mar 1 2012

Les séries comiques ne me font pas rire… en général

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais t’apprendre une terrible vérité : je ne suis pas une sériephile parfaite. Et oui, je dois confesser mon terrible défaut : je ne regarde pas les comédies. Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, elles ne me font pas rire.

Je dois reconnaître que mon penchant naturel va vers les dramas, où les personnages sont tortueux, torturés, névrosés, complexes. En clair, les séries où la gaudriole ne se trouve pas à chaque réplique. Je fais pourtant quelques efforts et tente (parfois, ok, pas souvent) de regarder la dernière comédie dont tout le monde vante le pouvoir hilarant. Le résultat est toujours le même : à mon avis, je dois être immunisée. Je te rassure tout de suite, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas du tout une personne sinistre, fantasmant la mort et portant sur chaque bras quelque scarifications bien déprimantes. Non, j’aime rire et faire rire. Mais alors, pourquoi ce rejet des séries estampillées “comiques” ?

Les sitcoms : un quotidien que je veux fuir

LA série comique par excellence est la sitcom. La recette ? Peu de personnages, peu de lieux, des rires enregistrés et des situations du quotidien : les amis et  les amours (Friends, Coupling, How I Met Your Mother, The Big Bang Theory à sa manière), le boulot (The Office, Caméra Café même si ok, c’est une shortcom et pas une sitcom), la famille (Modern Family).

Et voilà tout le problème : le quotidien. Des amis, des collègues, une famille, j’ai déjà tout ce qu’il me faut dans ma vie. Depuis toujours, j’ai fui le quotidien à travers mon imaginaire et celui que je découvrais lors de mes nombreuses lectures. J’adorais passer des heures dans une vie qui n’était pas la mienne, dans des pays qui n’étaient pas les miens, dans une époque ou un monde qui n’avaient rien à voir avec ce que je vivais tous les jours. D’ailleurs, mon amour pour les séries est tout à fait comparable. J’ai besoin de m’évader dans une bulle, de créer un lien avec des personnages au fil des épisodes et des saisons, comme je le faisais au fil des pages et des tomes.

Autre problème des sitcoms, les ressorts comiques qui ne fonctionnent pas vraiment avec moi. Les quiproquos, les clichés, les vannes faciles… Et surtout, l’humiliation de certains personnages. Je pense en particulier au pauvre Jeff de Coupling, qui n’arrête pas de se mettre dans des situations inextricables. Là où la plupart des gens en rient, ces scènes me mettent mal à l’aise et je n’ai qu’une envie, qu’elles prennent fin rapidement (du coup, je fais avance rapide, sacrilège ultime).

Les exceptions

Bien sûr, comme toute règle qui se respecte, il y a quelques exceptions.

Car oui, j’avoue, j’ai ri devant Un gars, une fille (l’exotisme de la vie de couple sans doute). Mais je te rassure tout de suite, cher lecteur, chère lectrice, je ne ris absolument pas devant Scènes de ménage dont je trouve le jeu d’acteurs plutôt moyen.

Oui, je ris devant Fais pas ci, fais pas ça (l’exotisme de la vie de famille sans nul doute). Mais comment résister au charme de Bruno Salomone et surtout de Valérie Bonneton absolument irrésistible en mère de famille nombreuse coincée et décalée ?

Evidemment, en tant qu’Astiera, comment passer sous silence les deux séries qui ravissent autant mes zygomatiques que mon cœur ? Comment ne pas évoquer Kaamelott et Hero Corp ? Si ces deux séries me font rire, c’est avant tout parce qu’elles sont bien écrites et qu’elles m’emportent dans les univers tout droit sortis de ces têtes bien faites et bien pleines. Dans Kaamelott, les personnages ne sont jamais caricaturaux, simplistes, Alexandre Astier a une sincère tendresse pour chacun d’eux. Et lorsqu’il arrive à dépasser le format de la pastille humoristique pour évoluer vers une épopée, tout fait sens. Je ne surprendrai personne en affirmant que je préfère le Livre V, saison la plus sombre, dans laquelle Arthur touche le fond. Pour Hero Corp, on est dans une logique similaire. Les dialogues et les situations sont comiques, mais ces personnages vivent avant tout une aventure, doivent se dépasser pour sauver le monde, ça rigole pas quoi !

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juil 6 2011

Hero Corp, symptôme d’un système dépassé ?

Non, cher lecteur, chère lectrice, tu ne rêves pas, un deuxième billet dans la même semaine ! Je sais, c’est tout bonnement incroyable. Et oui, je vais une nouvelle fois parler d’Hero Corp.

Mais comment ne pas faire autrement, alors que Simon Astier était présent au Comic Con le jeudi pour un commentaire audio d’un épisode de la saison 2 (l »épisode 12 pour être précis) et le dimanche en tant que membre du jury du Cosplay show (Cosplay show qui a réservé une belle surprise : la présence d’Alexandre Astier avec un costume on ne peut plus travaillé…) et pour une séance de dédicaces. Et qui dit présence au Comic Con, dit interviews et annonces.

La principale annonce qui a ravi la fan que je suis : la porte s’entrouvre pour une saison 3, saison, qui aux dernières nouvelles, était morte et enterrée. Mais ce possible sauvetage est suspendu à un seul impératif, celui des audiences. En effet, Comédie! va rediffuser la série en septembre et si les audiences sont suffisantes, alors une troisième saison sera peut-être produite. En marge, France4 a profité du Comic Con pour programmer deux nuits-marathon Hero Corp (l’intégralité de la saison 1 le 2 juillet et l’intégralité de la saison 2 le 9 juillet). Mais Simon Astier le dit lui-même (il me l’a d’ailleurs confirmé au détour d’un stand) : ces nuits Hero Corp ne servent à rien et France4, qui ne s’est jamais vraiment investie pour la série, s’est désengagée depuis. Le salut viendra donc de Comédie!

LE PUBLIC D’HERO CORP, BÉNÉDICTION OU MALÉDICTION ?

Cette question a été posée à Simon Astier lors d’une interview groupée lors du Comic Con (interview que vous pouvez voir sur le site de Reviewer.fr ou écouter dans le podcast Kultur Breakdown).

Le public d’Hero Corp est un public fidèle et engagé qui n’a jamais accepté l’arrêt de la série. Les campagnes Pinage Event, les déplacements en masse lors des séances de dédicaces, la mobilisation sur Facebook et Twitter, ont fini par faire entendre la voix des fans.

Les fans d’Hero Corp achètent en nombre les DVD. Mais voilà, les fans d’Hero Corp ne regardent pas en nombre Comédie! et ont piraté en nombre la série. Comme le souligne Simon Astier, ces fans appartiennent pour la plupart à la jeune génération pour qui le téléchargement est un moyen normal de diffusion, sans même envisager une seconde que cela puisse s’apparenter à du vol. Il est vrai que les fans sont assez jeunes (on prend d’ailleurs un bon coup de vieux en séance de dédicaces ;) ) et ils n’ont pas toujours les moyens de s’abonner à Comédie! Sans compter que les chaînes (et en particulier France4) n’ont pas toujours joué le jeu de la promo ne permettant pas de bien identifier les dates et horaires de diffusion.

AÙ-DELÀ DU PIRATAGE, UNE NOUVELLE MANIÈRE DE CONSOMMER LA TÉLÉVISION ?

L’industrie du disque a été totalement transformée par la dématérialisation de la musique et la globalisation du format .mp3 et des baladeurs numériques. Les grandes majors peinent toujours à retrouver leur équilibre et à trouver de nouveaux modes de consommation.

Et s’il en était de même pour la télévision ?

Je le répète, le public d’Hero Corp est jeune et souvent hyperconnecté. Sa manière de consommer la télévision est différente de celle des générations précédente et il est assez difficile de le coincer devant sa télé à une heure précise, un jour précis. Les chaînes évoluent quelque peu sur ce sujet : Canal+ a lancé depuis quelques années sont système de Canal+ à la demande, presque toutes les chaînes rediffusent sur un portail Internet leurs programme durant la semaine qui suit la première diffusion. Mais la sacré-sainte audience n’est prise en compte que pour la première diffusion. Cela ne pénalise pas les séries qui visent le public traditionnel des grandes chaînes. En revanche, cela favorise beaucoup moins les séries dont le public a déjà quelque peu déserté la télévision.

Peut-être que dans un avenir plus ou moins proche, la manière de penser la diffusion et la rentabilité changera, mais c’est loin d’être le cas. Alors, pour sauver Hero Corp, il n’y a qu’une seule chose à faire : regarder Comédie! lorsque Comédie! veut qu’on la regarde. Simon Astier l’a dit mieux que moi au micro du Village.

http://www.dailymotion.com/video/xjmkb1
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avr 4 2011

Découvrir les battle d’impro grâce à Hero Corp, quoi de mieux ?

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, il va une nouvelle fois être question de mes petits chouchous de la série Hero Corp dans ce billet. Mais en bonne Astiera qui se respecte, il pouvait difficilement en être autrement.

Le 31 mars, l’équipe d’Hero Corp affrontait la Ligue majeure d’improvisation (LMI) sur la scène de La Cigale. Une occasion à ne pas manquer pour la fan que je suis, et je n’ai pas été déçue.

Je n’avais jamais assisté à une battle d’impro et imaginais dans les grandes lignes ce qui m’attendait.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné : chaque spectateur reçoit sont petit package du spectateur de battle d’impro certifié. Pour les novices, cela peut quelque peu surprendre : un carton à double face pour voter, je peux comprendre. Mais quelle est donc l’utilité du chausson ? (surtout que dans mon cas, j’ai hérité d’un chausson bien déchiré).

Une fois installée, je découvre la scène ou plutôt la patinoire. Et oui, cher lecteur, chère lectrice, tu as bien lu patinoire. Saehe que la batttle d’impro a été inventée par des Québecquois et je ne t’apprendrai rien en te disant que les Québecquois adorent le hockey sur glace. La battle d’impro reprend donc les codes du hockey : les joueurs s’affrontent sur une patinoire, ils portent des maillots avec leur nom et leur numéro, les arbitres ont la tenue réglementaire et les entraîneurs sont en costume.

Les règles sont assez simples : des équipes de 4 joueurs (2 filles et 2 garçons) et 1 entraîneur par équipe. Du côté d’Hero Corp, nous trouvions Simon Astier (capitaine), Arnaud Joyet, Jennie-Anne Walker (petite Québecquoise déjà vue dans un des bonus du coffret collector et accessoirement compagne d’Arnaud Joyet, mais comme je ne suis ni Voici, ni Gala, j’arrêterai là ces considérations people) et Arnaud Tsamère. Ces joyeux drilles étaient coachés par Sébastien Lalanne (qui porte à merveille le costard) et Alban Lenoir (aux mollets impressionnants. Attendez, ce n’est pas ma faute si on voyait très bien ses mollets ;) ).
Comme tu as pu le noter, cher lecteur, chère lectrice, l’équipe Hero Corp suit parfaitement les règles avec 1 seule fille et 2 entraîneurs… Le capitaine expliquera qu’il y a effectivement un seul entraîneur, en la personne de Sébastien Lalanne, et qu’Alban Lenoir est l’atout intimidation. En clair, il est là pour défoncer la gueule des adversaires !

Qui dit battle, dit échauffement et chaque équipe est déjà concentrée (ou pas…).

Du côté de la LMI, la concentration domine
Du côté d’Hero Corp, on mise tout sur le collectif…
… on parle stratégie…
… on peaufine la technique de la coiffure…
… on travaille la souplesse du dos, tout en maîtrise bien sûr.

Mais surtout, qui dit Hero Corp, dit super héros !

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Les choses sérieuses commencent et c’est parti pour deux manches de 45 minutes. Les règles : l’arbitre donne à chaque fois le thème (plus loufoques les uns que les autres), impro mixte ou comparée, le nombre de joueurs autorisés, s’il y a une contrainte ou pas et la durée.
L’équipe Hero Corp avait fort à faire face à la LMI, dont les membres ont, l’air de rien, un titre de champions du monde à leur palmarès. Mais chaque équipe a donné le meilleur d’elle-même et nous a offert du grand spectacle et j’ai bien aimé l’humour noir de la LMI (qui lui a parfois valu un lancé de chausson…). Mention spéciale à Simon Astier et Jennie-Anne Walker qui ont proposé une “Mutant Dance”, dont eux seuls ont le secret lol

Allez, petit échantillon avec une impro signée Simon Astier/Arnaud Tsamère.

L’heure du verdict a sonné : l’équipe Hero Corp remporte la battle. Je sais, les fans de la série étaient présents en masse, mais cela n’est pas la raison principale de sa victoire (la preuve, j’ai voté pour la LMI à plusieurs reprises). Ils ont été bons et puis c’est tout !
Arnaud Tsamère a été désigné meilleur improvisateur de la soirée (et par Lionnel Astier, la classe quoi !), distinction amplement méritée. Ses interventions et idées étaient toujours aussi inattendues, drôles qu’intelligentes !

Pour finir, voici les discours de fin de battle. On notera que les fans d’Hero Corp ne sont absolument pas surexcités ou monomaniaques…

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mar 6 2011

Mon heure de gloire a sonné (ou comment devenir célèbre sans passer par la case émission de télé-réalité)

Cher lecteur, chère lectrice, demain ne sera plus jamais pareil. Retiens bien cette date historique car dorénavant, tu pourras briller en société en te vantant de ne manquer aucun de mes merveilleux billets. Et si tu as l’immense honneur de me connaître, ne crains pas de voir de la jalousie poindre autour de toi.

Bien sûr, cher lecteur, chère lectrice, je t’imagine piaffer d’impatience et me supplier de t’expliquer comment ma magnificence est enfin apparue au yeux de tous. Je ne te fais donc pas plus attendre : j’ai été citée dans le Flash TOM n°2, excellente émission concoctée par les non moins excellents Dr No et John Plissken. Mais surtout, surtout, énorme cerise sur le gâteau, ce Flash TOM était consacré à mon chouchou Simon Astier qui m’a fait une petite dédicace.

Rassure-toi, cher lecteur, chère lectrice, je saurai garder la tête froide et ne pas glisser sur la pente du délire mégalomaniaque (je te donnerai plus tard mes tarifs de photos dédicacées).

Trêve de plaisanterie, je vous recommande chaudement cette interview très réussie de Simon Astier : il y est à la fois touchant et drôle, voire totalement déchaîné (surtout dans la deuxième partie). Pour les fans absolus d’Hero Corp, rien de bien nouveau sous le soleil, mais comme son frère Alexandre, il porte un regard très intéressant et sans concession sur son métier. Et puis, bon, accessoirement, on parle de moi à 17 : 40 et à 19 : 50 :p

Je remercie vivement le Dr No (que je félicite d’avoir relevé le défi de faire la toute première interview de toute sa vie et qui s’en très bien sorti) et John Plissken d’avoir pensé à moi et de m’avoir permis de poser une petite question. Et un grand merci à Simon Astier qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu. Quand je vous dis que les Astier sont des hommes biens, je ne vous mens pas !

Allez, c’est parti !

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jan 14 2011

Hero Corp, c’est fini ?

Je vous en parlais déjà dans mon précédent billet sur les séries françaises, la fin d’Hero Corp semble bien définitive sur Comédie! On doit cette info à John Plissken, qui nous explique les sombres raisons de cette terrible nouvelle.

Les sombres raisons sont bien évidemment pécuniaires : Simon Astier est un garçon formidable et bourré de talent, cela a été un bonheur de travailler avec lui, Hero Corp reste une fierté, mais très peu de monde regarde Hero Corp à l’antenne, donc Hero Corp ne fait pas gagner d’argent. On ne peut nier cette réalité : les fans d’Hero Corp n’ont pas joué le jeu des diffuseurs et ont préféré télécharger plutôt que de payer le sacro-saint abonnement. L’argument semble implacable : ça ne rapporte pas, donc on n’investit pas. Laissons donc de côté la promotion quasi inexistante de la série, sa programmation désastreuse et autres considérations qui semblent secondaires.
Heureusement, Comédie! a trouvé la série bankable qui va lui rapporter gros : Sois riche et tais toi. Quand je vous dis que la France est un pays maudit pour les series addicts, je n’exagère vraiment pas…

Et là, cher lecteur, chère lectrice, tu m’imagines déjà pleurant toutes les lames de mon corps, criant au désespoir, totalement perdue et déboussolée. Je te rassure tout de suite : il n’en est rien.
Il n’en est rien car cela fait un moment que l’avenir de la saison 3 est plus que menacé. Simon Astier ne disait pas autre chose lors des séances de dédicaces pour la sortie du coffret DVD de la saison 2.
Il n’en est rien, car non, Hero Corp, ce n’est pas encore fini. Une BD, façon comics, est prévue pour Noël prochain et racontera ce qui s’est passé 20 ans avant Hero Corp. Une websérie est également dans les tuyaux (bon, ok, ça fait déjà un bail qu’elle aurait dû voir le jour, mais on y croit !).
Il n’en est rien car Simon Astier a été très clair : par respect pour les fans, il compte bien terminer de raconter cette histoire d’une façon ou d’une autre. Certains vont me dire : « Astiera, il dit ça pour être gentil, mais pas sûr qu’il le fasse. » Détrompez-vous, sa reconnaissance et son respect pour les fans (en tant que fan de séries, il sait ce que cela représente pour nous) n’est pas feint.

Fans d’Hero Corp, ne cédez pas au découragement, continuer de soutenir cette série et surtout, achetez la BD !!!!!!!!!!!

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jan 10 2011

La France, pays maudit pour les series addicts ?

Lorsqu’on est series addict, on est surtout fan de séries américaines. Mais qu’en est-il de la production hexagonale ? Autant vous dire tout de suite que c’est pas vraiment gagné…

La tradition de la série policière plan-plan
Pendant longtemps, TF1 et France Télévisions se sont cantonnées aux séries policières bien tranquilles, aux héros classiques et sans grand relief : Commissaire Moulin, Navarro, Julie Lescaut, Cordier juge et flic, Une femme d’honneur, Femmes de loi, Alice Nevers, le juge est une femme, PJ, La crim, Central Nuit, Avocats et associés, Boulevard du Palais, Central Nuit, Le groupe flag, Quai N°1…
Toutes ces séries n’étaient pas des catastrophes (j’ai regardé à plusieurs reprises PJ et La crim), mais le ton restait bien policé. La prime revient aux productions TF1, franchement pas enthousiasmantes, mais faisant des cartons d’audience : donc à quoi bon tenter d’améliorer la qualité puisque ça marche ?

Les séries familiales bien sous tout rapport et les remake qui rapportent gros
Ce que TF1 a bien compris, c’est que les bonnes séries familiales, pétries de bonnes intentions et de morale irréprochable (mais quelque peu cucul, si, si, j’ose !), et ben ça marche !
Chaque diffusion de Joséphine, ange gardien déchaîne les foules, Une famille formidable réalise également de très bons scores d’audience.
Et là, encore une fois, le piège de l’audimat se referme sur le series addict : si ces programmes sont regardés en masse (ce qui fait une masse de cerveaux disponibles), pourquoi se creuser la tête à trouver des concepts innovants ?

Le comble du manque d’imagination est atteint avec les remake des séries américaines qui cartonnent. TF1 se gave (et nous gave aussi au passage) avec des soirées interminables des Experts. Puisque les Experts cartonnent, ben pourquoi ne pas faire des Experts bien de chez nous ? Et voilà comment est né RIS, qui a les défauts des Experts (dialogues pas travaillés), sans en avoir les qualités (intrigues peu ficelées et surtout techniques d’investigation bien cheep). Mais là encore, carton d’audience.
Du coup, je m’interroge : le Français n’a-t-il donc aucun sens critique ? Comment peut-il à la fois aimer l’original et la pâle copie ? Il y a vraiment des choses qui m’échappent. Exception qui confirme la règle : TF1 a pris un four avec L’Hôpital, une série qui se voulait la version française de Grey’s Anatomy. Mais n’est pas Dr Mammour qui veut (en même temps, je comprends pas l’engouement pour Grey’s Anatomy, mais ceci est un autre débat).

Le cas Plus belle la vie
S’il y a bien un carton qui me laisse perplexe (voire qui me déprime totalement au choix), c’est bien le succès de Plus belle la vie. En lançant ce soap marseillais, France 3 n’imaginait sûrement pas un tel engouement.
Moi-même, je n’y comprends pas grand-chose : des dialogues désolants, un jeu qui l’est tout autant (sûrement plus la faute aux dialogues qu’aux acteurs), des péripéties hautement capillotractées, bref, l’incompréhension totale. Et pourtant rien ne semble arrêter ce succès : communauté de fans, diffusions en prime time, séances de dédicaces blindées et fans hystériques (je vous arrête tout de suite : je ne suis pas une fan hystérique, j’dois être trop vieille pour ça ;-) ).

Canal + entre dans la danse
Depuis quelques années, Canal + s’est lancée dans la production de séries ambitieuses : Engrenages (achetée par la BBC, fait très rare et plutôt bon signe), Mafiosa, Braquo, Pigalle la nuit, Maison Close…
J’ai suivi les saisons 2 et 3 d’Engrenages et j’ai beaucoup aimé : personnages à relief, bons dialogues, bon jeu, intrigues bien ficelées et, ce qui ne gâche rien pour moi, du glauque et du sanglant.
Maintenant, le risque, c’est de ne faire que dans la série glauque. Canal a tenté la version historique (et sulfureuse ?) avec Maison Close, mais d’après plusieurs critiques, cette série n’est pas une grande réussite.

Les formats courts : fausse bonne idée ?
S’il y a bien un format de séries qui réussit en France, c’est bien celui de la pastille. Par pastille, je ne vous parle pas du dernier médicament pour soigner le mal de gorge, mais bien des séries en format court.
Le précurseur du genre : Un gars une fille sur France 2. Il faut bien reconnaître que c’était une réussite : Chouchou et Loulou sont vite devenus incontournables dans beaucoup de foyers.
Caméra Café est ensuite apparu sur M6, succès également qui a même essayé de se faire une place au cinéma, avec moins de réussite cette fois-ci.
Une fois Caméra Café terminée, M6 a eu la très bonne idée de diffuser Kaamelott (bon, je vais pas vous refaire ma fan de base lol).

Et voilà, qu’inexorablement, le format court est victime de son succès : il faut en faire à tout prix, même si la qualité en pâtit.
France 2 a lancé les hostilités avec Samantha oups ! dont les gags, bien que faisant sourire, ne cassaient pas trois pattes à un canard.
M6 a ensuite décidé de relancer la machine avec Caméra Café 2 et… ils se sont bien plantés. Faut dire que niveau idée, ils avaient fait fort : la boîte de l’étage au-dessus se récupère la machine à café de la première version, fallait oser !
Mais M6 ne se laisse pas abattre pour autant et depuis peu, ils ont ressorti le vieux pot de France 2 avec Scènes de ménages : trois couples en plein conflits quotidiens, cela ne vous rappelle rien ? Ironie du sort, Audrey Lamy, sœur d’Alexandra (la Chouchou de la grande époque) joue l’un des personnages.  Mais là, M6 semble avoir fait le bon choix puisque Scènes de ménages n’arrête pas de battre des records d’audience. Et pourtant, navrée de casser l’ambiance, mais ces trois couples sont moins drôles que leurs glorieux prédécesseurs. Mais bon, les problèmes de couple, c’est bankable ! Dommage que la chaîne n’ait pas voulu innover un peu plus.

Ces exceptions qui donnent de l’espoir
Et oui, cher lecteur, chère lectrice, même si le paysage des séries françaises prête plus au spleen qu’à l’enthousiasme débridé, tout n’est pas (totalement) perdu.

Bien sûr, il y a Kaamelott et Hero Corp. Bon, pour Hero Corp, l’histoire ne se finit pas très bien car malheureusement, il est plus que probable que la saison 3 ne voie pas le jour (j’y reviendrai sûrement dans un prochain billet).

Mais il y a aussi Fais pas ci, fais pas ça diffusée sur France 2 et qui en est déjà à sa 3e saison. On y suit deux familles voisines qu’apparemment tout oppose : d’un côté la famille prout prout bien catho avec mère au foyer et 4 enfants et de l’autre, une famille recomposée avec mère névrosée, père en restructuration professionnelle, ado et préado. Tous les éléments sont réunis : des acteurs top (mention spéciale à Valérie Bonneton qui joue Fabienne Lepic, la mère au foyer complètement barrée), des dialogues réussis, des situations qui peuvent sembler banales, mais fort sympathiques, et des personnages attachants.

Autre série du service public qui vaut le détour, Un village français diffusée sur France 3 et qui en est elle aussi à sa 3e saison.
Cette série raconte l’occupation dans un village français ;) Tous les aspects sont réunis : la collaboration, la résistance, les Juifs, et surtout la complexité du choix qu’il a fallu faire à cette époque. J’étais passée à côté des deux premières saisons et j’ai regardé la 3e (bon, j’ai lamentablement manqué les deux derniers épisodes, shame on me…). Le ton est assez juste, crédible et une série traitant cette période trouble de notre histoire est toujours intéressante.


Générique Un Village Français
envoyé par momo1253. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

Autre série en costume qui a été une agréable surprise : Nicolas Le Floch. On peut parler de série, même si le format ne l’est pas totalement : des saisons (deux pour le moment) de deux épisodes d’une heure et demie chacun. Comme son nom l’indique, cette série est une adaptation des romans de Jean-François Parot. Pour ceux qui ne voient toujours pas qui est ce fameux Nicolas, il s’agit d’un inspecteur de police du temps de Louis XV.
Je sais, présenté ainsi, ça sent le plan naphtaline, mais détrompez-vous, on passe un bon moment devant les aventures de ce policier en perruque (ok, il n’a pas de perruque, mais ça faisait bien comme formule) fort bien interprété par Jérôme Robart. Les dialogues écrits “comme à l’époque” fonctionnent très bien et cerise sur le gâteau, l’humour se fait plus présent en saison 2. Bref, j’attends la 3e saison.

Mais il n’y a pas que le service public dans la vie, il y a aussi Arte et ses Invincibles. Adaptée d’une série canadienne, elle raconte les déboires de quatre trentenaires et amis d’enfance, qui décident de signer un pacte d’amitié totalement débile mais lourd de conséquence. Petite filiation avec Hero Corp : l’un des personnages dessine à ses heures perdues une BD dans laquelle lui et ses potos sont des super héros. Leurs aventures sont mêlées à celles des personnages. Ne vous fiez pas au générique au 1000e degré, ça vaut vraiment le coup (ne serait-ce que pour voir François Rollin en curé déjanté). Alors, ne manquez pas la deuxième saison qui doit débarquer en février.

Je terminerai avec une série que j’attends avec Signature qui sera bientôt diffusée sur France 2. Réalisée par Hervé Hadmar (Pigalle la nuit sur Canal +, encore elle), elle raconte l’histoire de Sandrine Bonnaire qui part à la Réunion sur les traces d’un homme disparu. Et pour cause, il a croisé la route de Sami Bouajila, tueur en série de son état. Rassurez-vous, je n’ai absolument rien spoilé. La première saison comportera 6 épisodes de 52 minutes. La teaser fait vraiment envie et je vous conseille les documents réalisés pour Nowatch TV.

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déc 31 2010

Pinage ! On veut une saison 3 d’Hero Corp !!!!!

Et oui, nous sommes le 31 décembre. Outre le fait que ce soir, tout le monde est censé célébrer la nouvelle année qui s’annonce, c’est aussi l’anniversaire de m’sieur Simon Astier. Et pour l’occasion, les fans d’Hero Corp ont décidé de faire de ce 31 décembre 2010 un Pinage Event virtuel pour qu’on obtienne une saison 3. Thanandra et moi-même ne pouvions pas manquer cette occasion ;-)
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déc 12 2010

La fan attitude, ça se vit !

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, le billet tant attendu depuis une semaine est enfin publié. J’imagine déjà ton immense joie et ton impatience. Rassure-toi, cela valait le coup d’attendre. Cette semaine, c’est séquence confessions (non, pas intimes, on n’est pas sur TF1, ça va pas bien dans ta tête ?).

Cette semaine, cher lecteur, chère lectrice, j’ai décidé de te parler de la fan attitude qui guette de près tout series addic qui se respecte. Avant de faire mon coming out et de crier au monde entier mon amour pour l’univers des séries, je regardais d’un œil amusé et moqueur tous ces fans courant les conventions ou toute autre séance de dédicaces. Et puis, lorsque j’ai décidé de m’accepter telle que j’étais (en clair, une fofolle), j’ai joué à fond la carte de la fan attitude.

Et quand je dis jouer à fond la carte de la fan attitude, je la joue à fond. Cet été, j’ai donc traversé un océan pour assister à une convention Stargate, en présence de Michael Shanks (alias le docteur Daniel Jackson, cf mon billet sur l’univers Stargate). Mais je ne me suis pas contentée d’assister aux conférences, j’ai aussi posé pour une photo avec Michael Shanks, car oui, en plus d’être une fan, j’ai aussi une âme de midinette. Et autant vous dire que croiser le regard du beau Michael et tâter de ses biceps, ça vaut le coup !!!!

Mais rassurez-vous, il n’est point nécessaire de parcourir des milliers de kilomètres pour assouvir son besoin de fan attitude.  Il suffit pour cela d’être fan de séries françaises. Si, si, je vous jure que cela peut arriver et en ce qui me concerne, cela se résume en deux séries (mais quelles séries) : Kaamelott et Hero Corp (n’ayez crainte, un prochain billet mettra à l’honneur cette série décalée qui vaut vraiment le coup). Bref, les séries des frères Astier (comment ça, cela ne vous surprend pas ?).
Lors de la sortie du coffret DVD du Livre VI de Kaamelott, je n’ai pas résister et ai fait le pied de grue deux heures durant pour une séance de dédicaces sur les Champs-Élysées. Armée du premier tome de la BD Kaamelott, j’ai sagement patienté et ai été fort sage (je vous jure que c’est vrai). Voici une petite idée de l’ambiance survoltée qui y régnait :

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Mais bon, avec cette séance de dédicaces, j’étais encore une petite joueuse. Mon potentiel fan attitude s’est totalement révélé avec Hero Corp : je suis allée à 4 séances de dédicaces sur 6 à l’occasion de la sortie du coffret DVD de la saison 2. Oui, oui, 4 séances de dédicaces, dont certaines à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi (bonne excuse pour faire un peu de tourisme !).Mais là, pas question d’arriver avec un banal DVD à dédicacer, il me fallait trouver une idée nouvelle à chaque fois : parchemin avec le logo HC, une charte du super-héros, un tatouage du méga super-vilain de la série sur le bras… Et puis, il arrive qu’on manque de temps et d’inspiration et on se retrouve avec un logo imprimé en gros avec plein de pixels tout moche. La sanction ne s’est pas faite attendre : je me suis fait pourrir en règle par un Simon Astier en très grande forme.

Avec Hero Corp, j’ai encore passé un cap dans la fan attitude, car j’ai participé à deux Pinage Event. Je sais, vous vous demandez tous (sauf quelques personnes dont je n’arrête pas de rabattre les oreilles avec Hero Corp lol et les fans d’Hero Corp qui sont nombreux) ce qu’est un Pinage Event.

Malgré tout le talent de Simon Astier et de toute son équipe, la série n’a pas été reconduite pour une 3e saison alors que la saison 2 se termine sur un cliffhanger tout simplement insoutenable (un cliffhanger désigne en anglais une fin abrupte dans une œuvre de fiction). Les fans ont donc décidé de se mobiliser et d’organiser des Pinage Event, des événement éclair reprenant Pinage, le cri de guerre lancé par Klaus, un des personnages de la série.

J’étais donc à celui de Paris, en septembre dernier.

J’étais aussi à celui de Lille la semaine dernière (d’où mon retard dans la publication du billet…). Et ni la neige, ni le froid, ne m’ont arrêtée. En prime, un policier fan de la série est venu nous admirer et un des acteurs a pris le temps de nous prêter main forte :

http://www.dailymotion.com/video/xfxh1p

Et puis, il arrive aussi que de bonnes copines décident de vous faire plaisir et vous envoient une photo dédicacée, vont à la rencontre des people qui vous font rêver pour récolter une petite dédicace ou vous ramènent des petits souvenirs en rapport avec vos séries préférées. Merci à celles qui se reconnaîtront !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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