Goodbye Dexter Morgan : lorsque cœur et raison s’entrechoquent

dexter

Cela fait douze semaines, cher lecteur, chère lectrice, que je m’interroge : quel angle vais-je choisir pour écrire sur la fin de Dexter. Car il est tout simplement inenvisageable que je n’écrive pas sur la fin de Dexter. Mais j’ai déjà beaucoup écrit sur cette série sur ce blog et que faire : une critique de la dernière saison ? Une critique du dernier épisode ? Mon histoire de sériephile aux côtés de ce personnage ?

Et puis, j’ai regardé le dernier épisode de la série. Et puis, dans la foulée, j’ai débattu sur Twitter avec mon amie @DelphineRivet de l’objectivité dans une critique, de la frontière entre fan attitude et analyse. Mon angle m’est alors apparu évident : ma difficulté à choisir entre cœur et raison.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas encore vu le dernier épisode, ne lisez pas la suite avant de l’avoir fait.

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Debra Morgan, celle qui sauve Dexter de mon désamour

Sache cher lecteur, chère lectrice qu’il ne fut pas simple d’écrire Dexter et désamour dans le même titre. Car oui, cher lecteur, chère lectrice, jusqu’à la saison 6, je me refusais à voir de trop près la réalité en face. Mais que veux-tu, je suis tombée sous le charme de ce personnage dès les premières secondes du pilot (n’aie pas peur, je ne suis pas si psychopathe que ça. Enfin, il doit sûrement y avoir pire que moi quelque part dans l’immensité de l’univers…). Je l’ai aimé durant les deux premières saisons, je lui ai tout pardonné malgré une mauvaise saison 3, j’ai tremblé avec lui en saison 4 et j’ai été indulgente en saison 5. Mais voilà, la chaîne et les producteurs, ne se résignant pas à sacrifier leur poule aux œufs d’or, s’entêtent à ne pas vouloir terminer la série et dire adieu à leurs audiences et à leurs abonnés. Et la saison 6 est arrivée, sonnant le glas de mon amour inconditionnel. Ma déception fut telle qu’il me fut impossible d’ignorer plus longtemps les défauts de Dexter : le manque d’épaisseur (voire la vacuité) de quasiment tous les personnages secondaires, le ridicule parfois (ok, souvent) de certaines intrigues secondaires (ok presque toutes), un personnage principal qui a tendance à tourner en rond, des ficelles scénaristiques de la taille d’une corde à nœuds permettant à ce cher Dexter de se sortir de n’importe quelle situation inextricable. Une seule planche de salut à laquelle me raccrocher : Debra (Jennifer Carpenter) dont l’évolution m’a toujours beaucoup plu et la fameuse dernière scène de cette saison 6 qui m’a empêchée de lâcher définitivement mon tueur en série préféré.

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La force de ces acteurs pleinement conscients de leur corps

Je sais, je sais, cher lecteur, chère lectrice, tu te demandes sans doute d’où me vient ce titre de billet et où est-ce que je veux en venir. Je te rassure tout de suite, tout va bien du côté de mon équilibre mental (enfin, disons que son déséquilibre est on ne peut plus normal).

Jouer la comédie, ce n’est pas seulement interpréter un texte, c’est aussi et surtout, donner corps à un personnage. Mais ce n’est pas si simple d’être corporellement un autre. Et lorsque cela fonctionne, le spectateur ne peut qu’être happé par ce qu’il voit. En ce qui me concerne, je suis presque envoûtée.

Si j’en viens à écrire un tel billet aujourd’hui, cher lecteur, chère lectrice, c’est qu’hier soir, je suis allée voir la pièce de théâtre Frankenstein au cinéma. Petit rappel des faits : l’année dernière, Benedict Cumberbatch a joué au National Theatre of Great Britain avec Johnny Lee Miller la pièce Frankenstein, mise en scène par Danny Boyle. Particularité de cette pièce : les deux acteurs alternent les rôles du créateur et de la créature un soir sur deux. The National Theatre of Great Britain propose des captations vidéo de ses pièces qui sont diffusées au cinéma. Hier soir, j’ai donc vu la séance dans laquelle Benedict Cumberbatch joue la créature. Alors oui, bien sûr, je fais ma fangirl de base dès qu’il s’agit de cet acteur si cher à mon cœur de monomaniaque obsessionnelle, mais ce billet va bien au-delà. J’ai été totalement bluffée par sa présence physique et surtout par sa “mise en corps” parfaitement maîtrisée.

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