Luther, la chasse est ouverte

Cher lecteur, chère lectrice, il est temps que je te parle de mon dernier coup de cœur : la série anglaise Luther. Et oui, encore et toujours une série anglaise. Mais force est de constater que plus je me plonge dans les productions d’outre-Manche, plus j’en suis dingue. Et plus les productions d’outre-Atlantique me semblent fades, voire ennuyeuses (et ce ne sont pas les nouveautés des networks US prévues pour la saison 2012-2013 qui vont inverser cette tendance).

Luther, magnifiquement écrite par Neil Cross, raconte le retour dans son service de l’enquêteur John Luther (Idris Elba), passé par la case hôpital psychiatrique après avoir quelque peu perdu ses repères suite à une affaire particulièrement difficile. Perte des repères qui a valu à un criminel de finir dans le coma.

Vous l’aurez compris, l’ambiance de Luther est sombre et lourde. Vous l’aurez compris, Luther est un personnage torturé et névrosé. Vous l’aurez compris, je ne pouvais que succomber.

John Luther est incarné par un Idris Elba fascinant, dégageant force et énergie, diablement attirant et délicieusement bordeline. Pourtant, Neil Cross ne l’avait pas vraiment pensé ainsi lors de l’écriture, c’est Idris Elba (qui a remporté un Golden Globes pour ce rôle) qui a imprimé sa marque : « Je n’avais jamais réfléchi à la question de cette manière (un Luther impressionnant et massif), mais oui, effectivement. Luther devait incarner la puissance. Il est puissant intellectuellement, puissant physiquement, puissant moralement. Le nombre d’acteurs capables d’endosser un tel rôle était assez limité, forcément et parmi eux, Idriss Elba était incontestablement le meilleur. Je suis vraiment très chanceux. » (Neil Cross, interview pour 20 Minutes).  » « Un jour, Idris Elba a rencontré ce monde imaginaire… et John Luther est devenu réel d’une manière qu’aucun de nous n’aurait pu imaginer. Idris a apporté de nouvelles couches de profondeur et de complexité au personnage, l’a rendu attirant, irrésistible, profondément brisé, et parfois sans peur. À la minute où il a mis son imperméable et s’est avancé vers la caméra, nous avons su que nous avions quelque chose de très spécial dans nos mains. » (Neil Cross, interview pour Canal+).

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Dexter : un succès dû à la fascination pour le fait divers ?

Cher lecteur, chère lectrice, une fois n’est pas coutume, ce billet colle (un peu) à l’actualité séries. Et l’actualité du mois est la diffusion de la saison 6 de Dexter sur Canal+. N’attend point de moi, cher lecteur, chère lectrice, une critique détaillée car comme tu le sais déjà, ce n’est pas le genre de la maison. Mais si tu as vraiment envie de lire une review de qualité qui en plus ne spoile pas et dont je partage tous les arguments, je t’invite à lire celle écrite par Olivier Joyard pour les Inrocks.

J’ai déjà parlé de Dexter sur ce blog à de multiples reprises. Alors, si je ne reviens pas sur cette dernière saison, que vais-je donc dire de plus ? Disons que cela fait un petit moment que j’ai envie d’interroger cette série sous l’angle de la fascination pour le fait divers. Pour ne rien vous cacher, cette idée s’est concrétisée avec l’exposition Crime et Châtiment au Musée d’Orsay en 2010. Exposition initiée par Robert Badinter et menée par Jean Clair. Je n’ai malheureusement pas pu aller la voir, bien qu’elle me parle tout à fait. Depuis que je suis enfant, j’ai toujours aimé les histoires policières où les meurtres sont légion. Gamine, j’ai dévoré presque tous les livres d’Agatha Christie et je rêvais inspectrice de choc au 36, quai des Orfèvres. Adulte, je dévore  les romans de Jean-Christophe Grangé, toujours aussi inspiré dès qu’il s’agit de décrire torture, meurtres sordides ou esprits perturbés. Bizarrement, les faits divers bien réels m’intéressent peu. Je ne suis guère adepte de ces Faites entrer l’accusé ou autres émissions bien sensationnalistes qui poussent comme des champignons sur le petit écran.

Pourquoi sommes-nous donc si fascinés par les faits divers et les pires atrocités commises par l’être humain ? Le succès de Dexter est-il intimement lié à cette soif de voyeurisme macabre ?

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Que Dieu bénisse les séries américaines

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, j’ai décidé de me pencher sur un sujet sérieux : la place de la religion dans les séries made in USA. Mais quelle mouche m’a donc piquée ?

Non, je ne suis pas victime d’un soudain besoin de spiritualité en cette année de fin du monde. Je suis une simple Française athée, limite anticléricale, et j’ai toujours eu du mal avec cette présence omniprésente du religieux. Cela a été particulièrement le cas dernièrement, alors que je découvre à peine Friday Night Lights (honte sur moi, je sais). Le pilot, en particulier, compte de nombreuses scènes de prières collectives et j’ai ressenti une certaine gêne en les découvrant. J’ai donc décidé de l’expier en me penchant de plus près sur cet aspect, pour le moins fondateur, de la nation américaine et donc de la façon dont il est transcrit sur le petit écran.

Ce petit tour d’horizon est loin d’être exhaustif, totalement subjectif et sûrement de mauvaise foi.

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Les sériephiles adorent la rentrée

À moins de vivre au fond d’une grotte dans un univers parallèle à l’ère du paléolithique, vous n’avez pu échapper à l’info du moment : c’est la rentrée ! Le plus souvent, la rentrée, ce n’est pas très joyeux : il faut retourner sur les bancs de l’école, ou retrouver son boulot et ses collègues plus ou moins attrayants, ou encore comble du malheur, arpenter les rayons fournitures scolaires des supermarchés armés d’une liste aussi longue que compliquée pour que vos chers enfants puissent retourner sur les bancs de l’école (et accessoirement ne pas utiliser grand-chose de la fameuse liste aussi longue que compliquée).

Mais pour le sériephile, la rentrée est le meilleur moment de l’année. Enfin, nos séries préférées vont revenir pour une nouvelle saison. Enfin, les nouvelles séries annoncées qui nous font rêver ou qui nous intriguent depuis l’été vont être diffusés. En tant que sériephile, je n’échappe pas à la règle. Je compte les jours qu’il me reste à attendre avant de retrouver mes héros favoris, avec l’impatience d’une gamine la veille de Noël.

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Dexter saison 6, premiers trailers et premier état de manque

Je n’ai pas pour habitude de réagir à l’actualité brûlante des séries, mais je ne peux résister à l’envie irrésistible de rédiger un billet sur les tout nouveaux trailers de la saison 6 de Dexter qui sera diffusée sur Showtime à partir du 2 octobre (pinaise, ce que c’est loin le 2 octobre….).

Cher lecteur, chère lectrice, il faut que je t’explique quelque chose. En ce moment, a lieu le Comic Con de San Diego. Et comme chaque année, une partie du casting/production de Dexter fait le déplacement. Ils ne viennent jamais les mains vides et présentent le premier trailer de la saison à venir. Comme tu t’en doutes, chaque année, je guette les mises en ligne et je ronge mon frein en les rerererereregardant 😉

Je cesse là les longs discours et voici les premières images.

Un premier teaser est sorti avant le Comic Con et a pour but de montrer quel est l’enjeu de cette saison 6. Vu le degré de religiosité de la société américaine, cette saison promet d’être intéressante.

Image de prévisualisation YouTube

Le trailer post-Comic Con nous présente un Dexter proche de la première saison, qui plonge pleinement dans sa nature profonde. Une chose est sûre : ces premières images sont efficaces et me voilà en manque. Comme tous les mois de juillet en somme !

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