avr 25 2012

Ainsi soient-ils, une série française qui va dans le bon sens

Photo : François Rousseau

La semaine dernière a eu lieu la troisième édition du Festival Séries Mania au Forum des Images à Paris. Un rendez-vous d’une semaine où le sériephile curieux peut découvrir des productions sur grand écran, rencontrer des créateurs, des acteurs, assister à des tables rondes. En clair, un rendez-vous que je n’ai pas manqué.

Durant cette riche semaine, j’ai découvert les deux premiers épisodes d’Ainsi soient-ils, dernière production d’Arte qui arrivera sur nos petits écrans en octobre prochain. Au départ, le pitch semble bien austère : on suit le parcours de cinq jeunes hommes entrant au séminaire des Capucins afin de devenir prêtres. Un séminaire tenu par le père Fromenger (Jean-Luc Bideau), ancien prêtre-ouvrier et très progressiste, mais qui ne manque pas d’orgueil. Orgueil et idées progressistes qui le mènent souvent à l’affrontement avec monseigneur Roman (Michel Duchaussoy), cardinal de son état et qui a pour ambition d’être élu par les évêques à la tête de l’église de France.

Je te le dis tout net, cher lecteur, chère lectrice, la religion n’est pas vraiment mon terrain de prédilection comme je l’écrivais ici. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai jeté un œil dans cet univers, peu convaincue de réussir à m’y plonger. Mes craintes ont assez vite été balayées, laissant la place à une très agréable surprise.

J’ai en effet aimé découvrir Yann (Julien Bouanich), candide et sincère, Emmanuel (David Baiot), soignant ses angoisses et névroses dans la foi, Clément (Guillaume Morvan), portant déjà sur ses épaules sa sœur adolescente et sa mère dépressive et paumée, Raphael (Clément Roussier), dont la destinée le menait à prendre la place de son père à la tête de l’importante affaire familiale et José (Samuel Jouy), taulard porté par une foi fougueuse. Ces cinq personnages, qui peuvent sembler bien marqués, prennent assez vite en épaisseur et sont très attachants. Car oui, dans Ainsi soient-ils, ce sont les personnages qui sont au cœur de l’histoire, ce qui est encore assez rare dans les productions françaises. L’ambiance, assez lente, prenant le temps de placer ces hommes face à eux-mêmes ne manque pas d’intérêt. La vision de l’église n’est pas caricaturale, les questionnements des prêtres sont réalistes et finalement, ce n’est ce qui importe le plus. Tout le sens d’Ainsi soient-ils est de nous montrer ces jeunes hommes tenter de trouver leur voie, devenir des adultes, faire face à leur passé, leurs erreurs, leur humanité en somme. Mais le personnage du père Fromenger est tout aussi intéressant : comment réagir face à un monde où la foi catholique perd toujours un peu plus de terrain, où les aspirant prêtres se font toujours un peu moins nombreux et un peu moins sincères ? Et comment mener ces jeunes hommes sur le chemin de la prêtrise alors qu’il n’est lui-même qu’un homme, donc imparfait ?

Bien sûr, ces deux premiers épisodes ne manquent pas de maladresses, les dialogues ne sont pas toujours des plus heureux, certains personnages manquent quelquefois de crédibilité. Et pourtant le charme opère. Une fois ce deuxième épisode terminé, je voulais voir la suite.

Une équipe qui a de l’ambition et qui croit au projet

Lors de ce Festival Séries Mania, j’ai pu assister à la table ronde Secrets de fabrication autour de la série. Table ronde composée de Vincent Poymiro (cocréateur et scénariste), Bruno Nahon (cocréateur et producteur), David Elkaïm (scénariste), Rodolphe Tissot (réalisateur et directeur artistique), Arnaud Jalbert (chargé des programmes fiction d’Arte) et Judith Louis (directrice de la fiction d’Arte).

La bonne impression éprouvée lors du visionnage des deux premiers épisodes s’est confirmée en entendant les quatre créateurs parler de leur projet. Deux scénaristes, un producteur et un réalisateur profondément attachés à leur série (et sur laquelle ils travaillent depuis 2007). Quatre créateurs essayant à leur échelle de proposer quelque chose de différent en s’inspirant des séries qui font rêver presque tous les sériesphiles : Six Feet Under, Mad Men, The Wire… Bien sûr, ils ont totalement conscience de ne pas avoir le talent des illustres showrunners américains dont ils s’inspirent, mais leur volonté de se pencher sur l’intime et de mettre les personnages au cœur de tout est très intéressante. David Elkaïm a eu cette phrase si simple et pourtant si essentielle : « Nous aimons nos personnages ».

Leur manière de travailler est également assez rare dans la fiction française : une petite équipe soudée, une réelle collaboration artistique avec le réalisateur, la présence des scénaristes en salle de montage (après avoir reçu les rushes en amont). Une cohérence indispensable. La collaboration avec Arte a également semblé être fournie et fructueuse, et parfois marquée d’engueulades bien senties. Mais au final, la chaîne croit dans le projet, le soutient et le promeut. Une saison 2 est déjà annoncée.

La politique séries d’Arte

Je peste souvent contre les chaînes françaises si timides lorsqu’il s’agit de produire des séries (même si Canal+ a pas mal défraîchi le terrain) ou de diffuser des séries étrangères qui sortent du lot. Depuis quelques temps, Arte se positionne sur le créneau séries et ne cache pas ses ambitions. Je ne peux que féliciter la chaînes pour ses acquisitions audacieuses : , les Tudors, Rome, Breaking Bad, les danoises The Killing et Borgen et les prochaines The Hour (Angleterre) et Äkta Människor (Suède). Judith Louis n’a pas caché que les modèles de la chaîne se trouvaient en Angleterre et en Israël, ce qui est de bon augure. Côté production, il y a eu dernièrement Les Invincibles (arrêtée au bout de la deux saisons) et l’ovni Xanadu qui montrait une famille dysfonctionnelle dans le milieu du porno. Prochain projet : L’Odyssée (12 episodes de 52 min pour la première saison),  série historique qui nous plongera dans le monde des proches d’Ulysse attendant désespérément sont retour à Ithaque.

Tout ceci semble bien audacieux, mais il subsiste tout de même quelques problèmes. Le budget, tout d’abord, de 500 000 € par épisode de 52 min, ce qui n’est vraiment pas exceptionnel. Mais surtout, le souci d’une seule production d’une série de 52 minutes par an, ce qui est vraiment peu.  Si l’on compare avec les autres pays, et notamment l’Angleterre, les productions locales sont très nombreuses et sont surtout très regardées. Contrairement à nous où ce sont les séries américaines qui font le plus d’audience. Les efforts sont là, mais Arte n’a pas (encore) les moyens de multiplier ses productions. Enfin, pas tout à fait, puisqu’elle se place sur le marché très prolifique et très juteux de la shortcom (programme court en bon français) : La Minute Vieille (des vieilles qui n’ont pas leur langue dans leur poche) dès le 2 juillet à 19 h 45,  l’animé Silex and The City tiré de la BD éponyme en septembre et Juliette génération 7.0, autre animé mettant en scène les tranches de vie d’une septuagénaire et ses copines, à la fin de l’année.

Pour conclure, sachez qu’Ainsi soient-ils a remporté le Prix de la meilleure série française dans le cadre du Prix du jury de la presse internationale remis lors du Festival Séries Mania.

Ainsi soient-ils, saison 1 de 8 x 52 minutes. Diffusion sur Arte du 4 au 25 octobre 2012 à 20 h 40.

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mar 14 2011

Avec Les Beaux Mecs, France 2 mise enfin sur ses séries ?

Vous êtes peut-être passés à côté de l’info de la semaine : mercredi 16 mars, France 2 diffuse en prime time les deux premiers épisodes de sa série événement Les Beaux Mecs.
Là, vous vous dites que quelque chose cloche. France 2 et sa série événement dans la même phrase, c’est impossible. Il est vrai que ces dernières années, la chaîne (et le service public dans son ensemble) ont joué très discrètement la carte des séries : sujets et traitements conventionnels, promotion minimum.

Mais en cette année 2011, la donne semble avoir changé. Présentés au Festival international des programmes audiovisuels au début de l’année à Biarritz, Les Beaux Mecs ont fait forte impression. Et depuis, France 2 soigne sa communication.
Fini les simples bande-annonces, le service public utilise Internet ! Depuis quelque temps, la chaîne a mis les petits plats dans les grands sur son portail pour présenter les séries qu’elle diffuse. Le site consacré aux Beaux Mecs a de la gueule : animations, synopsis, interviews écrites et vidéos, bonus, quizz, guides des épisodes et des personnages, forum, rien ou presque ne manque.
Mais surtout, France 2 a choisi de faire le buzz en proposant de découvrir le premier épisode de la série une semaine avant sa diffusion. Le procédé n’est pas nouveau : Canal + proposait de regarder sur son site le premier épisode des dernières saisons d’Engrenages et de Mafiosa en même temps que sa diffusion. Le but est simple : appâter le téléspectateur et lui donner envie de s’abonner. Du côté de France 2, il s’agit plus de capter un public plus jeune qui n’aime plus devoir attendre une certaine heure pour regarder une série.

La communication a changé, mais le fond également. Les Beaux Mecs, ce n’est pas une série habituelle.
Elle raconte 50 ans de grand banditisme à travers l’histoire de Tony le Dingue. Tony le Dingue purge tranquillement sa peine de prison, mais le voilà qui profite de l’évasion de son compagnon de cellule, Kenz, petite frappe des cités sans envergure, pour se faire la malle. Les voilà également contraints de cavaler ensemble, eux qui n’ont rien en commun.
J’ai regardé le premier épisode. Bien sûr, ce n’est pas parfait, bien sûr, ce n’est ni Le Parrain, ni Les Sopranos. Mais les dialogues sont réussis, le personnage de Tony complexe et mystérieux à souhait. Et surtout, la mise en scène est subtile, amenant intelligemment les flash-backs en partant du principe que le téléspectateur est loin d’être bête. A priori, la série n’a pas été écrite pour avoir une deuxième saison et l’histoire trouvera sa conclusion au huitième épisode.

Je ne sais pas si le reste de la série est réussi, mais j’ai envie de le découvrir et ça, c’est déjà beaucoup.

Si vous voulez en savoir plus sur la série, je vous recommande le prochain dossier du site Le Village qui va sûrement valoir le coup.

Mais France 2 ne s’arrête pas là.

Je vous ai déjà parlé de Signature, dont la diffusion ne devrait pas tarder. Encore un sujet inhabituel et une mise en scène qui promet de l’être tout autant. Là encore, l’histoire se clôturera au dernier épisode.
Cette série bénéficiera-t-elle du même plan comm ? Seul l’avenir nous le dira.

Le vendredi 25 mars, c’est Empreintes criminelles qui débarque sur France 2. Le pitch est plutôt intéressant : la naissance de la police scientifique dans les années 20 à Paris. Je ne sais pas du tout ce que cela va donner, mais le générique fort réussi est bien loin des Brigades du Tigre ;) (attention, j’étais très fan des Brigades du Tigre gamine).

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jan 10 2011

La France, pays maudit pour les series addicts ?

Lorsqu’on est series addict, on est surtout fan de séries américaines. Mais qu’en est-il de la production hexagonale ? Autant vous dire tout de suite que c’est pas vraiment gagné…

La tradition de la série policière plan-plan
Pendant longtemps, TF1 et France Télévisions se sont cantonnées aux séries policières bien tranquilles, aux héros classiques et sans grand relief : Commissaire Moulin, Navarro, Julie Lescaut, Cordier juge et flic, Une femme d’honneur, Femmes de loi, Alice Nevers, le juge est une femme, PJ, La crim, Central Nuit, Avocats et associés, Boulevard du Palais, Central Nuit, Le groupe flag, Quai N°1…
Toutes ces séries n’étaient pas des catastrophes (j’ai regardé à plusieurs reprises PJ et La crim), mais le ton restait bien policé. La prime revient aux productions TF1, franchement pas enthousiasmantes, mais faisant des cartons d’audience : donc à quoi bon tenter d’améliorer la qualité puisque ça marche ?

Les séries familiales bien sous tout rapport et les remake qui rapportent gros
Ce que TF1 a bien compris, c’est que les bonnes séries familiales, pétries de bonnes intentions et de morale irréprochable (mais quelque peu cucul, si, si, j’ose !), et ben ça marche !
Chaque diffusion de Joséphine, ange gardien déchaîne les foules, Une famille formidable réalise également de très bons scores d’audience.
Et là, encore une fois, le piège de l’audimat se referme sur le series addict : si ces programmes sont regardés en masse (ce qui fait une masse de cerveaux disponibles), pourquoi se creuser la tête à trouver des concepts innovants ?

Le comble du manque d’imagination est atteint avec les remake des séries américaines qui cartonnent. TF1 se gave (et nous gave aussi au passage) avec des soirées interminables des Experts. Puisque les Experts cartonnent, ben pourquoi ne pas faire des Experts bien de chez nous ? Et voilà comment est né RIS, qui a les défauts des Experts (dialogues pas travaillés), sans en avoir les qualités (intrigues peu ficelées et surtout techniques d’investigation bien cheep). Mais là encore, carton d’audience.
Du coup, je m’interroge : le Français n’a-t-il donc aucun sens critique ? Comment peut-il à la fois aimer l’original et la pâle copie ? Il y a vraiment des choses qui m’échappent. Exception qui confirme la règle : TF1 a pris un four avec L’Hôpital, une série qui se voulait la version française de Grey’s Anatomy. Mais n’est pas Dr Mammour qui veut (en même temps, je comprends pas l’engouement pour Grey’s Anatomy, mais ceci est un autre débat).

Le cas Plus belle la vie
S’il y a bien un carton qui me laisse perplexe (voire qui me déprime totalement au choix), c’est bien le succès de Plus belle la vie. En lançant ce soap marseillais, France 3 n’imaginait sûrement pas un tel engouement.
Moi-même, je n’y comprends pas grand-chose : des dialogues désolants, un jeu qui l’est tout autant (sûrement plus la faute aux dialogues qu’aux acteurs), des péripéties hautement capillotractées, bref, l’incompréhension totale. Et pourtant rien ne semble arrêter ce succès : communauté de fans, diffusions en prime time, séances de dédicaces blindées et fans hystériques (je vous arrête tout de suite : je ne suis pas une fan hystérique, j’dois être trop vieille pour ça ;-) ).

Canal + entre dans la danse
Depuis quelques années, Canal + s’est lancée dans la production de séries ambitieuses : Engrenages (achetée par la BBC, fait très rare et plutôt bon signe), Mafiosa, Braquo, Pigalle la nuit, Maison Close…
J’ai suivi les saisons 2 et 3 d’Engrenages et j’ai beaucoup aimé : personnages à relief, bons dialogues, bon jeu, intrigues bien ficelées et, ce qui ne gâche rien pour moi, du glauque et du sanglant.
Maintenant, le risque, c’est de ne faire que dans la série glauque. Canal a tenté la version historique (et sulfureuse ?) avec Maison Close, mais d’après plusieurs critiques, cette série n’est pas une grande réussite.

Les formats courts : fausse bonne idée ?
S’il y a bien un format de séries qui réussit en France, c’est bien celui de la pastille. Par pastille, je ne vous parle pas du dernier médicament pour soigner le mal de gorge, mais bien des séries en format court.
Le précurseur du genre : Un gars une fille sur France 2. Il faut bien reconnaître que c’était une réussite : Chouchou et Loulou sont vite devenus incontournables dans beaucoup de foyers.
Caméra Café est ensuite apparu sur M6, succès également qui a même essayé de se faire une place au cinéma, avec moins de réussite cette fois-ci.
Une fois Caméra Café terminée, M6 a eu la très bonne idée de diffuser Kaamelott (bon, je vais pas vous refaire ma fan de base lol).

Et voilà, qu’inexorablement, le format court est victime de son succès : il faut en faire à tout prix, même si la qualité en pâtit.
France 2 a lancé les hostilités avec Samantha oups ! dont les gags, bien que faisant sourire, ne cassaient pas trois pattes à un canard.
M6 a ensuite décidé de relancer la machine avec Caméra Café 2 et… ils se sont bien plantés. Faut dire que niveau idée, ils avaient fait fort : la boîte de l’étage au-dessus se récupère la machine à café de la première version, fallait oser !
Mais M6 ne se laisse pas abattre pour autant et depuis peu, ils ont ressorti le vieux pot de France 2 avec Scènes de ménages : trois couples en plein conflits quotidiens, cela ne vous rappelle rien ? Ironie du sort, Audrey Lamy, sœur d’Alexandra (la Chouchou de la grande époque) joue l’un des personnages.  Mais là, M6 semble avoir fait le bon choix puisque Scènes de ménages n’arrête pas de battre des records d’audience. Et pourtant, navrée de casser l’ambiance, mais ces trois couples sont moins drôles que leurs glorieux prédécesseurs. Mais bon, les problèmes de couple, c’est bankable ! Dommage que la chaîne n’ait pas voulu innover un peu plus.

Ces exceptions qui donnent de l’espoir
Et oui, cher lecteur, chère lectrice, même si le paysage des séries françaises prête plus au spleen qu’à l’enthousiasme débridé, tout n’est pas (totalement) perdu.

Bien sûr, il y a Kaamelott et Hero Corp. Bon, pour Hero Corp, l’histoire ne se finit pas très bien car malheureusement, il est plus que probable que la saison 3 ne voie pas le jour (j’y reviendrai sûrement dans un prochain billet).

Mais il y a aussi Fais pas ci, fais pas ça diffusée sur France 2 et qui en est déjà à sa 3e saison. On y suit deux familles voisines qu’apparemment tout oppose : d’un côté la famille prout prout bien catho avec mère au foyer et 4 enfants et de l’autre, une famille recomposée avec mère névrosée, père en restructuration professionnelle, ado et préado. Tous les éléments sont réunis : des acteurs top (mention spéciale à Valérie Bonneton qui joue Fabienne Lepic, la mère au foyer complètement barrée), des dialogues réussis, des situations qui peuvent sembler banales, mais fort sympathiques, et des personnages attachants.

Autre série du service public qui vaut le détour, Un village français diffusée sur France 3 et qui en est elle aussi à sa 3e saison.
Cette série raconte l’occupation dans un village français ;) Tous les aspects sont réunis : la collaboration, la résistance, les Juifs, et surtout la complexité du choix qu’il a fallu faire à cette époque. J’étais passée à côté des deux premières saisons et j’ai regardé la 3e (bon, j’ai lamentablement manqué les deux derniers épisodes, shame on me…). Le ton est assez juste, crédible et une série traitant cette période trouble de notre histoire est toujours intéressante.


Générique Un Village Français
envoyé par momo1253. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

Autre série en costume qui a été une agréable surprise : Nicolas Le Floch. On peut parler de série, même si le format ne l’est pas totalement : des saisons (deux pour le moment) de deux épisodes d’une heure et demie chacun. Comme son nom l’indique, cette série est une adaptation des romans de Jean-François Parot. Pour ceux qui ne voient toujours pas qui est ce fameux Nicolas, il s’agit d’un inspecteur de police du temps de Louis XV.
Je sais, présenté ainsi, ça sent le plan naphtaline, mais détrompez-vous, on passe un bon moment devant les aventures de ce policier en perruque (ok, il n’a pas de perruque, mais ça faisait bien comme formule) fort bien interprété par Jérôme Robart. Les dialogues écrits “comme à l’époque” fonctionnent très bien et cerise sur le gâteau, l’humour se fait plus présent en saison 2. Bref, j’attends la 3e saison.

Mais il n’y a pas que le service public dans la vie, il y a aussi Arte et ses Invincibles. Adaptée d’une série canadienne, elle raconte les déboires de quatre trentenaires et amis d’enfance, qui décident de signer un pacte d’amitié totalement débile mais lourd de conséquence. Petite filiation avec Hero Corp : l’un des personnages dessine à ses heures perdues une BD dans laquelle lui et ses potos sont des super héros. Leurs aventures sont mêlées à celles des personnages. Ne vous fiez pas au générique au 1000e degré, ça vaut vraiment le coup (ne serait-ce que pour voir François Rollin en curé déjanté). Alors, ne manquez pas la deuxième saison qui doit débarquer en février.

Je terminerai avec une série que j’attends avec Signature qui sera bientôt diffusée sur France 2. Réalisée par Hervé Hadmar (Pigalle la nuit sur Canal +, encore elle), elle raconte l’histoire de Sandrine Bonnaire qui part à la Réunion sur les traces d’un homme disparu. Et pour cause, il a croisé la route de Sami Bouajila, tueur en série de son état. Rassurez-vous, je n’ai absolument rien spoilé. La première saison comportera 6 épisodes de 52 minutes. La teaser fait vraiment envie et je vous conseille les documents réalisés pour Nowatch TV.

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