Cabin Pressure : j’aime une sitcom… radiophonique

Tu ne le sais peut-être pas cher lecteur, chère lectrice, mais écrire ici que j’aime une sitcom, cela relève du miracle. Car oui, cher lecteur, chère lectrice, telle est la cruelle vérité : les sitcoms ne me font pas rire. Mais il se trouve que je suis faible. Si un acteur que j’aime se trouve au casting de quelque série que ce soit, il y a fort à parier que j’y jetterai un œil, même si cela doit être une comédie. Et s’il s’agit de Benedict Cumberbatch, je ne cherche même pas à lutter contre la tentation, je lui tends les bras.

Cabin Pressure a été créée en 2010 par John Finnemore et chaque saison de six épisodes est diffusée sur BBC Radio 4. Elle raconte le quotidien de l’équipe d’une petite compagnie aérienne façon charter qui comporte une impressionnante flotte composée d’un seul jet privé. Carolyn Knapp-Shappey (Stephanie Cole), heureuse divorcée, est la propriétaire du jet, qui du haut de ses 64 ans, n’hésite surtout pas à monter à bord. Le jet privé est piloté par le capitaine Martin Crieff (Benedict Cumberbatch) qui a toujours rêvé d’être pilote, mais qui a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour obtenir sa licence. Souhaitant piloter plus que tout et quelqu’en soit le moyen, Carolyn, qui veille plus que tout à limiter les dépenses, ne lui verse aucun salaire. Le capitaine est secondé par le premier officier Douglas Richardson (Roger Allam), ancien pilote d’Air England qui n’a plus voulu de lui après un écart de trop. Son arrivée dans cette compagnie qui n’en a que le nom n’est pas vraiment un choix, mais il se rattrape largement en prenant un malin plaisir à taquiner son capitaine. Et bien sûr, une compagnie aérienne digne de ce nom ne peut fonctionner sans stewart. C’est donc Arthur Shappey (John Finnemore), fils de Carolyn, qui tient ce rôle du mieux qu’il peut, n’étant pas toujours, voire jamais, au top de la perfection intellectuelle. Le concept de la série est simple : chaque épisode suit un vol et chaque titre correspond à une destination.

 

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Steven Moffat, incorrigible misogyne ? Part Three : Doctor Who

Souviens-toi cher lecteur, chère lectrice, dans mes deux précédents billets, je revenais sur cette polémique qui colle à la peau du scénariste Steven Moffat, fieffé Écossais, celle d’être un misogyne patenté. Cette critique s’était surtout cristallisée sur le personnage d’Irene Adler de sa série Sherlock. Cette critique répétée m’a interpellée et m’a incitée à me pencher sérieusement sur la question. En décortiquant les personnages féminins de Sherlock tout d’abord, puis de Coupling et Jekyll. Il est grand temps que je me penche sur le cas Doctor Who.

Doctor Who : un Time Lord à femmes ?


S’il y a bien sûr une série, en dehors de Sherlock, à laquelle est associée le nom de Steven Moffat, c’est la merveilleuse Doctor Who (notez toute l’objectivité de cette phrase). Tout d’abord par petites touches d’un ou deux épisodes de 2005 à 2009 sous la direction de Russell T Davies puis en tant que scénariste principal depuis 2010.

Le Doctor est le dernier des Time Lords. Il a commis un double génocide pour mettre un terme à la pire guerre de la galaxie. Il botte les fesses de tout alien ayant des velléités de conquête armée et totalitaire. Il est superbement intelligent. Il est toujours accompagné de jeunes femmes. Il est diablement attirant.

Voilà donc l’image même du mâle dominant et avec un Steven Moffat aux manettes, les personnages féminins ne peuvent qu’être que des archétypes antiféministes. Est-ce vraiment si simple ?

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Steven Moffat, incorrigible misogyne ? Part Two : Coupling et Jekyll

Précédemment sur Séries addict, so what ? : dans le précédent billet, je  suis revenue sur cette polémique qui colle à la peau du scénariste Steven Moffat, fieffé Écossais, celle d’être un misogyne patenté. Cette critique s’était surtout cristallisée sur le personnage d’Irene Adler de sa série Sherlock. Cette critique répétée m’a interpellée et m’a incitée à me pencher sérieusement sur la question. En décortiquant les personnages féminins de Sherlock tout d’abord. Mais l’œuvre d’un créateur ne se limite pas à un seul projet et qui plus est à seulement deux épisodes. Steven Moffat a plus d’une série dans son sac. Cette critique vaut-elle pour ses personnages féminins en général ? Petit retour sur ses créations en commençant par Coupling et Jekyll, avant de consacrer la troisième et dernière partie à Doctor Who.

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The Hour saison 2 : lorsque personnages et intrigue sont en parfaite harmonie

Il est certains articles, cher lecteur, chère lectrice, qu’il vaut mieux laisser mûrir avant d’écrire. Non pas tant pour gagner en objectivité et raison (car tu sais sûrement déjà que j’en suis incapable et que l’emballement est mon credo, comme l’atteste le titre de ce billet d’ailleurs), que pour prendre un peu de recul avec les émotions ressenties. Tandis que les larmes coulaient sur mes joues lors du générique du season finale, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’ordonne mes fortes impressions et le grand plaisir qui m’ont transportée durant cette 2e saison. Plus d’une semaine a passé et me voilà prête à coucher sur écran le fruit de ma réflexion.

J’étais immédiatement tombée sous le charme de la première saison : l’écriture, les personnages complexes et attachants, la période, le choix de montrer la naissance d’un journalisme moderne, tout était réuni pour emporter mon suffrage. Une seule ombre devait entacher ce tableau idyllique : une intrigue principale tournant autour d’un complot d’État, pas toujours totalement maîtrisée.

Dans cette deuxième saison, tout prend une plus grande dimension, que ce soient les relations entre personnages, leurs psychologies et le déroulé de l’intrigue principale, bien plus fluide et mieux reliée aux protagonistes. Cette deuxième saison fonctionne vraiment comme une partition musicale : les personnages représentent les pupitres d’un orchestre, qui ont leurs solos, qui se répondent, qui forment un ensemble dont le seul but est de restituer l’œuvre finale qu’est l’histoire qui nous est racontée.

SPOILER ALERT : si vous n’avez pas encore vu cette 2e saison, le risque de spoiler est 100 % garanti.

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