Goodbye Dexter Morgan : lorsque cœur et raison s’entrechoquent

dexter

Cela fait douze semaines, cher lecteur, chère lectrice, que je m’interroge : quel angle vais-je choisir pour écrire sur la fin de Dexter. Car il est tout simplement inenvisageable que je n’écrive pas sur la fin de Dexter. Mais j’ai déjà beaucoup écrit sur cette série sur ce blog et que faire : une critique de la dernière saison ? Une critique du dernier épisode ? Mon histoire de sériephile aux côtés de ce personnage ?

Et puis, j’ai regardé le dernier épisode de la série. Et puis, dans la foulée, j’ai débattu sur Twitter avec mon amie @DelphineRivet de l’objectivité dans une critique, de la frontière entre fan attitude et analyse. Mon angle m’est alors apparu évident : ma difficulté à choisir entre cœur et raison.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas encore vu le dernier épisode, ne lisez pas la suite avant de l’avoir fait.

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Mes moments de télé Épisode 1/6 : les masques tombent

Il est de ces billets, cher lecteur, chère lectrice, que tu découvres sur l’un de tes blogs préférés et qui te font tout de suite regretter de ne pas y avoir pensé. C’est ce qui m’est arrivé en découvrant et en savourant, semaine après semaine, les 100 moments de télé concoctés par la brillante équipe du Daily Mars.

Les passionnés ne manquent pas de qualités et les passionnés du Daily Mars ne dérogent pas à la règle : dans leur grande générosité, ils ont invité les sériephiles à partager à leur tour leurs moments de télé. La miss @amdsrs a proposé les siens sur son blog Un (é)cran de plus et j’ai décidé de faire de même ici.

Alors bien sûr, cher lecteur, chère lectrice, je ne te cache pas que ma première inquiétude a été de ne pas réussir à sortir de mes séries fétiches et donc de proposer des moments peu éclectiques. Mais au final, cette inquiétude n’avait pas vraiment lieu d’être, car ces billets n’ont pas pour but d’être objectifs, je ne me dois pas de balayer le spectre le plus large possible de séries. Ces billets doivent me ressembler. Il y a beaucoup de séries que je n’ai pas vues et que je ne verrai pas. Mes séries fétiches le sont parce qu’elles me transportent, il est donc normal qu’elles comportent la quasi-totalité de mes moments de télé. Toutefois, tu pourras trouver ici ou là quelques exceptions. Tu peux penser, cher lecteur, chère lectrice, qu’il est un peu facile (et réducteur) de ne retenir que les séries que j’ai vues le plus récemment. C’est vrai, mais si des moments mémorables ne me viennent pas spontanément de séries plus anciennes, c’est qu’à mes yeux, ils ne le sont pas tant que ça.

Afin d’organiser un minimum tout ceci, j’ai classé Mes moments de télé par thème.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas vu les séries ou les épisodes que j’évoque, que vous avez l’intention de les voir un jour et que le moindre spoiler vous est insupportable, la lecture de ces billets risque fort d’être périlleuse.

Épisode 1 : les masques tombent

Qu’il est agréable de découvrir un personnage que l’on aime regarder en face qui il/elle est, tomber le masque et nous proposer des scènes forcément marquantes.

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Debra Morgan, celle qui sauve Dexter de mon désamour

Sache cher lecteur, chère lectrice qu’il ne fut pas simple d’écrire Dexter et désamour dans le même titre. Car oui, cher lecteur, chère lectrice, jusqu’à la saison 6, je me refusais à voir de trop près la réalité en face. Mais que veux-tu, je suis tombée sous le charme de ce personnage dès les premières secondes du pilot (n’aie pas peur, je ne suis pas si psychopathe que ça. Enfin, il doit sûrement y avoir pire que moi quelque part dans l’immensité de l’univers…). Je l’ai aimé durant les deux premières saisons, je lui ai tout pardonné malgré une mauvaise saison 3, j’ai tremblé avec lui en saison 4 et j’ai été indulgente en saison 5. Mais voilà, la chaîne et les producteurs, ne se résignant pas à sacrifier leur poule aux œufs d’or, s’entêtent à ne pas vouloir terminer la série et dire adieu à leurs audiences et à leurs abonnés. Et la saison 6 est arrivée, sonnant le glas de mon amour inconditionnel. Ma déception fut telle qu’il me fut impossible d’ignorer plus longtemps les défauts de Dexter : le manque d’épaisseur (voire la vacuité) de quasiment tous les personnages secondaires, le ridicule parfois (ok, souvent) de certaines intrigues secondaires (ok presque toutes), un personnage principal qui a tendance à tourner en rond, des ficelles scénaristiques de la taille d’une corde à nœuds permettant à ce cher Dexter de se sortir de n’importe quelle situation inextricable. Une seule planche de salut à laquelle me raccrocher : Debra (Jennifer Carpenter) dont l’évolution m’a toujours beaucoup plu et la fameuse dernière scène de cette saison 6 qui m’a empêchée de lâcher définitivement mon tueur en série préféré.

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Ces compositeurs de BO qui me transportent

Plonger de tout son être dans un univers rempli de personnages et d’histoires qui nous parlent, nous émeuvent et nous font rire, est l’une des plus belles choses qui soient. Cela tient bien sûr aux scénarios, aux acteurs et actrices, aux images. Mais pas seulement. Un élément fondamental pour emporter plus encore celui ou celle qui regarde un film ou une série est la musique. Dès l’invention du cinéma, la musique est présente. À l’époque du muet, elle est même jouée en direct par des musiciens placés derrière l’écran. Dès le départ, la musique n’est pas seulement là pour habiller des images, elle est un élément narratif indissociable du récit. Que serait une scène de terreur, de course-poursuite ou de pure comédie sans ce petit supplément d’âme musical ? Russell T Davies (le scénariste en chef des quatre premières saisons de la nouvelle ère de Doctor Who) exprime parfaitement cette importance capitale de la musique dans The Writer’s Tale The Final Chapter (passionnant livre que je dévore dès que j’en ai le temps et qui fera, à n’en pas douter, l’objet d’un billet). Voici sa citation p. 257 (soyons précis) : « Le plus horrible visionnage a été la première version de The Runaway Bride (l’épisode de Noël qui suit la deuxième saison et dans lequel apparaît pour la première fois Catherine Tate, NDLR) car le réalisateur, Euros Lyn, n’avait pas eu le temps d’ajouter la moindre musique. C’était de très loin l’heure la moins flatteuse de Doctor Who, particulièrement lorsque c’est censé être un grand épisode de Noël. La musique est tellement vitale pour cette version de la série. Mon dieu, que cela fut décevant ! J’étais dépité. C’était comme regarder un épisode où David (David Tennant, le Doctor des saisons 2 à 4 NDLR) a un sac sur la tête. »

Bien sûr, dès que l’on pense compositeurs de bandes originales, on pense immédiatement aux grands noms qui ont marqué et qui marquent encore le 7e art : Michel Legrand, Ennio Morricone , John Williams, Howard Shore et bien d’autres que j’oublie ou que j’ose ne pas connaître. Et s’il semble naturel de connaître ses grands noms associés à des films mythiques, la série télévisée, de prime abord, ne semble pas être le lieu de bandes originales exaltantes. Non pas que les séries délaissent totalement cette narration, mais souvent, les budgets alloués aux musiques ne sont pas mirobolants et la musique n’a pas tout à fait la même importance que sur grand écran. Mais heureusement, cette règle n’est en aucun cas universelle.

N’aie crainte, cher lecteur, chère lectrice, je ne vais pas t’écrire sur tous les compositeurs qui ont marqué l’histoire des séries car 1) je n’ai pas le temps de me pencher aussi intensément sur la question si je veux publier ce billet avant fin 2012 et 2) je pense que tu n’as pas vraiment envie que je trouve le temps de me pencher aussi intensément sur la question si je veux publier ce billet avant fin 2012. Je vais me contenter de t’écrire au sujet de ces bandes originales qui me marquent en tant que sériephile (et en tant que monomaniaque obsessionnelle accessoirement, car comme tu vas vite le comprendre, ce billet est une très bonne excuse pour traiter de mes monomanies).

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Good Cop, le pendant sombre et brut de Dexter

Tu le sais déjà si tu es fidèle, cher lecteur, chère lectrice, je suis tombée il n’y a pas si longtemps dans la marmite des séries anglaises. La dernière en date à avoir fait chavirer mon petit cœur est la minisérie Good Cop.

John Paul Rocksavage (Warren Brown) est un flic comme un autre à Liverpool. Avec son coéquipier et meilleur ami Andy Stockwell (Tom Hooper), il tente de faire ce qu’il peut pour ses concitoyens. Il s’occupe de son père malade, entretient une relation adultère avec l’infirmière qui s’occupe de ce dernier et retrouve par hasard Cassandra (Aisling Loftus) son ancien amour qu’il a rejeté quelques années plus tôt lorsqu’elle tombe enceinte. Alors qu’ils sont envoyés dans un guet-apens, John Paul assiste impuissant au passage à tabac de son coéquipier qui lui sera fatal. Il emprunte alors une voie sans retour.

Lors de sa diffusion, Good Cop a tout de suite été comparée à la merveilleuse Luther. Un flic borderline, une réalité crue, une ville grise et froide, un acteur commun (Warren Brown est Justin Ripley dans Luther). Pour moi, Luther et Good Cop ne sont pas si proches. Pour moi, Good Cop est bien plus proche de Dexter. Pour moi, Good Cop met à jour une noirceur que Dexter semblait avoir perdue depuis quelques saisons.

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