Hannibal, délicieux et terrifiant éloge de l’art culinaire

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais te parler d’une série américaine. Oui, tu as bien lu. Une série américaine et non anglaise. Une série sans aucun de mes chouchous au générique. Une série écrite par un showrunner dont je ne suis pas particulièrement fan. Je vais donc te parler d’Hannibal, série centrée sur le personnage ô combien mythique d’Hannibal Lecter. Ok, ok, il s’agit encore et toujours de tueurs en série et d’ambiance glauque à souhait.

Et pourtant, à la base, je n’étais pas spécialement attirée par la série. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, je ne suis pas fascinée par le personnage d’Hannibal Lecter. Je n’ai pas pris la claque à laquelle je m’attendais en regardant Le silence des agneaux (et un deuxième visionage tout récent n’a pas changé la donne), je n’ai vu aucun autre des autres films, je n’ai lu aucun des livres. Donc, lorsque Hannibal est arrivé sur les petits écrans, point d’emballement. Mais une amie, très admirative du travail de Bryan Fuller le showrunner, m’a vivement invitée à tenter l’aventure. Malheureusement, le pilot ne m’a pas plus convaincue que cela. Et puis, l’emballement autour de la série n’a cessé d’aller crescendo autour de moi. J’ai donc décidé de m’y replonger. Je peux maintenant l’écrire : j’ai pris une claque.

Bien sûr, Hannibal, c’est un esthétisme, une ambiance, une tension psychologique qui s’installe insidieusement, un magnifique duo d’acteur, des meurtres plus ignobles les uns que les autres et mis en scène comme des tableaux, une atmosphère onirique (pour tout comprendre des multiples facettes de cette série, je vous conseille vivement de lire la critique rédigée par Dominique Montay sur le Daily Mars).

Mais, au-delà de tous ces éléments, j’ai été particulièrement marquée par la théâtralité des scènes de repas et par la fascination qu’elles suscitent. Continuer la lecture

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