tête (enfin j’en ai au moins une ou deux qui traînent pas loin).

Malheureusement, le spectre angoissant du billet non publié n’est jamais bien loin…

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fév 14 2011

Vive les fofolles !

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jan 12 2011

Spoiler or not spoiler ?

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jan 1 2011

Bonne année by Thanandra !

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déc 31 2010

Pinage ! On veut une saison 3 d’Hero Corp !!!!!

Et oui, nous sommes le 31 décembre. Outre le fait que ce soir, tout le monde est censé célébrer la nouvelle année qui s’annonce, c’est aussi l’anniversaire de m’sieur Simon Astier. Et pour l’occasion, les fans d’Hero Corp ont décidé de faire de ce 31 décembre 2010 un Pinage Event virtuel pour qu’on obtienne une saison 3. Thanandra et moi-même ne pouvions pas manquer cette occasion ;-)
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déc 19 2010

Dis Astiera, comment on devient series addict ?

Voilà plus d’un mois que chaque semaine Thanandra et moi vous invitons à découvrir le monde des merveilleux des series addicts. Cette semaine, je vais répondre à cette question qui vous taraude certainement : comment devient-on series addict ?

Cela commence de manière anodine presque sans prévenir. Au départ, j’étais un téléspectatrice lambda qui attendait bien sagement les diffusions sur mes cinq chaînes hertziennes. Puis, j’ai commencé à récupérer des VHS par-ci par-là, afin de découvrir les saisons inédites et parfois en VO qui passaient d’abord sur les chaînes du câble et du satellite.

Et puis, un jour, ce fut le drame : M6 a stoppé la diffusion de la saison 10 de Stargate SG-1 et de Stargate Atlantis sans crier gare. Là, mon sang de fan n’a fait qu’un tour : non mais c’est quoi ce bordel ? JE VEUX MES SÉRIES STARGATE !!!!!!!!!!! (quand je vous dis que la franchise a marqué ma vie de series addict, je raconte pas des blagues).
Quels choix me restaient-ils ? Attendre la sortie DVD (et accessoirement, m’acheter un lecteur DVD) ou me laisser tenter par le doux appel du fichier partagé ? Je vous laisse deviner quelle est l’option que j’ai privilégiée…

J’ai donc irrémédiablement glissé sur la pente très très raide de la series addict : un épisode en a entraîné un autre, de nouvelles séries à découvrir, les nouvelles saisons avant ces saletés de diffuseurs français, la VO devenue indispensable… Pauvre de moi, j’étais totalement piégée !

Mais au final, être series addict, ça apporte quoi ? En ce qui me concerne, au-delà du simple divertissement qui apporte déjà beaucoup, cela me permet de réfléchir sur ma vie. Je sais, dit comme ça, cela semble très pompeux et relever de la philosophie de bas étage.
Je ne vous parle pas des séries que l’on consomme comme du fast food, aussitôt vues, aussitôt oubliées. Non, je vous parle des séries qui vous marquent profondément, dont les personnages vous touchent. Pour moi, il s’agit essentiellement de Six Feet Under, Dexter et Mad Men. Quel est leur point commun ? Suivre des personnages incapables de faire face à leurs émotions, qui font ce qu’ils croient qu’on attend d’eux et qui sont profondément désœuvrés (pas super gai, je vous l’accorde, mais on ne peut pas nier que le désespoir est plus marquant que le bonheur).
Ces histoires résonnent en moi et me permettent de m’interroger sur moi-même. Voilà pourquoi je n’ai pas pu m’arrêter de pleurer devant les trois derniers épisodes de Six Feet Under. Et ressentir de telles émotions, cela nourrit.

Sinon, pour d’autres, être series addict, ça inspire !

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déc 12 2010

La fan attitude, ça se vit !

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, le billet tant attendu depuis une semaine est enfin publié. J’imagine déjà ton immense joie et ton impatience. Rassure-toi, cela valait le coup d’attendre. Cette semaine, c’est séquence confessions (non, pas intimes, on n’est pas sur TF1, ça va pas bien dans ta tête ?).

Cette semaine, cher lecteur, chère lectrice, j’ai décidé de te parler de la fan attitude qui guette de près tout series addic qui se respecte. Avant de faire mon coming out et de crier au monde entier mon amour pour l’univers des séries, je regardais d’un œil amusé et moqueur tous ces fans courant les conventions ou toute autre séance de dédicaces. Et puis, lorsque j’ai décidé de m’accepter telle que j’étais (en clair, une fofolle), j’ai joué à fond la carte de la fan attitude.

Et quand je dis jouer à fond la carte de la fan attitude, je la joue à fond. Cet été, j’ai donc traversé un océan pour assister à une convention Stargate, en présence de Michael Shanks (alias le docteur Daniel Jackson, cf mon billet sur l’univers Stargate). Mais je ne me suis pas contentée d’assister aux conférences, j’ai aussi posé pour une photo avec Michael Shanks, car oui, en plus d’être une fan, j’ai aussi une âme de midinette. Et autant vous dire que croiser le regard du beau Michael et tâter de ses biceps, ça vaut le coup !!!!

Mais rassurez-vous, il n’est point nécessaire de parcourir des milliers de kilomètres pour assouvir son besoin de fan attitude.  Il suffit pour cela d’être fan de séries françaises. Si, si, je vous jure que cela peut arriver et en ce qui me concerne, cela se résume en deux séries (mais quelles séries) : Kaamelott et Hero Corp (n’ayez crainte, un prochain billet mettra à l’honneur cette série décalée qui vaut vraiment le coup). Bref, les séries des frères Astier (comment ça, cela ne vous surprend pas ?).
Lors de la sortie du coffret DVD du Livre VI de Kaamelott, je n’ai pas résister et ai fait le pied de grue deux heures durant pour une séance de dédicaces sur les Champs-Élysées. Armée du premier tome de la BD Kaamelott, j’ai sagement patienté et ai été fort sage (je vous jure que c’est vrai). Voici une petite idée de l’ambiance survoltée qui y régnait :

Image de prévisualisation YouTube

Mais bon, avec cette séance de dédicaces, j’étais encore une petite joueuse. Mon potentiel fan attitude s’est totalement révélé avec Hero Corp : je suis allée à 4 séances de dédicaces sur 6 à l’occasion de la sortie du coffret DVD de la saison 2. Oui, oui, 4 séances de dédicaces, dont certaines à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi (bonne excuse pour faire un peu de tourisme !).Mais là, pas question d’arriver avec un banal DVD à dédicacer, il me fallait trouver une idée nouvelle à chaque fois : parchemin avec le logo HC, une charte du super-héros, un tatouage du méga super-vilain de la série sur le bras… Et puis, il arrive qu’on manque de temps et d’inspiration et on se retrouve avec un logo imprimé en gros avec plein de pixels tout moche. La sanction ne s’est pas faite attendre : je me suis fait pourrir en règle par un Simon Astier en très grande forme.

Avec Hero Corp, j’ai encore passé un cap dans la fan attitude, car j’ai participé à deux Pinage Event. Je sais, vous vous demandez tous (sauf quelques personnes dont je n’arrête pas de rabattre les oreilles avec Hero Corp lol et les fans d’Hero Corp qui sont nombreux) ce qu’est un Pinage Event.

Malgré tout le talent de Simon Astier et de toute son équipe, la série n’a pas été reconduite pour une 3e saison alors que la saison 2 se termine sur un cliffhanger tout simplement insoutenable (un cliffhanger désigne en anglais une fin abrupte dans une œuvre de fiction). Les fans ont donc décidé de se mobiliser et d’organiser des Pinage Event, des événement éclair reprenant Pinage, le cri de guerre lancé par Klaus, un des personnages de la série.

J’étais donc à celui de Paris, en septembre dernier.

J’étais aussi à celui de Lille la semaine dernière (d’où mon retard dans la publication du billet…). Et ni la neige, ni le froid, ne m’ont arrêtée. En prime, un policier fan de la série est venu nous admirer et un des acteurs a pris le temps de nous prêter main forte :

http://www.dailymotion.com/video/xfxh1p

Et puis, il arrive aussi que de bonnes copines décident de vous faire plaisir et vous envoient une photo dédicacée, vont à la rencontre des people qui vous font rêver pour récolter une petite dédicace ou vous ramènent des petits souvenirs en rapport avec vos séries préférées. Merci à celles qui se reconnaîtront !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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nov 28 2010

Fan absolue de Dexter : c’est grave docteur ?

S’il y a bien une série qui m’a fait l’effet d’un choc dès les premières scènes et qui me plonge irrémédiablement dans un abyssal état de manque à chaque fin de saison, c’est Dexter. Pour ceux qui oseraient ignorer de quoi parle Dexter, je vais vous faire un rapide résumé (mais autant vous dire qu’il va falloir vous mettre au niveau et très vite, car ce genre de lacune frise l’irresponsabilité. Enfin, pour cette fois, je vais faire preuve de mansuétude, mais prenez garde à ne pas vous y habituer).

Le jour, Dexter est un analyste de traces de sang sur les scènes de crime pour la police de Miami et, soyons réalistes, il est le meilleur.

La nuit, Dexter laisse place à son dark passenger (son côté obscur en clair) et parcourt les rues à la recherche de sa prochaine proie (un horrible criminel passé entre les mailles du filet de la justice) pour mettre en place son rituel : une salle plastifiée du sol au plafond pour ne pas laisser une seule trace, une victime saucissonnée sur une table à l’aide de film étirable, confrontée à ses crimes, à qui Dexter entaille la joue pour prélever un échantillon et le conserver précieusement dans sa boîte à échantillons, qui meurt par un coup de poignard dans le cœur, la tête tranchée à la scie, puis finit découpée avant d’être jetée à la mer dans plein de sacs poubelles. Et une chose est sûre : Dexter est beau lorsqu’il tue.

Oui, vous avez bien lu, je fantasme sur un tueur en série. Je peux imaginer vos regards horrifiés, vous vous dites sûrement que je suis une psychopathe en puissance, comparable à ces femmes qui envoient des lettres d’amour enflammées aux pires criminels incarcérés.
Ok, j’ai toujours été attirée par l’univers du crime, j’ai rêvé de bosser au 36, quai des Orfèvres ou d’être détective privé, j’ai commencé à écrire un polar à l’âge de 10 ans, j’ai décapité toutes mes Barbie (mais est-ce vraiment de ma faute si les cheveux en nylon, ça fait des tonnes de nœuds une fois mouillés et que dès qu’on veut les démêler, la tête part avec le peigne ? Bon d’accord, pourquoi refaire la même erreur avec toutes mes Barbie ?), j’ai été ravie de suivre lors de mon stage de 3e le procès en assises d’un meurtre particulièrement glauque (un homme découpé à la scie et dont les morceaux ont été jetés en forêt), je dévore chaque livre de Jean-Christophe Grangé qui ne manque pas d’imagination dès qu’il s’agit de meurtre ou de torture.

Mon cas est-il donc si grave ? Suis-je une tueuse sanguinaire en puissance, prête à dégainer le film étirable et le sac poubelle dès que quelqu’un me pousse à bout ? Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien. Je vais vous dire un secret : Dexter n’est pas un psychopathe.

Non, non, je ne suis pas tombée sur la tête, je dispose bien de toutes mes facultés mentales. À première vue pourtant il en a toutes les caractéristiques : incapable de ressentir le moindre sentiment, il porte un masque en société, il doit assouvir un besoin de tuer plus fort que lui et il n’a aucun regret. Et pourtant, je persiste et signe, Dexter n’est pas un psychopathe.
Dexter a connu un événement tragique qui l’a profondément traumatisé. Son père adoptif, flic de Miami, sentant bien que son fiston n’a pas des réactions tout a fait normales, décide de le prendre en main. Non pas en l’amenant voir un psy, mais en le confortant dans l’idée qu’il est un montre et qu’il n’a qu’un seul choix : faire semblant d’être comme tout le monde et utiliser ses pulsions pour faire le bien. Dexter est un garçon obéissant et fait tout comme lui dit papa : ne tuer que des coupables. Et contrairement à tout psychopathe qui tue sans réel discernement, Dexter est profondément ébranlé s’il ne suit pas bien le code et s’il tue un innocent. Au fil des saisons, il doit se confronter à ses émotions, il se met éprouver de l’empathie pour l’autre, bref, il devient presque un homme comme les autres.

Dexter, ce n’est pas seulement un homme en proie à ses démons, qui débarrasse les rues de Miami des pires raclures. C’est bien plus que ça. Cette série explore le thème universel de la quête d’identité et c’est ce que j’aime avant tout (mais rassurez-vous, je ne crache absolument pas sur les scènes de meurtre). Au fil des épisodes, Dexter cherche à comprendre qui il est réellement et chaque saison s’arrête sur un aspect psychologique. On le voit peu à peu perdre ses certitudes et en être déboussolé. Et la magnifique interprétation de Micheal C. Hall, qui m’avait déjà bouleversée dans Six Feet Under, me touche particulièrement. La vidéo qui suit (extrait de la saison 2), en est le parfait exemple.

Image de prévisualisation YouTube

Et puis, je rappellerai une seule chose : les séries, ben c’est pas la réalité, hein ! On a beau être fan de séries violentes, où le sang coule à flot, où les morts et monstres sont légion, et bien, quand la violence ou le sang apparaissent dans la vie réelle, ben on fait pas les fiers ! La preuve ;-)

 

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