À nous les petites anglaises !
Je sais, je sais, ce titre est on ne peut plus attendu et flirte avec les clichés les plus inavouables. Mais voilà, qu’il est bon parfois de se plonger avec volupté dans la pire des facilités !
Comme ce merveilleux titre le laisse entendre, cette semaine je vous parle de séries anglaises. Série anglaises que j’ai longtemps laissé de côté. Non pas par sectarisme envers les Britanniques (même si en fan de rugby qui se respecte, mon amour pour les Anglais est tout relatif), mais plutôt par méconnaissance. Car il faut bien le reconnaître, ce sont surtout les productions made in outre-Atlantique qui ont la cote.
Des premiers essais peu concluants
Mais avec l’apparition de la TNT, les séries britanniques ont commencé à être plus diffusées sur nos chers petits écrans (si j’étais mauvaise langue, je dirais que c’est surtout parce que les séries british doivent être moins chères que les américaines, mais ce ne serait pas très sport de ma part ;)).
Voilà donc que le Docteur Who débarque sur France 4. Ce docteur n’a rien à voir avec le sexy Doug Ross ou l’attendrissant John Carter. Non, il s’agit tout bonnement d’un extraterrestre de 900 ans, aventurier dans l’âme, qui voyage à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space). Cette série a de très nombreux fans, et est parfois même vénérée. Le changement d’acteur pour le rôle principal il y a peu, a failli causer une Troisième Guerre mondiale. Pourtant, je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans cet univers et n’ai pas vraiment persévéré.
Docteur who saison 3 generique
envoyé par defstef. – Court métrage, documentaire et bande annonce.
Il y a peu, j’ai décidé de donner une nouvelle chance aux séries britanniques.
J’ai donc jeté un œil sur Torchwood, une autre série de science-fiction. La série se passe quelque temps après la fin de la deuxième saison de Doctor Who (en clair, c’est un spin-off du célèbre docteur). Elle suit la branche galloise d’une agence secrète intitulé l’Institut Torchwood. Ce fameux Institut Torchwood a été créé par la reine Victoria en 1879 pour lutter contre les ennemis extraterrestres de l’Empire britannique, enquêter sur les incidents impliquant des extraterrestres et récupérer des objets extraterrestres tombés entre les mains d’humains. Le capitaine Jack Harkness, qui chapeaute un petit peu tout, s’avère être immortel. A priori, ça n’avait pas l’air pas mal du tout. Mais là encore, je n’ai pas réussi à accrocher plus de quelques épisodes : des scénarios pas toujours très fouillés, des personnages plutôt sympathiques, mais une VF pas vraiment au top a fini de m’achever.
Torchwood – Générique
envoyé par solid-snake56. – Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
Comme je suis du genre persévérante et que tout series addict qui se respecte est curieux, je me suis laissée tenter par Being Human, diffusée il y a peu toujours sur France 4. Mitchell et George, collègues et amis, décident de partager une colocation. Leur souhait : vivre la vie normale de tout jeune de 20 ans à Bristol. Leurs problèmes ? L’un est un vampire qui lutte contre ses pairs, l’autre est un loup-garou qui lutte contre sa nature et les voilà qui s’installent dans un appart hanté par Annie, fantôme de son état. Là encore, le pitch avait tout pour me plaire. Là encore, déception : les scénarios étaient assez légers et la VF était tout bonnement criminelle. Mais comme les personnages étaient plutôt attachants, j’ai regardé toute la saison 1. Et oui, ça frôle l’abnégation, la series addict attitude.
Enfin, la persévérance a fini par payer
Je pensais donc que le sort était jeté : malgré des idées sympathiques et une qualité supérieure à celle de la quasi-totalité des productions françaises, je n’arriverai pas à goûter aux charmes des séries anglaises. Mais le destin en a décidé autrement.
Août 2010 : je découvre sur le site du Village un article vantant les louanges de Sherlock, nouvelle série de la BBC One. Ni une ni deux, je demande de l’aide à mon cousin suédois qui obtempère dans la seconde !
Comme son nom l’indique, la série parle de Sherlock Holmes. Mais point de chapeau, d’imperméable ni de rocking chair, ce Sherlock est ancré dans notre présent.
J’ai tout de suite été emballée par le ton et les trouvailles visuelles. L’adaptation à notre époque est très réussie et surtout pas artificielle : Sherlock Holmes reste Sherlock Holmes. Il reste ce génie arrogant et qui s’ennuie dans ce monde peuplé d’imbéciles. Ses uniques distractions : traquer la vérité et écraser les autres de son impérieuse intelligence. Il est bien sûr accompagné de ce cher Watson, devenu médecin militaire revenu de la guerre d’Afghanistan avec quelques traumatismes. Traumatismes l’empêchant de nouer une relation normale avec qui que ce soit et le conduisant irrémédiablement dans les pas du super détective.
Et je ne le répèterai jamais assez : rien ne vaut la VO !!!!
La première saison ne compte malheureusement que 3 épisodes qui ont filé comme un éclair (même si je dois reconnaître que le scénario du 2e est quelque peu capillotracté). Il n’est pas utile de vous préciser que j’attends la saison 2 avec impatience.
Sa récente diffusion sur France 4 fut un succès, comme quoi, il y a peut-être un peu d’espoir concernant le public français ;)
Mon coup de cœur !
Et oui, il fallait bien que cela arrive : j’ai eu un coup de cœur pour une série anglaise !
Depuis quelques temps, je n’entendais parler que d’une série : Misfits. Les louanges n’en finissaient pas : drôle, addictif, réussite… bref, tout ce qu’il faut pour attirer mon attention. Un nouveau coup de fil à mon cousin suédois et me voilà tranquillement installée dans mon canapé pour découvrir cette petite pépite.
Misfits, ce sont cinq jeunes délinquants qui se retrouvent à effectuer leurs travaux d’intérêt général ensemble : Nathan, le petit con grande gueule, Kellie, la racaille, Simon, l’asocial, Alisha, la jolie fille et Curtis, un espoir de l’athlétisme qui a dérapé.
Tout se passait à peu près bien, jusqu’à ce qu’une tempête ne fasse rage et qu’ils ne soient frappés par la foudre avec leur éducateur. Les voici donc affublés de supers pouvoirs.
Jusque-là, le pitch n’a rien de révolutionnaire je vous l’accorde et certains se disent peut-être « voilà encore une série pour teenagers qui parle de supers héros ». Détrompez-vous, le pitch n’est pas à la hauteur de cette série.
Misfits prend le contre-pied du genre et les supers pouvoirs ne font que renforcer l’humanité des personnages : Kelly est obsédée par l’image qu’elle renvoie et ce que l’on peut dire d’elle, elle entend les pensées ; Simon a été ignoré toute sa vie, il est invisible ; Alisha mise tout sur sa beauté mais finit pas être prisonnière de son physique, elle suscite un désir incontrôlable dès qu’un homme la touche ; Curtis, le pro du sprint, aimerait tant revenir en arrière pour effacer ce qui lui est arrivé, il remonte donc le temps ; Nathan est un Gregory House en puissance, son pouvoir sera révélé plus tard, so no spoil.
Nos chers petits délinquants ne vont pas se transformer en justiciers défendant la veuve et l’orphelin, il vont surtout défendre leurs charmantes petites gueules face à leur éducateur, lui aussi frappé par la foudre, et qui se transforme en enragé démolisseur de petits délinquants. L’issue lui sera fatale. On suit donc nos apprentis Dexter couvrir leur méfait et apprendre à gérer leurs nouvelles aptitudes.
La force de Misfits, ce sont ses personnages. Hormis Curtis qui est malheureusement peu exploité, ils sont tous attachants. Ma préférence va à Nathan, un type à la gueule d’ange qui tient les autres à distance en ne prenant rien au sérieux et en abusant d’un langage vulgaire. Mais derrière ce masque, se cache quelqu’un de bien plus complexe. Bref, le genre de personnages que j’adore et qui me parle.
Je me suis donc laissée emporter dans cette histoire, prenant plaisir à retrouver ces cinq personnages tisser des liens, avancer et dépasser ce qu’ils étaient. Autre bon point de la série : la BO qui sert totalement la narration.
Je n’ai pas encore vu les deux derniers épisodes de la saison 2, qui semblent être moins bons et partir dans tous les sens selon certains, mais une chose est sûre : I love Misfits and I want the season 3 very soon !!!!!!!
Misfits Trailer
envoyé par Gossip-girl17. – Les dernières bandes annonces en ligne.
Quand les Américains piquent tout aux Anglais
S’il vous fallait encore une preuve que les productions d’outre-Manche sont de qualité, je vous dirai que les producteurs américains l’ont bien compris. Le remake de Skins, une série montrant des adolescents en pleine débauche pour aller vite, est déjà sur les écrans. Celui de Being Human ne devrait pas tarder et il se pourrait bien que Misfits soit américanisé. Je fais toutefois partie de ceux qui regrettent ces remake à répétition qui ne sont pas la marque de la plus grande créativité.
