avr 27 2011

Les acteurs derrière la caméra

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Cette idée de post m’a été soufflée par Thanandra dans son dernier strip. Qu’elle en soit ici remerciée.

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je m’en vais te conter les merveilleuses aventures de ces acteurs de séries qui empruntent la casquette de réalisateurs le temps d’un ou plusieurs épisodes.
Aux États-Unis, il est assez répandu que les acteurs principaux soient aussi producteurs exécutifs. Un bon moyen d’avoir un oeil sur tout ce qui se passe et puis, accessoirement, cela doit être plus difficile d’être viré ;)
Mais il arrive également que les acteurs ont envie de dire « Action ! » et « Coupez ! ». Cela peut sembler étrange que des acteurs n’ayant a priori aucune expérience puissent réaliser quelques épisodes. Il faut savoir que la place du réalisateur n’est pas du tout la même de chaque côté de l’Atlantique. En France, il a un statut à part, on admire sa vision, sa technique… Aux États-Unis, il en est tout autrement. Ceux qui font les séries, ce sont les scénaristes, les producteurs et les showrunners, lorsqu’il y en a. Plusieurs réalisateurs tournent tout au long de la saison et tout ce qu’on leur demande, c’est de respecter les indications de la productions pour que tous les épisodes soient homogènes. On ne leur demande pas d’avoir une vision artistique de ce qu’ils filment, ils sont plus des techniciens de la mise en image.

Il n’est donc pas étonnant que des acteurs puissent y trouver leur place. Mais ce n’est tout de même pas si simple.
Michael Shanks (Daniel Jackson dans la franchise Stargate pour les hurluberlus qui me lisent pour la première fois ou qui ont vécu sur une autre planète ces 15 dernières années ;) ) a rapidement voulu réaliser un épisode de Stargate SG-1. On l’a invité à bien regarder comment ça se passe et deux ans après sa demande, celle-ci était acceptée. Il s’attendait à un épisode « pépère » et manque de pot, il s’est retrouvé à réaliser un épisode dans lequel l’équipe SG-1 devait faire face à ses « doubles robotiques ». Ça sent le coup-fourré cette affaire.
Tate Donovan (Tom Shayes dans Damages) se souviendra longtemps de la première fois qu’il a dirigé Glenn Close dans cette série (voir l’épisode de la série documentaire Showrunners consacré à la série). Il était tout excité à l’idée de diriger Glenn Close et lors de la répétition de la scène, il n’arrêtait pas de parler et de donner des indications. Ce à quoi l’actrice lui a répondu par trois retentissants « Ta gueule ». On a connu moins humiliant ;)
Mais finalement, pour un acteur/réalisateur, le plus difficile est peut-être de jouer et de réaliser à la fois. John Slattery, le Roger Sterling de Mad Men, ne dit pas autre chose dans cette interview.

Et si au lieu de vous en parler, je vous montrais ce que cela donne un acteur qui réalise ?

Du côté de Sanctuary, tout semble couler avec Amanda Tapping.

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Chez le Dr House, Hugh Laurie n’a pas chômé niveau travail préparatoire.

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avr 21 2011

Conventions : événements geeks ou pièges à midinettes ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, cette semaine j’ai décidé de m’attaquer à un sujet brûlant, de m’aventurer sur le terrain ô combien glissant du post engagé. Non, ne me félicite pas pour ce superbe acte de bravoure, je ne fais que mon boulot de blogueuse. Je sais, je sais, ton admiration, déjà sans borne, est maintenant sans faille !

Samedi dernier, je suis montée à la capitale pour assister à la Sci-Fi Convention qui avait lieu au Théâtre du gymnase. Mais pourquoi donc ? Et bien, pour rencontrer du people of course ! Et pas n’importe quels people : Michael Shanks, l’inoubliable Daniel Jackson de la franchise Stargate, John Noble, le merveilleux Walter de Fringe, Jasika Nicole, la non moins merveilleuse Astrid (ou Astro) de Fringe et Jordan Hinson, la sûrement très bien Zoé d’Eureka.

Mais finalement, une convention, comment ça marche et qui y va ?
C’est assez simple. Des acteurs se déplacent pour parler de leurs séries (et accessoirement toucher un petit cachet, tout se monnaye en ce bas monde). Les fans peuvent donc avoir la chance de les voir lors de panels, de poser avec eux pour une photo, d’avoir un autographe et d’assister à un cocktail en leur présence. Bien sûr, tout ceci, contre quelques dizaines (voire centaines parfois) d’euros.
Certains parmi vous doivent se dire : non mais ils sont pas malades de dépenser autant d’argent pour ce type d’événements ? C’est une question que me suis effectivement posée. J’avoue, je ne suis pas une fan ultime des conventions. Je n’en ai fait que deux et je ne joue pas le jeu à fond. Je ne prends qu’un billet pour une journée et je ne fais que des photos. Du coup, je dois sûrement me couper un peu de l’ambiance de l’événement. Le gros problème des conventions, à mon avis, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose durant les périodes où les invités sont en séances photos ou en dédicaces. Du coup, en tant que visiteur, on tue parfois un peu le temps.
Il faut dire que certains jouent le jeu à fond : cosplay, pass utlime… Et non, ce ne sont pas des décérébrés qui n’ont rien d’autre dans leur vie (ok, j’avoue, certains font un peu peur, mais ils sont une minorité). Ils en profitent simplement pour s’amuser, se retrouver entre fans du même univers, et accessoirement, rencontrer leurs acteurs/actrices préférés.

Mais bon, avec mon âme de midinette, je trouve mon compte. Ça vaut le coup d’avoir Micheal Shanks qui fait l’idiot à quelques centimètres pendant près d’une minute parce que la photographe n’a pas calculé qu’on était prêt pour la photo. Ça vaut le coup de voir John Noble se marrer lorsque je lui propose d’observer une minivache décorée à travers une loupe.

Donc oui, ces conventions sont sûrement un peu des pièges à midinettes, mais tant qu’on le sait et qu’on l’assume, c’est moins grave non ?

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avr 4 2011

Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson ? (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré).

Une fois installée, je découvre la scène ou plutôt la patinoire. Et oui, cher lecteur, chère lectrice, tu as bien lu patinoire. Saehe que la batttle d’impro a été inventée par des Québecquois et je ne t’apprendrai rien en te disant que les Québecquois adorent le hockey sur glace. La battle d’impro reprend donc les codes du hockey : les joueurs s’affrontent sur une patinoire, ils portent des maillots avec leur nom et leur numéro, les arbitres ont la tenue réglementaire et les entraîneurs sont en costume.

Les règles sont assez simples : des équipes de 4 joueurs (2 filles et 2 garçons) et 1 entraîneur par équipe. Du côté d’Hero Corp, nous trouvions Simon Astier (capitaine), Arnaud Joyet, Jennie-Anne Walker (petite Québecquoise déjà vue dans un des bonus du coffret collector et accessoirement compagne d’Arnaud Joyet, mais comme je ne suis ni Voici, ni Gala, j’arrêterai là ces considérations people) et Arnaud Tsamère. Ces joyeux drilles étaient coachés par Sébastien Lalanne (qui porte à merveille le costard) et Alban Lenoir (aux mollets impressionnants. Attendez, ce n’est pas ma faute si on voyait très bien ses mollets ;) ).
Comme tu as pu le noter, cher lecteur, chère lectrice, l’équipe Hero Corp suit parfaitement les règles avec 1 seule fille et 2 entraîneurs… Le capitaine expliquera qu’il y a effectivement un seul entraîneur, en la personne de Sébastien Lalanne, et qu’Alban Lenoir est l’atout intimidation. En clair, il est là pour défoncer la gueule des adversaires !

Qui dit battle, dit échauffement et chaque équipe est déjà concentrée (ou pas…).

Du côté de la LMI, la concentration domine
Du côté d’Hero Corp, on mise tout sur le collectif…
… on parle stratégie…
… on peaufine la technique de la coiffure…
… on travaille la souplesse du dos, tout en maîtrise bien sûr.

Mais surtout, qui dit Hero Corp, dit super héros !

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Les choses sérieuses commencent et c’est parti pour deux manches de 45 minutes. Les règles : l’arbitre donne à chaque fois le thème (plus loufoques les uns que les autres), impro mixte ou comparée, le nombre de joueurs autorisés, s’il y a une contrainte ou pas et la durée.
L’équipe Hero Corp avait fort à faire face à la LMI, dont les membres ont, l’air de rien, un titre de champions du monde à leur palmarès. Mais chaque équipe a donné le meilleur d’elle-même et nous a offert du grand spectacle et j’ai bien aimé l’humour noir de la LMI (qui lui a parfois valu un lancé de chausson…). Mention spéciale à Simon Astier et Jennie-Anne Walker qui ont proposé une “Mutant Dance”, dont eux seuls ont le secret lol

Allez, petit échantillon avec une impro signée Simon Astier/Arnaud Tsamère.

L’heure du verdict a sonné : l’équipe Hero Corp remporte la battle. Je sais, les fans de la série étaient présents en masse, mais cela n’est pas la raison principale de sa victoire (la preuve, j’ai voté pour la LMI à plusieurs reprises). Ils ont été bons et puis c’est tout !
Arnaud Tsamère a été désigné meilleur improvisateur de la soirée (et par Lionnel Astier, la classe quoi !), distinction amplement méritée. Ses interventions et idées étaient toujours aussi inattendues, drôles qu’intelligentes !

Pour finir, voici les discours de fin de battle. On notera que les fans d’Hero Corp ne sont absolument pas surexcités ou monomaniaques…

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mar 23 2011

Les Showrunners sont dans la place (ou plutôt sur Orange Ciné Max)

Depuis début février, Orange Ciné Max propose de plonger dans l’univers fascinant des showrunners de séries US. Virginia Vosgimorukian (réalisatrice et auteur) et Anthony Dubé (coauteur) n’ont pas fait les choses à moitié : ils ont choisi 12 showrunners comptant parmi les plus talentueux et les plus respectés de ces 10 dernières années.
Jugez plutôt :
Alan Ball pour Six Feet Under et True Blood
Vince Gilligan pour Breaking Bad
Clyde Philipps pour Dexter
Meredith Stiehm pour Cold Case
Shawn Ryan pour The Shield
Jason Katims pour Friday Night Lights
Glenn Kessler, Todd A. Kessler, Daniel Zelman pour Damages
David Shore pour Dr House
David Simon pour The Wire
Ronald D. Moore pour Battlestar Galactica
Carlton Cuse pour Lost.

Le parti pris des auteurs est intéressant : avoir un entretien d’une heure et demie (condition sine qua none pour que l’interview se fasse) avec chaque intervenant et demander à chaque showrunner quels membres de son équipe devraient aussi être interviewés.

Comme je l’ai déjà écrit ici, je suis une fan des créateurs, et des showrunners en particulier. Cette série documentaire a donc largement aiguisé ma curiosité dès les premières infos sorties.
J’ai donc regardé les épisodes consacrés à Alan Ball et au trio de Damages avec attention. Mes attentes n’ont pas été déçues.
Bien sûr, on vit un peu au pays des Bisounours, où tout le monde s’aime. Mais si vous êtes un créateur et que vous travaillez en équipe, il vaut mieux avoir un minimum d’admiration pour son “boss” ou ses “collègues”. Seul petit regret : les 30 minutes du format vont bien trop vite !
Il est vraiment captivant d’entendre ces showrunners, auteurs, réalisateurs et même acteurs (s’ils ont leur place dans le processus créatif) parler de leurs séries. Si vous voulez vraiment savoir comment est née une série, les questions qu’elle soulève, la façon dont sont façonnés les personnages, ce sont eux qui vous donneront les réponses.
On en apprend également un peu plus sur chaque showrunner et leur manière de travailler. Il est très intéressant de voir qu’ils ne peuvent concevoir leur travail en dehors d’une équipe. L’un des trois showrunners de Damages est très clair : pour lui, il est impossible qu’une seule personne chapeaute un projet à la télévision. Va falloir qu’on lui présente Alexandre Astier ;)

Si vous avez Orange Ciné Max, ne manquez pas ce rendez-vous du mardi soir à 22 h 30. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas abonnés, ne sombrez pas dans l’abîme du désespoir : la chaîne les propose gratuitement sur sa page iTunes. Mais ne tardez pas trop avant de récupérer les épisodes car ils ne sont disponibles que pour une durée limitée (j’ai malheureusement manqué celui consacré à Clyde Philipps, mais j’ai assisté à l’une de ses conférences, donc je ne suis pas encore au bord du suicide). Je ne vous cache pas que la qualité de l’image n’est pas optimale sur iTunes et l’incrustation des intervenants sur les images de fond n’est pas toujours des plus réussies. Mais peu importe, ce qui compte, c’est ce qu’ils disent.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les coulisses de cette série documentaire, je vous conseille d’écouter cet épisode du podcast Season 1 où vous retrouverez une interview de la réalisatrice.

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mar 6 2011

Mon heure de gloire a sonné (ou comment devenir célèbre sans passer par la case émission de télé-réalité)

Cher lecteur, chère lectrice, demain ne sera plus jamais pareil. Retiens bien cette date historique car dorénavant, tu pourras briller en société en te vantant de ne manquer aucun de mes merveilleux billets. Et si tu as l’immense honneur de me connaître, ne crains pas de voir de la jalousie poindre autour de toi.

Bien sûr, cher lecteur, chère lectrice, je t’imagine piaffer d’impatience et me supplier de t’expliquer comment ma magnificence est enfin apparue au yeux de tous. Je ne te fais donc pas plus attendre : j’ai été citée dans le Flash TOM n°2, excellente émission concoctée par les non moins excellents Dr No et John Plissken. Mais surtout, surtout, énorme cerise sur le gâteau, ce Flash TOM était consacré à mon chouchou Simon Astier qui m’a fait une petite dédicace.

Rassure-toi, cher lecteur, chère lectrice, je saurai garder la tête froide et ne pas glisser sur la pente du délire mégalomaniaque (je te donnerai plus tard mes tarifs de photos dédicacées).

Trêve de plaisanterie, je vous recommande chaudement cette interview très réussie de Simon Astier : il y est à la fois touchant et drôle, voire totalement déchaîné (surtout dans la deuxième partie). Pour les fans absolus d’Hero Corp, rien de bien nouveau sous le soleil, mais comme son frère Alexandre, il porte un regard très intéressant et sans concession sur son métier. Et puis, bon, accessoirement, on parle de moi à 17 : 40 et à 19 : 50 :p

Je remercie vivement le Dr No (que je félicite d’avoir relevé le défi de faire la toute première interview de toute sa vie et qui s’en très bien sorti) et John Plissken d’avoir pensé à moi et de m’avoir permis de poser une petite question. Et un grand merci à Simon Astier qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu. Quand je vous dis que les Astier sont des hommes biens, je ne vous mens pas !

Allez, c’est parti !

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jan 31 2011

Quand séries riment avec philospohie

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de livres. Mais, en tant que series addict, je ne vais pas vous parler du dernier roman de Marc Lévy (faut pas déconner non plus) ou de la biographie plagiée/non plagiée d’Hemingway de ce cher PPDA. Non, je vais vous parler des deux tomes de Philosophie en séries écrits par Thibaut de Saint Maurice.

Philosophie en séries, késako ?
Un vendredi après-midi, 16 h 40. Un professeur de philosophie tente désespérément d’expliquer à ses élèves le thème de l’expérience.  Mais en ce vendredi après-midi, les élèves sont bien plus intéressés par leurs projets du week-end. Là, le prof de philo se sent tel le Dr House tentant d’expliquer le pertinence d’une de ses hypothèses devant son tableau blanc. Et voilà que le prof de philo demande à ses élèves s’ils connaissent le Dr House et quelle est sa spécialité. Les élèves resteront consacrés jusqu’à la fin du cours.
Voilà comment Thibaut de Saint Maurice, le prof de philo en question, introduit le premier volume. De cette expérience est née un questionnement : peut-on philosopher devant un écran de télévision ? De ce questionnement est né le livre Philosophie en séries.
Le principe du livre est assez simple : mettre en rapport des séries avec des notions philosophiques. Un chapitre par série.

Vulgariser la philo : un pari risqué
En achetant ces livres, j’avais tout de même une petite crainte : que l’auteur fasse dans la philosophie de bas-étage et ne nous donne à voir que des poncifs bien simplistes.
Ma crainte a vite été balayée, le propos est fort intéressant et bien étayé. Et puis, l’auteur sait choisir des séries qui me parlent : Dexter, Six Feet Under, Mad Men, Dr House, Lost, Kaamelott, Fais pas ci fais pas ça, Un village français… Bref, que du bon ! Ok, je me dois d’être honnête, on y parle aussi de Grey’s Anatomy et de Desperate Housewives…
Je ne vais pas vous détailler les livres, cela n’aurait aucun intérêt, et si vous voulez aller plus loin, ben achetez-les ! En plus, ils ne sont pas cher ;) Mais pour vous donner une petite idée, voilà quelques exemples des questions qui y sont posées :
- Dexter : Dexter Morgan est-il un justicier ou un meurtrier ?
- Mad Men :  Qu’est-ce qu’être une femme au milieu de tous des Mad Men ?
- Kaamelott : Comment gouverner des hommes bêtes ?
- Six Feet Under : Savoir qu’on va finir six pieds sous terre rend-il l’existence absurde ?
- Dr House : Greg House ou le problème de la recherche de vérité…
Bien sûr, les chapitres ne font pas des centaines de pages, mais les références ne manquent pas : Kant, Nietszche, Spinoza, Montaigne, Sartre, Kirkegaard, Arendt…

Les grandes séries, au-delà du simple divertissement de masse
Comme je l’expliquais dans un précédant billet, les séries qui me marquent sont bien plus que du divertissement. Bien sûr, les séries s’inscrivent dans un modèle économique et le premier objectif des diffuseurs est de gagner de l’argent et de vendre les espaces publicitaires à prix d’or (l’arrêt d’Hero Corp en est le meilleur exemple…).
Mais le but des bons créateurs de séries est tout autre : nous raconter des histoires, créer des personnages et des situations qui vont faire réfléchir le public. Et avec moi, ça marche : si je suis accro à une série, c’est bien parce qu’elle m’invite à me questionner, à mettre en perspective ce que je vis (bon, si le héros est cute, je vais pas cracher dessus non plus ;) ).
Les séries télévisées peuvent être perçues comme de l’horrible culture de masse qui ne fait qu’abrutir ceux qui les regardent. Voilà bien un raisonnement réducteur et d’arrière-garde. Thibaut de Saint Maurice va même, dans le dernier chapitre de son premier opus, jusqu’à poser cette question  : les séries sont-elles des œuvres d’art ? Le débat est lancé !

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jan 24 2011

Les créateurs, mes héros

Bien sûr, un series addict est fan des acteurs : que serait une bonne histoire si elle était mal jouée ? Mais un series addict ne s’arrête pas seulement à cette partie visible de l’iceberg (bon ok, je prends mon cas pour une généralité, mais faut bien se la péter un peu non ?). Ce qui me passionne, c’est le comment ça se passe.

Par le comment ça se passe, je ne parle pas du tournage, phase essentielle du processus bien sûr, mais qui ne m’intéresse pas plus que ça. J’ai vu plusieurs making of et il en ressort surtout un travail long, stressant et fastidieux.
Non, par le comment ça se passe, je parle du travail d’écriture. Aimant écrire, il est sans doute naturel que mon intérêt se porte sur ce domaine. Car soyons réalistes : les interviews d’acteurs au sujet de leurs personnages sont le plus souvent creuses et peu pertinentes (exception faite de Michael C Hall et Jon Hamm). Et pour cause, les acteurs n’ont aucune prise sur leurs personnages : même s’ils peuvent avoir leur mot à dire ponctuellement, ils jouent ce qui est écrit. Ceux qui connaissent le mieux les personnages, ce sont les auteurs et les scénaristes. Ce qui me touche le plus dans une série, ce sont ses personnages.

Aux États-Unis, les papes des créateurs de séries sont les showrunners. Ils chapeautent le travail des scénaristes, assurent le lien avec les producteurs, sont les garants de la cohérence de la série. Leur rôle est donc primordial et tout changement de showrunner en cours de route alimente craintes et spéculations.
Alors, lorsque j’ai appris que Clyde Philipps, showrunner des quatre premières saisons de Dexter donnait une conférence dans le cadre du festival Séries Mania à Paris, je n’ai pas hésité une seconde ! Et je n’ai pas été déçue ! J’ai surtout été ravie de regarder les séries US en VO car point de salut pour celui ou celle qui ne comprendrait pas l’english… Il était vraiment passionnant de l’entendre parler de Dexter, d’avoir sa vision du personnage et de comprendre un peu mieux ce que cela implique d’être un showrunner.
Pour celles et ceux que cela intéresse, une deuxième édition de ce festival est prévu du 11 au 17 avril, toujours au Forum des Images.

Mais une série, ce n’est pas seulement un scénario et des dialogues. C’est aussi un montage. On méconnaît trop souvent, et moi la première, ce travail. Fastidieux, il n’en est pas moins primordial : le montage est ce qui fait sens. Pour bien en comprendre l’importance, je vous recommande le chapitre 6 du journal de tournage de la prochaine série Signature, réalisé par Nowatch.tv.

Cette passion pour les créateurs explique également mon Astier addiction. Alexandre a écrit, réalisé et monté Kaamelott : on ne peut pas faire plus côté créateur absolu d’une série ! De son côté Simon, entouré de comparses, a lui aussi écrit, réalisé et monté Hero Corp. Il est toujours très intéressant de les entendre parler de leurs séries, de la manière dont ils voient les relations entre les personnages, de leurs évolutions. Si vous voulez avoir une idée de ce que cela donne, je vous conseille le très complet dossier du site Le Village consacré à Hero Corp où vous y découvrirez plusieurs interviews de Simon Astier.

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jan 3 2011

Le plein de bonnes résolutions… ou pas !

Et oui, la nouvelle n’a pas pu vous échapper : nous sommes en 2011 ! Chaque nouvelle année qui commence s’accompagne toujours de son lot de bonnes résolutions plus ou moins honnêtes et réalisables. Bien sûr, je n’échappe pas à la règle et voici celles que je me suis fixées.

Les résolutions que j’espère bien tenir :
- publier au moins un billet par semaine sur ce blog (car je sais, cher lecteur, chère lectrice, que tu trépignes chaque fois d’impatience) ;
- ne pas louper toutes les nouvelles bonnes séries de l’année.

Les résolutions que je suis sûre de ne pas tenir :
- rester calme dès que juillet s’annonce (car juillet = Comic Con de San Diego = premiers trailers et premières affiches de la nouvelle saison de Dexter = hystérie caractérisée) ;
- moins parler des frères Astier (et donc de Kaamelott et d’Hero Corp) ;
- ne pas me retrouver avec plein de séries en retard ;
- ne pas faire ma midinette dès que l’occasion se présentera ;
- faire preuve d’ouverture d’esprit envers ceux qui regardent les séries françaises bankable, mais tellement affligeantes ;
- tenter de ralentir ma series addict attitude (bon là, soyons honnêtes, c’est totalement impossible que j’y arrive ;-) ).

Je sens que 2011 va être un très bon cru !

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déc 19 2010

Dis Astiera, comment on devient series addict ?

Voilà plus d’un mois que chaque semaine Thanandra et moi vous invitons à découvrir le monde des merveilleux des series addicts. Cette semaine, je vais répondre à cette question qui vous taraude certainement : comment devient-on series addict ?

Cela commence de manière anodine presque sans prévenir. Au départ, j’étais un téléspectatrice lambda qui attendait bien sagement les diffusions sur mes cinq chaînes hertziennes. Puis, j’ai commencé à récupérer des VHS par-ci par-là, afin de découvrir les saisons inédites et parfois en VO qui passaient d’abord sur les chaînes du câble et du satellite.

Et puis, un jour, ce fut le drame : M6 a stoppé la diffusion de la saison 10 de Stargate SG-1 et de Stargate Atlantis sans crier gare. Là, mon sang de fan n’a fait qu’un tour : non mais c’est quoi ce bordel ? JE VEUX MES SÉRIES STARGATE !!!!!!!!!!! (quand je vous dis que la franchise a marqué ma vie de series addict, je raconte pas des blagues).
Quels choix me restaient-ils ? Attendre la sortie DVD (et accessoirement, m’acheter un lecteur DVD) ou me laisser tenter par le doux appel du fichier partagé ? Je vous laisse deviner quelle est l’option que j’ai privilégiée…

J’ai donc irrémédiablement glissé sur la pente très très raide de la series addict : un épisode en a entraîné un autre, de nouvelles séries à découvrir, les nouvelles saisons avant ces saletés de diffuseurs français, la VO devenue indispensable… Pauvre de moi, j’étais totalement piégée !

Mais au final, être series addict, ça apporte quoi ? En ce qui me concerne, au-delà du simple divertissement qui apporte déjà beaucoup, cela me permet de réfléchir sur ma vie. Je sais, dit comme ça, cela semble très pompeux et relever de la philosophie de bas étage.
Je ne vous parle pas des séries que l’on consomme comme du fast food, aussitôt vues, aussitôt oubliées. Non, je vous parle des séries qui vous marquent profondément, dont les personnages vous touchent. Pour moi, il s’agit essentiellement de Six Feet Under, Dexter et Mad Men. Quel est leur point commun ? Suivre des personnages incapables de faire face à leurs émotions, qui font ce qu’ils croient qu’on attend d’eux et qui sont profondément désœuvrés (pas super gai, je vous l’accorde, mais on ne peut pas nier que le désespoir est plus marquant que le bonheur).
Ces histoires résonnent en moi et me permettent de m’interroger sur moi-même. Voilà pourquoi je n’ai pas pu m’arrêter de pleurer devant les trois derniers épisodes de Six Feet Under. Et ressentir de telles émotions, cela nourrit.

Sinon, pour d’autres, être series addict, ça inspire !

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déc 12 2010

La fan attitude, ça se vit !

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, le billet tant attendu depuis une semaine est enfin publié. J’imagine déjà ton immense joie et ton impatience. Rassure-toi, cela valait le coup d’attendre. Cette semaine, c’est séquence confessions (non, pas intimes, on n’est pas sur TF1, ça va pas bien dans ta tête ?).

Cette semaine, cher lecteur, chère lectrice, j’ai décidé de te parler de la fan attitude qui guette de près tout series addic qui se respecte. Avant de faire mon coming out et de crier au monde entier mon amour pour l’univers des séries, je regardais d’un œil amusé et moqueur tous ces fans courant les conventions ou toute autre séance de dédicaces. Et puis, lorsque j’ai décidé de m’accepter telle que j’étais (en clair, une fofolle), j’ai joué à fond la carte de la fan attitude.

Et quand je dis jouer à fond la carte de la fan attitude, je la joue à fond. Cet été, j’ai donc traversé un océan pour assister à une convention Stargate, en présence de Michael Shanks (alias le docteur Daniel Jackson, cf mon billet sur l’univers Stargate). Mais je ne me suis pas contentée d’assister aux conférences, j’ai aussi posé pour une photo avec Michael Shanks, car oui, en plus d’être une fan, j’ai aussi une âme de midinette. Et autant vous dire que croiser le regard du beau Michael et tâter de ses biceps, ça vaut le coup !!!!

Mais rassurez-vous, il n’est point nécessaire de parcourir des milliers de kilomètres pour assouvir son besoin de fan attitude.  Il suffit pour cela d’être fan de séries françaises. Si, si, je vous jure que cela peut arriver et en ce qui me concerne, cela se résume en deux séries (mais quelles séries) : Kaamelott et Hero Corp (n’ayez crainte, un prochain billet mettra à l’honneur cette série décalée qui vaut vraiment le coup). Bref, les séries des frères Astier (comment ça, cela ne vous surprend pas ?).
Lors de la sortie du coffret DVD du Livre VI de Kaamelott, je n’ai pas résister et ai fait le pied de grue deux heures durant pour une séance de dédicaces sur les Champs-Élysées. Armée du premier tome de la BD Kaamelott, j’ai sagement patienté et ai été fort sage (je vous jure que c’est vrai). Voici une petite idée de l’ambiance survoltée qui y régnait :

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Mais bon, avec cette séance de dédicaces, j’étais encore une petite joueuse. Mon potentiel fan attitude s’est totalement révélé avec Hero Corp : je suis allée à 4 séances de dédicaces sur 6 à l’occasion de la sortie du coffret DVD de la saison 2. Oui, oui, 4 séances de dédicaces, dont certaines à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi (bonne excuse pour faire un peu de tourisme !).Mais là, pas question d’arriver avec un banal DVD à dédicacer, il me fallait trouver une idée nouvelle à chaque fois : parchemin avec le logo HC, une charte du super-héros, un tatouage du méga super-vilain de la série sur le bras… Et puis, il arrive qu’on manque de temps et d’inspiration et on se retrouve avec un logo imprimé en gros avec plein de pixels tout moche. La sanction ne s’est pas faite attendre : je me suis fait pourrir en règle par un Simon Astier en très grande forme.

Avec Hero Corp, j’ai encore passé un cap dans la fan attitude, car j’ai participé à deux Pinage Event. Je sais, vous vous demandez tous (sauf quelques personnes dont je n’arrête pas de rabattre les oreilles avec Hero Corp lol et les fans d’Hero Corp qui sont nombreux) ce qu’est un Pinage Event.

Malgré tout le talent de Simon Astier et de toute son équipe, la série n’a pas été reconduite pour une 3e saison alors que la saison 2 se termine sur un cliffhanger tout simplement insoutenable (un cliffhanger désigne en anglais une fin abrupte dans une œuvre de fiction). Les fans ont donc décidé de se mobiliser et d’organiser des Pinage Event, des événement éclair reprenant Pinage, le cri de guerre lancé par Klaus, un des personnages de la série.

J’étais donc à celui de Paris, en septembre dernier.

J’étais aussi à celui de Lille la semaine dernière (d’où mon retard dans la publication du billet…). Et ni la neige, ni le froid, ne m’ont arrêtée. En prime, un policier fan de la série est venu nous admirer et un des acteurs a pris le temps de nous prêter main forte :

http://www.dailymotion.com/video/xfxh1p

Et puis, il arrive aussi que de bonnes copines décident de vous faire plaisir et vous envoient une photo dédicacée, vont à la rencontre des people qui vous font rêver pour récolter une petite dédicace ou vous ramènent des petits souvenirs en rapport avec vos séries préférées. Merci à celles qui se reconnaîtront !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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