Les acteurs derrière la caméra

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Cette idée de post m’a été soufflée par Thanandra dans son dernier strip. Qu’elle en soit ici remerciée.

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je m’en vais te conter les merveilleuses aventures de ces acteurs de séries qui empruntent la casquette de réalisateurs le temps d’un ou plusieurs épisodes.
Aux États-Unis, il est assez répandu que les acteurs principaux soient aussi producteurs exécutifs. Un bon moyen d’avoir un oeil sur tout ce qui se passe et puis, accessoirement, cela doit être plus difficile d’être viré 😉
Mais il arrive également que les acteurs ont envie de dire « Action ! » et « Coupez ! ». Cela peut sembler étrange que des acteurs n’ayant a priori aucune expérience puissent réaliser quelques épisodes. Il faut savoir que la place du réalisateur n’est pas du tout la même de chaque côté de l’Atlantique. En France, il a un statut à part, on admire sa vision, sa technique… Aux États-Unis, il en est tout autrement. Ceux qui font les séries, ce sont les scénaristes, les producteurs et les showrunners, lorsqu’il y en a. Plusieurs réalisateurs tournent tout au long de la saison et tout ce qu’on leur demande, c’est de respecter les indications de la productions pour que tous les épisodes soient homogènes. On ne leur demande pas d’avoir une vision artistique de ce qu’ils filment, ils sont plus des techniciens de la mise en image.

Il n’est donc pas étonnant que des acteurs puissent y trouver leur place. Mais ce n’est tout de même pas si simple.
Michael Shanks (Daniel Jackson dans la franchise Stargate pour les hurluberlus qui me lisent pour la première fois ou qui ont vécu sur une autre planète ces 15 dernières années 😉 ) a rapidement voulu réaliser un épisode de Stargate SG-1. On l’a invité à bien regarder comment ça se passe et deux ans après sa demande, celle-ci était acceptée. Il s’attendait à un épisode « pépère » et manque de pot, il s’est retrouvé à réaliser un épisode dans lequel l’équipe SG-1 devait faire face à ses « doubles robotiques ». Ça sent le coup-fourré cette affaire.
Tate Donovan (Tom Shayes dans Damages) se souviendra longtemps de la première fois qu’il a dirigé Glenn Close dans cette série (voir l’épisode de la série documentaire Showrunners consacré à la série). Il était tout excité à l’idée de diriger Glenn Close et lors de la répétition de la scène, il n’arrêtait pas de parler et de donner des indications. Ce à quoi l’actrice lui a répondu par trois retentissants « Ta gueule ». On a connu moins humiliant 😉
Mais finalement, pour un acteur/réalisateur, le plus difficile est peut-être de jouer et de réaliser à la fois. John Slattery, le Roger Sterling de Mad Men, ne dit pas autre chose dans cette interview.

Et si au lieu de vous en parler, je vous montrais ce que cela donne un acteur qui réalise ?

Du côté de Sanctuary, tout semble couler avec Amanda Tapping.

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Chez le Dr House, Hugh Laurie n’a pas chômé niveau travail préparatoire.

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Conventions : événements geeks ou pièges à midinettes ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, cette semaine j’ai décidé de m’attaquer à un sujet brûlant, de m’aventurer sur le terrain ô combien glissant du post engagé. Non, ne me félicite pas pour ce superbe acte de bravoure, je ne fais que mon boulot de blogueuse. Je sais, je sais, ton admiration, déjà sans borne, est maintenant sans faille !

Samedi dernier, je suis montée à la capitale pour assister à la Sci-Fi Convention qui avait lieu au Théâtre du gymnase. Mais pourquoi donc ? Et bien, pour rencontrer du people of course ! Et pas n’importe quels people : Michael Shanks, l’inoubliable Daniel Jackson de la franchise Stargate, John Noble, le merveilleux Walter de Fringe, Jasika Nicole, la non moins merveilleuse Astrid (ou Astro) de Fringe et Jordan Hinson, la sûrement très bien Zoé d’Eureka.

Mais finalement, une convention, comment ça marche et qui y va ?
C’est assez simple. Des acteurs se déplacent pour parler de leurs séries (et accessoirement toucher un petit cachet, tout se monnaye en ce bas monde). Les fans peuvent donc avoir la chance de les voir lors de panels, de poser avec eux pour une photo, d’avoir un autographe et d’assister à un cocktail en leur présence. Bien sûr, tout ceci, contre quelques dizaines (voire centaines parfois) d’euros.
Certains parmi vous doivent se dire : non mais ils sont pas malades de dépenser autant d’argent pour ce type d’événements ? C’est une question que me suis effectivement posée. J’avoue, je ne suis pas une fan ultime des conventions. Je n’en ai fait que deux et je ne joue pas le jeu à fond. Je ne prends qu’un billet pour une journée et je ne fais que des photos. Du coup, je dois sûrement me couper un peu de l’ambiance de l’événement. Le gros problème des conventions, à mon avis, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose durant les périodes où les invités sont en séances photos ou en dédicaces. Du coup, en tant que visiteur, on tue parfois un peu le temps.
Il faut dire que certains jouent le jeu à fond : cosplay, pass utlime… Et non, ce ne sont pas des décérébrés qui n’ont rien d’autre dans leur vie (ok, j’avoue, certains font un peu peur, mais ils sont une minorité). Ils en profitent simplement pour s’amuser, se retrouver entre fans du même univers, et accessoirement, rencontrer leurs acteurs/actrices préférés.

Mais bon, avec mon âme de midinette, je trouve mon compte. Ça vaut le coup d’avoir Micheal Shanks qui fait l’idiot à quelques centimètres pendant près d’une minute parce que la photographe n’a pas calculé qu’on était prêt pour la photo. Ça vaut le coup de voir John Noble se marrer lorsque je lui propose d’observer une minivache décorée à travers une loupe.

Donc oui, ces conventions sont sûrement un peu des pièges à midinettes, mais tant qu’on le sait et qu’on l’assume, c’est moins grave non ?

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Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré) ?

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Les Showrunners sont dans la place (ou plutôt sur Orange Ciné Max)

Depuis début février, Orange Ciné Max propose de plonger dans l’univers fascinant des showrunners de séries US. Virginia Vosgimorukian (réalisatrice et auteur) et Anthony Dubé (coauteur) n’ont pas fait les choses à moitié : ils ont choisi 12 showrunners comptant parmi les plus talentueux et les plus respectés de ces 10 dernières années.

Jugez plutôt :
Alan Ball pour Six Feet Under et True Blood
Vince Gilligan pour Breaking Bad
Clyde Philipps pour Dexter
Meredith Stiehm pour Cold Case
Shawn Ryan pour The Shield
Jason Katims pour Friday Night Lights
Glenn Kessler, Todd A. Kessler, Daniel Zelman pour Damages
David Shore pour Dr House
David Simon pour The Wire
Ronald D. Moore pour Battlestar Galactica
Carlton Cuse pour Lost.

Le parti pris des auteurs est intéressant : avoir un entretien d’une heure et demie (condition sine qua none pour que l’interview se fasse) avec chaque intervenant et demander à chaque showrunner quels membres de son équipe devraient aussi être interviewés.

Comme je l’ai déjà écrit ici, je suis une fan des créateurs, et des showrunners en particulier. Cette série documentaire a donc largement aiguisé ma curiosité dès les premières infos sorties.
J’ai donc regardé les épisodes consacrés à Alan Ball et au trio de Damages avec attention. Mes attentes n’ont pas été déçues.
Bien sûr, on vit un peu au pays des Bisounours, où tout le monde s’aime. Mais si vous êtes un créateur et que vous travaillez en équipe, il vaut mieux avoir un minimum d’admiration pour son “boss” ou ses “collègues”. Seul petit regret : les 30 minutes du format vont bien trop vite !
Il est vraiment captivant d’entendre ces showrunners, auteurs, réalisateurs et même acteurs (s’ils ont leur place dans le processus créatif) parler de leurs séries. Si vous voulez vraiment savoir comment est née une série, les questions qu’elle soulève, la façon dont sont façonnés les personnages, ce sont eux qui vous donneront les réponses.
On en apprend également un peu plus sur chaque showrunner et leur manière de travailler. Il est très intéressant de voir qu’ils ne peuvent concevoir leur travail en dehors d’une équipe. L’un des trois showrunners de Damages est très clair : pour lui, il est impossible qu’une seule personne chapeaute un projet à la télévision. Va falloir qu’on lui présente Alexandre Astier 😉

Si vous avez Orange Ciné Max, ne manquez pas ce rendez-vous du mardi soir à 22 h 30. Mais si, comme moi, vous n’êtes pas abonnés, ne sombrez pas dans l’abîme du désespoir : la chaîne les propose gratuitement sur sa page iTunes. Mais ne tardez pas trop avant de récupérer les épisodes car ils ne sont disponibles que pour une durée limitée (j’ai malheureusement manqué celui consacré à Clyde Philipps, mais j’ai assisté à l’une de ses conférences, donc je ne suis pas encore au bord du suicide). Je ne vous cache pas que la qualité de l’image n’est pas optimale sur iTunes et l’incrustation des intervenants sur les images de fond n’est pas toujours des plus réussies. Mais peu importe, ce qui compte, c’est ce qu’ils disent.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les coulisses de cette série documentaire, je vous conseille d’écouter cet épisode du podcast Season 1 où vous retrouverez une interview de la réalisatrice.

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Mon heure de gloire a sonné (ou comment devenir célèbre sans passer par la case émission de télé-réalité)

Cher lecteur, chère lectrice, demain ne sera plus jamais pareil. Retiens bien cette date historique car dorénavant, tu pourras briller en société en te vantant de ne manquer aucun de mes merveilleux billets. Et si tu as l’immense honneur de me connaître, ne crains pas de voir de la jalousie poindre autour de toi.

Bien sûr, cher lecteur, chère lectrice, je t’imagine piaffer d’impatience et me supplier de t’expliquer comment ma magnificence est enfin apparue au yeux de tous. Je ne te fais donc pas plus attendre : j’ai été citée dans le Flash TOM n°2, excellente émission concoctée par les non moins excellents Dr No et John Plissken. Mais surtout, surtout, énorme cerise sur le gâteau, ce Flash TOM était consacré à mon chouchou Simon Astier qui m’a fait une petite dédicace.

Rassure-toi, cher lecteur, chère lectrice, je saurai garder la tête froide et ne pas glisser sur la pente du délire mégalomaniaque (je te donnerai plus tard mes tarifs de photos dédicacées).

Trêve de plaisanterie, je vous recommande chaudement cette interview très réussie de Simon Astier : il y est à la fois touchant et drôle, voire totalement déchaîné (surtout dans la deuxième partie). Pour les fans absolus d’Hero Corp, rien de bien nouveau sous le soleil, mais comme son frère Alexandre, il porte un regard très intéressant et sans concession sur son métier. Et puis, bon, accessoirement, on parle de moi à 17 : 40 et à 19 : 50 :p

Je remercie vivement le Dr No (que je félicite d’avoir relevé le défi de faire la toute première interview de toute sa vie et qui s’en très bien sorti) et John Plissken d’avoir pensé à moi et de m’avoir permis de poser une petite question. Et un grand merci à Simon Astier qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu. Quand je vous dis que les Astier sont des hommes biens, je ne vous mens pas !

Allez, c’est parti !

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