Petit retour sur mon Astier Con

Cher lecteur, chère lectrice, tu ne le sais peut-être pas, mais Comic Con Paris 4e du nom a eu lieu du 5 au 8 juillet au parc des expositions de Villepinte. En bonne sériephile monomaniaque à tendance obsessionnelle, je suis cet événement depuis la… 3e édition (et oui, que voulez-vous, mon état s’est grandement aggravé à l’aune de l’année 2011). Alors oui, cela a eu lieu la semaine dernière, Internet est censé être le media de l’immédiateté, mais voilà, le temps file à toute allure sans que je puisse en attraper la moindre bribe et ces quatre jours m’ayant laissé dans un état qui n’avait rien à envier à un zombie qui n’aurait pas croqué de la chair fraîche depuis quelques décennies, je ne m’y attelle que maintenant.

Et là, cher lecteur, chère lectrice, si tu as été un tant soit peu attentif et attentive (et je ne doute absolument pas que mes lecteurs aient l’esprit affûté), tu te demandes pourquoi je parle d’Astier Con et non de Comic Con dans le titre de ce billet. Je te répondrai que cette question 1) est parfaitement pertinente et 2) témoigne de ton esprit affûté et de ton attention. Pour être tout à fait honnête, ce titre est une sorte d’hommage à Joshua Jackson et son Pacey-Con de 2010. Cette année, mon Comic Con a été presque exclusivement marqué par les frères Astier. Une bénédiction en somme.

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Steven Moffat et Alexandre Astier : deux virtuoses de la même espèce

Cher lecteur, chère lectrice, dans ma vie de blogueuse, il y a deux sortes de billets : ceux que j’ai envie d’écrire, qui me demandent un temps de maturation, de mettre en ordre mes arguments, de faire quelques recherches, et ceux, plus rares, que j’ai besoin d’écrire, pour lesquels les idées virevoltent dans ma tête et qui me demandent de canaliser cette énergie. Le billet que tu es en train de lire, cher lecteur, chère lectrice, fait clairement partie de la seconde catégorie.

Si tu es fidèle parmi les fidèles, tu connais déjà ma grande admiration pour Alexandre Astier et notamment mon amour pour son petit bijou Kaamelott. Tu sais également que depuis la fin de la saison 2 de Sherlock, série cocréée et coréalisée par Steven Moffat, je suis en pleine Moffatmania, me poussant à découvrir son œuvre de scénariste, Jekyll et Doctor Who depuis la saison 5 (saison à partir de laquelle il est devenu scénariste en chef, et oui, je sais pertinemment que c’est une totale hérésie de commencer Doctor Who par la saison 5) en tête. Cela fait déjà un petit moment que je veux écrire un billet sur Steven Moffat. Et puis, je suis allée voir Que ma joie demeure, spectacle écrit et joué par Alexandre Astier qui donne vie à un Jean-Sébastien Bach drôle, émouvant et poétique. Il m’est alors apparu que ces deux créateurs avaient beaucoup de points communs. Dimanche 6 mai (dimanche ô combien épique), j’ai entendu Alexandre Astier au micro de Rebecca Manzoni dans Eclectik, très bonne émission de France Inter soit dit en passant, et ce que je pressentais s’est confirmé : Alexandre Astier et Steven Moffat ont définitivement des points communs (pour information, les citations concernant Alexandre Astier présentes dans ce billet sont tirées de cette émission).

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Les séries comiques ne me font pas rire… en général

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais t’apprendre une terrible vérité : je ne suis pas une sériephile parfaite. Et oui, je dois confesser mon terrible défaut : je ne regarde pas les comédies. Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, elles ne me font pas rire.

Je dois reconnaître que mon penchant naturel va vers les dramas, où les personnages sont tortueux, torturés, névrosés, complexes. En clair, les séries où la gaudriole ne se trouve pas à chaque réplique. Je fais pourtant quelques efforts et tente (parfois, ok, pas souvent) de regarder la dernière comédie dont tout le monde vante le pouvoir hilarant. Le résultat est toujours le même : à mon avis, je dois être immunisée. Je te rassure tout de suite, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas du tout une personne sinistre, fantasmant la mort et portant sur chaque bras quelque scarifications bien déprimantes. Non, j’aime rire et faire rire. Mais alors, pourquoi ce rejet des séries estampillées “comiques” ?

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Le prince Arthur (Merlin) vs le roi Arthur (Kaamelott)

J’avoue, cher lecteur, chère lectrice, cet intitulé de billet peut surprendre. Comparer Merlin et Kaamelott, est-ce bien raisonnable ? À brûle-pourpoint, je te répondrai qu’effectivement, c’est une pure folie seulement motivée par mes monomanies. Mais, tu vas voir cher lecteur, chère lectrice, que je ne suis pas si illuminée que ça (et je ne veux voir personne ricaner, merci).

Merlin et Kaamelott revisitent la légende arthurienne chacune à leur manière et dans des styles diamétralement opposés. Toutefois, ces deux séries se basent sur un même mythe en conservant ses fondamentaux. On peut s’y appuyer pour comparer ces deux personnages, et même, leur trouver des points communs.

Si vous n’avez jamais vu Kaamelott ou Merlin, les spoilers seront légion. D’un autre ôté, quelle idée de n’avoir jamais vu Kaamelott ou Merlin ?

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L’art de gouverner au pays de Kaamelott

Non, cher lecteur, chère lectrice, je ne suis pas en train de faire une crise d’Astierite aigüe (je crois d’ailleurs qu’il serait plus juste de parler d’Astierite chronique dans mon cas). Et puis, j’écris bien ce dont j’ai envie sur mon blog, sacrebleu !

Plus sérieusement, en ces temps où des peuples crient leur soif de liberté et en meurent, où des symboles du terrorisme tombent, où nos femmes et nos hommes politiques ont leurs yeux et leurs sondages rivés sur 2012, il me semblait intéressant d’explorer l’exercice du pouvoir grâce au prisme kaamelottien.

Kaamelott, pour beaucoup, ce sont de sympathiques pastilles de 3 minutes présentant des personnages aussi attachants qu’irrésistiblement drôles. Certes, on peut s’arrêter à cette simple lecture. Mais Kaamelott, c’est bien plus que ça. Alexandre Astier a reconnu à de nombreuses reprises que cette série, parce qu’elle s’inscrit dans un passé imaginaire, permet de poser des questions sur le monde d’aujourd’hui. Et parce qu’il est question de royaume, c’est tout naturellement la question de l’exercice du pouvoir qui est particulièrement mis en lumière.

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