oct 7 2011

Plongez avec délice dans l’Angleterre de Downton Abbey

Cher lecteur, chère lectrice, aujourd’hui, je brise la malédiction de la series addict en détresse qui n’a plus le temps d’écire un billet. Et pas n’importe lequel : un billet sur la série anglaise Donwton Abbey, dont la saison 2 vient de débuter.
Mes fidèles lecteurs et lectrices, savent déjà que les séries anglaises n’ont pas, a priori, ma préférence et que je les découvre depuis peu. Downton Abbey m’a été vantée encore et encore par une grande amatrice de séries d’outre-Manche (celle-là même qui m’avait chaudement recommandé Lost Girl, autant dire qu’il s’agit d’une personne de goût).

UN PITCH PAS FORCÉMENT FACILE

Nuit du 14 au 15 avril 1912 : le Titanic sombre tragiquement emportant avec lui le fiancé de Mary Crawley, l’héritier du domaine de Downton dans la campagne londonienne. À Downton, c’est la consternation : l’héritier disparu, l’ordre établi est bouleversé. Aucune des trois filles Crawley ne peut prétendre au titre, mais surtout la fortune ainsi que le domaine risquent d’être perdus au profit d’un lointain cousin, Matthew Crawley, “simple avocat”.

J’en vois déjà parmi vous froncer les sourcils et craindre une série poussiéreuse et ennuyeuse.

Détrompez-vous, c’est tout le contraire !

La production bénéficie d’un budget plus que conséquent offrant une reconstitution historique particulièrement bluffante. Mais surtout, ces débauches de moyens n’oublient pas l’essentiel : les personnages.

DEUX POINT DE VUE PASSIONNANTS

La grande force de Downton Abbey est de nous proposer deux regards : celui des Crawley et celui de leurs domestiques. Deux mondes que tout oppose mais qui n’existent pas l’un sans l’autre.
L’ouverture du pilot est diablement efficace : elle montre le travail matinal des domestiques, s’affairant de tout côté telle une ruche, en total décalage avec l’apparente nonchalance de la famille. Downton Abbey est donc une série au casting particulièrement fourni et réussit le tour de force de ne pas perdre le téléspectateur et de rendre chaque personnage aussi intéressant qu’attachant. L’écriture est particulièrement soignée ainsi que la mise en scène qui semble parfois nous montrer un ballet incessant.
Les scénaristes auraient pu jouer la facilité et nous peindre un tableau très caricatural : de méchants  aristocrates qui traitent avec mépris ces pauvres domestiques, corvéables à merci. Ne croyez pas que Downton Abbey dégouline de bons sentiments, la médiocrité humaine y est bien présente, également répartie à chaque niveau de l’échelle sociale. Bien sûr, certains domestiques nourrissent de la rancœur et j’ai quelquefois pensé à la chanson Maudite clochette de Juliette.

http://www.dailymotion.com/video/xsq3u

DEUX CASTES CODIFIÉES

Chez les Crawley, chacun a son rôle à jouer

Mary  (Laura Carmichael) est l’aînée des trois filles. Belle, impétueuse, l’avenir de la famille repose sur ses épaules et plus particulièrement sur celles de l’homme qu’elle va épouser. Et c’est bien là que le bât blesse. Mary ne supporte pas de n’être réduite qu’à une future épouse. Pour se sortir de cette frustration, elle manie l’ironie acerbe, se croit supérieure et joue de ses prétendants sans se soucier guère de leurs sentiments.

Il y a également Edith (Laura Carmichael), la cadette, qui n’est ni aussi jolie, ni aussi pétillante que son aînée. Elle vit dans l’ombre de Mary et ses parents se sont fait une raison : elle s’occupera d’eux durant leurs vieux jours. Mésestimée, constamment rabaissée par sa grande sœur qui se rassure en l’humiliant, Edith n’arrive pas à exister et ne nourrit que frustration et jalousie.

De son côté, Sybil (Jessica Brown Findlay), la benjamine, vit dans sa bulle enthousiaste détachée de toute pression. Jeune et libre, elle semble être la sœur la plus épanouie.

Matthew Crawley (Dan Stevens) devrait être le plus heureux des hommes : il hérite d’un domaine et d’un titre et pourrait bien épouser l’impétueuse Mary. Mais voilà, sa vie tranquille d’avocat lui convenait parfaitement et il a beaucoup de mal à s’adapter au train de vie aristocratique. Surtout que l’accueil qui lui est réservé n’est pas des plus chaleureux.

Chez les domestiques, la hiérarchie domine

S’il y a bien un univers totalement régenté, c’est celui des domestiques. Rien n’est laissé au hasard, chacun doit tenir son rang à la fois devant les patrons, mais aussi devant les “collègues”.

En haut de l’échelle, on retrouve Mrs Hugues (Phyllis Logan) chargée du personnel féminin et Mr Carson (Jim Carter) chapeautant le personnel masculin. Ils veillent tout deux à la bonne marche de la ruche avec dévotion, vivant leur mission comme un sacerdoce. Très attachés à la famille Crawley, ils ont à cœur de la défendre et de la représenter avec perfection.

Viennent ensuite le majordome du comte, le mystérieux et boiteux Mr Bates (Brendan Coyle), les serveurs, les femmes de chambre.

Puis, il y a la cuisinière Mrs Pattmore (Lesley Nicol) qui règne comme un tyran sur ses fourneaux et sur sa pauvre aide-cuisinière Daisy (Sophie McShera).

UN MONDE QUI CHANGE

Comme Mad Men qui nous plonge au cœur de l’Amérique des années 60, Downton Abbey est ancrée dans une époque. Et pourtant, son propos reste toujours actuel car comme pour les publicitaires de la Madison Avenue qui chutent irrémédiablement, le monde connu par les Crowley va s’écrouler peu à peu.

On peut même dire que le monde connu par les Crawley s’écroule dès les première minutes avec la disparition de l’héritier. Mais au-delà du destin de cette famille, la donne a changé. Les progrès techniques, tout d’abord, comme l’électricité ou le téléphone qui vont tout bouleverser. La montée d’une nouvelle génération, incarnée par Matthew, élevé loin de toutes les convenances aristocratiques et qui est bien embêté lorsqu’on lui met un majordome dans les pattes ou qu’on s’offusque de le voir occuper un emploi. On note également la naissance d’un féminisme, incarné à la fois par Mary qui refuse d’épouser un homme qu’on lui imposerait et surtout par Sybil, emportée par sa fougue et qui assiste à des meetings en faveur du vote des femmes ou commande une nouvelle tenue qui sera un pantalon, comble de l’audace.

Du côté des domestiques, le changement est lui aussi palpable. Fini les Mrs Hugues et Mr. Carson qui ont voué leur vie à cette famille en mettant de côté la leur, presque comme des religieux. La nouvelle génération ne vit plus sa situation de domestique comme une chance ou un honneur mais rêve d’une autre vie. Ainsi, la femme de chambre de Sybil qui suit une formation de dactylo en cachette et qui se voit secrétaire, bien aidée dans cette aventure par la benjamine Crawley.

Mais bien évidemment, la série débutant en 1912, le grand bouleversement qui s’annonce est la Première Guerre mondiale. Le dernier épisode de la première saison se situe justement au moment de l’entrée en guerre de l’Angleterre et cette guerre sera le nouveau personnage de la saison 2.

Downton Abbey, diffusée sur la chaîne anglaise ITV1. Première saison de 7 épisodes diffusée à l’automne sur TMC. Deuxième saison de 8 épisodes en cours de diffusion en Angleterre.

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sept 2 2011

Les sériephiles adorent la rentrée

À moins de vivre au fond d’une grotte dans un univers parallèle à l’ère du paléolithique, vous n’avez pu échapper à l’info du moment : c’est la rentrée ! Le plus souvent, la rentrée, ce n’est pas très joyeux : il faut retourner sur les bancs de l’école, ou retrouver son boulot et ses collègues plus ou moins attrayants, ou encore comble du malheur, arpenter les rayons fournitures scolaires des supermarchés armés d’une liste aussi longue que compliquée pour que vos chers enfants puissent retourner sur les bancs de l’école (et accessoirement ne pas utiliser grand-chose de la fameuse liste aussi longue que compliquée).

Mais pour le sériephile, la rentrée est le meilleur moment de l’année. Enfin, nos séries préférées vont revenir pour une nouvelle saison. Enfin, les nouvelles séries annoncées qui nous font rêver ou qui nous intriguent depuis l’été vont être diffusés. En tant que sériephile, je n’échappe pas à la règle. Je compte les jours qu’il me reste à attendre avant de retrouver mes héros favoris, avec l’impatience d’une gamine la veille de Noël.

LES SÉRIES DONT J’ATTENDS LE RETOUR TEL LE MESSIE

Lost Girl, saison 2, le 4 septembre sur Showcase
L’un de mes gros coups de cœur de l’année (tardif ok, mais coup de cœur quand même), j’ai hâte de retrouver Bo, Kenzi, Dyson et les autres. Cette saison 2 comptera le double d’épisodes et les acteurs nous promettent de l’inattendu et toujours plus de fun. Can’t wait !!!!!

Downton Abbey, saison 2, le 18 septembre sur ITV1
Cher lecteur, chère lectrice, je ne t’ai pas encore parlé de cette série anglaise, mais cela arrivera bien vite car c’est l’un des mes autres coups de cœur de l’année (lui aussi tardif, je dois le reconnaître). Sept épisodes, cela passe décidément trop vite, alors j’ai besoin de ma dose de campagne anglaise.

Fringe, saison 4, le 23 septembre sur Fox
La saison 3 m’a rendu totalement accro et vu le cliffangher de dingue, il faut absolument que je sache quelle direction l’histoire va prendre. Bien évidemment, les trailers ne donnent aucune piste, histoire de me rendre totalement hystérique (oui, j’en rajoute un peu, mais il faut ce qu’il faut pour rendre un billet captivant).

Dexter, saison 6, le 2 octobre sur Showtime
Cette saison 6, je l’attends et je la crains. Ne vous méprenez pas, j’adore Dexter et le retrouver chaque année me remplit de joie. Mais après un changement de showrunner pour la saison 5, voilà que le showrunner change de nouveau pour la saison 6, ce qui n’est jamais bon signe. Ma plus grande crainte est que les producteurs fassent la ou les saison(s) de trop afin d’user le filon. Une série réussie est aussi une série cohérente avec une fin pensée et travaillée. Mais bon, je ne vais pas bouder mon plaisir, le trailer m’a mis l’eau à la bouche et vive Dexter Morgan !

Sanctuary, saison 4, le 7 octobre sur SyFy
Là encore, petit cliffangher qui va bien et qui promet. L’événement de cette saison 4 (qui revient à 13 épisodes après les 20 épisodes de la saison dernière) sera l’épisode musical. Les acteurs ont prévenu : ce ne sera pas du Glee (ce dont je ne me plains pas d’ailleurs…), mais les acteurs pousseront quand même la chansonnette. Connaissant la bonne ambiance qui règne sur le plateau, je pense que cet épisode sera épique !

Misfits, saison 3, en octobre sur E4
Cette saison 3 est celle de tous les dangers puisque Nathan, mon personnage préféré, n’en fera pas partie, l’acteur n’ayant pas souhaité prolongé son contrat. La transition avec le personnage qui le remplacera se fera le 15 septembre via un webisode diffusé sur le site de la chaîne. Je croise les doigts.

LES NOUVELLES SÉRIES QUI M’INTRIGUENT

Ringer, le 13 septembre sur CW
Le pitch : Bridget et Siobhan sont deux sœurs jumelles qui ne sont plus en contact. Alors qu’elles se retrouvent, Siobhan disparaît et Bridget décide de prendre sa place. Ce n’est certainement pas une très bonne idée.
Pourquoi ça m’intéresse : Ringer peut signifier le réel retour de Sarah Michelle Gellar, l’inoubliable Buffy (oui, j’étais fan de Buffy et d’Angel, et non, je n’ai pas honte !). Le pitch me surprend pour CW, qui fait plutôt d’habitude dans le genre teenage girly et ici, l’univers est très différent. Le trailer est bien fichu et complexe à souhait : on ne sait pas trop où on met les pieds et j’aime ça.

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American Horror Story, le 5 octobre sur FX
Le pitch : une famille déménage de Boston et se retrouve dans une belle demeure qui n’a qu’un seul petit défaut, elle est hantée.
Pourquoi ça m’intéresse : j’avoue, je suis victime du marketing mis en place pour faire le buzz autour de cette série. Les trailers m’ont intriguée et savoir que Zachary Quinto (le très bon et un peu psychopathe Sylar de Heroes) est au casting pour quelques épisodes suscite encore plus mon intérêt.

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Grimm, le 21 octobre sur NBC
Le pitch : un jeune flic est confronté à des meurtres étranges et apprend cette étrange vérité : les personnages de contes de fées existent et il est un grimm, seul humain capable de percevoir leur vraie nature.
Pourquoi ça m’intéresse : j’aime bien les ambiances contes de fées et là, je suis servie. Bon, c’est encore une série policière, mais ça peut valoir le coup, surtout avec les producteurs de Buffy et d’Angel aux manettes (et oui Buffy et Angel, encore et toujours :p). Seul bémol : le trailer est bien trop long et raconte déjà tout le pilot.

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Once upon a time, le 23 octobre sur ABC
Le pitch : une jeune femme emménage avec son fils dans une petite ville du Maine. Mais comme toujours, dès qu’il s’agit d’une petite ville du Maine, il s’y passe des choses étranges. En clair : les habitants sont les héros des contes de fées (qui sont tout sauf des contes de fées), mais ils l’ignorent.
Pourquoi ça m’intéresse : oui, ABC et NBC misent toutes les deux sur les contes de fées ! Là encore, pitch m’interpelle et Robert Carlyle que j’aime beaucoup y joue un homme mystérieux. J’ai tout de même un petit peu peur que tout ceci reste gentillet.

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