Steven Moffat, incorrigible misogyne ? Part One : Sherlock

Ah, ce Steven Moffat, fieffé scénariste écossais, n’en finit pas d’attiser les contrastes. Tantôt adulé (je reconnais que je suis une fangirl de base, même si j’admets ses gimmicks. Ok, ok, même ces gimmicks, je n’arrive pas à les détester), tantôt fortement critiqué, il est certain qu’il ne laisse pas indifférent.

Hormis les critiques sur son style, il en est une qui revient assez souvent : Steven Moffat est un misogyne en puissance et ses personnages féminins en sont la preuve absolue. Le personnage qui a le plus cristallisé de critiques est celui d’Irene Adler dans Sherlock. Critique évoquée dès le lendemain de la diffusion de l’épisode A Scandal in Belgravia par une journaliste du Guardian il y a maintenant un an. Mais alors pourquoi y revenir aujourd’hui dans ce billet ? Il se trouve que l’un de mes fidèles followers a attiré hier mon attention sur cet article publié (par un homme cette fois-ci) sur le site Le cinéma est politique. Cet article reprend l’idée générale de la tribune du Guardian, et ajoute un nouveau crime : Moffat serait aussi coupable de lesbophobie. J’ai donc décidé de me poser un moment pour réfléchir à ces critiques.

Sache cher lecteur, chère lectrice, que le féminisme est une cause que je défends dès que j’en ai l’occasion et mon entourage peut parfois me trouver excessive dans ma démarche. Alors, lorsque Sherlock est taxé de misogynie grossière, d’antiféminisme, cela m’interpelle forcément. Serai-je tellement aveuglée par mon amour pour la série et pour son cocréateur que je ne serai pas capable de voir que cet épisode, ces personnages m’avilissent en tant que femme ? Serai-je une nouvelle fois la victime de cette société aux valeurs patriarcales si profondément ancrées dans son histoire ?

C’est donc avec l’esprit le plus démarqué de ma fangirl attitude façon monomaniaque obessionnelle dont je puisse être capable que j’ai décidé de me poser des questions. Dans cette première partie, je décortique le cas Sherlock. Dans une deuxième partie, je me pencherai sur les autres personnages féminins imaginés par Moffat durant sa carrière.

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