Ma saison 3 de Sherlock

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Et oui, cher lecteur, chère lectrice, je n’ai pas pu attendre plus longtemps pour publier ce billet sur la saison 3 de Sherlock. Mais tu sais combien, cher lecteur, chère lectrice, Sherlock tient une place importante dans ma vie de sériephile monomaniaque obsessionnelle. Une place qu’aucune autre série n’avait tenue jusqu’alors (et oui, même Kaamelott et Doctor Who et pourtant que j’aime Kaamelott et Doctor Who).

Cette saison 3 n’a pas fini de susciter remous et débats entre fans désabusés et fans enchantés. Il faut dire que Mark Gatiss et Steven Moffat ont décidé d’aller au bout de leurs envies de fanboys et d’emmener leurs personnages là où ils avaient envie de les emmener. Oui, c’est égoïste. Mais la création n’a jamais été une démocratie.

Bien sûr, si j’étais totalement objective, j’écrirai que ce virage à 180° a de quoi désarçonner, que cette volonté de mettre en avant les personnages et leurs relations a clairement été aux dépens de l’enquête durant le premier épisode, qu’elle a changé les règles du jeu durant le deuxième et que la fin du troisième peut s’apparenter à un caprice de sales gosses. Mais tu le sais, cher lecteur, chère lectrice, je suis tout sauf objective. Et encore moins pour cette série que j’aime de façon totalement irrationnelle.

Et puis, je dois te faire un aveu. Je ne suis pas accro à Sherlock pour Sherlock Holmes et ses enquêtes. Je suis accro à Sherlock pour ses personnages et leurs relations. Durant les deux premières saisons, j’ai guetté chaque scène laissant libre cours au développement des personnages et ne servant pas directement la narration de l’intrigue principale. Durant la deuxième saison, l’humanisation de Sherlock leur a laissé plus de place pour mon plus grand plaisir. Voilà pourquoi j’aurai toujours de la tendresse pour The Hounds of Baskerville dans lequel Mark Gatiss propose de délicieuses scènes entre Sherlock et John. Voilà pourquoi cet épisode comporte ma scène préférée entre ces deux personnages. Voilà pourquoi cette saison 3, voulue par les deux cocréateurs comme celle de la bromance et des personnages, ne m’a pas déçue, même si elle m’a troublée.

Dans ce billet cher lecteur, chère lectrice, je ne te propose pas une totale analyse de la saison 3 de Sherlock. Non, je te propose un voyage au sein de mon intimité de sériephile monomaniaque obsessionnelle et vais te raconter de l’intérieur comment j’ai vécu ces trois épisodes qui n’ont pas été de tout repos pour mon p’tit cœur de monomaniaque obsessionnelle.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas encore vu cette 3e saison et que le moindre petit spoiler vous irrite, ne lisez pas la suite. Vous voilà prévenus.

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Sherlock aurait pu être une série presque banale

 

Aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, je vais encore te parler de Sherlock. Et oui encore (j’en vois déjà quelques-uns et quelques-unes lever les yeux au ciel). Mais si tu es un fidèle de ce blog, tu sais déjà que je suis une sériephile catégorie monomaniaque obsessionnelle, donc cela ne te surprend guère. Si tu me lis pour la première fois, tu apprends l’existence des sériephiles catégorie monomaniaque obsessionnelle. N’aie crainte, ce n’est presque pas contagieux.

Comme toute series addict qui se respecte, je me suis procuré le Saint-Graal : les coffrets DVD remplis de bonus intéressants (merci Delphine). Et lorsque tu es fan de Sherlock, tu ne trouveras ton salut que dans l’édition anglaise. Me voilà donc plongée dans les making of et autres commentaires audios depuis une semaine. Le coffret de la saison 1 comprend le bonus ultime : le pilot non diffusé.

Et oui, cher lecteur, chère lectrice, le pilot de Sherlock n’a jamais été diffusé. Était-il donc si raté que la BBC l’a rejeté en bloc ? Et bien non, c’est même tout l’inverse. Steven Moffat et Mark Gatiss sont arrivés en 2009 avec leur pilot de 60 minutes sous le bras. La chaîne a été tellement emballée qu’elle a accepté de signer pour des épisodes de… 90 minutes. Les scénaristes ont jugé qu’il était impossible de rajouter des scènes. L’épisode a donc été réécrit et tourné une nouvelle fois pour donner le A Study in Pink que nous connaissons tous. Pour la petite histoire, cet épisode a été le dernier à être tourné, Steven Moffat étant à la bourre dans l’écriture en raison d’un mystérieux Doctor qui voyage à travers le temps.

Avoir l’occasion de regarder ce pilot est une véritable chance, car la comparaison permet de bien mesurer le travail d’écriture et d’apporter la preuve, s’il en était encore besoin, que Steven Moffat et Mark Gatiss sont doués. Sacrément doués. Car il faut bien le reconnaître, ce pilot, aussi honorable soit-il, n’a rien d’exceptionnel. Comment la magie a-t-elle donc pu finir par opérer ?

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Vous aussi, succombez sans attendre à la Sherlockmania

Cher lecteur, chère lectrice, je ne m’explique toujours pas pourquoi je n’ai pas consacré un billet à la série Sherlock avant aujourd’hui. Je l’ai pourtant découverte à l’été 2010, lors de sa diffusion sur la BBC et le coup de coeur fut immédiat. Mais sans que j’en comprenne vraiment la cause, je ne t’ai parlé de ce cette série que dans ce billet relatif aux séries anglaises. Il est parfois des mystères qui ne seront jamais résolus et malheureusement, je n’ai pas ce cher Sherlock Holmes sous la main pour me délivrer de cette interrogation qui me ronge.

Aujourd’hui, je répare cette terrible erreur. Je la répare d’autant plus promptement que la deuxième saison, diffusée ces dernières semaines en Angleterre, m’a totalement envoûtée. Envoûtement maintenant teinté d’un manque dévastateur alors que cette saison s’est achevée et que la prochaine, finalement confirmée par les créateurs après nous avoir laissé dans le doute avec la complicité des acteurs,  ne verra pas le jour avant un certain temps. Voilà ce qui arrive lorsque les deux acteurs principaux et talentueux sont fort demandés au cinéma : Benedict Cumberbatch (Sherlock) enchaîne les tournages et Martin Freeman (Watson) est quelque peu occupé par son rôle de Bilbo Baggins dans les deux Bilbo signés Peter Jackson (et oui, rien que ça !).

Me voilà donc désemparée, habitée d’une Sherlockmania que rien ne semble pouvoir arrêter (enfin jusqu’à ma prochaine obsession) : je traque les vidéos d’interview, les montages réalisés pas des fans avertis et je visionne encore et encore mes scènes préférées.

Cher lecteur, chère lectrice, tu es peut-être effrayé par cet état, que je reconnais entièrement irrationnel. La force d’un récit, de personnages se mesure à la façon dont ils résonnent en nous. Et lorsque c’est le cas, la distance du spectateur est balayée sans résistance aucune, nous laissant à la merci des scénaristes, qui dans le cas de Steven Moffat et Mark Gatiss prennent un malin plaisir à manier l’ascenseur émotionnel. J’espère qu’après avoir lu ces quelques lignes, tu voudras toi aussi en faire l’expérience.

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